Posts Tagged ‘RDC’

RDC/Dossier Bukanga-Lonzo : Matata Ponyo écourte son séjour à Conakry pour regagner Kinshasa

mai 8, 2021

L’ancien Premier ministre congolais dit accepter de rentrer précipitamment au pays pour faire face à « une justice politiquement instrumentalisée ».

« De Conakry où je me trouve au service de l’Afrique, j’ai décidé d’écourter mon séjour de travail et de rentrer à Kinshasa pour faire face à une justice politiquement instrumentalisée. Je suis fier d’avoir servi mon pays dans la transparence et crois en la force de la vérité », lit-on dans un tweet de l’ancien Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo Mapon. Ce dernier a ainsi réagi à une demande de la justice faite au Sénat congolais de lever ses immunités en vue d’engager des poursuites contre lui dans l’affaire de la gestion du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo.

Il est, en effet, rappelé que l’Inspection générale des finances (IGF) relève plusieurs griefs à charge d’Augustin Matata Ponyo, que cette institution désigne comme « l’auteur intellectuel de la débâcle de ce parc agro-industriel ». L’ancien Premier ministre congolais, dont les responsabilités seraient établies dans la conception, la planification et les engagements pour paiement de plus de 83% des fonds décaissés directement au profit des comptes du partenaire sud-africain et de ses filiales logées en Afrique du Sud, ainsi qu’au profit de la société MIC Industries, devra présenter ses moyens de défense devant la justice.

De son côté, malgré que son nom a commencé à être cité depuis les premières heures du débâcle de ce parc, Augustin Matata Ponyo continue à clamer son innocence. Il a notamment, dans cette optique, affirmé le 12 février 2021, qu’il se réservait le droit de porter plainte contre l’IGF pour diffamation et fausse information. « Je n’ai détourné aucun dollar du projet Bukanga-Lonzo, toutes les conclusions de l’IGF sont politiques et n’ont rien à voir avec la réalité sur le terrain. Je me réserve le droit de porter plainte contre lui pour diffamation », s’est-il défendu lors d’un point de presse tenu dans la capitale congolaise au cours duquel il avait affirmé que toutes les conclusions contenues dans le rapport de l’IGF sur le projet du parc-agro industriel de Bukanga-Lonzo étaient politiques et déconnectées de la réalité sur le terrain.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Réactions mitigées quant à l’état de siège dans l’Est de la RDC

mai 8, 2021

Avec AfricaNews

RDC : le gouvernement de Sama Lukonde Kyenge entre (enfin) en fonction

avril 26, 2021
Sama Lukonde Kyenge a été nommé Premier ministre de la RDC le 15 février 2021.

Deux semaines après que la composition du gouvernement a été dévoilée, et après plusieurs jours de tension au sein de l’Union sacrée, le nouvel exécutif a été investi par l’Assemblée nationale.

Ils sont arrivés sous les acclamations de leurs partisans, massés dans le hall d’entrée de l’Assemblée nationale. Les 57 membres du gouvernement de Sama Lukonde Kyenge avaient rendez-vous ce lundi au Palais du Peuple pour leur premier test, celui de la présentation de leur programme et du vote de leur investiture. L’Assemblée a accordé sa confiance au nouvel exécutif congolais à la quasi unanimité (410 voix sur les 412 députés présents). Plus de six mois après le dernier conseil des ministres, Félix Tshisekedi dispose donc à nouveau d’une équipe gouvernementale en fonction.

Un programme ambitieux

Cette plénière a été marquée par le premier discours de politique générale de Sama Lukonde Kyenge, nommé le 15 février. Intitulé « construire un État fort, prospère et solidaire entre 2021 et 2023 », ce document de 64 pages s’articule autour de quinze piliers et 343 « actions », dont plusieurs mesures ambitieuses.

Parmi celles-ci figurent notamment de nombreux projets de modernisation d’infrastructures, le lancement d’une réforme de la fiscalité et d’une réforme du système de retraite. Ce programme comprend aussi un large volet sécuritaire. Il se donne notamment pour mission d’obtenir l’implication plus active de toutes les parties prenantes de l’accord-cadre d’Addis-Abeba et prévoit, le cas échéant, de l’actualiser ou de le remplacer. Sama Lukonde Kyenge a également promis de procéder, avec le Conseil de sécurité de l’ONU, à une évaluation de la Monusco, confrontée à de nombreuses critiques et cible de manifestations dans l’Est.

Lors de son discours, Sama Lukonde Kyenge a évoqué la possibilité d’instaurer un « état d’urgence sécuritaire » dans les zones en proie aux conflits armés et proposé la mise en place « d’une administration militaire ». Le chef du gouvernement a également annoncé sa volonté de « proscrire strictement l’incorporation des rebelles au sein de l’armée régulière et de la police ».

Autre axe crucial de la feuille de route qu’il entend donner au gouvernement : l’organisation du recensement et de l’identification de la population. Le Premier ministre a toutefois précisé qu’il ne comptait pas conditionner l’organisation des prochaines élections à la réalisation complète de ces opérations.

Un budget limité

Si ce programme ne manque pas d’ambition, il convient néanmoins de s’interroger sur la marge de manœuvre financière et le temps dont disposera cette nouvelle équipe pour remplir la plupart de ces objectifs. Ces deux variables ne jouent pas en faveur du président congolais. Aucune des nombreuses mesures prévues dans le programme n’est pour le moment chiffrée et le budget de l’exercice en cours est établi à 7,1 milliards de dollars, un chiffre revu à la baisse par rapport à l’année précédente pour prendre en compte les effets de la pandémie de coronavirus sur l’économie.

Pour tenter de remédier à ce problème, Sama Lukonde Kyenge a annoncé qu’une loi de finances rectificative allait être élaborée. Selon le chef du gouvernement, le programme présenté ce lundi, censé couvrir la période jusqu’aux élections, devrait coûter 36 milliards de dollars. Un montant qui suscite le scepticisme de certains députés.

Bien que le débat ait été écourté – tous les députés qui souhaitaient s’exprimer n’ont pu prendre la parole – , les élus ont néanmoins approuvé ce programme.

Ce vote, qui pouvait s’apparenter à une simple formalité compte tenu de l’écrasante majorité dont dispose l’Union sacrée, a été obtenu de haute lutte, au terme de plusieurs jours de tension.

Fronde et appel à la discipline

Annoncée le 12 avril après plusieurs semaines de négociations, la composition du gouvernement de Sama Lukonde Kyenge a en effet généré de nombreuses frustrations au sein de la coalition présidentielle.

Malgré un nombre de maroquins pléthorique (57 postes en comptant celui de Premier ministre), un groupe de députés majoritairement issus du Front commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila), et regroupés au sein du collectif dit des « Révolutionnaires », avait fait savoir son mécontentement quelques jours après l’annonce du gouvernement. Ces élus s’estimaient insuffisamment remerciés dans la répartition des postes au regard de leur contribution au renversement de la majorité détenue jusque-là par Joseph Kabila. Ils menaçaient même de bloquer l’investiture du gouvernement.

Il aura fallu plusieurs jours de discussions et une ultime rencontre entre Félix Tshisekedi et les membres de l’Union sacrée, le samedi 24 avril à la Cité de l’Union africaine, pour déminer la situation. « J’ai ouï-dire qu’il y avait certains mécontentements que je peux comprendre vis-à-vis de la composition du gouvernement. Ce n’est pas possible de composer un gouvernement avec toutes les tendances socio-ethniques de notre pays. Tout le monde ne pouvait pas se retrouver dans ce gouvernement. Il nous faut être solidaires avec ceux qui sont là », a expliqué le chef de État, appelant à la « discipline ».

Son appel a visiblement été entendu, mais cet épisode reste un premier avertissement pour la nouvelle majorité, tant il confirme l’instabilité de cette coalition où se côtoient des forces politiques aux intérêts divergents.

Avec Jeune Afrique par Romain Gras

RDC : la Monusco ordonne une enquête après un incident entre des Casques bleus et un civil

avril 25, 2021
Une patrouille de Casques bleus de la Monusco près de Nyiamilima, dans l’est de la RDC, le 9 avril 2015.

Dans un contexte de défiance croissante envers la force onusienne, un incident a opposé samedi des Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) et un civil dans l’est de la RDC.

Des Casques bleus chinois ont interpellé brutalement un chauffeur à l’aéroport de Bukavu (province du Sud-Kivu), qui venait de renverser l’un des leurs, d’après une vidéo partagée sur les réseaux sociaux et les explications de la force onusienne. La vidéo montre deux hommes en train de maîtriser un individu à terre devant un véhicule, en présence de deux Casques bleus debout.

« L’altercation est rude. Plusieurs Casques bleus tentent de maîtriser l’individu », indique la Monusco en commentaire de la vidéo, avant de la contextualiser. « Un chauffeur de la Régie des voies aériennes qui se rendait à Kavumu (l’aéroport de Bukavu) avait renversé un Casque bleu chinois, causant un traumatisme crânien », a expliqué à la presse le cheffe du bureau de la Monusco à Bukavu, Karna Soro. « Le chauffeur ne s’étant pas arrêté, certains éléments du contingent chinois ont décidé de le suivre afin de l’amener eux-mêmes à la police », a poursuivi Karna Soro

Défiance envers la Monusco

La cheffe de la Monusco, Bintou Keïta, a exprimé « son indignation » et ordonné « une enquête immédiate pour établir les faits » qui lui permettra de prendre « les mesures appropriées ». À Bukavu, Karna Soro a précisé avoir « présenté des excuses » lors d’un entretien avec le commandant de l’aéroport et le chauffeur en question « pour cet incident malencontreux ».

Dans la province voisine du Nord-Kivu, un appel à la grève générale a été lancé à Beni le 5 avril contre l’inaction de la Mission des Nations unies face aux massacres de civils.

À Kinshasa, les opposants Martin Fayulu et Adolphe Muzito ont tenté de marcher samedi contre « les tueries récurrentes et en masse des populations civiles congolaises » dans l’Est. Interdite, leur manifestation a été dispersée. Une autre a eu lieu à Kikwit, dans l’Ouest.

Par Jeune Afrique avec AFP

La RDC réclame des milliards de dollars de compensation à l’Ouganda

avril 23, 2021

La République démocratique du Congo (RDC) accuse l’Ouganda de « barbarie » et lui réclame des milliards de dollars de compensation.

Jeudi, les représentants de l’Ouganda ont présenté leurs arguments en faveur d’une demande reconventionnelle auprès de la plus haute juridiction de l’Organisation des Nations Unies afin de revoir les attentes congolaises à la baisse.

«En vertu du droit international et de la pratique de l’État, l’Ouganda a considéré que les demandes inflexibles de la RDC étaient à la fois infondées et extrêmement excessives. […] __Qu’est-ce qui a changé depuis que la RDC a relancé l’affaire ? Rien, à part que le pays a réduit sa demande d’environ 23,5 milliards de dollars US à presque 13,5 milliards de dollars US. Cette baisse significative ne fait que confirmer que les revendications de la RDC sont purement stratégiques et non réalistes.» a déclaréle procureur général de l’Ouganda, William Byaruhanga.

La Cour internationale de justice a statué en 2005 que l’Ouganda devait verser à Kinshasa des réparations pour avoir envahi son territoire pendant la guerre de 1998-2003.

En l’absence d’accord bilatéral entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo, la cour internationale de justice doit rendre une décision finale sur le montant de la compensation.

Avec Africanews

RDC – Nouveau gouvernement : Félix Tshisekedi nomme des femmes à des postes stratégiques

avril 14, 2021
Eve Bazaiba, nommée vice-Premier ministre

Aux Mines, à la Justice, au Portefeuille… Félix Tshisekedi a confié des maroquins importants à des femmes. L’une d’elle – Eve Bazaiba, bras droit de Jean-Pierre Bemba – devient même vice-Première ministre. Portrait de quelques unes de ces personnalités qui devraient peser.

Sama Lukonde Kyenge, le Premier ministre congolais, avait promis de s’entourer de « guerriers ». Après deux mois de discussions et de négociations, force est de constater que son gouvernement, finalement annoncé le 12 avril, est aussi composé de « guerrières ».PUBLICITÉ

Les femmes bien sûr n’y sont pas majoritaires, mais quinze d’entre elles font tout de même leur entrée sur un effectif total de 57 ministres (Premier ministre inclus), alors qu’elles n’étaient que douze (sur 67) dans la précédente équipe. Elles occupent donc 27 % des postes et l’on n’est pas loin de l’objectif de 30 % annoncé par le chef de l’État. Surtout, plusieurs d’entre elles se voient confier des postes stratégiques. Portraits.À LIRE RDC – Nouveau gouvernement : ce qu’il faut retenir des choix de Félix Tshisekedi

• Ève Bazaiba, vice-Premier ministre

Secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti de Jean-Pierre Bemba, Ève Bazaiba, 55 ans, est une figure de la scène politique congolaise. Elle est l’un des quatre vice-Premiers ministres nommés ce lundi et se voit confier l’Environnement, devenant au passage la troisième personnalité du gouvernement par ordre protocolaire.

OPPOSANTE FAROUCHE À JOSEPH KABILA, ELLE EST DEPUIS 2014 LE BRAS DROIT DE BEMBA

Bazaiba a fait ses premières armes en politique dans les années 1990, aux côtés d’Étienne Tshisekedi, alors à la tête de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Elle a ensuite rejoint le MLC en 2006. Opposante farouche à Joseph Kabila, elle est depuis 2014 le bras droit de Bemba. Elle est l’un des rares cadres du parti à ne pas s’être détourné de lui lorsqu’il était détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.À LIRE [Chronique] RDC : sexisme et clichés au programme de la rentrée politique

Le portefeuille qui lui est confié est vaste, eu égard au potentiel du pays et à sa situation géographique, au cœur du bassin du Congo. Eve Bazaiba va devoir travailler à doter la RDC d’une vraie politique environnementale. Au lendemain de sa nomination, l’ONG Greenpeace Afrique la pressait déjà de faire respecter le moratoire sur les nouvelles concessions forestières industrielles, « violé sans scrupules et à plusieurs reprises par son prédécesseur, en complicité avec des entreprises chinoises et congolaises ».

• Adèle Kahinda au Portefeuille

Adèle Kahinda hérite du ministère du Portefeuille

Moins connue qu’Ève Bazaiba, Adèle Kahinda hérite néanmoins d’un maroquin stratégique, celui du Portefeuille. Quand le Front commun pour le Congo (FCC, de Joseph Kabila) tenait la majorité parlementaire, avant que le rapport de force ne bascule à Kinshasa, c’est le ministère du Portefeuille qui, tenu par le FCC et engagé dans un bras de fer avec Félix Tshisekedi, bloquait les ordonnances de nomination à la tête des grandes entreprises publiques, telles que la Gécamines ou la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

ELLE VA DEVOIR FORMULER DES PROPOSITIONS POUR TRANSFORMER LES ENTREPRISES PUBLIQUES

Adèle Kahinda est un pilier de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC), le parti de Modeste Bahati Lukwebo. Auparavant membre du FCC, l’AFDC a fait défection dans le courant de l’année 2020. Officiellement nommé « informateur » le 31 décembre dernier, Modeste Bahati Lukwebo a travaillé à constituer une nouvelle majorité parlementaire autour du chef de l’État avant d’être porté à la présidence du Sénat début mars.

Désormais ministre d’État, Adèle Kahinda va devoir formuler des propositions pour transformer les entreprises publiques congolaises et débarrasser l’État des canards boiteux. « Il est temps que le capital de certaines sociétés d’État soit ouvert à des investisseurs privés, résume un expert du secteur à Jeune Afrique. Il va donc falloir déterminer la valeur de ces entreprises au préalable. Si la nouvelle ministre parvient à faire ce travail, ce sera déjà très bien. »

• Rose Mutombo Kiese à la Justice

Autre ministère stratégique, celui de la Justice. Il échoit à la présidente du Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco), grande plateforme de défense des droits des femmes en RDC créée en février 2005 à la suite du dialogue inter-congolais de Sun City. Rose Mutombo Kiese, qui a elle aussi rang de ministre d’État, était auparavant avocate générale près le Conseil d’État.

ELLE A L’AVANTAGE DE BIEN CONNAÎTRE FÉLIX TSHISEKEDI ET SON ANCIEN DIRECTEUR DE CABINET, VITAL KAMERHE

Présentée par le Premier ministre comme membre de la société civile, elle a l’avantage de bien connaître Félix Tshisekedi ainsi que son ancien directeur de cabinet, Vital Kamerhe (qui a certes été condamné à vingt ans de prison, mais dont le parti conserve quatre ministères dans le nouveau gouvernement).

Rose Kiese Mutombo succède à Célestin Tunda Ya Kasende (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, PPRD) qui avait démissionné en juillet dernier et n’avait pas été remplacé. Elle a déjà pour consigne de veiller à ce que des poursuites soient systématiquement engagées dans les affaires de corruption et de lancer des réformes pour protéger la justice des ingérences politiques.

• Antoinette N’Samba Kalambayi aux Mines

Le ministère des Mines, qui était également contrôlé par la coalition de Kabila, est confié à Antoinette N’Samba Kalambayi. Cette personnalité elle aussi issue de la société civile est surtout connue en RDC pour avoir publié en 2016 un ouvrage questionnant l’indépendance de la commission électorale (La Commission électorale nationale indépendante de la RD Congo. Jouit-elle de son indépendance organique et fonctionnelle ?).

Elle s’était ensuite rapprochée de l’UDPS quand celle-ci tentait d’empêcher Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son deuxième mandat.

ELLE VA DEVOIR LISTER LES PERMIS DE RECHERCHE QUI NE SONT JAMAIS TRANSFORMÉS EN PERMIS D’EXPLOITATION

Désormais à la tête d’un secteur stratégique en RDC, Antoinette N’samba Kalambayi va devoir relever de très nombreux défis : lister les permis de recherche qui, contournant la législation, ne sont jamais transformés en permis d’exploitation ; s’assurer qu’ils soient au besoin réattribués ; veiller au rapatriement de la partie en devises des exportations, ainsi que le prévoit le code minier révisé ; procéder à la titrisation des gisements afin de rechercher des financements sur les marchés financiers ; pousser les opérateurs miniers à signer un cahier des charges avec les communautés affectées par l’exploitation minière… La tâche est immense.

• Aminata Namasia, vice-ministre de l’Enseignement

C’est la benjamine de ce nouveau gouvernement : Aminata Namasia, 28 ans, devient vice-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique. Pour cette députée, ce poste est une forme de récompense puisque, en tant que questeur du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, elle a contribué à faire chuter Jeanine Mabunda (FCC) du perchoir en décembre dernier.

Aminata Namasia va devoir concrétiser l’une des promesses phares du président Tshisekedi, à savoir la gratuité de l’enseignement de base.

Et les dix autres nommées sont…

Sont également nommés à la tête de ministères Anne-Marie Karume Bakaneme (Relations avec le Parlement ), Gisèle Ndaya Luseba (Genre, Famille et Enfants), Antoinette Kipulu (Formation professionnelle), Catherine Katumbu Furaha (Culture) et Ndusi Ntembe (Emploi, Travail et Prévoyance sociale).

Séraphine Kilubu Kutuna est pour sa part nommée vice-ministre de la Défense, Elysée Bokumuana Maposo vice-ministre du Budget, Véronique Kilumba Nkulu vice-ministre de la Santé et Irène Esambo, ministre déléguée aux Affaires sociales et aux actions humanitaires. Enfin, Nana Manuanina Kihumba devient ministre près le président de la République.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

RDC/Nouveau gouvernement : Aminata Namasia, la plus jeune ministre

avril 13, 2021

Aminata Namasia, 28 ans, a été nommée vice-ministre de l’Enseignement primaire secondaire et technique du nouveau gouvernement de la RDC rendu public le 12 avril. Elle est la personnalité la plus jeune de ce gouvernement qui compte cinquante-sept membres, dont quatorze femmes.

Aminata Namasia

«Mes sincères remerciements au chef de l’Etat et garant du bon fonctionnement des institutions ainsi qu’au Premier ministre pour leur confiance. Loin d’être un privilège, c’est une responsabilité et un énorme défi à relever. La jeunesse a encore gagné », a déclaré la nouvelle vice-ministre sur ses réseaux sociaux. Avec sa nomination, Aminata Namasia fait désormais partie du cercle très fermé de jeunes ministres de moins de 30 ans en Afrique, avec Emma Theofelus, 24 ans, vice ministre des Technologies de l’information et de la communication de la Namibie ainsi que Yacine Oualid, 27 ans, ministre délégué aux startups dans le gouvernement algérien.

Avant d’être la plus jeune membre du nouveau gouvernement, Aminata Namasia était déjà la plus jeune députée du pays, élue à l’âge de 25 ans, lors des élections législatives du 30 décembre 2018 dans la circonscription électorale de Bambesa, dans la province du Haut-Uélé (nord-est). Cette circonscription électorale n’avait qu’un seul siège à pourvoir et comptait vingt et un candidats dont seize hommes et cinq femmes.

Membre du Parti congolais pour le développement, son statut de députée la plus jeune de l’actuelle législature lui a notamment permis d’être  deuxième assistante du président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale, conformément à la Constitution qui stipule que ce bureau est présidé par le député le plus âgé , secondé par les deux députés les plus jeunes. Aminata Namasia y a exercé la fonction de questeur. Plus récemment, au sein du « bureau d’âge », mis en place après la déchéance de l’ancien bureau de l’Assemblée nationale, que dirigeait Jeanine Mabunda, Aminata Namasia a également occupé le poste de questeur. Aminata Namasia est diplômée en économie monétaire en 2017 de la Faculté d’administration des affaires et sciences économiques  de l’Université protestante au Congo. Elle est la présidente de la Fondation Aminata-Namasia et également ambassadrice avec le Programme alimentaire mondial pour le projet Cantine scolaire à Rutshuru au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Avec Adiac-Congo par Patrick Ndungidi

RDC-Exécutif national : enfin le gouvernement Sama Lukonde connu

avril 12, 2021

Après moult tergiversation et des reports incessants, le gouvernement de l’Union sacrée de la nation tant attendu que pilote le Premier ministre Sama Lukonde a enfin livré des secrets. C’est dans la journée du 12 avril que l’ordonnance y afférente a été lue à la télévision nationale depuis le Palais de la nation par le porte-parole du chef de l’Etat, Kasongo Mwema.

Auparavant, le Premier ministre Sama a dévoilé, au sortir d’une audience avec le président de la République, Félix Tshisekedi, les critères ayant prévalu au choix des membres du gouvernement. Sama Lukonde a affirmé que le gouvernement de l’Union sacrée de la nation tient compte de la représentativité du genre (27%), de la jeunesse, des provinces et des parties prenantes. La moyenne d’âge est de 47 ans, tandis que les nouvelles figures sont majoritaires avec 80% de représentativité. Avec une taille réduite (cinquante-six membres y compris le Premier ministre), ce nouveau gouvernement entend s’attaquer prioritairement à la sécurité, à la santé, à l’enseignement, à la justice, à l’agriculture, à la pêche et élevage, à l’économie, au processus électoral, aux infrastructures ainsi qu’au numérique.

Voici comment se présente l’équipe Sama Lukonde :

Vice-Premiers ministres

Intérieur : Acelo Okito Daniel

Environnement : Bazaiba Eve

Affaires étrangères : Lutundula

Fonction publique : Lihau Jean Pierre

Ministres d’État

Justice : Mutombo Kiese Rose

Infrastructures : Gizaro

Portefeuille : Kahinda Adèle

Plan : Mwando Nsimba

Budget : Boji Sangara

Urbanisme et habitat : Pius Mwabilu

Petites et moyennes Entreprises : Eustache Muhabzi

Aménagement du territoire : Guy Loando

Ministres

Défense : Kabanga Gilbert

Epsp : Mwaba Tony

Santé : Mbungani

Finance : Kazadi Nicolas

Transport : Okende chérubin

Agriculture : Nzinga

Pêche et élevage : Bokele Adrien

Économie : Kalumba

Industrie : Julien Paluku

Intégration régionale : Mazenga

Esu : Muhindo Nzangi

Recherche scientifique : Mpanda José

Hydrocarbure : Bidimbu

PTNTIC : Augustin Kibassa

Numérique : Eberande kolongele

Emploi : Ndusi

Affaires foncières : Sakombi Molendo

Ressources hydrologiques :

Droits humains : Albert Fabrice Puela

Genre : Ndaya Gisèle

Commerce extérieur : Jean Lucien Bussa

Mines : Nsamba kalambayi

Communication : Muyaya Patrick

Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale : Modeste Mutzinga

Formation professionnelle : Kipulu Antoinette,

Sports et Loisirs : Tshembo Konde Serge,

Tourisme : Modéro Nsimba,

Culture et arts : Katunga Catherine,

Relations avec le Parlement : Karume Bakaneme Anne-Marie,

Ministre près le président de la République : Manuanina Kihumba Nana

Ministre déléguée : Affaires sociales, Actions humanitaires en charge des personnes vivant avec handicap : Irène Esambo

Vices ministres

Intérieur : Molipe Mandongo JC,

Affaires étrangères : Samy Adubango,

Justice : Bayubazire Mirindi,

Plan : Crispin Mbadu,

Budget : Bokumuana Maposo Elysé,

Défense nationale : Kilubu Kutuna Seraphine,

EPST : Aminata Namasiya,

Santé : Kilumba Nkulu Veronique

Finances : Oniege Nsele Mimpa,

Transport : Ekila Likombiyo Marc,

Mines : Motemona Godard

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDCS: Félix-Antoine Tshisekedi lance les travaux d’infrastructures des 9es jeux de la Francophonie

avril 10, 2021

Le complexe sportif Tata Raphaël a servi de cadre, le 9 avril, au lancement des travaux d’infrastructures des 9es jeux de la Francophonie attendus à Kinshasa, du 19 au 28 août 2022. 

Peut être une image de 3 personnes, personnes debout et plein air

Le président Félix Tshisekedi posant la première pierre marquant le lancement des travaux

C’est dans ce contexte des 9es jeux de la Francophonie que le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, a procédé à la pose de la première pierre sur ce site, à la fois mythique et historique, choisi pour abriter le village des jeux, le lieu d’hébergement des athlètes, des artistes ainsi que des différentes délégations attendues. Le geste symbolique posé par le président de la République marquait, pour ainsi dire, une étape importante dans le processus de régénérescence de la RDC qui entend renouer avec sa tradition d’abriter les grands événements de portée internationale dont le plus emblématique demeure, sans aucun doute, le combat du siècle Ali-Foreman en 1974.

Quatre interventions ont ponctué cette journée exceptionnelle dont celle du haut représentant du chef de l’Etat au Comité national des jeux de la Francophonie qui, tout en circonscrivant le cadre de la manifestation, a rassuré quant à l’effort collectif mis en branle par son organisation pour assurer la réussite des jeux. Didier Tshiyoyo Mbuyi a salué la désignation de la RDC comme pays hôte des 9es jeux de  la Francophonie qu’il a qualifié « d’un moment clé marquant le retour du pays sur la scène internationale ».

Ce dénouement heureux qui résulte de moult vicissitudes et des sacrifices consentis, il le doit à Félix-Antoine Tshisekedi, dont l’implication aura permis de recadrer le projet en lui impulsant une nouvelle dynamique. « Vous avez décidé de refondre l’architecture et les outils d’action pour donner au Congo les moyens de son ambition », s’est-il adressé au chef de l‘Etat. Il s’est, par ailleurs, félicité de voir la RDC accueillir la jeunesse des pays francophones et de mettre en application les deux valeurs cardinales fondatrices de la Francophonie, à savoir la solidarité et la diversité.              

Abondant dans le même sens, Amos Mbayo et Willy Ngopos, respectivement ministre des Sports et vice-Premier ministre  chargé des Travaux publics et Infrastructures, ont mis une emphase particulière sur la vision de développement du chef de l‘Etat telle que reflétée par l’organisation des 9es jeux de la Francophonie qui, au-delà, de la langue française, se veut un moment d’échange entre les populations des Etats membres via leurs jeunesses respectives. Dans la foulée, ils ont relevé les dividendes que pourrait tirer la jeunesse congolaise des infrastructures en gestation qui, de génération en génération, seront là pour répondre à leurs besoins liés à la culture physique. 

Pour sa part, la représentante du Réseau des femmes francophones a tenu à remercier le chef de l’Etat pour avoir impliqué son association dans les préparatifs des jeux qui, conformément à l’Acte constitutif créant la Francophonie, va permettre le rapprochement des Etats membres et constituer un facteur de dynamisation de sa jeunesse. En liminaire, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, s’est dit honoré de voir Kinshasa, première ville francophone de part la densité de sa population, abriter un tel évènement avant d’exhorter tous les gouverneurs et autres territoriaux à s’approprier ces jeux et d’apporter leur soutien au comité Tshiyoyo.

Pour rappel, les jeux de la Francophonie sont des compétitions sportives et des concours culturels en épreuves individuelles ou par équipes dont l’un des objectifs est de contribuer à la promotion de la paix et du développement à travers les rencontres et échanges entre jeunes francophones.

Le stade Tata Raphaël, le stade des Martyrs ainsi que l’Echangeur de Limete sont parmi les sites qui devront, à côté d’autres, faire l’objet des travaux en urgence d’aménagement et de réhabilitation en prévision de cette grande manifestation sportive. 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso 

RDC: La dépouille de l’Archevêque de Lubumbashi inhumée dans la crypte de la Cathédrale

avril 9, 2021

Lubumbashi, 09 avril 2021 (ACP).- La dépouille de l’Archevêque Métropolitain de Lubumbashi, Mgr. Jean-Pierre Tafunga Mbayo décédé le 31 mars 2021 à Pretoria en Afrique du Sud, a été inhumée vendredi dans la crypte de la Cathédrale Saints Pierre et Paul du centre-ville de Lubumbashi en présence du Cardinal Fridolin Ambongo Besungu et de plusieurs autorités tant nationales que provinciales.

L’inhumation a été précédée par le recueillement, le dépôt des gerbes des fleurs suivi d’une messe de requiem dite par le président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), Mgr Marcel Utembi Tapa, sur le parvis de la Cathédrale Saints Pierre et Paul. Mgr. Marcel Utembi Tapa a indiqué que par la mort de l’Archevêque Métropolitain de Lubumbashi, Dieu montre à chacun le mystère de la mort et de la résurrection.

Il a indiqué que la mort est une étape de la vie qui ne doit pas être une période de souffrance ni de chagrin, mais plutôt un moment de méditation pour l’édification de la foi conduisant vers la vie éternelle. Il a rappelé que feu Mgr. Tafunga Mbayo, qui a quitté la terre des hommes la veille du Tridium Pascal, était un bon berger, un pasteur aimant. Il a demandé aux chrétiens de continuer à prier pour leur père dans la foi et à pérenniser sa devise Episcopale : « Amor et Misericodia », qui veut dire (Amour et Miséricorde).

Vibrant hommage de la CENCO

Au cours de cette messe, la CENCO à travers son président, a rendu un vibrant hommage à Feu Mgr Jean-Pierre Tafunga dont le ministère Episcopal a été marqué par des très riches étapes dans le diocèse de Kilwa-Kasenga, à Uvira et dans l’Archidiocèse de Lubumbashi.

L’Episcopat de la RD Congo a reconnu la modestie, la simplicité de ce vrai disciple de Saint Jean Bosco. Le secrétaire de la CENCO, l’Abbé Donatien Nshole, a, dans la lecture du discours  du Saint Siège, relevé que le Pape François s’unit à la communauté de Kilwa-Kasenga, d’Uvira, de Lubumbashi frappée par la disparition de Mgr. Tafunga Mbayo.  Le chargé de communication de la province ecclésiastique de Lubumbashi, l’Abbé Richard Kazadi Kamba, pour sa part, a lu le message des condoléances du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et du Premier ministre, Sama Lukonde, adressé à l’Eglise Famille de Dieu de Lubumbashi.

Mgr. Jean-Pierre Tafunga, un pèlerin infatigable

Le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, quant à lui, a déclaré que Mgr. Jean-Pierre Tafunga était un pèlerin, un prêtre qui a pu bien accompagner ses brebis en leurs montrant le chemin de maintenir la joie et la paix du peuple de Dieu.

Il a précisé que l’illustre disparu a passé solennellement ces derniers moments comme Archevêque de Lubumbashi, lors de sa visite pastorale au mois de février dernier dans les diocèses de Sakania-Kipushi et de Kilwa-Kasenga. L’évêque de Kolwezi, Mgr. Nestor Ngoie Katawa, a salué la mémoire d’un pasteur soucieux de la croissance spirituelle et doctrinale des brebis à travers les visites dans les paroisses et des lettres pastorales pour les temps forts de l’Avent et de Carême.

Remerciements de l’Archidiocèse de Lubumbashi

L’administrateur diocésain de l’Archidiocèse de Lubumbahi, Mgr. Dénis Moto, a remercié le Président de la République, pour son accompagnement dans cette dure épreuve. Il a dit sa reconnaissance au gouvernement provincial du Haut-Katanga pour sa disponibilité à soutenir financièrement l’archidiocèse de Lubumbashi dans différents domaines.

Il a exprimé sa gratitude à Dieu pour l’amour manifesté à l’endroit de Mgr. Jean-Pierre Tafunga Mbayo, qui laissé un héritage humain, pastoral et spirituel imposant. Feu Mgr. Jean-Pierre Tafunga Mbayo est né à Likasi le 29 juillet 1942 et a été ordonné prêtre le 16 septembre 1972 par feu Mgr. Eugène Kabanga Songa Songa.  Il devint le premier supérieur provincial Africain de l’Afrique Centrale du 15 Août 1990 à janvier 1993. Il fut nommé évêque de Kilwa-Kasenga le 04 octobre 1992 par le Pape Jean-Paul II et ordonné évêque dudit diocèse le 31 janvier 1993 par Mgr. Eugène Kabanga.

Le 10 juin 2002 il fut transféré évêque d’Uvira par le Pape Jean-Paul II, puis nommé Archevêque coadjuteur de Lubumbashi par le Pape Benoit XVI avec droit de succession le 31 juillet 2008. Il succéda ainsi à Mgr Floribert Songasonga Mwitwa le 01 décembre 2010 et pris la possession dudit archidiocèse le 30 janvier 2011.  Feu Mgr. Jean-Pierre Tafunga Mbayo est le quatrième Archevêque de Lubumbashi à reposer dans la crypte de la Cathédrale Saints Pierre et Paul après Mgrs Jean Felix De Hemptine, Eugène Kabanga Songa Songa et Floribert Songasonga Mwitwa.

Avec ACP/Kayu/NiG/JFM