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Mali: un chef islamiste tué à Gao

janvier 19, 2013
Des habitants de Gao (nord-est du Mali) ont tué ce soir un chef islamiste pour protester contre le meurtre d’un journaliste local qui venait d’être battu à mort par des islamistes.  « Le journaliste Kader Touré a été battu à mort samedi par les islamistes qui lui reprochaient de travailler pour l’ennemi. Mécontentes, les populations de Gao ont tué un chef islamiste qui s’appelle Alioune Touré », a déclaré Mme Séma Maïga, adjointe au maire de Gao.

L’information a été confirmée par le directeur d’une radio privée locale, Idrissa Maïga. « Kader Touré a été tué ce matin par les islamistes de Gao. En riposte, les populations ont lynché le chef islamiste Alioune Touré », a-t-il dit. Gao est l’une des principales villes du nord du Mali, qui était totalement occupée depuis fin juin 2012 par les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Une grande partie d’entre eux avaient quitté la ville après des bombardements de l’aviation française au début de son intervention au Mali le 11 janvier pour y combattre les groupes islamistes liés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont le Mujao, qui avaient pris le contrôle de tout le nord du pays en 2012.

 
Lefigaro.fr avec AFP

Togo: des ONG veulent la démission du gouvernement après des allégations de torture

février 24, 2012

Huit organisations togolaises de défense des droits de l’Homme  ont demandé vendredi la « démission » du gouvernement, l’accusant d’avoir  « trafiqué » un rapport de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH)  sur des allégations de torture.

« Il n’est pas possible que dans un pays normal, un gouvernement puisse être  l’auteur d’un trafic de document officiel.  Nous estimons que ce gouvernement  doit démissionner », a déclaré vendredi sur la radio privée Victoire Fm, Me Zeus  Ajavon, coordonnateur de ces organisations.

La CNDH avait été mandatée par les autorités pour enquêter après que la  plupart des inculpés dans l’affaire du coup d’Etat déjoué d’avril 2009 eurent  affirmé, lors de leur jugement en septembre 2011, avoir été torturés par  l’Agence nationale de renseignements (ANR).

Dimanche, le gouvernement a publié sur son site internet un rapport présenté  comme émanant de la CNDH, rejetant l’accusation de torture.

Mais dès lundi, la CNDH a publié sur son site un autre rapport qu’elle a  qualifié d' »authentique » et déclaré que « le gouvernement (avait) fait publier un  rapport travesti, obtenu sur menaces ».  Des accusations rejetées par le  gouvernement.

Dans son propre document, la CNDH « constate qu’il a été commis sur les  détenus, des actes de violences physique et morale à caractère inhumain et  dégradant ».

« Nous allons utiliser tous les moyens juridiques à notre disposition pour que  tous ceux qui ont trafiqué ce document soient identifiés, de même que ceux qui,  de près de près ou de loin ont participé à ces séances de tortures, pour être  traduits devant la justice », a affirmé vendredi Me Ajavon.

« Nous avons prévu une marche pacifique de protestation le 2 mars prochain à  Lomé pour dire +ça suffit+ », a-t-il ajouté.

Mercredi une délégation de la CNDH a remis officiellement au Premier ministre  Gilbert Houngbo le rapport qu’elle affirme être le sien.  Le gouvernement n’a  pas réagi depuis.

Le président de la CNDH, Koffi Kounté, se trouverait à Paris depuis quelques  jours et certains se demandent à Lomé s’il y aurait trouvé refuge.

« Je ne sais pas si M.  Kounté s’est réfugié à Paris car ça n’est pas la  première fois qu’il se rend là bas », a déclaré à l’AFP un membre de la CNDH,  sous couvert d’anonymat.  « Il ne nous a pas dit qu’il était menacé et qu’il  voulait fuir », a précisé cette source.

L’Union européenne (UE) a fait part dans un communiqué mardi soir de sa « vive  préoccupation » et dit souhaiter « rapidement » des « clarifications » après la  publication des deux rapports.

Plusieurs partis d’opposition ont également demandé au gouvernement de faire  la lumière sur ce dossier.

Au total 33 militaires et civils ont été jugés en septembre 2011 par la Cour  suprême pour le putsch manqué de 2009.  Un demi-frère du président togolais  Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, considéré comme le cerveau de l’opération,  a été condamné à 20 ans de prison pour « complot contre la sûreté de l’Etat ».

Jeuneafrique.com avec AFP