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RDC : fermeture d’une radio-télévision d’opposition à Lubumbashi

mars 11, 2016

Lubumbashi (RD Congo) – Une radio-télévision d’opposition émettant de Lubumbashi, deuxième ville du pays, a été fermée, ont annoncé vendredi les autorités du Haut-Katanga, (sud-est) de la République démocratique du Congo, affirmant que celle-ci n’était pas en règle, accusation fermement démentie par la station qui dénonce une décision politique.

La radio-télévision visée, La Voix du Katanga, appartient à Gabriel Kyungu wa Kumwanza, figure de la politique katangaise et aujourd’hui un des chefs de file du G7, groupe de sept partis politiques anciennement alliés au président congolais Joseph Kabila et passés à l’opposition en septembre.

Cette station n’est pas en règle avec le paiement de la redevance annuelle et n’a même pas de permis d’exploitation, a affirmé à l’AFP un haut responsable de l’administration de la province du Haut-Katanga, à Lubumbashi, pour justifier la mesure de fermeture de l’antenne.

Province d’origine du chef de l’État, le Katanga a été démembré fin 2015 en quatre nouvelles provinces, dont celle du Haut-Katanga, conformément à une nouvelle loi de découpage du territoire. Comme les autres nouvelles provinces, elle est administrée par un commissaire spécial nommé par le président Kabila.

Notre station est bien en règle avec toutes les taxes et nous avons un permis d’exploitation valide, a déclaré à l’AFP Marcel Kyungu, directeur financier de La Voix du Katanga, fils de M. Kyungu wa Kumwanza, dénonçant les mensonges des autorités. Pour nous cette décision [de fermeture] est politique, a-t-il ajouté.

La Voix du Katanga est le troisième média audiovisuel d’opposition basé à Lubumbashi à être fermé par les autorités en moins de trois mois. En janvier, la radio-télévision Nyota et la télévision Mapendo, toutes deux propriétés de l’ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, ancien soutien du président Kabila ayant claqué la porte de la majorité en septembre et aujourd’hui allié du G7, ont été fermées pour des motifs similaires.

En novembre 2014, les autorités avaient fermé une autre radiotélévision basée à Lubumbashi, Jua, après que son propriétaire, Jean-Claude Muyambo, eut lui aussi quitté la majorité pour gonfler les rangs des opposants à M. Kabila.

En visite en RDC fin février, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s’est déclaré préoccupé par la restriction de l’espace politique dans le pays, où la perspective de la tenue d’une élection présidentielle avant la fin de l’année, comme le prévoit la Constitution, s’éloigne chaque jour davantage.

Le mandat de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, expire en décembre, et la Constitution lui interdit de se représenter, mais l’opposition accuse le chef de l’État de chercher à se maintenir au pouvoir au-delà de cette date.

Dans un communiqué, l’organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé la détention d’un journaliste arrêté le 5 mars au Nord-Kivu et qui serait accusé d’avoir diffusé de fausses informations.

Selon RSF, le journaliste, Mapendo King, travaillant pour une radio locale, a été arrêté par les autorités du territoire de Rutshuru, dans la sud-est de la province après avoir fait état de la présence de miliciens assimilés à l’ethnie Hunde dans une zone majoritairement hutu.

Interrogée par l’AFP, Mme Liberata Buratwa, adjointe à l’administrateur du territoire, a confirmé la détention de M. King mais a refusé de donner les raisons de son arrestation.

Le Nord-Kivu est déchiré par les conflits armés depuis plus de vingt ans. Depuis quelques mois les tensions interethniques sont très fortes dans le Rutshuru, et le gouverneur de la province, Julien Paluku, a menacé récemment de poursuites judiciaires toute personne qui attiserait la haine entre les communautés.

Romandie.com avec(©AFP / 11 mars 2016 20h37)

Burkina: l’armée prend le contrôle de la télévision et de la place de la Nation

novembre 2, 2014

Ouagadougou – L’armée burkinabè a pris le contrôle dimanche de deux lieux stratégiques de la capitale Ouagadougou, la radio-télévision nationale et la place de la Nation, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Des soldats du régiment de sécurité présidentielle ont tiré en l’air dans la cour d’entrée du bâtiment de la télévision peu après 14H00 (locales et GMT) pour disperser une foule de manifestants, avant de se rendre maîtres des lieux en quelques minutes.

Le régiment de sécurité présidentiel est l’unité du lieutenant-colonel Isaac Zida, désigné par l’armée samedi pour diriger un régime de transition après la chute du président Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir et réfugié en Côte d’Ivoire.

Tous les personnels de la radio-télévision ont été évacués, ainsi que les journalistes étrangers.

L’armée a simultanément pris le contrôle de la place de la Nation, haut lieu de la contestation publique, où des milliers de manifestants étaient réunis, selon un journaliste de l’AFP.

Des soldats sont arrivés à bord de plusieurs pick-up, ont tiré en l’air et ont lancé des grenades lacrymogènes, faisant fuir les manifestants.

Les soldats ont ensuite quadrillé la place, dont on ne peut pas approcher désormais à moins de 100 mètres.

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2014 15h58)

Cameroun : peines de prison pour 14 membres de Boko Haram

juillet 26, 2014
Nigeria: Un Allemand enlevé par des hommes armés dans le Nord-Est  © AFP

Boko Haram © AFP

Quatorze islamistes du groupe armé nigérian Boko Haram ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de 10 à 20 ans par la justice militaire camerounaise, a rapporté vendredi la radio-télévision d’Etat camerounaise (Crtv).

Au cours de « l’audience publique » qui s’est tenue jeudi au tribunal militaire de Maroua (Extrême-Nord), région frontalière où la secte nigériane est active, 14 personnes interpellées en mars lors de la découverte d’une cache d’armes « ont confessé leur appartenance à la secte Boko Haram », a affirmé la radio-télévision. Selon elle, les accusés ont reconnu les faits pour lesquels ils étaient jugés : « détention et port illégal d’armes et de munitions de guerre, préparatifs dangereux et insurrection ».

« Chacun des 14 adeptes de la nébuleuse Boko Haram (a été) condamné à des peines comprises entre 10 et 20 ans », ajoute la radio. Ce verdict est « sans appel », selon la Crtv.

C’est la première fois qu’une « audience publique » visant des membres de Boko Haram est organisée dans le pays, a précisé la radio-télévision.

De nombreux membres du groupe armé nigérian ont été arrêtés ces dernières semaines dans l’Extrême-Nord du Cameroun, où cette secte multiplie des actions de harcèlement, défiant l’armée mobilisée pour la combattre : attaques de gendarmerie, enlèvements et meurtres.

Deux militaires camerounais tués

Deux militaires camerounais ont ainsi été tués jeudi soir dans la région de l’Extrême-Nord au cours d’un affrontement avec des combattants de Boko Haram qui attaquaient Balgaram, un village frontalier.

Le Cameroun, comme d’autres pays de la région, a renforcé récemment sa lutte contre les islamistes nigérians, après l’indignation internationale qui avait suivi l’enlèvement de plus de 200 lycéennes nigérianes le 14 avril.

Les islamistes de Boko Haram ont longtemps considéré cette région frontalière comme un refuge, une zone propice aux enlèvements d’étrangers, mais aussi un territoire de transit et d’approvisionnement en armes et explosifs.

Depuis 2009, les insurgés de Boko Haram mènent au Nigeria une sanglante insurrection qui a fait des milliers de morts (plus de 2.000 depuis début 2014) et déborde sur les pays voisins.

Jeuneafrique.com AVEC AFP

La question de la nationalité a été ‘’politisée » en Côte d’Ivoire, déplore Alassane Ouattara

août 8, 2013

Le Président ivoirien, Alassane Ouattara, faisant le bilan, à mi-parcours, de son action à la tête de l’Etat, a estimé, mercredi, que la question de la nationalité ivoirienne a été ‘’politisée’’.

‘’ Il n’y a pas de naturalisation massive. Notre loi de la nationalité prévoit trois cas. Les questions de la nationalité ont été politisées », a déclaré M. Ouattara, dans un entretien avec deux journalistes de médias d’Etat, retransmis en direct sur les chaînes de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI, service publique) dans le cadre de la commémoration du 53ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

‘’Il ne s’agit pas de brader la nationalité mais de régulariser des situations. Ce sont des lacunes que les Accords de Linas Marcoussis ont reconnues que nous voulons corriger. Concernant l’apatridie, il y a 20 000 à 22 000 personnes concernées et non 400. 000, comme annoncés ici et là dans la presse » a-t-il précisé.

En la matière, Alassane Ouattara dit vouloir s’inspirer du modèle des grands pays comme ‘’ le Canada qui exige des critères bien précis avant d’accorder la nationalité ». Pour lui, ‘’ est Ivoirien toute personne née d’un parent Ivoirien ».

‘’Le type d’Ivoirien émergent que je veux est celui qui accepte les autres. Je veux un Ivoirien qui respecte la loi », a souhaité M. Ouattara.

Depuis juillet, le débat sur la nationalité a ressurgi avec le retour de ce texte de loi sur la table du parlement ivoirien avec celui du foncier rural.

Les députés sont appelés à une session extraordinaire, lundi, pour un nouveau réexamen de cette loi, a appris APA, mercredi, de sources proches de l’Assemblée nationale.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara se réjouit de la mise en liberté de 14 pro-Gbagbo

août 7, 2013

Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara s’est réjouit mercredi de la mise en liberté provisoire accordée lundi à 14 pro-Gbagbo par la justice ivoirienne, estimant que c’est un ‘’acte d’apaisement’’ qui rencontre son ‘’assentiment’’.

Dans un entretien avec deux journalistes issus des médias d’Etat et retransmis en direct sur les antennes de la Radio télévision ivoirienne (RTI, service public) en faveur de la célébration du 53ème anniversaire de la Côte d’Ivoire, M. Ouattara a rappelé qu’il avait toujours demandé à la justice d’accélérer les procédures des prisonniers de la crise post électorale de décembre 2010 à avril 2011 qui a fait plus de 3000 morts. Mais, a-t-il précisé, la ‘’justice à son rythme de travail ».

Lundi, en milieu de matinée, la justice ivoirienne a annoncé la mise en liberté provisoire de 14 personnalités proches de l’ancien Chef de l’Etat, pour la plupart, dignitaires de l’ex-régime dont Pascal Affi N’guessan, Président du Front populaire ivoirien (Fpi) et Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo.

‘’Je m’en réjouis. C’est une très bonne chose. D’abord, pour les familles des concernés (…) », a ajouté le Président ivoirien, Alassane Ouattara à ce propos, soulignant que ‘’fondamentalement c’est un acte d’apaisement ». ‘’La justice a fait son travail qui rencontre mon assentiment », a-t-il noté.

Saluant le ‘’bon travail » de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, le Chef de l’Etat ivoirien a relevé que le processus de réconciliation national doit se poursuivre avec ‘’acharnement ».

24 heures après sa libération, M. Affi a appelé, mardi en début de soirée, au quartier général de son parti où attendaient de nombreux militants venus les accueillir, à ‘’la libération de Laurent Gbagbo » en détention à la Haye depuis novembre 2O11.

Il a également, rappelé que d’une part, ‘’700 » militants de son parti, le Fpi, sont encore détenus et d’autre part, ‘’3000 » autres sont en exil.

APA- Abidjan (Côte d’Ivoire)

Liberté provisoire pour 14 pro-Gbagbo : ‘’C’est un pas vers la paix » selon Henri Konan Bédié

août 7, 2013

Le Président du Pari Démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda), Aimé Henri Konan Bédié a réagi, mercredi, à la libération provisoire des pro-Gbagbo dans une déclaration, diffusée par la première chaîne de la Radio télévision ivoirienne (RTI1, service public).

La liberté provisoire accordée à 14 proches de l’ex-Président Laurent Gbagbo ‘’est un pas vers la paix et la réconciliation » a déclaré M. Bédié.

Poursuivant sur sa lancée, Aimé Henri Konan Bédié également ancien Chef de l’Etat ivoirien, a estimé que c’est ‘’une bonne chose‘’ qui renforce effectivement ‘’les chances de dialogue pour la paix et le développement ».

Lundi, en milieu de matinée, la justice ivoirienne annonçait la mise en liberté provisoire de 14 personnalités proches de l’ancien Chef de l’Etat, pour la plupart, dignitaires de l’ex-régime dont Pascal Affi N’guessan, Président du Front populaire ivoirien (Fpi) et Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo.

24 heures après sa libération, M. Affi a appelé, mardi en début de soirée, au quartier général de son parti où attendaient de nombreux militants venus les accueillir, à ‘’la libération de Laurent Gbagbo » en détention à la Haye depuis novembre 2O11.

Il a également, rappelé que d’une part, ‘’700 » militants de son parti, le Fpi, sont encore détenus et d’autre part, ‘’ 3000 » autres sont en exil.

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)

Urgent: Le Premier ministre malien Cheik Modibo Diarra annonce sa démission

décembre 10, 2012
Premier ministre Modibo Diarra

Premier ministre Modibo Diarra

BAMAKO – Le Premier ministre malien Cheik Modibo Diarra a annoncé mardi matin à la télévision nationale sa démission et celle de son gouvernement quelques heures après avoir été arrêté par d’ex-militaires putschistes ayant renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré.

Moi Cheik Modibo Diarra, je démissionne avec mon gouvernement, a déclaré M. Diarra lors d’une brève allocution à l’Office de radio-télévision du Mali (ORTM) sans donner d’explication à sa décision.

L’air grave et les traits tirés, M. Diarra, vêtu d’un costume et d’une cravate sombres, a simplement remercié ses collaborateurs et souhaité que la nouvelle équipe qui lui succédera réussisse sa mission dans un pays dont le nord du territoire est totalement occupé par des islamistes armés liés à Al-Qaïda.

Son allocution est intervenue quelques heures après son arrestation à son domicile de Bamako par une vingtaine de militaires sur ordre du capitaine Amadou Haya Sanogo, ancien chef des putschistes qui avaient renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars, précipitant la chute du Nord aux mains des islamistes.

Cheick Modibo Diarra avait prévu de partir lundi soir pour Paris afin d’y passer un contrôle médical, selon son entourage. Il s’apprêtait à se rendre à l’aéroport quand il a appris que ses bagages avaient été débarqués de l’avion qui devait l’emmener en France et il est resté à son domicile où il a été arrêté.

M. Diarra s’était prononcé à plusieurs reprises en faveur de l’intervention rapide d’une force militaire internationale dans le nord du Mali, intervention à laquelle est farouchement opposé le capitaine Sanogo.

Romandie.com avec (©AFP / 11 décembre 2012 05h30)

Mali: le président Traoré garde son Premier ministre Cheick Modibo Diarra

août 12, 2012

Mali: le président Traoré garde son Premier ministre Cheick Modibo Diarra

Mali: le président Traoré garde son Premier ministre Cheick Modibo Diarra © AFP

Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, « renouvelle sa confiance » à son Premier ministre de transition Cheick Modibo Diarra dont le départ était réclamé par de nombreux partis politiques, dont celui de M. Traoré, a annoncé dimanche la présidence de la République.

« Le président de la République renouvelle sa confiance » au Premier ministre et lui a demandé de « lui faire des propositions en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale », indique un communiqué de la présidence lu à la radio-télévision nationale malienne ORTM.

Jeuneafrique.com avec AFP