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Le député britannique David Amess assassiné lors d’un rassemblement citoyen

octobre 15, 2021

 Le député conservateur David Amess a été poignardé dans une église de sa circonscription, dans la ville de Leigh-on-Sea, au Royaume-Uni.

© /Photo tirée du compte Twitter de David Amess Le député conservateur David Amess a été poignardé dans une église de sa circonscription, dans la ville de Leigh-on-Sea, au Royaume-Uni.

L’élu conservateur a été poignardé à plusieurs reprises vendredi dans une église de Leigh-on-Sea, dans le comté d’Essex, où il rencontrait ses concitoyens. Il a succombé à ses blessures sur place.

Selon les forces de police de l’Essex, l’élu de 69 ans est mort sur les lieux en dépit des efforts soutenus des services d’urgence pour le réanimer.

Un appel a d’abord été reçu par la police pour une agression au couteau dans l’église méthodiste de Belfairs, à Leigh-on-Sea, une ville balnéaire à l’est de Londres. Sur les lieux, les agents ont découvert la victime gravement blessée avant de procéder à l’arrestation d’un homme de 25 ans. Un couteau a aussi été retrouvé sur les lieux par les policiers.

Le suspect est détenu et passible d’une accusation de meurtre.

«Nous ne recherchons personne d’autre en rapport avec l’incident et nous ne pensons pas qu’il y ait une menace permanente pour le grand public», a assuré la police.

Le bureau du député Amess, à Londres, a confirmé l’incident sans donner plus de détails.

Le député David Amess a été attaqué alors qu'il rencontrait ses concitoyens dans une église de sa circonscription.

© ANDREW COULDRIDGE/Reuters Le député David Amess a été attaqué alors qu’il rencontrait ses concitoyens dans une église de sa circonscription.

Selon des témoignages recueillis par les médias britanniques, David Amess aurait été poignardé à plusieurs reprises alors qu’il participait à une «surgerie», soit une rencontre avec les citoyens de sa circonscription où ces derniers viennent lui faire part de leurs demandes ou pour y signaler des problèmes à régler.

David Amess, membre du Parti conservateur, siège au Parlement britannique depuis 1983. Il y représente la circonscription de Southend West depuis 1997. Eurosceptique, il a été une voix très active en faveur du Brexit.

Cette attaque a priori gratuite contre un député a soulevé l’indignation de nombreux citoyens et parlementaires dont le leader du Parti travailliste, Keir Starmer, qui a déclaré sur Twitter qu’il s’agissait d’une nouvelle «horrible et profondément choquante».

«Je pense à David, à sa famille et à son équipe», a-t-il ajouté.

L’ancien premier ministre conservateur, David Cameron a pour sa part écrit sur Twitter : «Des nouvelles très alarmantes et inquiétantes en provenance de Leigh-on-Sea. Mes pensées et mes prières vont à Sir David Amess et à sa famille».

Plusieurs précédents

Ce triste événement n’est pas sans rappeler l’assassinat en pleine rue de la députée europhile Jo Cox, en 2016, une semaine avant le référendum sur le Brexit par un sympathisant néo-nazi.

Le député travailliste Stephen Timms a avait aussi été poignardé à l’estomac en mai 2010 par une étudiante radicalisée par des sermons en ligne d’un prédicateur lié au groupe terroriste Al-Qaida.

En 2000, le député libéral démocrate Nigel Jones et son assistant Andrew Pennington avaient aussi été attaqués par un homme armé d’une épée lors d’une rencontre avec des citoyens. Andrew Pennington a été tué tandis que Nigel Jones avait été blessé.

Avec CBC/Radio-Canada

Congo/Débat constitutionnel : La majorité présidentielle en zone de turbulences ?

janvier 20, 2015

Pierre Ngolo, furieux?

Pierre Ngolo, furieux?

Le débat constitutionnel agite le microcosme politique congolais. Si les partis opposés au changement de la Constitution ont réussi leur sortie, au palais des congrès, à Brazzaville, en signant, la semaine dernière, une déclaration pour exiger le respect de l’ordre constitutionnel et la convocation d’une concertation sur la préparation de l’élection présidentielle de 2016, à la majorité présidentielle, les dirigeants ont quelques soucis à se faire. Et pour cause, les rangs semblent se dépeupler.

Le R.d.d et l’U.p ont déjà tourné casaque. Le M.c.d.d.i est presque sur le point de le faire, en se parant du statut d’observateur dans la plateforme opposée au changement de la Constitution. Depuis la fin de la semaine dernière, une bonne fourchette de partis sont dans la fronde. Le R.c (Rassemblement citoyen), de Claude-Alphonsine N’Silou, a publié une déclaration pour dire qu’il ne donnera sa position que «dans les limites du temps convenable».

Jeudi 15 janvier dernier, les vingt-deux partis de la majorité présidentielle étaient en réunion, dans la salle de banquet du palais des congrès, sous la direction de Pierre Ngolo, président par intérim. Il était question de peaufiner des stratégies pour l’élection présidentielle de 2016, examiner et adopter, ensuite, le projet de déclaration sur le changement de la Constitution. A cette réunion, la plupart des partis n’y ont envoyé que des délégués n’ayant pas pouvoir de les engager. Au point que la réunion a été suspendue pour être reportée au vendredi 16 janvier.

Mais, ce jour-là, on a enregistré beaucoup plus d’absences qu’auparavant. Il n’empêche que la réunion a eu lieu et le président par intérim, Pierre Ngollo, a annoncé la signature solennelle, devant les médias, le mardi 20 janvier, par chaque parti et les individualités, de la déclaration sur le changement de Constitution. Et les présidents des partis sont, personnellement, invités à signer, eux-mêmes.

Mais, il n’a pas fallu longtemps attendre pour se rendre compte que la crise couve au sein de la majorité. La déclaration du Rassemblement citoyen (voir page 4), en date du 17 janvier 2015, en dit long. «Libres, dans les moments difficiles, nous avions choisi et combattu aux côtés du président Denis Sassou-Nguesso, pour défendre la liberté, la démocratie et la paix dans notre pays. Libre, le Rassemblement citoyen donnera, dans les limites du temps convenable, de manière responsable, sa position sur la question du changement de la Constitution», dit cette déclaration signée par Claude Alphonse N’Silou, le président de ce parti. Ce qui ne laisse aucune ambiguïté: le R.c ne sera pas parmi les partis de la majorité qui vont signer la déclaration sur le changement de la Constitution, le mardi 20 janvier.

A ce qu’on apprend, beaucoup d’autres partis pourraient adopter la même attitude que le R.c. «Depuis le mois d’avril 2014, le collège des présidents de la majorité présidentielle avait mis en place une commission pour réfléchir sur la question de la Constitution. Cette commission avait préparé un rapport qui devait être soumis au collège des présidents. Mais, le président par intérim n’a plus jamais réuni le collège. On a mis dans l’ombre le travail de cette commission. A la place, notre allié, le P.c.t, a préféré traité cette question en son propre sein. Il a publié sa position, le 31 décembre dernier, avant tous les autres partis de la majorité. Du coup, la démarche qu’on avait souhaitée être commune sur cette question, a été mise à mal. Le secrétaire général du M.c.d.d.i a fait sa réplique sur les médias internationaux, comme vous l’avez suivi. Comment voulez-vous qu’on aille signer une déclaration, sans que chaque parti n’ait eu la possibilité de consulter sa base ou ses instances dirigeantes, comme le P.c.t l’a fait? Les partis alliés refusent d’être relégués au rôle de partis satellites du P.c.t, parce qu’on aura signé une déclaration rien que pour le soutenir. Voilà là où le bât blesse.

L’avenir des institutions doit faire l’objet d’un consensus sans lequel rien ne peut se faire», nous a confié un responsable proche de la majorité. La majorité présidentielle en zone de turbulences? Que va-t-il se passer, le mardi 20 janvier? C’est ce qu’il y a lieu de voir. Une chose est sûre: tout le monde ne regarde plus dans la même direction, au sein de cette famille politique. A moins que le président Denis Sassou-Nguesso ne s’y implique, lui-même, pour sauver ce qui peut encore l’être.

Lasemaineafricaine.net par Joël  NSONI