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Assange va perdre la protection de l’Équateur, estime l’ex-président Correa

janvier 19, 2018

Le fondateur australien de WikiLeaks, Julian Assange, s’adresse à la presse depuis le balcon de l’ambassade d’Equateur à Londres, le 19 mai 2017 n / © AFP/Archives / Justin TALLIS

Le créateur australien de WikiLeaks Julian Assange, réfugié depuis 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres, va perdre la protection de ce pays, a estimé l’ex-président équatorien Rafael Correa, qui lui avait accordé l’asile, dans un entretien à l’AFP.

« J’ai très peur pour la sécurité de Julian Assange. Je pense que ce n’est qu’une question de temps pour que ce gouvernement, qui a trahi tous les idéaux (…), lui retire son soutien », a déclaré cet économiste de 54 ans lors d’une interview exclusive réalisée jeudi soir.

Rafael Correa s’exprimait quelque jours après la décision du nouveau gouvernement équatorien de naturaliser Assange afin de tenter de lui obtenir un statut diplomatique et le faire sortir de son ambassade afin trouver une solution à cette situation de plus en plus délicate pour le pays andin.

Craignant une extradition vers la Suède pour un viol présumé qu’il nie, Julian Assange, 46 ans, a trouvé asile en 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres. Ce pays était alors gouverné par Rafael Correa (2007-2017), figure de la gauche sud-américaine, qui avait nargué Washington en recevant le fondateur de WikiLeaks.

Depuis son départ du pouvoir, l’ancien chef d’Etat est devenu l’opposant numéro un de son successeur et ex-allié, l’actuel président équatorien Lenin Moreno.

Ainsi, M. Correa est récemment sorti de sa retraite politique en Belgique, pays dont est originaire son épouse, pour revenir en Equateur affronter M. Moreno à l’occasion du référendum que l’actuel président a convoqué pour le 4 février.

Cette consultation vise notamment à mettre fin à la réélection présidentielle indéfinie, une initiative qui cherche à écarter M. Correa de la vie politique en évitant un éventuel retour en 2021, selon les experts.

Rafael Correa vient également de quitter Alianza Pais, le parti qu’il avait fondé et actuellement toujours au pouvoir mais divisé entre « corréistes » et « morénistes ».

« Il ne manque qu’une pression des Etats-Unis pour qu’ils (le gouvernement) le fassent (lâcher Assange), ils attendent le 4 février pour prendre une décision », a ajouté M. Correa.

« Il est clair que Lenin Moreno n’est pas un homme de convictions, il est clair qu’il est soumis aux puissances » étrangères, a-t-il poursuivi en référence aux Etats-Unis, où l’Australien craint d’être extradé et jugé, s’il sort de l’ambassade équatorienne, pour la publication par WikiLeaks de secrets militaires et de documents diplomatiques américains en 2010.

Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2018 22h27)

Equateur: le compte Twitter du président Correa piraté

mars 28, 2014

QUITO – Le président de l’Equateur, Rafael Correa, s’est déclaré victime d’un piratage de son compte Twitter, attribuant jeudi soir cette action à des groupes étrangers d’extrême droite.

Il y a quelques heures, mon compte Twitter a été attaqué et on en a profité pour envoyer de faux tweets avec la même infâmie habituelle, a écrit M. Correa, précisant avoir dû changer ses codes d’accès, dans un message posté sur le site de micro-blogging.

Les tweets incriminés ont été rapidement effacés du compte du chef de l’Etat, l’une des figures de la gauche en Amérique latine.

Ces messages renvoyaient à un site faisant référence au collectif de pirates informatiques Anonymous qui prétendait dévoiler des courriers électroniques de fonctionnaires du gouvernement sur des questions de sécurité.

Apparemment, les attaques proviennent de l’extrême droite de certains pays étrangers, a commenté le président équatorien, utilisateur particulièrement actif de son compte Twitter, suivi par environ 1,5 millions d’abonnés.

Le gouvernement a qualifié vendredi ce piratage d’atteinte à la sécurité du président , en annonçant l’ouverture d’une enquête jusqu’aux ultimes conséquences.

Nous ne tolérerons aucune action illégale qui en outre constitue une agression et une manipulation de la vie privée du président et d’un des moyens directs de communication avec la population, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

L’an dernier, M. Correa avait déjà énoncé l’interception de courriers électroniques de la présidence, accusant l’opposition d’en être l’auteur. Début janvier, il avait appelé à une gouvernance mondiale pour l’internet, afin de lutter contre l’espionnage mais aussi contrôler les abus des internautes.

L’Equateur a déjà affiché un soutien appuyé à l’ex-consultant de l’Agence américaine de sécurité (NSA) Edward Snowden, après avoir accordé l’asile politique au fondateur du site WikiLeaks Julian Assange, réfugié depuis juin 2012 dans son ambassade à Londres.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mars 2014 01h19)