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« Stoppez cette folie! »: rassemblements en Europe pour l’Ukraine, arrestations en Russie

février 24, 2022
"Stoppez cette folie!": rassemblements en Europe pour l'Ukraine, arrestations en Russie
« Stoppez cette folie! »: rassemblements en Europe pour l’Ukraine, arrestations en Russie© AFP/John MACDOUGALL

« Stoppez cette folie ! »: à Berlin, Paris ou encore Varsovie et Istanbul, des manifestants ont protesté jeudi dans de nombreux pays contre l’invasion de l’Ukraine. Et en Russie même des centaines de protestataires ont été arrêtés.

Au moins 788 personnes ont été interpellées par la police russe dans 42 villes, a rapporté l’ONG spécialisée OVD-Info. Près de la moitié ont été arrêtées à Moscou, où l’AFP a assisté à des dizaines d’interpellations sur la place Pouchkine, dans le centre.

Devant l’ambassade russe à Berlin, un manifestant brandit une pancarte où est écrit: « Stoppez cette folie, sauvez la vie, plus de mensonges ». De nombreux autres arborent les couleurs ukrainiennes.

Parmi les protestataires, des Russes fustigent clairement l’opération militaire lancée par Moscou.

« Tout le monde devrait venir ici aujourd’hui et soutenir l’Ukraine et dire que la guerre doit cesser », déclare à l’AFP Olga Kupricina, 32 ans, originaire de Kaliningrad et installée en Allemagne depuis octobre.

« criminel de guerre »

« Les Ukrainiens et les Russes sont frères et soeurs. Tous mes amis et mes parents sont sous le choc et ne veulent pas de guerre », dit-elle.

« Nous voulons montrer que nous sommes contre la guerre. Nous sommes russes et venons de Russie. L’Ukraine a toujours été un pays très amical avec nous et un pays proche », abonde Ekaterina Studnitzky, 40 ans dont 16 passés en Allemagne.

Des Ukrainiens participaient à un autre rassemblement, au pied de la mythique Porte de Brandebourg.

Vladimir « Poutine a déjà volé ma maison parce que je suis de Donetsk et que ma famille et moi avons dû partir à cause de la guerre », s’emporte Sofia Avdeeva, étudiante de 22 ans.

« Je ne veux pas que l’ensemble de l’Ukraine connaisse le même sort. J’ai déjà dit au revoir à ma maison mais je ne veux pas que tout le pays vive l’enfer que nous avons vécu », poursuit-elle, avant de lancer que le président russe « devrait mourir ».

« C’est un criminel de guerre, il n’a pas déclaré la guerre et il a attaqué des villes pacifiques », dénonce-t-elle.

De nombreuses manifestations sont prévues dans la plupart des grandes villes allemandes.

En Géorgie, théâtre d’une intervention russe en 2008, des milliers de personnes ont manifesté dans les principales villes. « Poutine a attaqué non seulement l’Ukraine aujourd’hui ou la Géorgie il y a des années, mais l’idée même de liberté », estime à Tbilissi Keti Tavartkiladze, professeur de mathématiques de 61 ans.

Drapeau brûlé

A Paris, plusieurs centaines de personnes étaient réunies elles aussi devant l’ambassade russe, dont plusieurs candidats à l’élection présidentielle d’avril comme l’écologiste Yannick Jadot ou l’ex-ministre Christiane Taubira.

Un grand rassemblement est prévu en fin de journée sur la place de la République, dans le coeur de Paris. Un autre s’est aussi tenu à Madrid.

A Varsovie, pays limitrophe de l’Ukraine, un drapeau russe a été brûlé par un manifestant devant l’ambassade russe.

Des rassemblements ont été en parallèle organisés à Beyrouth et Tokyo. A Dublin, La Haye et Amsterdam, des centaines de personnes ont elles aussi participé à des rassemblements jeudi devant les représentations russes.

A Istanbul, une quarantaine de personnes se sont réunies jeudi matin devant le consulat de Russie à Istanbul pour entonner l’hymne ukrainien et brandir des portraits du président russe, le visage couvert de sang.

La diaspora ukrainienne a également appelé à un rassemblement à Berne auquel ont participé plusieurs centaines de personnes sous le slogan « Stop à la guerre de Poutine ».

« Nous nous sentons détruits (…) C’est un très mauvais sentiment quand votre mère vous appelle à 6 heures du matin et vous dit que la guerre a commencé. Alors nous avons décidé de quitter notre lieu de travail pour venir dire +non+ devant l’ambassade de Russie », déclare à l’AFP Yevhenii Osypchuk, un mécanicien automobile de 27 ans, qui a lui participé à un rassemblement à Stockholm.

Par Le Point avec AFP

Présidentielle : Lagarde invite Pécresse à discuter rassemblement

décembre 7, 2021

Le président de l’UDI, qui a exclu de se présenter à l’Élysée, propose à la candidate de LR de discuter d’un rassemblement de la droite et du centre.

Valerie Pecresse, candidate LR a la presidentielle, a Saint-Martin-Vesubie, lundi 6 decembre 2021.
Valérie Pécresse, candidate LR à la présidentielle, à Saint-Martin-Vésubie, lundi 6 décembre 2021.© CHRISTOPHE SIMON / AFP

La candidate des Républicains à la présidentielle répondra-t-elle à cet appel du pied ? Mardi 7 décembre, Jean-Christophe Lagarde, président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), a invité Valérie Pécresse à converser pour « créer les conditions du rassemblement de la droite et du centre ». « Elle est aujourd’hui la candidate de la droite et elle a la responsabilité, pour avoir une alternance, de parvenir à rassembler droite et centre », a-t-il clamé lors du point de presse hebdomadaire de son groupe parlementaire au Palais-Bourbon.

Le responsable de la formation de centre droit avait annoncé début novembre qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle, souhaitant qu’un « rassemblement puisse se faire » avec le candidat qui serait choisi par LR. M. Lagarde a rappelé mardi avoir émis une objection à une alliance avec Éric Ciotti, tenant de la ligne la plus droitière parmi les postulants au congrès LR, mais qu’il n’y avait « pas d’incompatibilité » avec la patronne de la région Île-de-France.

« Nous sommes disponibles »

Avant la primaire, « elle nous a dit qu’elle souhaitait notre soutien si elle était désignée par LR et qu’elle était à notre disposition pour qu’on discute du projet, et que celui-ci pouvait être incrémenté, ou corrigé ou enrichi », a indiqué M. Lagarde en déclarant : « Nous sommes disponibles. » L’absence de candidat UDI « ne veut pas dire que nous avons décidé de faire disparaître les idées ou les projets que nous portons. Donc il va y avoir une discussion sur comment on gouverne la France si effectivement on rend possible cette alternance », a-t-il poursuivi.

M. Lagarde a évoqué « plus d’une cinquantaine de points » ouverts à discussion dans tous les domaines, souhaitant en particulier une « clarification » des positions de Mme Pécresse « sur l’Europe quand elle parle d’identité ou d’exception constitutionnelle ». « Pour l’instant, elle est occupée à rassembler sa famille, et c’est normal, mais les premiers signes que j’ai montrent qu’elle souhaite avoir cette discussion et nous sommes disponibles », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

Congo-Diaspora: Rassemblement ce samedi 10 avril 2021 en mémoire de Guy-Brice Parfait Kolelas à la Place de la République

avril 10, 2021

Avec Polémique Congo Brazza Europe

Congo-Diaspora: Rassemblement en mémoire de Guy-Brice Parfait Kolelas

avril 4, 2021

Avec Polémique Congo-Brazza-Europe

France/Professeur décapité : appel à un rassemblement dimanche place de la République à Paris

octobre 17, 2020

Cet appel, lancé par plusieurs associations et syndicats, n’a pas encore reçu l’autorisation de la préfecture.

Plusieurs associations et syndicats ont lancé ce samedi un appel à un rassemblement dimanche à 15 heures place de la République à Paris pour rendre hommage au professeur de Conflans-Sainte-Honorine décapité vendredi après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

Cet appel a été initié par SOS Racisme, la FSU, le Sgen-CFDT, l’Unsa-Education, le SNALC, la FCPE, la FIDL (syndicat lycéen) la FAGE, l’UEJF et «Dessinez Créez Liberté». «On attend encore l’autorisation de la préfecture», a dit à la presse Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa Education, après une réunion au ministère de l’Education avec les syndicats enseignants, en présence du Premier ministre Jean Castex.

«Je comprends cette initiative, j’y adhère. Si elle devait avoir lieu, j’irai évidemment à cette manifestation dans le respect des conditions sanitaires qui sont les nôtres aujourd’hui», a pour sa part affirmé à la presse le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. «Nous devons montrer notre soutien à la République», a-t-il ajouté.

«Au-delà de ce rassemblement, nous appelons nos représentations locales à organiser des initiatives dans les jours qui viennent», ont écrit les associations à l’origine de cet appel. Afin de «dire que nous pensons à Samuel Paty (le professeur assassiné) ainsi qu’à ses proches endeuillés», «dire que les enseignants doivent être soutenus dans l’exercice de leur métier», dire «que nous sommes attachés à la liberté d’expression et que nous refusons les logiques extrémistes et obscurantistes», ont-elles notamment souligné.

L’Élysée a indiqué samedi qu’un «hommage national» serait rendu à l’enseignant. Le journal Charlie Hebdo a lui aussi appelé à participer au rassemblement de dimanche.

Par Le Figaro avec AFP

Mali: nouveau rassemblement pour le départ du président Keïta malgré l’appel de la Cédéao

août 11, 2020

Les opposants au pouvoir au Mali ont commencé à se rassembler mardi 11 août à Bamako pour à nouveau réclamer le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta, malgré la pluie et l’appel des Etats ouest-africains à privilégier le dialogue, ont constaté des journalistes de l’AFP.

«Nous voulons un vrai changement au Mali, IBK dégage», en référence aux initiales du dirigeant malien Ibrahim Boubacar Keïta, pouvait-on lire sur des pancartes lors de ce rassemblement de quelques milliers de personnes. Des manifestants réclamaient aussi la démission du premier ministre Boubou Cissé, sous la pluie. Plusieurs tenaient un parapluie, au son de vuvuzelas.

C’est la première manifestation contre le pouvoir depuis le 21 juillet quand le mouvement avait annoncé une trêve pour permettre un déroulement dans le calme de la fête musulmane de l’Aïd al-Adha le 31 juillet. Le Mouvement du 5 juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), une coalition hétéroclite de chefs religieux, politiques, et de la société civile, réclame depuis juin le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta, élu en 2013 puis réélu en 2018 pour cinq ans. Ce nouveau rassemblement est organisé malgré l’appel de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Troubles meurtriers

«Toute la communauté internationale sait qu’il y a des difficultés au Mali. Nous tentons d’aider le peuple malien à les résoudre», a déclaré son envoyé spécial au Mali, l’ex-président du Nigeria, Goodluck Jonathan, lors d’une conférence de presse lundi soir à Bamako. «Il n’y a donc plus lieu d’organiser continuellement des manifestations», a dit Goodluck Jonathan, appelant à «rester strictement dans le cadre du dialogue».

L’ex-dirigeant nigérian est depuis lundi à Bamako où il a assisté le même jour à la prestation des neuf membres de la Cour constitutionnelle, nommés le 7 août conformément aux recommandations de la Cédéao fin juillet pour tenter sortir le pays de la crise politique. La Cour constitutionnelle est considérée comme l’un des éléments déclencheurs de la crise politique actuelle, après qu’elle a invalidé fin avril une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril, dont une dizaine en faveur de la majorité du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Le weekend du 10 juillet, une manifestation à l’appel de l’opposition a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers, les plus graves à Bamako depuis le coup d’Etat de 2012. Le Mali est en outre confronté depuis 2012 à des attaques djihadistes auxquelles se sont mêlés des heurts intercommunautaires. Ces violences, parties du Nord, se sont propagées dans le centre du pays puis au Niger et au Burkina voisins.

Par Le Figaro avec AFP

France/Vincent Lambert : sa mère appelle à un rassemblement dimanche contre l’arrêt des traitements

mai 14, 2019

 

La mère de Vincent Lambert appelle à un rassemblement dimanche devant l’hôpital de Reims où se trouve son fils, tétraplégique en état végétatif depuis 10 ans, afin de tenter d’empêcher l’arrêt programmé des traitements annoncé par le médecin à la famille.

«Ce dimanche 19 mai, je serai dès 15h00 devant l’hôpital de Reims pour les supplier de continuer à hydrater et nourrir Vincent. En France, en 2019, personne ne devrait mourir de faim et de soif. Si vous le souhaitez, vous pouvez m’accompagner», écrit Viviane Lambert sur le site «Je soutiens Vincent».

«Il faut garder espoir jusqu’au bout et expliquer à tout le monde que Vincent n’est pas en fin de vie, il est handicapé ! Rien n’est perdu, le comité des personnes handicapées de l’ONU a demandé à la France de continuer à hydrater et alimenter Vincent», ajoute-t-elle. «Il faut que la France respecte la convention qu’elle a signée, elle doit le faire pour Vincent mais aussi pour tous les autres handicapés».

Le médecin traitant de Vincent Lambert a annoncé vendredi à la famille l’interruption des traitements, à partir du 20 mai, de cet ancien infirmier psychiatrique en état végétatif au CHU de Reims. Le 24 avril, le Conseil d’Etat avait jugé conforme à la loi la décision collégiale d’arrêt des soins, prise le 9 avril 2018 par le CHU de Reims pour faire cesser un «acharnement thérapeutique» mais contestée par une partie de la famille.

Suite à cette décision, les parents de Vincent Lambert, catholiques farouchement opposés à l’euthanasie passive, ont déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) et le Comité international de protection des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH). La CEDH a rejeté cette requête, mais le CIDPH a demandé à la France de suspendre toute décision d’arrêt des soins, dans l’attente d’une instruction sur le fond.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Devant 70.000 jeunes à Rome, le pape critique « la liberté sans contraintes »

août 11, 2018

Le pape François s’exprime devant quelque 70.000 jeunes Italiens au Cirque Maxime de Rome, le 11 août 2018 / © AFP / FILIPPO MONTEFORTE

Le pape François a critiqué samedi « la liberté sans contraintes » devant quelque 70.000 jeunes Italiens qui l’ont acclamé comme une rock star au Cirque Maxime de Rome, un hippodrome datant de l’époque romaine.

« Choisir, pouvoir décider pour soi semble être l’expression de la plus grande liberté. Et d’une certaine façon, ça l’est. Mais l’idée de liberté que nous respirons aujourd’hui est une idée de liberté sans liens, sans contraintes et toujours avec une échappatoire », a dénoncé le pape, qui répondait aux questions de plusieurs jeunes.

Malgré une chaleur accablante, les jeunes pèlerins de près de 200 diocèses italiens étaient arrivés au Cirque Maxime après plusieurs jours de marche pour participer à une veillée religieuse suivie d’un concert.

Aux jeunes poussés par leurs parents à finir leurs études en mettant de côté leurs relations amoureuses, le pape a conseillé de s’engager dans le mariage s’ils rencontrent un « amour vrai », à distinguer avec « l’enthousiasme amoureux maquillé en amour ».

« L’amour ne tolère pas les demi-mesures », a-t-il estimé. « En amour, tu dois mettre toute la viande sur le gril », a-t-il ajouté, employant un dicton argentin.

L’initiative de l’épiscopat italien s’inscrit dans le cadre d’une grande mobilisation de l’Eglise catholique avant la tenue en octobre d’un synode (assemblée mondiale des évêques) consacré aux jeunes, trois ans après le dernier synode sur la famille.

Les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) ont en outre été arrêtées du 22 au 27 janvier prochains au Panama, en présence du pape François.

Romandie.com avec(©AFP / (11 août 2018 20h37)

Les jeunes Américains en masse dans la rue contre les armes à feu

mars 24, 2018

Plusieurs heures avant le début du rassemblement géant contre les armes à feu, des centaines de manifestants ont déjà pris position, le 24 mars 2018 à Washington / © AFP / JIM WATSON

Exaspérés par la répétition des fusillades dans leurs écoles, des centaines de milliers d’Américains descendent samedi dans la rue pour une manifestation historique contre les armes à feu.

Jusqu’à un demi-million d’adolescents et d’adultes sont ainsi attendus à Washington, avec comme mot d’ordre: « Plus jamais ça! »

Plus de 800 marches sont prévues dans d’autres villes des Etats-Unis et dans le monde avec, partout, la jeunesse en fer de lance.

L’événement national, baptisé « March for Our Lives » –« Marchons pour nos vies »–, est une réaction spontanée au massacre le 14 février de 17 personnes dans un lycée de Floride.

Cet énième drame a, pour beaucoup d’Américains, fait déborder le vase. Leur frustration est alimentée par l’inaction des législateurs et des pouvoirs publics, réticents à agir contre la National Rifle Association (NRA), le puissant lobby des armes.

La possibilité de détenir une arme à feu est considérée par des millions d’Américains comme un droit constitutionnel aussi fondamental que la liberté d’expression.

Cependant, cette fois, la tuerie commise par un ancien élève perturbé psychiquement dans la ville de Parkland a soudé des lycéens s’identifiant comme « survivants »: depuis cinq semaines, ils sont omniprésents dans les médias.

« Cette marche n’aurait pas lieu sans la fusillade dans mon école, donc cela va être un moment difficile », a confié à l’AFP Carlos Rodriguez, l’un des rescapés du lycée de Parkland. « Mais je me sens fier d’être l’un des élèves qui ont lancé ce mouvement ».

– Pas de changement en vue –

Les armes font plus de 30.000 morts par an aux Etats-Unis, où la jeunesse scolarisée est parfois présentée comme la « génération mass shooting » ou la « génération Columbine », du nom d’une école secondaire du Colorado où deux élèves ont tué douze de leurs camarades de classe et un professeur en 1999.

Ces élèves ont vécu la totalité de leur scolarité avec cette menace permanente, spécifique aux Etats-Unis.

Année après année, ils ont vu leurs élus faire la sourde oreille ou, récemment, le président Donald Trump proposer d’armer leurs enseignants.

« Nous sommes les gens qui ont peur d’aller à l’école tous les jours parce que nous ne savons pas si nous serons les prochains », a expliqué Lauren Tilley, 17, venue spécialement de Californie pour le rassemblement.

Samedi, en début de matinée, plusieurs heures avant le coup d’envoi officiel de l’événement, prévu vers midi heure locale (16H00 GMT), des milliers de personnes se massaient déjà, comme elle, aux abords de la Maison Blanche. Le rassemblement géant devait s’étaler jusqu’au Capitole, tout un symbole.

« Notre message, c’est que nous n’allons pas rester silencieux, nous allons continuer à nous battre » pour un renforcement du contrôle des armes à feu, a lancé Lauren.

Le mouvement est soutenu par de nombreuses personnalités, notamment George Clooney, Oprah Winfrey et Steven Spielberg, qui ont chacun donné 500.000 dollars pour la « March of Our Lives ».

Plusieurs stars étaient attendues samedi sur la scène dressée à Washington sur Constitution Avenue, parmi lesquelles Ariana Grande, Jennifer Hudson, Demi Lovato, Justin Timberlake ou encore Miley Cyrus.

M. Trump a redit vendredi dans un tweet sa volonté d’interdire les « bump stocks », des accessoires permettant de tirer en rafale, une mesure de portée marginale. Son administration a lancé une procédure en ce sens.

Si la Floride a voté une loi, promulguée le 9 mars par le gouverneur Rick Scott et imposant plusieurs restrictions –notamment l’interdiction des « bump stocks » ou le relèvement de 18 à 21 ans de l’âge légal pour acheter une arme–, le Congrès est au point mort.

« J’espère (que les jeunes) ont bien à l’esprit qu’ils s’inscrivent dans un mouvement social sur le long terme. Ils n’obtiendront pas justice dans un Congrès contrôlé par les républicains », a averti le sénateur démocrate Chris Murphy, interrogé par l’AFP.

Samedi, dans la foule, certains revendiquaient l’interdiction pure et simple des armes aux civils, comme Jeff Turchin, retraité, pour qui « nous ne devrions pas avoir d’armes dans notre société ».

D’autres, comme le professeur de collège Billy McLaughlin, ne souhaitaient pas remettre en cause le fameux deuxième amendement à la Constitution qui autorise tout citoyen à posséder une arme, mais réclamaient davantage d’encadrement.

« Une majorité de gens considèrent qu’il faut interdire les fusils d’assaut mais les politiciens ne le font pas parce qu’ils sont à la botte de la NRA », a-t-il expliqué, en référence à la puissance financière considérable de l’organisation pro-armes.

« Je me fiche de savoir combien d’argent vous avez. L’argent ne peut pas étouffer le son de nos voix », a dit Lauren Tilley, également au sujet de la NRA.

« Nous voterons en 2020 », a-t-elle prévenu. « Notre génération veut du changement ».

Romandie.com avec(©AFP / 24 mars 2018 15h56)                

Pyongyang organise un rassemblement de soutien à Kim Jong-Un

septembre 23, 2017

Des milliers d’habitants de Pyongyang rassemblés sur la place Kim Il-Sung en soutien au leader nord-coréen Kim Jong-Un, le 23 septembre 2017 / © AFP / KIM WON-JIN

Des dizaines de milliers d’habitants de Pyongyang se sont rassemblés samedi sur la place Kim Il-Sung en soutien au leader nord-coréen Kim Jong-Un, traité de « fou » par le président américain Donald Trump.

De tels rassemblements, organisés par les autorités, sont monnaie courante à Pyongyang et destinés à démontrer le soutien populaire dont bénéficie le régime.

Des étudiants en chemise blanche et cravate rouge brandissaient le drapeau rouge du parti des travailleurs au pouvoir. Les manifestants écoutaient les poings serrés des intervenants reprenant les déclarations de Kim Jong-Un à propos de Donald Trump, qualifié de « mentalement dérangé ».

« Kim Jong-Un de Corée du Nord, clairement un fou qui ne craint pas d’affamer et de tuer son peuple, va être mis à l’épreuve comme jamais! » avait lancé vendredi M. Trump dans un tweet matinal.

Quelques heures plus tôt, c’est le leader nord-coréen qui s’était livré à une attaque très personnelle contre le locataire de la Maison Blanche: « Je disciplinerai par le feu le gâteux américain mentalement dérangé ».

Sur l’un des côtés de la place, un poster géant intitulé « La réponse de la Corée » montrait une nuée de missiles rouges plongeant sur le Capitole de Washington en train de s’effondrer.

« J’aimerais poser mon stylo et prendre les armes pour faire mon devoir et défendre la mère patrie », a confié à l’AFP Ri Il Ung, un étudiant de 24 ans participant au rassemblement. « Trump est un va-t-en-guerre et un ganster de rue (…) Il est assez ridicule qu’un telle personne puisse devenir un homme politique ».

Habituellement, les citoyens nord-coréens n’expriment que des positions approuvées par les autorités lorsqu’ils s’adressent aux médias étrangers.

Le régime nord-coréen est ultra-militarisé et fonde sa légitimité sur la défense du pays face aux agressions extérieures. Selon des experts, les déclarations belliqueuses de Trump apportent de l’eau à son moulin. Ils estiment aussi que la séquence actuelle renforce le leadership de Kim Jong-Un.

« Nous n’avons peur de rien, nous n’avons pas peur car nous avons le plus grand général, le respecté leader suprême Kim Jong-Un », a déclaré à l’AFP le ministre nord-coréen de la Protection de l’environnement, Han Kwang Nam. « Nous remporterons certainement la victoire ».

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2017 17h07)