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GB : sérieux doute sur les résultats des élections au Zimbabwe

août 3, 2013

LONDRES (Angleterre) – La Grande-Bretagne a émis de sérieux doutes samedi sur les résultats des élections au Zimbabwe après la victoire écrasante du président Robert Mugabe sur fond de plaintes de l’opposition concernant une fraude à grande échelle.

Les irrégularités avant les élections et le jour même du scrutin, dont ont fait état les missions d’observateurs, et en contradiction avec les recommandations de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe), mettent sérieusement en question la crédibilité de l’élection, a déclaré dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères William Hague.

Nous avons de sérieuses inquiétudes sur le déroulement de l’élection, a-t-il souligné.

M. Hague a notamment noté que les listes électorales n’avaient pas été transmises à tous les partis politiques engagés dans le scrutin, ce qu’il a qualifié de faille critique.

Il a aussi déploré que de nombreux électeurs aient été refoulés des bureaux de vote.

Le ministre britannique, dont le pays est l’ancienne puissance coloniale, a jugé important que des enquêtes soient désormais menées sur les allégations de fraudes par les missions d’observation ad hoc.

Romandie.com avec (©AFP / 03 août 2013 20h21)

Centrafrique: Paris protège ses ressortissants, les rebelles en maîtres

décembre 26, 2012

Photo AFP

Photo AFP


La France a fait protéger son ambassade à Bangui attaquée mercredi par des manifestants reprochant l’inaction de Paris alors que les rebelles du Séléka s’affichaient en maîtres de la Centrafrique, affirmant …plus que le président François Bozizé avait « perdu le contrôle du pays » après deux semaines d’offensive moins

A Bangui, plusieurs centaines de personnes proches du pouvoir ont lancé mercredi des projectiles vers l’ambassade de France pour dénoncer la passivité de l’ancienne puissance coloniale devant l’avancée des forces rebelles, a constaté un journaliste de l’AFP. Les manifestants avaient auparavant fait un sit-in devant l’ambassade des Etats-Unis

La France a fait protéger son ambassade à Bangui attaquée mercredi par des manifestants reprochant l’inaction de Paris alors que les rebelles du Séléka s’affichaient en maîtres de la Centrafrique, affirmant que le président François Bozizé avait « perdu le contrôle du pays » après deux semaines d’offensive.

L’ONU a annoncé en fin de soirée qu’elle allait retirer son personnel « non essentiel » du pays. Les Etats-Unis ont eux déclaré encourager tous les Américains à quitter la Centrafrique.

Les renforts tchadiens qui campent aux portes de Bangui à l’appel du président centrafricain semblent être le dernier rempart contre une avancée des insurgés vers la capitale.

Après plus de quinze jours d’opérations et de conquête de villes, le Séléka (Alliance en sango, la langue nationale), a affirmé que « par mesure de sécurité et de protection des populations civiles, nous ne considérons plus nécessaire de mener la bataille de Bangui et d?y faire entrer nos troupes, car le général François Bozizé (…) a déjà perdu le contrôle du pays ».

« Nous demandons à tous les fils et filles de Centrafrique, à tous les éléments de forces de défense et de sécurité encore fidèles au régime de François Bozizé (…) de déposer les armes immédiatement », ont ajouté les rebelles.

A Bangui, plusieurs centaines de personnes, proches du pouvoir, ont lancé des projectiles vers l’ambassade de France pour dénoncer la passivité de l’ancienne puissance coloniale, a constaté l’AFP. Ils avaient auparavant fait un sit-in devant l’ambassade des Etats-Unis.

Paris fait protéger ses ressortissants

Après les incidents, le président français François Hollande a demandé au ministre de la Défense « de prendre toutes les dispositions pour assurer la sécurité » des 1.200 Français vivant en Centrafrique et de l’ambassade.

« Ces mesures ont été mises en oeuvre dans les délais les plus courts et seront prolongées autant que nécessaire », a indiqué l’Elysée dans un communiqué.

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé que la représentation diplomatique avait été « sécurisée » par une trentaine de soldats française et le calme rétabli.

Deux cents militaires français sont basés en Centrafrique, en majorité à Bangui.

Des manifestants ont dit protester contre la passivité de Paris dans la crise.

« Nous sommes ici à l’ambassade de France, parce que c’est la France qui nous a colonisés. Mais la France a tendance à nous lâcher. On n’a plus besoin de la France, la France n’a qu’à prendre son ambassade et partir », a affirmé une manifestante.

Plusieurs jeunes ont jeté des projectiles sur les locaux dont certains ont cassé des vitres, ainsi que sur la représentation d’Air France.

L’ambassadeur de France à Bangui, Serge Mucetti, a déclaré que « le drapeau français a été descendu de son mât et emporté par des manifestants », qualifiant la manifestation de « particulièrement violente ». Air France a fait faire demi-tour à son vol hebdomadaire Paris-Bangui.

Les insurgés, qui ont pris les armes le 10 décembre pour réclamer « le respect » d’accords de paix conclus entre 2007 et 2011, se sont rapidement emparés de villes stratégiques, Bria (ville diamantifère du centre), Bambari (ville aurifère du centre sud), avant de prendre Kaga Bandoro (centre nord) mardi, s’approchant dangereusement de Bangui par le nord et par l’est.

Sous-équipée, démotivée et mal organisée, l’armée régulière n’a opposé que peu de résistance.

Au moins 2.000 déplacés

Tout en affirmant vouloir négocier, comme l’ont demandé les chefs d’Etats d’Afrique centrale, la rébellion a continué à avancer, refusant de quitter les villes conquises sans un cessez-le-feu préalable, que le président centrafricain ne semble pas prêt à accorder.

Au moins 2.000 Centrafricains ont fui dans le nord de la RDCongo voisine l’avancée des rebelles et en Centrafrique même des ONG humanitaires se sont inquiétées du sort des déplacés.

Les effectifs et la puissance de feu de la rébellion demeurent flous.

Le contingent de l’armée tchadienne arrivé en renfort des militaires centrafricains doit servir de « force d’interposition » selon N’Djamena. Il s’est positionné sur le dernier axe routier menant à Bangui.

Présents sur les deux derniers « verrous », Sibut (130 km de Bangui) et Damara (60 Km), les Tchadiens, rompus au combat et plus lourdement équipés, pourraient être le dernier rempart à une victoire des rebelles.

N’Djamena, allié historique de François Bozizé, avait déjà envoyé ses troupes en 2003 pour l’aider à prendre le pouvoir, et à nouveau fin 2010 pour combattre des rébellions dans le nord.

La Centrafrique – 5 millions d’habitants – était engagé depuis 2007 dans un processus de paix après des années d’instabilité, de rébellions multiples, mutineries militaires et putschs.

AFP par Issouf Sanogo

Rwanda: lors du cinquantenaire de l’indépendance, Kagame appelle au respect de la dignité africaine

juillet 1, 2012

Le président rwandais Paul Kagame a appelé les anciennes puissances coloniales à respecter « la dignité » des pays africains, dans un discours prononcé à Kigali à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de son pays recouvrée le 2 juillet 1962

Le Rwanda, ancienne colonie belge, célébrait également le 18ème anniversaire de sa « libération », 18 ans de pouvoir du Front patriotique rwandais (FPR) qui a arrêté le génocide des Tutsi de 1994.

« C’est un moment d’examen de soi et de réflexion », a déclaré le président rwandais, déplorant « la dignité et l’identité que nous avons perdues, d’abord sous le colonialisme et puis, ironiquement, après les indépendances ».

« Certains de nos dirigeants ont accepté et se sont même accommodés de ces pratiques », a regretté le chef de l’Etat, debout dans un stade national bondé, en présence de plusieurs personnalités africaines, dont le président tanzanien Jakaya Kikwete et le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping.

Il n’y avait cependant aucun représentant de la Belgique, l’ancienne puissance coloniale, qui n’était pas invitée.

Le régime du président Kagame, qui accuse Bruxelles d’avoir introduit et cristallisé la division entre Hutu et Tutsi, n’épargne pas non plus les dirigeants de l’après-indépendance. Ces dirigeants ont poursuivi, selon lui, la politique « divisionniste » jusqu’au génocide de 1994.

M. Kagame a appelé les Africains, et les Rwandais en particulier, à être « braves et honnêtes (. . . ), à s’attaquer directement aux problèmes » et cesser de « jouer les victimes et blâmer les autres ».

« Lorsque nous envisageons l’avenir, nous devons reconnaître que l’indépendance et la libération sont un processus. Au Rwanda, nous commençons maintenant l’étape suivante de notre parcours (. . . ) dans l’unité, le respect mutuel et la responsabilité partagée », a-t-il déclaré.

Le double anniversaire a été marqué par un défilé des forces armées au cours duquel le public a longuement applaudi des hélicoptères de combat qui survolaient le stade.

Sous le titre « Rwanda: A journey of resilience », un documentaire a par ailleurs été présenté, dans lequel une femme dit sa fierté d’être rwandaise aujourd’hui. « Pour moi, l’indépendance ne fait que commencer. Dire à la France, si vous n’êtes pas d’accord, nous non plus, nous ne sommes pas d’accord! Cela n’était pas pensable avant », s’est réjouie la dame.

Kigali avait rompu fin 2006 ses relations diplomatiques avec Paris après qu’un juge d’instruction français eut émis des mandats contre neuf personnalités de l’entourage du président Kagame, les soupçonnant d’implication dans l’attentat, le 6 avril 1994, du président Juvénal Habyarimana.

Paul Kagame avait alors dénoncé « l’arrogance » des pays occidentaux, qui « s’arrogent le droit de juger les autres ». Les relations ont repris en novembre 2009, après l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.

Jeuneafrique.com

Mali: Paris exhorte Sanogo à l’ordre constitutionnel sans demander le retour d’ATT

mars 25, 2012

La France, ex-puissance coloniale du Mali, a exhorté dimanche  le chef des putschistes maliens à revenir à l’ordre constitutionnel, sans  réclamer explicitement un retour au pouvoir du président malien Amadou Toumani  Touré (ATT) qu’elle se défend d’avoir lâché.

Lors d’un entretien samedi avec le capitaine Amadou Sanogo, l’ambassadeur  français Christin Rouyer a rappelé « que la France condamnait le coup de force »,  « que le retour à l’ordre constitutionnel était un impératif absolu, qu’il  fallait s’en tenir au calendrier électoral constitutionnel, avec la date limite  du 8 juin », a déclaré le ministre à la Coopération, Henri de Raincourt.

Le 8 juin est la date officielle de la fin de mandat du président Touré.  Un  premier tour d’un scrutin présidentiel était jusqu’à présent prévu le 29 avril.

L’ambassadeur a expliqué aux mutins « qu’ils sont en train de se fourvoyer,  qu’ils se sont mis dans une impasse et qu’il faut absolument, sinon on va au  devant des plus grandes difficultés, revenir à l’ordre constitutionnel », a  insisté le ministre, invité de l’émission Internationales (RFI, TV5Monde, Le  Monde).

Pour la France « il n’y a aucun problème pour organiser des élections » et la  Constitution malienne prévoit qu’en cas d’empêchement du président le président  de l’Assemblée nationale assure l’intérim et permette un scrutin présidentiel,  a-t-il fait valoir.

Le leader de la junte « a enregistré » les demandes françaises mais « sur le  fond, le capitaine n’a pas encore répondu », a-t-il ajouté.

Henri de Raincourt a aussi indiqué que pour la France, Amadou Toumani Touré  restait « le président du Mali » car « rien n’est stabilisé », et s’est vivement  défendu que Paris l’ait lâché.

Sans réclamer son retour au pouvoir dans les plus brefs délais afin de  diriger le Mali jusqu’au scrutin présidentiel, le ministre s’est borné à  indiquer que Paris n’avait pas réussi à le joindre.  « Nous essayons d’entrer en  contact avec le président malien, nous n’y sommes pas parvenus », a-t-il dit,  précisant que « les autres pays, y compris africains, n’ont pas non plus réussi à  se mettre en contact » avec lui.

Le sort du président Touré reste pour l’instant toujours inconnu.  On ignore  si, protégé par des militaires loyalistes il préparerait la contre-offensive,  comme l’assurait jeudi son entourage, ou s’il est prisonnier des mutins.

Interrogé pour savoir si Paris ne l’avait pas en fait lâché depuis un certain  temps, en raison de son manque d’efforts pour combattre Al-Qaïda au Maghreb  islamiques (Aqmi) qui détient six otages français, le ministre a assuré qu’il  n’en était rien.

« La France n’a jamais abandonné le président Touré » et « je le lui ai  confirmé » encore mercredi en fin d’après-midi, quelques heures à peine avant le  putsch qui a conduit à son renversement, a révélé Henri de Raincourt.

« La France n’a jamais changé de position et n’avait pas de double langage »,  a-t-il insisté, tout en reconnaissant dans le même temps que « l’insécurité  gagnait du terrain dans le Sahel » et que si le Niger et la Mauritanie faisaient  de très gros efforts dans la lutte contre Aqmi, « au niveau du Mali, nous  sentions bien une certaine fragilité et faiblesse ».

Le ministre à la Coopération a enfin indiqué que l’ambassadeur français avait  appelé les mutins à « rouvrir le plus rapidement possible les frontières de façon  à ce que les avions humanitaires puissent arriver » dans le pays.  Car il y a  « une crise alimentaire et humanitaire assez sévère dans ce secteur  géographique », a-t-il fait valoir.

A la suite du putsch, la France a suspendu sa coopération avec le Mali tout  en maintenant son aide « en faveur de la population, en particulier l’aide  alimentaire ».

Jeuneafrique.com