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Russie: des militants Pussy Riot arrêtés à un concert des Scorpions

novembre 5, 2019

 

Deux militants de l’organisation contestataire punk Pussy Riot ont été arrêtés mardi à Moscou par la police à un concert du groupe de rock allemand Scorpions, a annoncé mardi 5 novembre sur Twitter l’une des personnes interpellées, Piotr Verzilov.

Il a indiqué avoir été interpellé par des agents d’une brigade anti-extrémistes vers 20h (17h) au moment où il arrivait au concert en compagnie de sa camarade du groupe Pussy Riot Veronika Nikoulchina, à l’invitation du leader de Scorpions. Il a également posté sur Twitter une vidéo montrant les deux agents refusant de s’identifier, comme requis par la loi. Le police de Moscou n’a fait aucun commentaire, selon l’agence russe Interfax.

Veronika Nikoulchina et Piotr Verzilov figuraient parmi les contestataires arrêtés et condamnés à une courte peine de prison pour avoir envahi un terrain de football au cours de la Coupe du monde en Russie en juillet 2018, avec l’intention de dénoncer les abus commis par la police russe. Le groupe, dont la chanson «Wind of Change» a symbolisé la chute du Mur de Berlin en 1989, donnaient un concert à Moscou 30 ans après s’y être produits à l’époque soviétique.

Par Le Figaro avec AFP

Russie: des membres des Pussy Riot arrêtés juste après leur libération

juillet 30, 2018

Piotr Versilov (d), membre des Pussy Riot, quitte un centre de détention à Moscou, le 30 juillet 2018 / © AFP / Vasily MAXIMOV

Quatre membres du groupe contestataire russe Pussy Riot ont été arrêtés par la police lundi à Moscou, juste après leur sortie de 15 jours de détention pour avoir perturbé la finale de la Coupe du monde.

Un journaliste de l’AFP a vu Veronika Nikoulchina, Olga Kouratcheva et Olga Pakhtoussova célébrer leur libération, avant d’être forcées de monter quelques secondes plus tard dans un fourgon de police.

Aucune explication n’a été fournie à la presse par les autorités.

Un quatrième militant, Piotr Versilov, qui sortait d’un autre centre de détention moscovite, a tweeté qu’il était détenu par la police anti-émeutes et conduit à proximité du stade Loujniki, à l’endroit où le groupe avait été conduit après l’incident lors de la finale France-Croatie.

« Ils (la police) disent qu’ils vont nous placer en état d’arrestation pour la nuit », a-t-il dit dans un tweet.

Olga Pakhtoussova de son côté a tweeté une vidéo prise à l’intérieur du fourgon, où elle affirme que la police les accusait d’infraction à la loi sur les rassemblements publics, sans plus de précisions.

Le 23 juillet un tribunal avait rejeté les appels des quatre militants, détenus pour avoir fait irruption en uniforme sur la pelouse du stade pendant la finale de la Coupe du monde le 15 juillet dans la capitale russe.

Tous quatre avaient été reconnus coupables d’avoir « gravement enfreint les règles du comportement des spectateurs », et condamnés à 15 jours de prison avec interdiction d’assister à des événements sportifs pendant trois ans.

Leur coup d’éclat, survenu à la 53e minute du match, a eu lieu devant le président russe Vladimir Poutine, ainsi que ses homologues français Emmanuel Macron et croate Kolinda Grabar-Kitarovic.

Le groupe russe Pussy Riot avait revendiqué cet acte, diffusant également une liste de six requêtes, exigeant notamment la libération des « prisonniers politiques » en Russie, la fin des arrestations lors des manifestations pacifiques et « l’autorisation de la concurrence politique dans le pays ».

L’action la plus connue des Pussy Riot remonte à février 2012 lorsque plusieurs membres avaient chanté une « prière punk » contre Vladimir Poutine dans une cathédrale de Moscou.

Trois membres du groupe avaient été condamnées en août 2012 à deux ans de camp, notamment pour « hooliganisme motivé par la haine religieuse ». Ekaterina Samoutsevitch a été libérée en octobre 2012, tandis que Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina ont purgé 22 mois de leur peine.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2018 21h47)

Depuis le Mexique, les Pussy Riot rejettent la réélection de Poutine

mars 19, 2018

/ © AFP / PEDRO PARDO

Le groupe contestataire russe féminin Pussy Riot, présent au Mexique dans le cadre d’un festival de musique, a rejeté la réélection de Vladimir Poutine en Russie.

« Vladimir Poutine vient de remporter les élections pour la quatrième fois. Nous avons créé ce groupe car nous ne le voulions pas comme président, et cela s’est transformé ensuite en un mouvement international. D’ailleurs, chacune peut devenir une Pussy Riot, vous toutes pouvez être des Pussy Riot », a déclaré dimanche soir sur scène Nadejda Tolokonnikova, leader du groupe punk contestataire.

Peu avant de monter sur la scène du festival Vive Latino à Mexico, le groupe a lancé son dernier single intitulé « Elections ». « Devinez qui va gagner? », ont écrit les Pussy Riot sur Twitter.

Le groupe a également dénoncé la vague de féminicides qui secoue le Mexique, où, selon l’ONU, 7,5 femmes sont tuées chaque jour.

Les Pussy Riot, trois jeunes femmes accompagnées parfois d’un groupe d’activistes plus large, sont connues depuis qu’en 2012, année de la précédente élection présidentielle russe, elles avaient été arrêtées pour avoir « profané » la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou au cours d’une « prière punk » qui critiquait ouvertement le président russe.

Leur condamnation à deux ans de camp de travail pour « hooliganisme » et « incitation à la haine religieuse » avait provoqué une vague de protestation dans les pays occidentaux. Deux d’entre elles ont effectué la quasi-totalité de leur peine avant d’être amnistiées fin 2013 par Vladimir Poutine à la veille des JO de Sotchi.

Romandie.com avec(©AFP / 19 mars 2018 20h02)

Russie: une membre des Pussy Riot arrêtée avec une banderoles devant le siège du FSB

décembre 20, 2017

Moscou – Une membre du groupe contestataire russe Pussy Riot, Maria Alekhina, a été interpellée mercredi à Moscou après avoir déployé une banderole devant le siège des services de sécurité russes (FSB) à l’occasion des 100 ans de leur ancêtre, la Tchéka.

Maria Alekhina, 29 ans, a été interpellée alors qu’elle avait déployé un drap blanc avec inscrit en lettres rouges « Joyeux anniversaire, les bourreaux » devant l’entrée du bâtiment du FSB, sur la place de la Loubianka, dans le centre de Moscou.

La jeune femme est accusée de « participation à une manifestation non autorisée » par les autorités, a-t-elle déclaré depuis le poste de police à l’agence de presse Interfax. Elle doit comparaître jeudi devant un juge et risque jusqu’à 15 jours de détention.

Une autre militante présente, Olga Borissova a quant à elle réussi à échapper aux policiers, tandis que deux photographes les accompagnant ont été arrêtés, a déclaré Mme Borissova au site MediaZona, fondé par des membres de Pussy Riot.

La Russie célèbre chaque 20 décembre le « Jour des membres des forces de sécurité ». Cette date marque cette année les cent ans de la création de la police politique soviétique, la Tchéka, connue notamment pour ses exécutions de masse durant la guerre civile russe. Ses successeurs, sous les noms notamment de NKVD puis KGB, ont mis en oeuvre la terreur stalinienne et la répression contre les dissidents.

Excès de zèle

Condamnée en août 2012, avec deux autres jeunes femmes, à deux ans de camp pour avoir chanté une prière « anti-Poutine » dans une cathédrale moscovite, Maria Alekhina a été graciée en décembre 2013, peu avant la fin de sa peine, par le président russe Vladimir Poutine.

En août, elle a été brièvement arrêtée avec Olga Borissova à Iakoutsk, en Sibérie, après avoir manifesté son soutien à un réalisateur ukrainien emprisonné.

A Saint-Pétersbourg (nord-ouest), une poignée de militants ont tenu des pancartes devant l’antenne locale du FSB, dénonçant notamment les purges staliniennes à l’occasion du centenaires de la création de la Tchéka, ont rapporté les médias locaux.

Dans un entretien publié mercredi par Rossiskaïa Gazeta, le directeur du FSB, Alexandre Bortnikov, a justifié ces purges staliniennes par un « excès de zèle » des membres des services de sécurité d’alors.

« Bien que beaucoup de gens associent cette époque avec la fabrication massive d’accusations, les archives témoignent de la réalité de nombreux cas criminels », a-t-il assuré, affirmant que les services de sécurité avaient également payé un lourd tribut lors des années de terreur stalinienne.

Selon M. Bortnikov, qui cite un document déclassifié datant de 1954, 642.980 personnes ont été exécutées de 1921 à 1953, un chiffre en-deçà des millions de morts évoqués par les historiens russes pour la période stalinienne.

« Notre histoire est notre histoire, elle constitue notre patrimoine et tout ce qui est bon comme mauvais constitue notre héritage avec lequel il faut vivre. Et quel qu’il soit, nous devrions être tous fiers de notre histoire », a de son côté déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Romandie.com avec(©AFP / 20 décembre 2017 15h53)