Posts Tagged ‘Rami Abdel Rahmane’

Syrie: décès d’un Australien combattant avec les Kurdes

février 25, 2015

Beyrouth – Un Australien venu en Syrie pour combattre les jihadistes aux côtés des Kurdes a été tué mardi, a affirmé mercredi une ONG précisant qu’il s’agit du premier occidental pro-kurde à trouver la mort.

Un Australien a été tué lors d’un assaut du groupe Etat islamique contre une position des Unités de protection du peuple kurde (YPG) près de Tall Hamis dans la province de Hassaké, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Marid, des jihadistes de l’EI ont attaqué deux villages chrétiens sous contrôle des forces kurdes dans le nord-est syrien et enlevé 90 habitants assyriens.

Des dizaines d’Occidentaux ont rejoint les rangs des YPG, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, soulignant qu’il y a des étrangers combattant avec tous les camps dans le conflit syrien.

Ils sont volontaires et ne reçoivent aucun paiement selon le directeur de l’OSDH.

Les YPG ne sont pas très actives dans le recrutement de combattants étrangers, mais des ressortissants du Canada, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Espagne, Australie, Hollande, Autriche et France ont fait le voyage en Syrie pour rejoindre les rangs de cette formation kurde, a précisé M. Abdel Rahmane, ajoutant que certains d’entre eux ont une expérience militaire préalable acquise dans l’armée.

Mardi, l’OSDH avait fait état du décès d’un Occidental dans le nord-est syrien, mais cette organisation basée en Grande-Bretagne et s’appuyant sur un important réseau de sources en Syrie, n’a pu préciser la nationalité du combattant tué que mercredi.

L’Australie est membre de la coalition internationale qui mène des frappes aériennes en Irak sur des positions de l’organisation Etat islamique (EI), et a également déployé des conseillers militaires pour aider l’armée irakienne.

Selon Canberra, au moins 110 Australiens sont partis combattre dans les rangs de l’EI en Irak et en Syrie, et plus de trente sont revenus.

Romandie.com avec(©AFP / 25 février 2015 20h11)

La cimenterie du groupe français Lafarge en Syrie aux mains de l’EI, en partie brûlée

septembre 25, 2014

Beyrouth – La cimenterie du producteur français de matériaux de construction Lafarge en Syrie est tombée en fin de semaine aux mains des jihadistes de l’Etat islamique (EI) qui l’ont en partie brûlée, a affirmé jeudi à l’AFP une ONG.

Lors de son avance sur la localité kurde d’Ain al-Arab, près de la frontière avec la Turquie, ils se sont emparés de l’usine Lagarge et l’ont partiellement brûlée,a déclaré à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Interrogée par l’AFP sur cette affirmation de l’ONG, une porte-parole de Lafarge à Paris n’a souhaité faire aucun commentaire, se bornant à dire qu’ à notre connaissance, l’usine n’a pas subi de dégâts majeurs.

La porte-parole avait indiqué plus tôt que Lafarge avait évacué le personnel de cette cimenterie, par mesure de sécurité.

Lafarge a pris la décision de faire évacuer l’usine, située à 150 kilomètres au nord-est d’Alep, entre le 18 et 19 septembre et de suspendre l’activité tant que la sécurité ne peut pas être assurée dans la région, avait affirmé la porte-parole.

L’instruction a été donnée aux employés de l’usine de ne pas se rendre sur le site tant que la situation sécuritaire ne le permet pas, avait-elle précisé. Il n’y plus de personnel sur le site mis en service en 2011 et dont l’activité était d’ores et déjà réduite, avait-elle dit.

D’abord assurée par l’armée, la sécurité de l’usine l’était depuis août 2013 par le PYD, la branche militaire du Parti kurde de l’Union démocratique (PUD), majoritaire dans la région.

Cette usine d’une capacité annuelle de 2,6 millions de tonnes de ciment représente l’un des investissements étrangers les plus importants jamais consentis en Syrie en dehors du secteur pétrolier. Au moment de son lancement, le projet avait été chiffré à 600 millions d’euros.

La construction de l’usine avait été engagée par le groupe égyptien Orascom, racheté par Lafarge en 2007. La production avait commencé en 2010.

Lafarge compte 250 collaborateurs en Syrie, pour la quasi-totalité des travailleurs locaux, mais la porte-parole n’a pas pu déterminer exactement combien travaillaient dans la cimenterie.

LAFARGE

Romandie.com avec(©AFP / 25 septembre 2014 13h10)

L’aviation syrienne bombarde Raqqa: au moins 35 morts

septembre 6, 2014

L’aviation syrienne a bombardé samedi la ville de Raqqa, fief de l’État islamique (EI) dans le nord-est de la Syrie. Au moins 35 personnes, des civils et des jihadistes, ont péri, a rapporté une ONG. Les raids ont visé un bâtiment abritant un tribunal islamique créé par l’EI et un camp d’entraînement.

« Les avions militaires du régime ont mené huit raids sur la ville de Raqqa et ses environs », a indiqué le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Les raids ont tué 20 civils, dont trois enfants, et 15 jihadistes.

Vingt des personnes tuées l’ont été dans un raid mené contre une boulangerie, selon l’ONG. Ces frappes aériennes ont aussi touché pour la deuxième journée consécutive un grand camp d’entraînement utilisé par l’EI pour former ses combattants.

Depuis quelques semaines, le régime mène des raids contre les localités tenues par les jihadistes dans le nord et l’est syrien. Selon des militants, ces raids font de nombreuses victimes civiles.

Point d’ancrage
L’État islamique a fait de Raqqa son principal point d’ancrage en Syrie. Il y fournit l’eau et l’électricité, paie les salaires, contrôle la circulation et administre quasiment tous les services essentiels, des boulangeries aux banques en passant par les écoles, les tribunaux et les mosquées.

Les jihadistes ont expulsé les dernières forces gouvernementales de la province de Raqqa fin août lorsqu’ils se sont emparés de la base aérienne de Tabqa.

Minorité sunnite
L’État islamique a pris le contrôle de vastes territoires en Syrie, à la faveur de l’insurrection armée contre le régime de Bachar al Assad, et en Irak. Pour cela, il a profité du mécontentement de la minorité sunnite à l’égard du pouvoir central à Bagdad.

Les États-Unis bombardent depuis début août ses positions dans le nord de l’Irak pour freiner sa progression. Le président américain Barack Obama a affirmé vendredi à l’issue d’un sommet de l’OTAN que des alliés majeurs des États-Unis se tenaient prêts à participer à une coalition contre l’EI.

Le gouvernement syrien se propose d’être associé à cette lutte internationale, mais les pays occidentaux écartent toute coopération avec Damas. Ils considèrent que le régime Assad fait davantage partie du problème que de la solution.

Romandie.com

Syrie: 31 jihadistes tués dans un pilonnage de l’armée sur leur fief de Raqa

août 17, 2014

Beyrouth – Au moins 31 jihadistes ont été tués dans un pilonnage de l’armée de l’air syrienne dimanche sur plusieurs positions de l’Etat islamique (EI), visés dans le même temps par des frappes américaines en Irak, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Il s’agit des raids les plus intenses de l’armée syrienne contre ce groupe ultra-radical, a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Le régime a mené 14 raids sur la ville de Raqa et 11 sur la ville de Tabqa dans la province de Raqa, tuant au moins 31 jihadistes et blessant des dizaines d’entre eux, indique l’ONG qui se base sur un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.

Outre Raqa, le régime a mené des raids contre l’EI dans la province de Deir Ezzor (est), contrôlée en grande partie par ce groupe, et celle d’Alep (nord), notamment à Akhtarine et Dabeq, que les jihadistes contrôlent depuis mercredi après en avoir chassé les rebelles syriens.

Le front entre le régime et l’EI s’est ouvert depuis l’offensive fulgurante de l’EI en Irak en juin dernier et sa proclamation d’un califat islamique sur les territoires qu’il contrôle en Irak et en Syrie.

Dans la guerre multiforme qui ravage la Syrie, le régime combat depuis trois ans les rebelles qui sont également en conflit avec les jihadistes de l’EI.

Le régime de Damas veut montrer aux Américains que comme eux, il est capable de frapper l’EI, indique M. Abdel Rahmane.

Depuis le début de la révolte en Syrie en mars 2011, le régime assimile les insurgés à des terroristes soutenus par l’étranger.

En dépit de la guerre entre rebelles et jihadistes, il met les deux dans le même sac.

Le régime frappe l’EI là où il est puissant. Dans les régions où ce groupe est aux prises avec les rebelles, il n’intervient pas pour que ses deux ennemis soient affaiblis, dit M. Abdel Rahmane.

Mais dès qu’une partie prend le dessus, il la frappe, ajoute-t-il.

Outre Deir Ezzor, l’EI contrôle la plupart de Raqa et a chassé le régime de deux importantes positions dans cette province. L’armée n’y contrôle plus que l’aéroport militaire de Tabqa.

Romandie.com avec(©AFP / 17 août 2014 15h24)