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RD Congo : la dépouille d’Étienne Tshisekedi sera rapatriée « d’ici à deux semaines », selon son fils

février 28, 2017

Le cercueil d’Étienne Tshisekedi, à Bruxelles, le 5 février 2017. © Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Le corps d’Étienne Tshisekedi pourrait être rapatrié en RDC dès la fin des travaux d’aménagement de son caveau, a indiqué à Jeune Afrique son fils, Félix Tshisekedi.

Étienne Tshisekedi, dont la dépouille repose depuis près d’un mois dans un funérarium de Bruxelles, sera bel et bien enterré dans le cimetière de la Gombe. « Le corps sera rapatrié dès que les travaux d’aménagement du caveau seront terminés, ce qui devrait prendre environ deux semaines. Il est inutile de le transporter, si c’est pour attendre ici », a indiqué son fils Félix Tshisekedi.

Un dénouement qui fait suite à plusieurs semaines de vives polémiques opposant les autorités de Kinshasa aux représentants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti du défunt « sphinx de Limete ».

Le 20 février, une réunion avait rassemblé les différentes parties pour convenir de l’emplacement de son mausolée. Mais les discussions avaient rapidement tourné au dialogue de sourds, avant que le gouverneur de la province de Kinshasa ne tranche dans le vif en signant un arrêté vendredi 24 février prévoyant « d’aménager, au sein du cimetière de la Gombe, un carré spécial (de plus ou moins 500 m2) destiné à recevoir la dépouille de feu Etienne Tshisekedi ».

L’UPDS prend acte

Une décision contraire aux souhaits des représentants de l’UDPS. Ces derniers avaient proposé au gouverneur le 16 février quatre sites symboliques (la place de l’Indépendance, la ville de Kasa-Vubu, l’esplanade du Palais du Peuple et la commune de Limete).

Devant le refus des autorités, le parti avait proposé une toute dernière solution : enterrer le défunt au siège du parti à Limete où un mausolée aurait été érigé. Impossible, leur auraient répondu les autorités, qui affirment qu’une loi datant de 1914 interdit toute inhumation d’une personne décédée en dehors d’un cimetière.

« Nous prenons acte de la décision des autorités, déclare Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS. Mais ils ont agi avec mauvaise foi, en essayant de nous diviser avec la famille biologique. Nous ne sommes pas tombés dans leur piège et nous avons montré notre dignité. »

Jeuneafrique.com par Olivier Liffran et Pierre Boisselet

Centrafrique/nouvelles accusations d’abus sexuels: Rapatriement des soldats congolais des casques bleus onusiens

février 5, 2016

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Une patrouille des casque bleus à Bangui, le 30 décembre 2015 Crédits : REUTERS
Nouveau scandale dans les rangs des forces onusiennes déployées en République Centrafrique (RCA). Sept nouveaux cas présumés d’abus sexuels des Casques bleus, dont cinq de mineures, ont été identifiés par la mission de l’ONU en RCA, a révélé la Minusca, jeudi 4 février. Les faits se seraient déroulés à Bambari, une ville du centre du pays.

Rapatriement de 120 soldats congolais

La mission onusienne y a dépêché un expert du Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies (BSCI). Selon un communiqué de la Minusca, « l’évaluation initiale a fourni des preuves suffisantes qui confirment que cinq des victimes étaient mineures. Une adulte a été victime d’exploitation sexuelle. Le bureau n’a pas pu interroger la septième victime présumée, qui serait également mineure. Ces cas ont été portés à l’attention de la Minusca le 21 janvier par une équipe de chercheurs de Human Rights Watch afin que des soins médicaux et psycho-sociaux soient prodigués aux victimes et afin que la Mission endosse toute sa responsabilité pour ces présumés crimes ».

« Les soldats impliqués viennent du Congo-Brazaville et de RD Congo »

« Les soldats impliqués proviennent de la République du Congo et de la République démocratique du Congo (RDC) », informe le texte, indiquant que « leurs gouvernements respectifs ont été informés de ces allégations et ont été invités à mener des enquêtes ».

Rapatriement « effectif après conclusion de l’enquête »

« En raison de la gravité de ces allégations, les Nations unies ont décidé de prendre des mesures immédiates, y compris le rapatriement de 120 soldats de la République du Congo, déployés à Bambari du 17 septembre au 14 décembre dernier », informe le communiqué, précisant que « ce rapatriement sera effectif après la conclusion de l’enquête. Dans l’attente, les soldats seront confinés dans leurs casernes ».

Suite à ces allégations, l’ONU a décidé du « rapatriement des cent vingt soldats congolais déployés à Bambari du 17 septembre au 14 décembre 2015 ». Fin janvier, plusieurs jeunes filles, mineures au moment des faits, avaient déclaré à l’ONU avoir été agressées sexuellement ou exploitées par des soldats étrangers. Sur soixante-neuf cas d’abus sexuels présumés recensés en 2015 par l’ONU au sein de ses missions de paix dans le monde, vingt-deux concernaient la Minusca.

 

Lemonde.fr avec AFP

Les Britanniques attendent d’être rapatriés de Charm el-Cheikh

novembre 6, 2015

Des milliers de touristes britanniques attendaient vendredi de pouvoir quitter Charm el-Cheikh par des vols spéciaux. Un premier avion est parti, mais les autorités égyptiennes ont suspendu l’arrivée de plusieurs avions de rapatriement britanniques, selon EasyJet.

A 13h20 (12h20 suisses), le premier avion d’EasyJet a décollé vendredi à destination de Londres-Gatwick, a annoncé un responsable de l’aéroport. Il est parti après une longue attente à l’embarquement et sur la piste, avec 165 ou 166 passagers à bord, a précisé cette source sous couvert de l’anonymat.

Un second appareil d’EasyJet était sur le point de décoller, selon la même source. Selon l’aviation civile égyptienne, 8 vols étaient prévus dans la journée pour rapatrier les vacanciers britanniques de la station balnéaire de l’est de l’Égypte depuis l’explosion en vol d’un avion russe, il y a six jours.

Néanmoins, EasyJet a affirmé que les autorités égyptiennes avaient suspendu les atterrissages de ces compagnies à Charm el-Cheikh. « Cela veut dire que 8 des 10 vols d’EasyJet prévus (vendredi) ne vont plus pouvoir opérer », a-t-elle dit dans un communiqué sans préciser les raisons de cette interdiction.

Elle a ajouté « travailler avec le gouvernement britannique pour trouver une solution » ainsi que sur « un plan d’urgence » lui permettant d’opérer une fois obtenue la permission de voler.

Quelque 20’000 touristes britanniques sont toujours bloqués dans la station balnéaire. Une foule de ces touristes affluait à l’aéroport de Charm el-Cheikh, cherchant un vol. Ils transportaient pour la plupart des bagages normaux et non pas seulement des bagages à main, les seuls qui seront autorisés selon Londres, sur les vols des compagnies britanniques.

Les Russes aussi
Londres avait suspendu tous les vols de compagnies britanniques au départ de Charm el-Cheikh lundi, au surlendemain du drame. Le gouvernement britannique a annoncé jeudi soir qu’il autorisait finalement des compagnies à rapatrier se ressortissants à partir de vendredi.

Des centaines de touristes russes patientaient pour leur part dans des files d’attente au milieu de leurs bagages devant les comptoirs d’embarquement des compagnies charter russes.

En milieu de matinée, neuf avions s’étaient envolés pour la Russie, dont un de la compagnie MetroJet, dont l’appareil s’est crashé samedi dans le Sinaï, a annoncé à l’AFP un responsable de l’aéroport. Selon la même source, les 20 à 23 vols quotidiens à destination de Moscou se sont envolés normalement depuis le drame, selon la même source.

Romandie.com

RDC : rapatriement en cours de plus de 600 Congolais réfugiés en Centrafrique

août 4, 2015
    Des réfugiés dans un camp de Bossangoa en Centrafrique. © Sia Kambou/AFP


Des réfugiés dans un camp de Bossangoa en Centrafrique. © Sia Kambou/AFP

Les Nations unies ont annoncé lundi avoir commencé le rapatriement de plus de 600 réfugiés Congolais en Centrafrique, qui avaient fui il y a six ans les exactions de la LRA en RDC.

« Au cours des trois prochaines semaines, l’UNHCR entend rapatrier 628 réfugiés au total dans 12 vols affrétés », a affirmé l’agence dans un communiqué. Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a également indiqué avoir déjà évacué lundi 3 août par voie aérienne un premier groupe de 39 réfugiés de Zemio, dans le sud-est de la Centrafrique, vers la zone d’Ango, dans la Province Orientale, au nord de la RDC.

Ces réfugiés appartenaient à un groupe de 5 000 personnes qui a fui la RDC en 2008 et en 2009 pour échapper aux attaques du groupe rebelle ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui gagnait alors en puissance, pillant des villages et multipliant les enlèvements, les viols et l’enrôlement d’enfants comme soldats et esclaves sexuels.

Bien que la LRA, affaiblie, demeure présente dans la région d’Ango, le HCR a précisé que les réfugiés avaient affirmé préférer quitter le camp de Zemio, effrayés par la situation explosive en Centrafrique. Quelque 2 800 Congolais qui s’étaient réfugiés en Centrafrique en 2008 et 2009 ont fui les violences dans ce pays depuis le début de la crise en 2013 et sont déjà rentrés en RDC, selon le HCR.

Ouganda: des blessés par balles lors d’une tentative de rapatriement d’ex-rebelles vers la RDC

décembre 16, 2014

Kampala – Plusieurs ex-combattants du M23, cantonnés en Ouganda depuis la défaite de cette rébellion congolaise, ont été blessés par balles mardi par l’armée ougandaise, qualifiée par le président du M23 de tentative de rapatriement forcé vers la République démocratique du Congo (RDC), selon des sources concordantes.

L’armée ougandaise avait annoncé mardi matin sur Twitter que les soldats du M23 allaient être enfin remis aujourd’hui au gouvernement de RDC à l’aéroport (international) d’Entebbe, à une trentaine de km de Kampala, avant d’annoncer un changement des horaires de l’opération, sans autre détail.

Ce matin vers 04H00 (01H00 GMT) des camions (de l’armée ougandaise) sont arrivés pour embarquer de force, les quelque 1.300 ex-combattants du M23 ayant fui la RDC lors de la déroute de leur rébellion en novembre 2013 et cantonnés depuis dans un camp à Bihanga (bien Bihanga), à quelque 300 km au sud-ouest de Kampala, a expliqué à l’AFP le président du M23, Bertrand Bisimwa.

Ils ont refusé d’embarquer dans les camions (…) des coups de feu sont partis du côté de l’armée ougandaise, a ajouté M. Bisiimwa, joint à Kampala, où il réside, depuis Nairobi. Il a précisé avoir confirmation d’un nombre indéterminé de blessés et peut-être des morts.

Des renforts militaires ont été déployés à Bihinga pour rétablir la situation et retrouver certains ex-officiers rebelles que l’armée accuse d’être à l’origine du refus d’embarquer, a ajouté ce responsable.

Selon M. Bisimwa, ce rapatriement est une violation des règles du droit international et des déclarations signées le 12 décembre 2013 à Nairobi entre le gouvernement de RDC et le M23, mettant fin au conflit.

Le document de Nairobi, selon lui, prévoyait que la question du rapatriement des anciens rebelles réfugiés hors de RDC soit discutée entre l’ex-rébellion et les autorités de Kinshasa ce qui n’a jamais été fait.

Ce processus de rapatriement, que Kinshasa souhaite voir achevé avant le 31 décembre, piétine depuis plusieurs semaines, chaque camp s’accusant du blocage et la communauté internationale s’inquiétant de la lenteur des avancées.

En début d’après-midi, Paddy Ankunda a assuré sur Twitter que l’opération de rapatriement du M23 restait maintenue mardi, concernant 120 personnes ayant exprimé la volonté d’être rapatriées, sur les 1.373 ex-combattants rebelles cantonnés à Bihanga.

Les autres M23 semblent s’être rendus au camp de réfugiés de Rwamwanja où ils veulent être pris en charge par l’ONU, a ajouté M. Ankunda sur le compte Twitter de l’armée ougandaise, sans évoquer directement l’opération de la matinée.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) à Kampala a indiqué que les anciens rebelles congolais n’avaient pas de statut de réfugiés et ne pourraient être accueillis à Rwamwanja qui héberge quelque 50,000 réfugiés de RDC ayant fui depuis 2012 les combats entre M23 et armée congolaise dans l’est de leur pays.

Chargée de la communication du bureau ougandais du HCR, Lucy Beck a assuré qu’aucun ex-rebelle n’était arrivé jusqu’ici au camp. Les anciens combattants du M23 n’ont pas demandé auparavant asile au HCR ou au gouvernement et ne peuvent donc bénéficier du statut de réfugié ou de l’asile politique, a-t-elle précisé.

Romandie.com avec(©AFP / 16 décembre 2014 14h24)

Le rapatriement des réfugiés congolais du Gabon s’accélère

septembre 3, 2011

Le rapatriement des réfugiés congolais au Gabon décolle. Depuis le 22 juillet, date du début des rapatriement volontaire « 692 réfugiés sont rentrés au Congo […] par voies terrestres et aériennes » a indiqué jeudi Philippe Bateza, du bureau du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Brazzaville.

Entre 1998 et 2003, quelques 20 000 congolais fuyant la guerre civile avaient franchi la frontière pour se réfugier au Gabon. Mais depuis, les retours se faisaient au compte goutte : depuis la signature de l’accord tripartite (Gabon-Congo-HCR) sur le rapatriement de ces personnes en 2001, à peine 2 609 avaient regagné le Congo.

Encore près de 9 000 réfugiés

Le Gabon avait donné le choix aux réfugiés congolais entre un retour volontaire dans leur pays ou une régularisation administrative au Gabon avec un statut de migrant. Le 31 juillet, lorsque Libreville a mis fin à leur statut, il restait environ 9 300 réfugiés et demandeurs d’asile.

Le HCR finance pour moitié les cartes de séjour en en payant les frais administratifs (150 000 F CFA soit 230 euros). Il donne également une prime au retour de 100 000 (150 euros) par adulte et 50 000 FCFA (75 euros) par enfant afin de « pouvoir tenir les premiers jours », a expliqué Philippe Bateza.

De son côté, le gouvernement congolais a mis en place une assistance aux réfugiés à hauteur de 300 millions de F CFA (500 000 euros) et a promis aux anciens fonctionnaires encore en âge de travailler de leur rendre leurs postes et leurs grades.

Jeuneafrique.com avec AFP