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Qatar: Vanessa Umba, la pilote congolaise(RDC ) qui excelle au Moyen-Orient

janvier 12, 2020

La belgo-congolaise de 39 ans est actuellement pilote de ligne et type rating instructor (Instructrice) chez Qatar Airways. En 2011, à l’âge de 31 ans, elle était devenue la première femme capitaine chez Gulf Air, la compagnie aérienne nationale du Bahreïn.

Jusqu’à l’âge de 16 ans, Vanessa Umba n’avait aucune idée du métier qu’elle souhaitait exercer. Son père souhaitait qu’elle devienne médecin ou avocate, mais elle n’était pas intéressée par ces professions. Un jour, son école a organisé une « Career day », où les élèves pouvaient rencontrer différentes personnes évoluant dans plusieurs domaines, afin de les inspirer. C’est en lisant la longue liste de professions, mise à leur disposition, que ses yeux sont tombés sur le mot « Pilote ». Ce métier, auquel elle n’avait jamais pensé auparavant, s’est pourtant révélé comme une évidence pour elle.

VANESSA_UMBA.jpg BELGISCHE PILOTE GULF AIR

Vanessa Umba a débuté sa carrière dans l’aviation en 1999 en intégrant la SABENA Flight Academy, devenue aujourd’hui « centre de formation de CAE », basé à Bruxelles. Après avoir terminé sa formation, elle a été recrutée par Brussels airlines, où, à l’âge de 23 ans, elle est devenue « First Officer » (Co-pilote) sur BAe 146, un avion commercial de taille moyenne.

Carrière au Moyen-Orient

Trois ans plus tard, en 2006, Vanessa Umba a rejoint Gulf Air, la compagnie aérienne nationale du Bahreïn qui exploite des vols internationaux sur trois continents, depuis son hub à l’aéroport international de Bahreïn à Manama. Elle y a évolué pendant 5 ans comme « Senior Officer » sur Airbus A330 / 340, des avions long-courrier, avant de devenir capitaine en 2011, à 31 ans, pilotant l’Airbus A 320. Bien que deuxième femme pilote de Gulf Air, elle est néanmoins la première femme capitaine de l’histoire de la compagnie aérienne, en 61 ans d’existence de cette entreprise créée en 1950.

Le 22 octobre 2015, Vanessa Umba est de nouveau entrée dans l’histoire, en devenant la première femme capitaine d’un vol de Gulf Air avec un personnel entièrement féminin. Le vol s’est déroulé entre le Bahreïn et Karachi au Pakistan. Au cours de ce vol, Vanessa Umba avait comme co-pilote la senior first officer Waed Al Dosery. « Le vol s’est déroulé sans incident et nous sommes arrivés 20 minutes plus tôt que prévu. Cela démontre un haut niveau de professionnalisme », avait déclaré Vanessa Umba au journal « Gulf Daily », ajoutant que c’était « une autre étape importante pour les femmes dans le secteur difficile du secteur de l’aviation, dominé par les hommes ».

Par ailleurs, Vanessa Umba a fait évoluer les politiques en faveur des femmes au sein de Gulf Air car, en 2007, lorsqu’elle est tombée enceinte, la compagnie aérienne a dû élaborer une politique spécialement conçue pour les femmes pilotes.

Capitaine et Instructrice chez Qatar Airways

Après 10 ans passés chez Gulf Air, en mars 2017, Vanessa Umba a rejoint Qatar Airways comme capitaine pour Airbus A320. En mai 2018, elle est devenue instructrice au sein de la même compagnie aérienne. « Voler est un défi pour tout pilote professionnel. Cela demande beaucoup d’engagement, de temps et de passion. Aujourd’hui, une femme pilote fait toujours exception… Et faire partie d’une minorité implique de toujours faire ses preuves un peu plus que les autres. Néanmoins, je n’ai jamais rencontré de difficulté d’adaptation dans cet environnement où le stéréotype du seul pilote homme persiste. Je sais que certaines personnes sont surprises la première fois qu’elles me voient commander. Puis, lorsqu’ils réalisent que je fonctionne exactement comme tout autre pilote, ils se détendent », a déclaré Vanessa Umba dans son témoignage à la section arabe de « The 99s », organisation internationale des femmes pilotes qui offre des opportunités de réseautage, de mentorat, de bourses de vol et de loisirs aux femmes pilotes du monde entier.

« Ma plus grande fierté dans la vie n’est pas d’être un capitaine, mais d’être une « mère volante ». Je suis mère de 3 enfants extraordinaires. Combiner une carrière exigeante à une vie de famille n’est pas facile tous les jours. Cela nécessite une organisation poussée, mais je bénéficie du soutien inconditionnel de mon mari, même s’il a une carrière à plein temps dans l’industrie du bois », a-t-elle ajouté.

Vanessa Umba est également Freelance web-designer notamment pour le compte de la section arabe de « The 99s ». Elle parle couramment le français, l’anglais et le néerlandais. Elle suit également un Master en « Air Transport Management » à la City University of London.

African Shaper avec Sacer-infos.com par Stany Franck

Accusations de travail forcée au Qatar: une enquête contre Vinci classée sans suite

février 6, 2018

Un travailleur employé par le groupe de BTP vinci sur un chantier au Qatar, le 24 mars 2015 / © AL-WATAN DOHA/AFP/Archives / KARIM JAAAFAR

L’enquête préliminaire visant le géant du BTP Vinci, ouverte après une plainte de l’association Sherpa pour « travail forcé » et « réduction en servitude » sur les chantiers du Mondial-2022 au Qatar, a été classée sans suite, a indiqué le parquet de Nanterre à l’AFP mardi.

L’ONG, qui s’est fixée pour but de défendre les populations victimes des crimes économiques, avait déposé en mars 2015 une plainte contre Vinci Construction Grands Projets et sa filiale au Qatar pour « travail forcé », « réduction en servitude » et « recel » sur les chantiers du Mondial-2022.

Assurant avoir réalisé une enquête sur place, Sherpa avait fait état de confiscations de passeports et de menaces proférées à l’encontre de ces travailleurs migrants pour les dissuader de réclamer une amélioration de leurs conditions de travail.

Le groupe Vinci s’est félicité de la décision du parquet intervenue le 31 janvier, rappelant qu’il « s’attache non seulement à respecter le droit local du travail et les droits fondamentaux, mais aussi à faire progresser en permanence les conditions de travail et de vie de ses salariés, au Qatar comme partout dans le monde ».

Vinci a également souligné que les divers experts et observateurs ayant eu accès aux chantiers « ont pu constater que les collaborateurs de sa filiale Qatari Diar Vinci Construction (QDVC) bénéficient d’un libre accès à leur passeport et (que) les temps de travail et de repos sont strictement observés ».

L’association Sherpa, jointe par l’AFP, n’a pas réagi dans l’immédiat.

Face aux accusations portées par Sherpa, Vinci avait déposé plainte pour diffamation et entamé une autre procédure pour atteinte à la présomption d’innocence. Dans ce dernier volet, le géant du BTP a été débouté en février 2016.

En novembre 2017, Vinci et QDVC ont annoncé avoir signé un accord garantissant un minimum de droits aux travailleurs étrangers employés dans le bâtiment et les travaux publics au Qatar.

L’émirat est depuis des années dans le viseur des ONG et des syndicats au sujet des conditions de travail des quelque 2 millions de travailleurs immigrés.

L’accord signé concerne « les droits de l’homme sur le lieu de travail, le logement, l’équité des conditions de recrutement et les droits des travailleurs » et s’applique à « tous les travailleurs » de QDVC, filiale détenue à 49% par Vinci et à 51% par le groupe local Qatari Diar.

Créée en 2007, QDVC emploie en direct 3.300 salariés de 65 nationalités au Qatar, dont 2.000 ouvriers, surtout des Indiens, des Népalais et des Sri-Lankais. Les contrats décrochés par le groupe sur les chantiers du Mondial représentent un montant global de 2,2 milliards d’euros, qui vont jusqu’en 2019.

Romandie.com avec(©AFP / 06 février 2018 14h34)                

Les Émirats accusent le Qatar d’avoir intercepté un avion de ligne émirati

janvier 15, 2018

Vue aérienne d’une partie du Pearl Lagoon à Doha, le 3 décembre 2017 au Qatar / © AFP/Archives / Yasser Al-Zayyat

Les Emirats arabes unis ont affirmé que des avions de chasse du Qatar, leur rival dans le Golfe, avaient « intercepté » lundi matin un avion de ligne émirati en route vers Bahreïn, une annonce aussitôt démentie par Doha.

Cet incident aérien est une « menace flagrante pour la sécurité de l’aviation civile et une claire violation de la loi internationale », a affirmé l’Autorité générale de l’aviation civile émiratie dans une déclaration.

« Il s’agissait d’un vol régulier qui disposait de tous les documents requis », a ajouté l’Autorité émiratie dans cette déclaration relayée par l’agence officielle WAM.

Doha qui n’a plus de relations diplomatiques avec Abou Dhabi a démenti un peu plus tard.

« L’Etat du Qatar déclare que les affirmations selon lesquelles des avions de chasse qataris ont intercepté un avion civil des Emirats (sont) totalement fausses », a dit Lulwa Al Khater, porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, sur son compte Twitter.

A deux reprises ces derniers jours, le Qatar a affirmé que des avions militaires émiratis avaient violé son espace aérien, une première fois le 21 décembre, une deuxième fois le 3 janvier, entraînant des plaintes auprès des Nations unies.

Les relations entre les deux pays –« frères ennemis » du Golfe– sont au plus bas.

Dimanche, la chaîne de télévision Al Jazeera basée au Qatar a diffusé une vidéo montrant un membre de la famille royale qatarie affirmant être retenu contre son gré aux Emirats.

Abou Dhabi a démenti, affirmant que cette personnalité, cheikh Abdallah ben Ali Al-Thani, était libre de ses mouvements et qu’elle pouvait quitter les Emirats quand bon lui semble.

Le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont brusquement rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar en l’accusant de soutenir des groupes extrémistes, notamment la confrérie des Frères musulmans, et de se rapprocher de l’Iran, le grand rival régional des Saoudiens.

Ces quatre pays ont fermé leurs liaisons aériennes, maritimes et terrestres avec le Qatar. Doha a rejeté les accusations de soutien à des groupes extrémistes en affirmant que le Quartet arabe cherchait en fait à mettre sa politique étrangère « sous tutelle ».

Plusieurs tentatives de médiation pour mettre fin au conflit ont échoué depuis.

Romandie.com avec(©AFP / 15 janvier 2018 13h50)                

Le Qatar paiera 8 milliards de dollars pour24 avions de chasse britanniques

décembre 10, 2017

Le ministre de la Défense britannique, Gavin Williamson (G) avec son homologue qatari Khalid ben Mohamed al-Atiya, le 10 décembre 2017 à Doha / © AFP / STRINGER

Le Qatar paiera huit milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) pour l’achat de 24 avions de chasse Typhoon britanniques, a-t-il indiqué dimanche lors de la signature finale de ce contrat à Doha par les ministres de la Défense des deux pays.

Le Qatar, qui est actuellement isolé par l’Arabie saoudite et ses alliés, avait annoncé en septembre un accord avec la Grande-Bretagne pour l’achat de ces 24 avions de chasse, un des plus gros contrats de défense signé par l’émirat depuis le début de la crise du Golfe le 5 juin. Il n’avait jusqu’alors pas précisé le montant de la transaction.

Selon le ministre de la Défense britannique, Gavin Williamson, il s’agit de la plus grosse commande d’avions de chasse Typhoon depuis une décennie.

« Ces formidables avions vont renforcer les moyens militaires du Qatar pour faire face aux défis que nous partageons au Moyen-Orient », a-t-il déclaré lors de la signature avec son homologue qatari Khalid ben Mohamed al-Atiya.

Les deux ministres ont également signé un accord sur la mise en place d’un escadron aérien conjoint pour garantir la sécurité lors de la Coupe du monde 2022 de football organisée dans l’émirat gazier, selon un communiqué de l’armée qatarie.

L’émirat a par ailleurs exprimé son intention d’acheter d’autres équipements militaires auprès de la Grande-Bretagne, des contrats bienvenus pour ce pays négociant actuellement une sortie de l’Union européenne avec une facture estimée à des dizaines de milliards d’euros.

Le 7 décembre, Doha avait signé un contrat pour l’achat de 12 avions de chasse Rafale français lors d’une visite du président Emmanuel Macron.

Le 5 juin, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont coupé toutes leurs relations diplomatiques ainsi que leurs liaisons aériennes avec le Qatar en l’accusant de soutenir des mouvements extrémistes et de se rapprocher de l’Iran, grand rival régional de Ryad. Doha nie soutenir des mouvements extrémistes.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2017 21h44)                

Unesco: la candidate française sera opposée au Qatari

octobre 13, 2017

L’ex-ministre française de la Culture Audrey Azouley à Cannes le 23 mai 2017 / © AFP/Archives / Anne-Christine POUJOULAT

Le dernier tour de l’élection très politique du prochain directeur général de l’Unesco opposera vendredi soir à Paris le représentant du Qatar Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari à la française Audrey Azoulay, a-t-on appris de source diplomatique.

Lors d’un vote intermédiaire en début d’après-midi, les 58 membres du Conseil exécutif de l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, ont préféré la candidate française à l’Egyptienne Moushira Khattab, par 31 voix contre 25 (deux votes blancs), pour affronter M. Al-Kawari à l’ultime tour de scrutin.

Ces deux candidates étaient arrivées ex-aequo jeudi soir, avec 18 suffrages chacune, derrière le candidat qatari (22 voix) qui a fait la course en tête depuis le début de processus de sélection lundi.

Ce scénario inédit a contraint l’Unesco, dont le siège est à Paris, à organiser une sorte de vote intermédiaire pour départager les deux candidates.

La bataille fait rage pour savoir qui prendra le leadership d’une organisation déjà fragilisée par ses dissensions et ses difficultés économiques, et à laquelle les Etats-Unis et Israël ont porté « un coup dur » en annonçant jeudi leur départ, selon la directrice générale sortante de l’organisation, la Bulgare Irina Bokova.

Romandie.com avec(©AFP / 13 octobre 2017 15h29)                

Hissein Brahim Taha, ministre tchadien des Affaires étrangères : « Le Qatar doit cesser de soutenir Timan Erdimi »

août 25, 2017

Hissein Brahim Taha, le chef de la diplomatie tchadienne, lors d’une conférence à Oslo, en Norvège, en février 2017. © Haakon Mosvold Larsen/AP/SIPA

Le ministre des Affaires étrangères du Tchad précise à Jeune Afrique les raisons de la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar.

Le Tchad a annoncé mercredi 23 août la fermeture de l’ambassade du Qatar à N’djamena en raison des « tentatives (de l’émirat) de déstabilisation du Tchad à partir de la Libye », selon un communiqué des Affaires étrangères. La décision a été signifiée à l’ambassadeur du Qatar le même jour. Ce dernier a dix jours pour quitter le pays avec l’ensemble du personnel diplomatique qatari.

Les autorités tchadiennes ont par la suite précisé leurs motivations : selon elles, le Qatar soutient le rebelle Timan Erdimi de l’Union des forces de la résistance (UFR), qui réside à Doha. Le mouvement a pour sa part nié être soutenu par le Qatar. Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Hissein Brahim Taha, précise son point de vue à Jeune Afrique.

Des militants de l’Union des forces de la résistance (UFR) ont assuré que leur leader Timan Erdimi n’était pas soutenu par le Qatar. Qu’en dites-vous ?

C’est de bonne guerre. Personne n’aime reconnaître un soutien étranger. Encore moins du Qatar j’imagine par les temps qui courent. Pourtant les faits sont là : Erdimi est hébergé à Doha depuis sept ou huit ans, il y vit dans un grand hôtel. Et il y a plusieurs semaines, il a clairement démontré qu’il était bien le leader d’un mouvement qui appelle à se réorganiser en vue de mener une lutte armée. Il ne le cache pas. Partant de là, je crois que nous sommes en droit de prendre les mesures que nous jugeons adéquates.

Vous parlez d’incursion depuis la Libye. Selon vous, la situation dans ce pays représente un danger pour la sécurité du Tchad ?

La situation libyenne représente un danger pour tous les pays de la région, en premier lieu pour notre pays qui dispose d’une frontière commune avec la Libye. Il y a une dizaine de jours, une opération d’infiltration de notre territoire a été menée depuis la Libye et selon nos renseignements, les personnes qui ont mené cette attaque répondent à Erdimi. Dans ce pays par ailleurs, notamment dans les régions et Misrata et Tripoli, le Qatar compte de solides alliés et dispose d’une réelle assise.

Il y a quelques jours, le président Idriss Déby Itno a reçu des représentants tribaux libyens. Cela fait partie d’un processus en vue d’assurer la sécurité du Tchad ?

Non, il s’agit de montrer que le Tchad est un acteur qui compte dans la recherche d’une paix, qui lui sera profitable bien sûr, mais également à tous. Nous sommes prêts à parler avec ceux qui œuvrent à la paix et nous pensons avoir un rôle à jouer, car nous connaissons très bien la Libye. Les chefs tribaux sont à l’aise avec nous, sûrement plus qu’avec des partenaires plus éloignés culturellement. Cette réunion a été un premier pas. Nous avons pu écouter des idées, des doléances, identifier des personnes… C’est un début.

Votre geste de rappeler votre ambassadeur à Doha et de fermer l’ambassade du Qatar au Tchad n’est-il pas lié à la brouille entre ce pays, d’un côté, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis de l’autre ?

Je l’ai dit et je le répète : notre décision concerne nos relations bilatérales avec le Qatar. Cette décision ne s’inscrit pas dans la crise diplomatique qui frappe le Golfe. J’ai d’ailleurs pu le préciser à l’ambassadeur du Qatar lorsque je lui ai signifié notre décision. Nous n’avons pas d’autre exigence que cesse les efforts de déstabilisation contre notre pays. Nous n’avons jamais demandé par le passé que Erdimi, condamné par contumace, soit extradé. Mais là, nous devons dire stop. Il faut que le Qatar cesse de soutenir Erdimi dont mouvement cherche à déstabiliser le pays. Les Qataris savent maintenant ce que nous attendons, ce que nous demandons et ce qu’ils doivent faire pour revenir à de meilleurs sentiments.

Jeuneafrique.com par

Neymar: « coup de com » pour le Qatar et pied de nez à ses adversaires

août 3, 2017

Neymar Jr, lors d’une opération commerciale à Miami, le 28 juillet 2017 / © AFP/Archives / HECTOR RETAMAL

En pilotant l’arrivée très probable du footballeur brésilien Neymar au Paris Saint-Germain, le Qatar fait un pied de nez à ses adversaires arabes qui tentent de l’isoler depuis deux mois et accroît sa visibilité mondiale, son « soft power », via le sport, estiment des experts.

« Le transfert (annoncé) de Neymar au PSG (propriété du Qatar) a été piloté en haut lieu au Qatar et a servi surtout à déployer une stratégie de communication qui occulte dans la durée le débat sur toute autre question, notamment celle du soutien au terrorisme », juge Mathieu Guidère, professeur de géopolitique arabe à Paris.

« Cela a permis de détourner l’attention et de la focaliser sur un thème consensuel, le sport », ajoute-t-il.

Pour Andreas Krieg, analyste associé au King’s College de Londres, le transfert imminent de Neymar « envoie un signal très fort (du Qatar) au monde sportif » et constitue un acte de « défi » envers l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Le 5 juin, ces deux pays, Bahreïn et l’Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar et lui ont imposé des sanctions économiques en l’accusant d’entretenir des liens avec des groupes extrémistes et de ne pas prendre assez de distance avec l’Iran.

S’en est suivie une campagne quotidienne visant à isoler Doha sur la scène arabe et bien au delà. De son côté, le Qatar a rejeté en bloc toutes les accusations, affirmant que ses adversaires cherchaient à placer sa politique étrangère « sous tutelle ».

– ‘Soft power’ –

Petit mais richissime émirat gazier, le Qatar (2,6 millions d’habitants) joue un rôle grandissant depuis une vingtaine d’années dans plusieurs conflits et dossiers sensibles du monde arabe.

Mais il a aussi développé une stratégie d’influence via de gigantesques investissements internationaux dans l’immobilier, l’hôtellerie, l’industrie, le transport aérien, la finance, les médias et le sport.

Les principaux symboles de ce « soft power » sont les chaînes de télévision Al-Jazeera et BeIn Sports, sans parler de Qatar Airways qui était jusqu’à la dernière saison le sponsor maillot du FC Barcelone.

Le Qatar poursuit aussi les préparatifs pour organiser la Coupe du monde de football en 2022, malgré d’innombrables polémiques.

Dans un discours le 21 juillet, l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a lui-même insisté sur la nécessité de développer le « +soft power+ au niveau international » avec la participation de « la meilleure expertise nationale, arabe et étrangère ».

L’arrivée annoncée de Neymar au PSG constitue indéniablement un « coup de com » pour le Qatar à un moment particulièrement délicat pour lui, estiment des experts.

« Pour le moment, les adversaires du Qatar sont paralysés face à cette stratégie de contournement parce qu’aucun d’eux ne possède un levier de communication aussi puissant dans le domaine du sport international », explique M. Guidère.

« Depuis plusieurs jours, personne ne parle plus de l’image négative mais seulement du transfert de Neymar. En Occident, l’idée du sport l’emporte sur le reste également. Il est clair que le sport sert ici à briser l’isolement politique du Qatar ».

– ‘N’importe quel prix’ –

Selon M. Krieg, Neymar est « un coup de soft power », alors que le Qatar « doit démontrer au monde maintenant qu’il est robuste » et qu’en dépit des accusations, il est « le pays le plus résistant du Moyen-Orient ».

« Il a l’économie et la situation financière les plus stables », contrairement à ses adversaires arabes, avec une réserve: « il ne doit y avoir aucune perturbation des exportations de GNL » (gaz naturel liquéfié), dont il est premier exportateur mondial, souligne cet expert.

Pour lui, « avoir le meilleur joueur (de football) montre au reste du monde que si le Qatar est déterminé », il a des moyens illimités dans lesquels il peut puiser à cette fin et pour promouvoir ses intérêts.

« Ils voulaient ce joueur et ils ont utilisé l’argent pour l’acheter à n’importe quel prix », conclut M. Krieg.

Si Neymar officialise sa venue au PSG, le montant de la clause libératoire du FC Barcelone s’élève à 222 millions d’euros, un nouveau record en matière de transferts.

Depuis le début de la crise avec ses adversaires arabes, le Qatar a cherché à montrer qu’il continuait à faire affaire avec les Occidentaux. Deux importants contrats ont été annoncés, le premier avec les Etats-Unis pour l’acquisition d’avions de combat F-15 (environ 11 milliards d’euros), le second avec l’Italie (sept navires de guerre pour cinq milliards d’euros).

Romandie.com avec(©AFP / 03 août 2017 16h14)                

Le Qatar commande 7 navires de guerre à l’Italie pour 5mds d’euros

août 2, 2017

Doha – Le Qatar a commandé sept navires de guerre à l’Italie pour un montant de cinq milliards d’euros, a annoncé mercredi le ministre des Affaires étrangères de ce petit émirat gazier, isolé par quatre pays arabes dont trois du Golfe.

« Nous avons signé un contrat au profit des forces navales du Qatar en vue de l’acquisition de sept navires de guerre à l’Italie pour un montant de cinq milliards d’euros », a déclaré cheikh Mohamed Abderrahmane Al-Thani lors d’une conférence de presse à Doha avec son homologue italien Angelino Alfano.

Le ministre italien a confirmé le contrat en parlant de « sept navires de guerre » mais sans préciser ni le montant de la transaction ni le type de navires qui seront livrés par son pays.

Selon des médias italiens, le contrat porte sur sept navires de surface, dont quatre corvettes, un navire de débarquement amphibie et deux patrouilleurs.

Le Qatar et les Etats-Unis ont signé le 15 juin, en pleine crise qui oppose le Qatar à ses voisins arabes, un accord de 12 milliards de dollars pour la vente à Doha d’avions de combat F-15.

Le Pentagone n’avait pas livré de détails sur la vente qui, selon Bloomberg, concernerait 36 de ces appareils.

L’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu’ils accusent de soutenir des islamistes radicaux, d’être derrière des actes de déstabilisation dans la région et, au-delà, de se rapprocher de l’Iran chiite, grand rival du royaume saoudien sunnite.

Ils ont imposé des sanctions économiques au Qatar et lui demandent, pour les lever, de satisfaire à 13 demandes, dont la fermeture de la chaîne de télévision Al Jazeera et d’une base turque au Qatar.

Le Qatar rejette les accusations et refuse de satisfaire ces demandes.

Son ministre des Affaires étrangères a déploré mercredi l’intransigeance des adversaires de Doha lors de leur dernière réunion dimanche à Bahreïn où ils n’ont selon lui « manifesté aucune intention de résoudre la crise de manière pacifique ».

De son côté, le ministre italien a souhaité une désescalade et une solution dans « le respect du droit international ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2017 14h30)                                            

Doha accuse Ryad de faire obstacle au pèlerinage des Qataris à La Mecque

juillet 31, 2017

Doha – Le Qatar a accusé l’Arabie saoudite, en crise ouverte avec Doha, de mettre des obstacles à la participation de ses ressortissants au hajj, mais s’est défendu de vouloir internationaliser la gestion du pèlerinage annuel à La Mecque.

Dans un communiqué publié dimanche soir, le ministère des Affaires islamiques du Qatar a affirmé que Ryad « a refusé de communiquer au sujet des garanties de sécurité des pèlerins (qataris) et de l’assistance pour leur hajj ».

L’Arabie saoudite a imposé des sanctions au Qatar, dont la fermeture de son espace aérien, depuis qu’elle a rompu ses relations le 5 juin –en même temps que les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte– avec l’émirat gazier, accusé de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l’Iran chiite, le grand rival du royaume sunnite.

Ryad a toutefois assuré le 20 juillet que les ressortissants qataris voulant se rendre à La Mecque pour le grand pèlerinage musulman –un des cinq piliers de l’islam– étaient les bienvenus, mais a assorti leur venue de certaines restrictions.

Les autorités saoudiennes refusent notamment que ces pèlerins arrivent directement de Doha à bord de vols de la compagnie Qatar Airways.

Le ministère des Affaires islamiques du Qatar a dit souhaiter « connaître les entités haut-placées compétentes en Arabie saoudite, capables d’offrir ces garanties (de sécurité) et exprime ses regrets de voir la politique mêlée à l’un des piliers de l’islam, ce qui pourrait empêcher de nombreux musulmans d’accomplir ce devoir sacré ».

Les déclarations qataries ont été interprétées par des médias de pays hostiles au Qatar comme un appel à « internationaliser » l’organisation du hajj, qui est actuellement assurée par les autorités saoudiennes.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a estimé dimanche sur la chaîne saoudienne Al-Arabiya qu’un appel à internationaliser la gestion de ce pèlerinage reviendrait à « déclarer la guerre » à son pays.

Lui répondant, son homologue du Qatar a affirmé quelques heures plus tard qu' »aucun responsable (de son pays) n’a fait de déclarations concernant une internationalisation du hajj ».

« Aucune démarche n’a été faite pour discuter du hajj à un niveau international », a ajouté cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani sur la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera.

« Le Qatar n’a jamais politisé le hajj et je regrette de dire que la question a été politisée par l’Arabie saoudite », a-t-il ajouté en référence aux restrictions faites aux pèlerins de son pays.

Il a accusé les médias d’avoir « fabriqué » et « inventé » l’appel qui a été attribué à son pays sur une internationalisation du hajj.

Le rituel du hajj, qui débute fin août cette année, est l’un des cinq piliers de l’islam que tout croyant musulman est appelé à effectuer au moins une fois durant sa vie s’il en a les moyens.

Lundi, dans un communiqué, le Comité des droits de l’Homme du Qatar a annoncé son intention de lancer une campagne contre les restrictions saoudiennes.

Cet organisme va s’adresser à cette fin au Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme, à l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et à la Ligue arabe.

Il a appelé Ryad à renoncer « vite à ces restrictions », citant notamment la limitation aux seuls aéroports de Jeddah et de Médine pour l’entrée des pèlerins en provenance du Qatar.

Le comité s’est enfin dit préoccupé par la « rhétorique anti-Qatar (…) qui risque de menacer la sécurité de ses pèlerins ».

Romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2017 15h28)                                            

L’ambassadrice américaine au Qatar quitte son poste en pleine crise

juin 13, 2017

Doha – L’ambassadrice américaine au Qatar, qui avouait le mois dernier avoir du mal à expliquer la politique du président Donald Trump, a annoncé mardi qu’elle allait quitter son poste.

L’annonce de Dana Shell Smith intervient alors qu’une grave crise oppose le Qatar à ses voisins arabes, qui accusent Doha de « soutenir le terrorisme » et de pencher vers l’Iran.

« Ce mois-ci, je termine mes trois ans comme ambassadrice au Qatar », a écrit Mme Shell Smith sur Twitter, ajoutant avoir été « honorée de travailler » dans ce pays.

A Washington, un responsable a précisé que l’ambassadrice allait quitter le département d’Etat et prendre sa retraite. Elle avait pris cette décision personnelle « il y a un moment déjà », a-t-il dit.

Le mandat des ambassadeurs américains est généralement de trois ans. Mme Shell Smith avait été nommée au Qatar par l’ancien président Barack Obama en 2014.

Le 11 mai, dans un commentaire sur Twitter jugé peu diplomatique, elle avait fait part de son embarras face aux développements à Washington, après le limogeage du directeur du FBI James Comey par le président Trump.

L’administration Trump a envoyé des messages contradictoires sur le Qatar.

Le président américain a appelé ce pays à « arrêter immédiatement » de financer le « terrorisme » tandis que le département d’Etat a souhaité un allègement des sanctions contre Doha.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu début juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar et interrompu leurs liaisons aériennes et maritimes avec le petit émirat gazier, dont la seule frontière terrestre a été fermée par l’Arabie saoudite.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2017 17h07)