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Syrie: 22 enfants tués dans un raid contre une école de la province d’Idleb

octobre 26, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Vingt-deux enfants et six enseignants ont été tués dans des raids menés mercredi contre une école dans la province syrienne d’Idleb (nord-ouest), a indiqué l’Unicef.

Dans un communiqué, le directeur général de l’Unicef Anthony Lake dénonce une tragédie et un possible crime de guerre.

Il pourrait s’agir selon lui de l’attaque la plus meurtrière contre une école depuis le début de la guerre en Syrie il y a cinq ans et demi.

C’est une tragédie, c’est un scandale et si cette attaque est délibérée, c’est un crime de guerre, a-t-il ajouté.

L’école a été attaquée à plusieurs reprises, précise le communiqué, sans donner davantage de détails.

Un précédent bilan faisait état de 35 civils tués dont onze enfants. Des avions militaires ont mené six frappes sur le village de Hass, contre une école et ses environs, tuant 35 civils, dont 11 enfants, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Un des projectiles est tombé à l’entrée de l’école au moment où les enfants étaient évacués en raison des bombardements, a affirmé à l’AFP un militant anti-régime du Idleb Media Center qui a requis l’anonymat.

L’Unicef n’a pas précisé par qui avait été menée cette attaque.

Interrogé sur ce bombardement, l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine a déclaré: C’est horrible, horrible. J’espère que nous n’étions pas impliqués.

Ce serait facile pour moi de dire +Non+ (ce n’est pas nous) mais je suis une personne responsable, je dois d’abord voir ce que notre ministre de la Défense va dire, a-t-il ajouté.

Le régime syrien et son allié russe sont régulièrement accusés par les puissances occidentales de mener des raids aériens sans distinction contre des infrastructures civiles. Ceux-ci s’en défendent et affirment ne viser que des terroristes.

Plus de 300.000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en Syrie il y a cinq ans et demi, et la moitié de la population a été déplacée.

Romandie.com avec(©AFP / 27 octobre 2016 01h59)

Libye: plus de 40 morts dans un raid américain visant des jihadistes de l’EI

février 19, 2016

Tripoli – Plus de 40 personnes ont été tuées vendredi dans un raid aérien contre une maison abritant des membres du groupe Etat islamique (EI) en Libye, ont indiqué des responsables libyens, Washington affirmant avoir ciblé un camp de l’organisation jihadiste.

La maison visée à l’aube est située à Sabrata, à 70 km à l’ouest de Tripoli, et a été entièrement détruite, a déclaré à l’AFP un responsable de la municipalité de la ville, Hussein al-Dawadi.

Le raid a fait 41 morts et toutes les victimes se trouvaient à l’intérieur de la maison, a-t-il ajouté en faisant également état de six blessés. La grande majorité des morts étaient des Tunisiens, vraisemblablement des membres de l’EI.

Les responsables libyens n’ont pas été en mesure de dire qui était à l’origine du raid mais un responsable américain a affirmé que des avions de combat américains avaient bombardé un camp d’entraînement de l’EI et une cible de haute valeur, sans autre précision.

Le responsable américain n’était pas en mesure de donner de bilan humain dans l’immédiat.

La frappe a été très précise, touchant seulement la maison, a souligné de son côté un responsable du gouvernement parallèle installé à Tripoli.

Ce bâtiment avait deux étages et une réunion de membres présumés de l’EI s’y tenait probablement au moment du raid, a dit un membre du conseil militaire de Sabrata qui a requis l’anonymat.

Selon M. Dawadi, l’un des blessés interrogés par les forces de sécurité a raconté être venu dans cet endroit avec d’autres personnes pour s’entraîner au combat et que le groupe qui les avait emmener à Sabrata leur avait bandé les yeux pendant tout le trajet.

Le New York Times, citant un responsable occidental non identifié, a affirmé que le raid avait été mené contre un camp de l’EI où se trouvait Nourredine Chouchane, un haut responsable tunisien du groupe lié à deux attentats sanglants l’année dernière en Tunisie.

C’est la première fois qu’un tel raid aérien vise la ville de Sabrata contrôlée par la coalition des milices de Fajr Libya qui s’est emparée en août 2014 de Tripoli et de plusieurs autres régions, poussant les autorités reconnues internationalement à s’exiler dans l’Est.

L’EI s’est implanté en Libye en profitant du chaos dans lequel est plongé le pays depuis qu’une révolte a chassé du pouvoir en 2011 le dictateur Mouammar Kadhafi.

Les autorités tunisiennes avaient affirmé que les jihadistes auteurs de plusieurs attaques en Tunisie, pays voisin de la Libye, s’étaient entraînés dans des camps à Sabrata. Les attentats en 2015 contre des touristes près de Sousse (est de la Tunisie) et au musée Bardo à Tunis ont fait 60 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 19 février 2016 13h26)

Yémen: 131 morts dans un raid sur une salle de mariage

septembre 29, 2015

Sanaa – Au moins 131 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées dans une salle de mariage au Yémen touchée par un bombardement imputé à la coalition arabe antirebelles, selon un bilan obtenu mardi de sources médicales.

A Genève, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a pour sa part indiqué que 130 personnes, dont des femmes et enfants, auraient été tuées dans le bombardement lundi.

Un précédent bilan de source médicale faisait état de plus de plus de 40 morts, dont les corps ont été transportés dont l’hôpital de la ville de Mokha située dans le sud-ouest du pays, sur la mer Rouge, et contrôlée par les rebelles chiites Houthis.

Un responsable provincial du secteur de la santé, interrogé mardi par l’AFP, a déclaré que le bombardement d’une salle de mariage avait fait au total 131 morts.

Un médecin a confirmé ce bilan. 131 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées, a dit Mayaz al-Hammadi, qui exerce dans l’hôpital Al-Riffi où ont été transportés les cadavres de victimes.

Si ces chiffres sont aussi élevés que suggérés, cela pourrait être l’acte le plus meurtrier depuis le début du conflit, a déclaré à Genève un porte-parole du Haut-Commissaire, Rupert Colville, lors d’un point de presse à Genève.

Des habitants ont affirmé que le drame avait été causé par un raid aérien de la coalition arabe commandée par l’Arabie saoudite, intervenue en mars dans le conflit au Yémen pour aider le président Abd Rabbo Mansour Hadi face aux rebelles.

La coalition arabe est dominée par des monarchies sunnites du Golfe et mène une campagne aérienne intensive au Yémen contre les Houthis alliés à l’Iran.

Dans un message le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon condamne cette frappe aérienne et présente ses condoléances aux familles. Rappelant qu’il a toujours affirmé qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit du Yémen, le Secrétaire général demande une nouvelle fois à toutes les parties l’arrêt immédiat des activités militaires et la recherche d’une solution à travers des négociations avec l’aide de son envoyé spécial.

Selon l’ONU, 151 civils ont par ailleurs été tués au Yémen, dont 26 enfants et 10 femmes, entre les 11 et 24 septembre, a indiqué M. Colville. Au total, quelque 2.355 civils ont été tués au Yémen, et 4.862 autres blessés, depuis le début du conflit, selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 29 septembre 2015 12h30)

Par le rappel de son ambassadeur en Israël, l’Égypte signe une politique plus ferme

août 20, 2011

Rappel sans délai de son ambassadeur en Israël, demande d’excuses officielles et d’une enquête sur la mort de cinq de ses policiers: l’Égypte veut signifier à Israël qu’elle n’est plus ce qu’elle était sous Hosni Moubarak.

Le Caire a décidé de « rappeler son ambassadeur en Israël jusqu’à la présentation d’excuses officielles » par l’État hébreu, a annoncé la télévision d’État samedi à l’aube. Le gouvernement égyptien avait déjà réclamé « des excuses officielles » pour la mort de cinq policiers à la frontière israélienne survenue après une triple attaque meurtrière perpétrée jeudi en Israël. Il a également réclamé « une commission d’enquête officielle conjointe pour dévoiler les circonstances (de la mort des policiers) et déterminer (la partie) responsable afin de prendre les mesures juridiques pour préserver les droits des victimes et des blessés égyptiens », allusion à une éventuelle demande de dédommagements.

La réaction du Caire contraste avec la retenue dont faisait preuve l’ancien président Hosni Moubarak, tombé le 11 février. Plusieurs incidents semblables impliquant la mort de policiers égyptiens, notamment lors de raids israéliens à la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza, n’avaient jamais donné lieu à une crise diplomatique de cette ampleur.

M. Moubarak, qui se présentait comme un pilier de la modération dans une région menacée par l’extrémisme, avait pris une seule fois la décision de rappeler l’ambassadeur en poste Israël: en novembre 2000, pour protester contre « l’usage excessif de la force par Israël » contre les Palestiniens lors de la deuxième Intifada.

« Regagner sa dignité »

Le ton des responsables égyptiens a aussi changé. Dès vendredi, le Premier ministre Essam Charaf affirmait que « le sang de l’Égyptien est trop cher pour être versé sans réponse ». « Notre glorieuse révolution a eu lieu pour que l’Égyptien puisse regagner sa dignité à l’intérieur comme à l’extérieur et ce qui était accepté dans l’Égypte d’avant la révolution ne le sera plus dans l’Égypte d’après la révolution », avait-il ajouté.

Les accusations de responsables israéliens, mais aussi de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, selon lesquelles l’Égypte ne contrôle pas ses frontières, ne sont pas non plus restées sans réponse. « La sécurité de la frontière égypto-israélienne est la responsabilité commune des deux parties et n’est pas la seule responsabilité de l’Égypte », a souligné le gouvernement.

Mme Clinton a pressé l’Égypte d’assurer la sécurité dans le Sinaï, suite aux attaques commises de l’autre côté de la frontière en Israël, selon qui les assaillants venaient de Gaza et se seraient infiltrés dans le Sinaï. Vendredi soir plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant l’ambassade d’Israël au Caire pour protester contre la mort des policiers. Samedi quelques dizaines de manifestants étaient sur place, sous la surveillance de la police militaire et anti-émeutes. Certains ont brûlé des drapeaux israéliens et demandaient l’expulsion de l’ambassadeur.

Pas de remise en question du traité de paix

En dépit de cette crise, personne en Égypte, même pas les islamistes les plus radicaux, ne réclament l’abrogation du traité de paix avec Israël signé en 1979. Tous les candidats à la présidence et l’ensemble des partis politiques formés après la révolte se sont engagés à « respecter les engagements internationaux » du pays, y compris les accords de paix avec l’État hébreu.

Des voix se sont toutefois élevées pour demander une révision de certaines clauses, mais dans le respect des termes du traité. L’ex-chef de la diplomatie égyptienne, le très populaire Nabil el-Arabi, qui a quitté son poste pour diriger la Ligue arabe en juillet, avait déclaré début avril que « les arrangements de sécurité prévus par le traité de paix peuvent être révisés » en vertu d’une clause du traité. Il avait indiqué que l’Égypte pourrait utiliser une autre clause stipulant « la mise en place d’une commission pour le règlement des revendications financières réciproques ».

Jeuneafrique.com avec AFP