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Canada-Quarantaine obligatoire : un atterrissage en douceur

février 24, 2021

Tout juste revenue de Floride, notre envoyée spéciale Fannie Bussières McNicoll a entamé le processus de quarantaine obligatoire à l’hôtel, dans l’attente du résultat du test de dépistage de COVID-19 subi à l’aéroport. Elle témoigne, étape par étape, du déroulement de la première partie de son périple de retour, de son départ de Miami, jusqu’à son arrivée à la chambre d’hôtel à Montréal où elle sera isolée pour les prochains jours. Si le retour au pays a été parsemé d’embûches, l’accompagnement jusqu’au lieu de quarantaine s’est déroulé rondement.

Les douanes étaient presque vides au moment de notre passage.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Les douanes étaient presque vides au moment de notre passage.

L’aventure du retour au Canada avait pourtant bien débuté. J’avais obtenu à temps le résultat, heureusement négatif, d’un test de dépistage de la COVID-19 effectué samedi matin. C’est d’ailleurs une obligation, depuis le 14 février, pour tous les voyageurs qui entrent au Canada, de présenter le résultat d’un test effectué moins de 72 heures avant son arrivée au pays.

Puis, comme l’avion approche de Newark, où je dois prendre mon deuxième vol, le pilote nous annonce que nous sommes déroutés vers un autre aéroport en raison d’importantes chutes de neige. Le détour prend plus de quatre heures, ce qui m’empêche d’attraper mon vol vers Montréal. Manquer un vol de correspondance, ça arrive, me suis-je dit pour me consoler. Mais j’étais loin de me douter à quel point un imprévu de ce genre, somme toute commun, compliquerait mon retour au Canada dans le contexte des nouvelles restrictions imposées aux frontières aériennes.

À la recherche d’un autre plan pour revenir au pays, je remarque qu’un vol vers Toronto décolle peu après. Je me rassure en me disant qu’un simple vol Toronto-Montréal me permettra d’arriver à Montréal le soir même. Mais je déchante vite. Un agent d’Air Canada m’avise que si je choisis ce trajet, je devrai effectuer ma quarantaine obligatoire à l’hôtel à Toronto, mon premier arrêt au Canada. Alors que ma chambre d’hôtel de quarantaine, réservée au prix de nombreuses heures de patience, m’attend à Montréal. En effet, les nouvelles règles exigent que les voyageurs fassent cette quarantaine à leur premier point d’entrée au Canada.

J’opte donc pour le vol direct vers Montréal du lendemain. Et je repousse facilement ma réservation d’hôtel de quarantaine en contactant cette fois directement l’hôtel qui m’accueillera.

En sursaut, je réalise, un peu paniquée, que mon test de dépistage, effectué il y a maintenant plus de 72 heures, n’est plus valide. Je fais une recherche rapide et apprends que le test rapide de dépistage est offert au prix de 200 $ à l’aéroport de Newark. Je crois avoir trouvé la solution à mon problème, mais non! Une préposée d’Air Canada m’indique que le gouvernement canadien ne reconnaît pas, contrairement aux États-Unis, le test antigénique. Elle ajoute des notes à mon dossier et me dit qu’une exception sera faite pour les voyageurs dans ma situation, et que mon test devrait être accepté. Je me croise les doigts pour qu’elle ait raison.

Heureusement, il n’y a pas d’anicroche à l’enregistrement, malgré mon test échu. Les passagers du vol sont peu nombreux, une quinzaine peut-être. Certains sont des travailleurs essentiels et sont convaincus qu’ils éviteront la quarantaine obligatoire. Deux passagers ont réussi à réserver une chambre, après avoir passé de nombreuses heures en attente sur la ligne officielle de prise de réservation. Un autre a négligé de réserver sa chambre à temps et est un peu inquiet. Enfin, c’est le décollage vers Montréal. Je me demande quelles autres surprises m’attendent, après cette première partie de voyage mouvementée.

Nous atterrissons à Montréal avec une vingtaine minutes d’avance sur l’horaire initial. Les quelques passagers descendent de l’avion et suivent les directives des nombreux employés de l’aéroport qui guident leur parcours.

Le terminal est presque vide. Aucune attente aux douanes. L’agent des services frontalier demande de présenter le résultat du test de dépistage effectué avant l’entrée au pays, ainsi qu’une preuve de réservation de l’hôtel de quarantaine. J’explique ma mésaventure et mon retour retardé, ce qui ne semble pas poser problème. Il applique un collant vert à l’endos de mon passeport. Cela signifie que je dois faire le test et la quarantaine obligatoire à l’hôtel. Le collant est jaune si le voyageur est exempté de ces mesures.

Le douanier appose un collant vert à l'endos du passeport lorsque le voyageur n'est pas exempté des nouvelles restrictions aux frontières aériennes.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Le douanier appose un collant vert à l’endos du passeport lorsque le voyageur n’est pas exempté des nouvelles restrictions aux frontières aériennes.

Un des voyageurs aboutit comme moi avec un collant vert sur son passeport. Et il en est très mécontent. Il explique avoir dû voyager pour son travail, dans un secteur d’activité jugé essentiel. Mais le douanier lui apprend à son grand désarroi qu’il n’est pas exempté des restrictions.

Le voyageur, qui préfère ne pas révéler son nom publiquement, ne reçoit pas d’amende pour ne pas avoir réservé de chambre d’hôtel. Il est toutefois dirigé vers un endroit où il tente de contacter la ligne officielle de réservation. Il ne réussira pas à parler à un préposé, donc un employé du gouvernement présent lui permettra exceptionnellement d’appeler directement l’un des hôtels approuvés et de réserver une chambre. Il est excédé par la situation :

S’il doit changer d’emploi pour éviter une nouvelle mauvaise surprise du genre, ajoute-t-il, il le fera.

Puis, c’est le moment du test de dépistage. Une quinzaine de stations de prélèvement sont installées dans la zone habituellement prévue pour l’arrivée des voyageurs. Encore là, aucune attente. Il y a davantage d’employés que de voyageurs. L’infirmière complète le prélèvement en quelques secondes. On me promet un résultat, transmis par courriel, dans les 72 heures. Et on me donne un petit carton, un passeport de prélèvement, que je dois conserver avec moi et qui prouve que j’ai bien effectué ce test obligatoire à la sortie de l’avion.

De nombreux panneaux de ce genre parsèment le trajet vers la sortie de l'aéroport afin de guider les démarches des voyageurs.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada De nombreux panneaux de ce genre parsèment le trajet vers la sortie de l’aéroport afin de guider les démarches des voyageurs.

Avant de quitter l’aire de dépistage, on remet aux voyageurs une petite trousse bleue de prélèvement à domicile qu’il faudra effectuer au jour 10 de la quarantaine. Toutes les directives se trouvent à l’intérieur de la boîte, nous dit-on.

Une trousse de prélèvement à domicile est distribuée à tous les voyageurs qui devront suivre les instructions qui se trouvent à l'intérieur de celle-ci pour effectuer eux-mêmes le test de dépistage au jour 10 de leur quarantaine.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Une trousse de prélèvement à domicile est distribuée à tous les voyageurs qui devront suivre les instructions qui se trouvent à l’intérieur de celle-ci pour effectuer eux-mêmes le test de dépistage au jour 10 de leur quarantaine.

Je peux maintenant quitter l’aéroport. On me fait confiance pour me diriger directement vers mon premier lieu de quarantaine, l’hôtel. Certains prennent une navette, d’autres un taxi. Mon trajet en taxi sera remboursé à mon arrivée à mon lieu d’hébergement, m’assure-t-on.

Il est possible de se rendre à son lieu de quarantaine en taxi ou en navette, selon l'hôtel sélectionné.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Il est possible de se rendre à son lieu de quarantaine en taxi ou en navette, selon l’hôtel sélectionné.  

J’arrive à l’hôtel presque en même temps que trois nouveaux arrivants, tout droit débarqués de Madagascar, visiblement un peu déstabilisés par le froid.

Trois nouveaux arrivant malgaches passent à travers le même processus que les autres voyageurs internationaux.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Trois nouveaux arrivant malgaches passent à travers le même processus que les autres voyageurs internationaux.

Nous devons utiliser une entrée réservée aux voyageurs en quarantaine pour entrer dans l’hôtel. Une salle d’accueil et un formulaire nous attendent dans une grande salle. Le gérant de l’établissement me guide jusqu’à l’entrée. Il m’apprend que deux étages de l’hôtel, donc environ 150 chambres, sont réservés pour les voyageurs en quarantaine. Une quinzaine de ce type de clients ont été accueillis lundi et une autre quinzaine est arrivée mardi, me dit-il. Mais le processus de réservation ayant connu des ratées, il me confie que plusieurs personnes ont fait des réservations sans passer par la ligne officielle, parfois en passant par des sites externes.

L'ascenseur de gauche est réservé aux voyageurs en quarantaine. Celui de droite peut être utilisé par les autres clients.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada L’ascenseur de gauche est réservé aux voyageurs en quarantaine. Celui de droite peut être utilisé par les autres clients.

L’employé au bureau d’accueil m’aide à compléter mon enregistrement. Il m’explique que je dois rester dans ma chambre en tout temps, qu’il sera possible d’aller se délier les jambes à l’extérieur, une fois le matin et une fois l’après-midi, à condition d’aviser la réception. Les repas seront livrés à la chambre.

Un garde de sécurité doit faire des rondes afin de s’assurer que les voyageurs en quarantaine demeurent dans leur chambre, selon le gérant.

Le parcours entre l’atterrissage et l’arrivée à la chambre d’hôtel n’aura pas pris plus d’une heure. J’appelle quelques personnes qui ont vécu ce processus. L’une d’elle, qui est encore amère de son expérience avec le système de réservation des chambres d’hôtel, a toutefois été ravie par l’accueil à l’aéroport.

La chambre d'hôtel où je devrai demeurer jusqu'à ce que je reçoive le résultat de mon test de dépistage effectué à l'aéroport.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada La chambre d’hôtel où je devrai demeurer jusqu’à ce que je reçoive le résultat de mon test de dépistage effectué à l’aéroport.

Ne reste maintenant qu’à voir si le service dans les hôtels sera à la même hauteur. Et à attendre le résultat du test de dépistage…

Avec Fannie Bussières McNicoll

États-Unis: Trump évoque un placement de l’Etat de New York en quarantaine

mars 28, 2020

 

Donald Trump répond aux questions des journalistes en quittant la Maison Blanche, le 28 mars 2020© ALEX EDELMAN Donald Trump répond aux questions des journalistes en quittant la Maison Blanche, le 28 mars 2020 

Le président américain Donald Trump a évoqué samedi un possible placement en quarantaine de l’Etat New York, durement touché par le coronavirus, tout en restant évasif sur la portée exacte de cette mesure.

« Certains aimeraient que New York soit placé en quarantaine parce que c’est un point chaud », a-t-il déclaré au moment de quitter la Maison Blanche.

« New York, New Jersey, peut-être un ou deux autres endroits, certaines parties du Connecticut, j’y réfléchis », a-t-il ajouté, alors que nombre de juristes s’interrogeaient sur la possibilité même pour le président américain d’imposer une telle mesure.

L’objectif? « Limiter les déplacements », a-t-il a répondu. « Ils ont des problèmes en Floride, beaucoup de New-Yorkais se déplacent vers le sud. Nous ne voulons pas cela ».

« Une décision sera prise rapidement, dans un sens ou dans l’autre », a-t-il ajouté peu après dans un tweet.

« Cela serait pour une courte période », a-t-il encore dit, assurant qu’il entretenait un « très bon dialogue » avec le gouverneur de l’Etat de New York Andrew Cuomo.

Interrogé quelques minutes plus tard sur ce thème, ce dernier s’est pourtant montré très surpris, affirmant que la question n’avait à aucun moment été évoquée lors de son échange téléphonique matinal avec le président américain.

« Je ne sais même pas ce que cela veut dire », a-t-il affirmé, ne cachant pas sa perplexité.

« Je ne sais même pas comment cela pourrait être appliqué d’un point de vue légal », a-t-il ajouté.

L’Etat de New York est de loin le plus touché par le coronavirus aux États-Unis, avec 52 318 cas et 728 décès.

Le locataire de la Maison Blanche s’est rendu samedi sur la base militaire de Norfolk, en Virginie, pour assister au départ pour New York du navire-hôpital de la marine américaine USNS Comfort, d’une capacité de 1000 lits.

Ce navire-hôpital géant vise à soulager les hôpitaux sur la terre ferme face à la propagation rapide de la pandémie.

« Je l’accueillerai à bras ouverts », a affirmé Andrew Cuomo à propos de l’USNS Comfort, attendu lundi à New York.

Son navire jumeau, l’USNS Mercy, est arrivé vendredi à Los Angeles, en Californie.

Avec AFP

Coronavirus : les parlementaires préconisent la mise en quarantaine de Kinshasa

mars 23, 2020

 

Pour les députés et sénateurs, la mesure ainsi que la déclaration de l’état d’urgence sanitaire sur le plan national, ajoutées à d’autres déjà prises, permettront de limiter la chaîne de contagion et de rendre efficiente la riposte à l’échelle nationale.

 

Dans un document signé le 23 mars, en rapport avec la pandémie de coronavirus, la sénatrice Francine Muyumba Nkanga et les députés André-Claudel Lubaya, Juvénal Munobo Mubi et Patrick Muyaya Katembwe ont exhorté tous les Congolais et, principalement, les autorités étatiques à prendre la mesure de la gravité de la menace qui pèse sur la vie de la nation et à agir en conséquence et sans atermoiement. « De nos choix collectifs et individuels en ce moment crucial, dépendra notre sort », ont-ils rappelé.

Ces parlementaires disent attendre expressément du chef de l’Etat, garant de la nation, « d’évaluer et de renforcer les mesures déjà édictées », en les complétant par certaines autres décisions. Francine Muyumba, André-Claudel Lubaya, Juvénal Munobo et Patrick Muyaya appellent Félix-Antoine Tshisekedi à proclamer l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national, à suspendre les trafics aérien, lacustre, fluvial et terrestre ainsi que tous les mouvements des personnes vers l’intérieur du pays et à mettre en place un dispositif de filtrage entre Kinshasa-Bandundu et Kinshasa-Kongo central et ne retenir que le trafic des marchandises indispensables sous réserve de contrôles sanitaires par les autorités compétentes.

Ces parlementaires conseillent également de placer la capitale congolaise en quarantaine et de l’isoler du reste du pays ; de rendre effective et opérationnelle la riposte et de mettre à sa disposition des ressources humaines, matérielles, logistiques et financières conséquentes. Mais aussi, sollicitent-ils du président de la République, de réquisitionner les vivres non périssables pour en assurer la régulation afin d’éviter la pénurie et la montée des prix a regard du maigre pouvoir d’achat des populations ; de réquisitionner également les médias tant publics que privés et de les utiliser à des fins de sensibilisation aux consignes sanitaires et des mesures édictées.

Les parlementaires précités se disent préoccupés par le risque de transmission communautaire du virus à la suite des flux migratoires entre Kinshasa et le reste du pays et du non-respect des mesures édictées en vue de lutter contre la pandémie. Ils recommandent, en plus, à Félix-Antoine Tshisekedi d’envisager le confinement progressif des populations et d’ouvrir des couloirs humanitaires et de sécurité pour faire face aux besoins spécifiques de gestion de la pandémie.

 

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Coronavirus : Un paquebot en quarantaine au large de la Martinique

mars 11, 2020

La Martinique a décidé de placer en quarantaine un navire de croisière de la compagnie Costa Croisières qui doit faire escale jeudi à Fort-de-France, en raison de soupçons de la présence à bord de porteurs du coronavirus, a annoncé la préfecture mercredi dans un communiqué.

«Dans le cadre de son escale prévue en Martinique jeudi, le bateau de croisière Costa Magica (filiale du croisiériste américain Carnival, ndlr), a signalé la présence de plusieurs malades à son bord susceptibles d’être porteurs du coronavirus COVID-19», a indiqué la préfecture. «Cette situation nous conduit à refuser l’escale de ce navire tant que le doute ne sera pas levé», précise la préfecture, qui va le placer «temporairement en quarantaine à 3 milles marins (6 km) des côtes, à l’entrée de la baie de Fort-de-France». «Des prélèvements sur les malades suspects seront réalisés puis transmis au laboratoire du centre hospitalier universitaire pour analyse. Dans l’attente des résultats, tous les passagers, y compris les Martiniquais, seront consignés à bord», ajoute la préfecture.

Le navire Costa Magica, qui compte près de 2.500 passagers, a été refoulé de plusieurs ports de la Caraïbe où il devait faire escale depuis son départ de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 6 mars. Le navire a seulement pu faire escale à La Barbade et à Sint-Marteen, la partie hollandaise de Saint-Martin.

La Martinique compte à l’heure actuelle seulement deux cas de malades du coronavirus. Comme l’ensemble des Outre-mer et contrairement à l’Hexagone, la Martinique est toujours en stade 1 de l’épidémie.

En Outre-mer, La Réunion, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barth et la Guyane sont touchées par le coronavirus.

Depuis le début de l’épidémie, plusieurs navires de croisière ont été bloqués dans le monde pour des cas suspects ou avérés de contamination au nouveau coronavirus. D’autres ont été refoulés par peur d’une contagion.

Par Le Figaro avec AFP

Un Canadien force la mise en quarantaine de 1500 personnes en Égypte

mars 8, 2020

 

Le nombre de personnes infectées en Egypte est passé de 3 à 15 depuis vendredi, après la découverte de 12 nouveaux cas à bord d’un navire de croisière sur le Nil.
© -/Getty Images Le nombre de personnes infectées en Egypte est passé de 3 à 15 depuis vendredi, après la découverte de 12 nouveaux cas à bord d’un navire de croisière sur le Nil.
Les autorités égyptiennes ont pris les grands moyens pour éviter la propagation du coronavirus après la découverte d’un cas positif de COVID-19 chez un Canadien de 54 ans, originaire de l’Alberta.

Il s’agit d’un expert pétrolier qui travaille pour l’une des plus grandes compagnies opérant dans le désert oriental, non loin de la frontière libyenne.

Le Canadien – que nous omettons d’identifier pour des raisons de confidentialité – est arrivé en Égypte à la fin du mois de février, en provenance du Canada, après un transit de quatre heures dans une capitale européenne.

Ce n’est que neuf jours après son arrivée en Egypte que les symptômes, qu’il croyait liés à une grippe, se sont aggravés, le poussant à consulter un médecin sur son lieu de travail.

Une fois son infection confirmée, il a été transporté dans une ambulance auto-désinfectante à l’hôpital Al-Naguila, à Marsa Matrouh, une localité au bord de la Méditerranée, à deux heures de route du champs gazier où il travaille et réside.

C’est cet hôpital que les autorités ont désigné pour soigner toutes les personnes atteintes du coronavirus sur son sol.

Selon un porte-parole du ministère de la Santé, l’homme de 54 ans se trouve « dans un état stable ».

Des employés aéroportuaires prennent la température des voyageurs qui arrivent au Caire.

© /Getty Images Des employés aéroportuaires prennent la température des voyageurs qui arrivent au Caire.
1500 personnes confinées
Les autorités ont également affirmé avoir mis en quarantaine 1500 personnes ayant été en contact avec lui, dont un chauffeur, des employés de maison, mais surtout des collègues qui l’ont côtoyé depuis son arrivée, ainsi que des voisins. Il doivent rester isolés pendant une quinzaine de jours dans trois centres différents, mis sur pied sur leur lieu de travail, dans le désert oriental.
1427 autres personnes, ayant « possiblement » été en contact avec le Canadien hospitalisé, sont quant à elles confinées à domicile avec une surveillance quotidienne. L’homme infecté aurait, depuis son arrivée, visité quatre champs pétroliers et gaziers sur les 500 qu’exploite la compagnie dans la région.

Une équipe de trente médecins et infirmiers, ainsi que six ambulances, dont trois auto-désinfectantes, ont été mis à leur disposition, selon le ministère de la Santé.

Nader Saad, un porte-parole du gouvernement, a par ailleurs assuré que sept personnes ayant été en contact direct avec le Canadien ne sont pas infectées, selon les résultats de leur test. Il assure toutefois qu’ils resteront en quarantaine pendant une quinzaine de jours avec les 1500 autres personnes « par mesures de précaution ».

Jointe par téléphone en Alberta, l’épouse du Canadien infecté n’a pas voulu donner de commentaires aux médias. Elle confirme toutefois que son mari se trouve présentement en Égypte.

Dans un message envoyé à Radio-Canada par courriel, Krystyna Dodds, porte-parole d’Affaires mondiales Canada assure qu’Ottawa est « au courant du cas confirmé de COVID-19 d’un citoyen canadien en Égypte ».

Miser sur la « transparence »

Les autorités égyptiennes ont essuyé des critiques au début de la crise du coronavirus en raison du manque de transparence dans leurs communications. Les responsables démentaient la présence de cas confirmés dans ce pays de 100 millions d’habitants, alors que plusieurs personnes infectées ayant séjourné en Égypte ont été recensées en France, au Canada et aux États-Unis, entre autres.

Au Canada, les trois derniers cas confirmés concernent des voyageurs arrivés d’Égypte.

En réponse aux critiques, M. Saad a affirmé que son gouvernement travaille en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé et qu’il mise sur la transparence pour ne pas donner la fausse impression qu’on ne travaille pas. Des campagnes de sensibilisation pour guider les Égyptiens et leur fournir les informations nécessaires se sont multipliées et plus de 1800 tests ont été effectués jusque-là, selon lui.

Dimanche dernier, l’Egypte a illuminé trois célèbres sites historiques en signe de solidarité avec la Chine.

© /Getty Images Dimanche dernier, l’Egypte a illuminé trois célèbres sites historiques en signe de solidarité avec la Chine.
Samedi, les autorités égyptiennes ont confirmé la découverte de 33 nouveaux cas de COVID-19, portant le nombre total à 48. Les nouveaux cas sont des employés à bord d’un navire de croisière sur le Nil, très populaire auprès des touristes. 150 passagers, dont les nationalités n’ont pas été révélées, sont présentement en quarantaine à bord du navire.

Début février, l’Égypte avait suspendu certaines de ses liaisons avec la Chine et rapatrié environ 300 de ses ressortissants de la ville de Wuhan, foyer du virus. Début mars, la ministre égyptienne de la Santé, Hala Zayed, s’est rendue à Pékin pour témoigner de la « solidarité » de l’Égypte avec la Chine, où est apparue l’épidémie en décembre 2019

Avec Radio-canada par Rania Massoud

Coronavirus : l’Italie place Milan et Venise en quarantaine

mars 7, 2020

 

L'agence italienne de protection civile a établi à 5883 le nombre de personnes atteintes du coronavirus, samedi.
© Piero Cruciatti/Getty Images L’agence italienne de protection civile a établi à 5883 le nombre de personnes atteintes du coronavirus, samedi.
L’Italie placera en quarantaine « dans les prochaines heures » toute la Lombardie, dont la capitale économique du pays Milan, ainsi que la région de Venise, le nord de l’Emilie-Romagne et l’est du Piémont, ont annoncé samedi soir plusieurs médias italiens.

Le décret gouvernemental prévoit aussi une quarantaine pour une partie de la Vénétie, la région de Venise, et de l’Emilie-Romagne, notamment les villes de Parme et Rimini, soit environ 540 000 personnes dans les zones urbaines.

Les déplacements pour entrer et sortir de ces zones seront strictement limités durant la quarantaine, qui restera en vigueur jusqu’au 3 avril, selon ce projet de décret du gouvernement.

La date d’entrée en vigueur du décret n’était toutefois pas précisée par les médias locaux, mais annoncée comme « imminente ».

L’Italie est le pays le plus durement touché par l’épidémie de coronavirus en dehors de la Chine, où le virus est apparu. Le pays européen a enregistré samedi soir près de 6000 cas positifs et 233 morts. Il a également connu sa plus forte augmentation quotidienne de cas de coronavirus depuis que l’épidémie a éclaté dans le nord du pays le 21 février.

Dans sa mise à jour quotidienne, l’agence italienne de protection civile a déclaré que le nombre de personnes atteintes du coronavirus a notamment augmenté de 1247 au cours des dernières 24 heures. Trente-six autres personnes sont également décédées des suites du coronavirus, la maladie causée par le virus.

Pays fortement touché

L’Italie a maintenant signalé plus de décès dus au COVID-19 que l’Iran et la Corée du Sud, les deux principaux foyers de l’épidémie après la Chine.

Les responsables ont déclaré que les personnes en soins intensifs souffrant de maladies autres que le coronavirus dans la région la plus touchée de Lombardie seraient transférées dans les régions voisines, qui disposent toutes d’un plus grand nombre de lits d’hôpitaux.

Le président du service national de santé, Silvio Brusaferro, a exhorté les gens à respecter les directives visant à limiter les contacts, seul moyen de contenir le virus.

L’épidémie, qui se propage rapidement, a franchi une étape importante vendredi, en infectant plus de 100 000 personnes dans plus de 90 pays. Le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé toutes les nations à faire de l’endiguement de l’épidémie leur priorité absolue.

Le ralentissement de l’épidémie « sauve des vies et permet de gagner du temps » pour la préparation et la recherche et le développement, a déclaré à Genève le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

Samedi, environ 102 000 personnes avaient été infectées, selon un compte rendu de Reuters sur les annonces des gouvernements.

Avec CBC/Radio-Canada

Ebola: près de 700 personnes en quarantaine après un nouveau décès

septembre 15, 2015

Les autorités sanitaires sierra-léonaises ont annoncé mardi avoir placé en quarantaine près de 700 personnes. Il s’agit d’empêcher une recrudescence de l’épidémie d’Ebola après la mort d’une adolescente de 16 ans.

La jeune fille est décédée dimanche dans une banlieue rurale de la ville de Makeni, dans la province nordique de Bombali qui n’avait plus signalé de cas de la fièvre hémorragique depuis près de six mois. « Plus de 680 habitants du village de Robureh se trouvent désormais sous quarantaine pendant 21 jours », a déclaré à l’AFP le porte-parole du centre de réponse local à Ebola, Amadu Thullah.

Le centre a affirmé que parmi les personnes en confinement on comptait les parents de la jeune fille décédée, ses proches et ses camarades de classe. « Ils sont classés comme +présentant un haut risque+ bien qu’ils n’aient montré aucun signe ou symptôme de la maladie », a précisé le porte-parole du ministère de la Santé, Seray Turay.

Ce nouveau cas n’a pas de lien avec un foyer de contamination situé dans la province voisine de Kambia, où est morte fin août une femme de 67 ans dans le village de Sella Kafta, qui a depuis été placé en quarantaine.

Le Centre national de lutte contre Ebola (NERC) a dénombré 1524 personnes en quarantaine dans les deux provinces.

M. Thullah a admis que le moral était extrêmement bas dans la région de Makeni, la plus grande ville du nord du pays. « C’est un coup de semonce. Cela montre qu’Ebola est toujours présent dans le pays », a-t-il affirmé.

Romandie.com

Hôtel en quarantaine au Nouveau-Brunswick

septembre 8, 2014

 

Un hôtel de la plus grande ville du Nouveau-Brunswick a été placé en quarantaine pendant plusieurs heures, dimanche, après qu’une femme de retour d’un voyage en Afrique eut été trouvée très mal en point.

Mike King, sergent d’état-major de la Police régionale de Saint-Jean, a précisé plus tard dans la journée que la femme n’était finalement pas atteinte de l’Ebola, mais que la situation avait été prise très au sérieux compte tenu de la gravité de l’épidémie qui sévit en Afrique de l’Ouest.

Selon M. King, la police a été appelée à l’hôtel Hilton de Saint-Jean vers 11 h 15 parce que la femme avait besoin de soins médicaux. La quarantaine a été levée vers 17 h.

Un responsable des soins de santé pour la région, le docteur Scott Giffin, a déclaré que malgré que la femme se soit rendue en Afrique, elle n’était pas passée par les pays touchés par la fièvre hémorragique.

Le médecin a reconnu que les craintes initiales concernaient effectivement une possible contamination par le virus Ebola.

Le docteur Giffin s’est montré avare de détails sur l’état de santé de la femme, indiquant seulement qu’elle se trouvait à l’hôpital.

« Dans le contexte actuel, nous devions nous assurer que nous n’avions pas un type d’environnement (dangereux) ici », a expliqué le sergent King. « Nous avons constaté qu’il était dans le meilleur intérêt des clients de l’hôtel et des visiteurs potentiels d’imposer une quarantaine jusqu’à ce que nous soyons en mesure de contacter les responsables de la santé publique. »

« On voit tant d’informations sur Internet dans la presse internationale, c’est évidemment la première chose qui nous vient en tête, a affirmé le docteur Giffin. Mais je crois que s’il n’y avait pas l’Ebola, les médecins auraient pu penser qu’il puisse s’agir du choléra ou du paludisme. »

Ce n’est pas la première fois que des mesures d’urgence sont déployées au Canada relativement à de possibles cas d’Ebola. Au cours des dernières semaines, plusieurs personnes ont été placées en isolement dans des hôpitaux, jusqu’à ce qu’il ait été déterminé qu’elles ne souffraient pas du virus.

L’Ebola a tué plus de 1800 personnes en Afrique de l’Ouest depuis le début de l’année, la pire épidémie recensée jusqu’à maintenant.

Radio-canada.ca