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Centrafrique: le départ des délégations pour les pourparlers retardé

janvier 6, 2013

Centrafrique: le départ des délégations pour les pourparlers retardé Centrafrique: le départ des délégations pour les pourparlers retardé © AFP

L’arrivée à Libreville des délégations des rebelles, du pouvoir et de l’opposition centrafricains pour des négociations de paix a été retardée à lundi, tandis qu’à Bangui le président François Bozizé a reçu le renfort d’un important contingent de soldats sud-africains.

L’arrivée des délégations était initialement prévu ce dimanche dans la capitale gabonaise, alors que les pourparlers placés sous l’égide de l’Afrique Centrale doivent en principe débuter mardi. Mais le vol qui devait emmener la délégation de la rébellion a été retardé pour des « problèmes d’autorisation », selon une source diplomatique.

Le président Bozizé devrait rejoindre Libreville « plus tard », une fois les négociations entamées, a appris l’AFP de source proche de la présidence.

« Nous partirons demain matin (lundi). Il y a eu un problème (sur le vol). Nous sommes prêts. Nous demandons à partir aux négociations », a affirmé à l’AFP l’un des chef de l’alliance rebelle Séléka, le colonel Djouma Narkoyo.

Toutefois le porte-parole du Séléka, Eric Massi, tout en se déclarant prêt à participer à des négociations, a souhaité un report pour mieux se préparer. Il a continué d’exiger le départ du président Bozizé.

« Le départ de Bozizé n’est pas négociable. Il ne veut pas partir mais il n’a pas les moyens de rester », a estimé M. Massi. « Ce dont nous devons parler avec les chefs d’Etat d’Afrique Centrale, c’est des conditions du départ de M. Bozizé, des garanties pour sa sécurité et celle de sa famille, afin qu’il puisse se retirer dans la dignité ».

M. Massi, qui est basé à Paris et doit faire partie de la délégation du Séléka, a confirmé que le chef des rebelles, Michel Djotiodia, s’était « engagé à aller à Libreville ». Mais ce n’est pas la peine d’aller à Libreville si le sommet tourne en palabres inutiles », a-t-il ajouté.

Selon le ministre de l’Administration territoriale Josué Binoua, chacune des délégations qui sera composée de quinze membres a remis des « propositions de sortie de crise » au comité de suivi dirigé par le président congolais Denis Sassou Nguesso.

M. Binoua a estimé que « la seule voie pour trouver une solution passe par le dialogue et exclut l’option militaire. Le président a annoncé un gouvernement d’union nationale. Il y a intangibilité de l’ordre constitutionnel et le mandat du président court jusqu’en 2016 ».

La délégation du pouvoir va en outre proposer « une réforme de l’armée, un plan de relance économique et la mise en application d’un nouveau code électoral », déjà discuté avec l’opposition, selon lui.

A Bangui, le régime a reçu le renfort cette semaine d’un contingent de 200 soldats sud-africains « bien équipé », basé non loin de la résidence du président, a-t-on appris dimanche de source militaire.

Officiellement, il s’agit du « prolongement » jusqu’en 2018 d’un accord de coopération entre la Centrafrique et l’Afrique du Sud, dont les soldats doivent « protéger le contingent sud-africain de coopérants et leur matériel ».

Toutefois, des sources proches du pouvoir laissent entendre que les Sud-Africains protégeraient la capitale en cas d’attaque. Jusqu’à 400 soldats sud-africains pourraient être déployés au total, a indiqué à l’AFP la présidence sud-africaine.

Ces hommes ne font pas partie du dispositif de près de 800 hommes, dont 400 Tchadiens, de la Force multinationale d’Afrique centrale qui contrôlent le verrou de la ville de Damara à 75 km au nord de Bangui, désigné comme la ligne rouge à ne pas franchir par les rebelles. Ceux-ci stationnent à Sibut, à 160 km de Bangui.

Six cents soldats français sont également déployés à Bangui, officiellement pour protéger et éventuellement évacuer les ressortissants français.

Après l’arrivée des militaires sud-africains, le coordonnateur des jeunes « patriotes » pro-Bozizé, Lévy Yakité, a appelé à la radio nationale à lever les barrages qu’ils avaient érigées dans la capitale, censés empêcher les tentatives d’infiltrations rebelles.

« Je vous demande de lever à compter d’aujourd’hui toutes les barrières et de laisser le soin aux Sud-Africains d’assurer la sécurité de Bangui », a affirmé M. Yakité.

Sur le terrain, les rebelles ont justifié la prise de deux villes secondaires, Alindao et Kouango, samedi, dans le centre du pays, par des opérations de « contrôle des routes », indiquant qu’ils avaient eu vent de déplacements militaires des Forces armées centrafricaine, voire de « troupes ougandaises » dans la zone.

Jeuneafrique.com avec AFP

Centrafrique : la rébellion veut que le départ de Bozizé soit discuté avec l’UA

décembre 30, 2012

La coalition rebelle du Séléka a déclaré à l’AFP souhaiter que le départ du président centrafricain François Bozizé soit discuté dimanche avec le président de l’Union africaine (UA), le Béninois Yayi Boni, venu à Bangui pour tenter d’instaurer le dialogue.

La rébellion du Séléka a demandé dimanche le départ du président centrafricain François Bozizé et n’exclut plus de prendre Bangui où le président de l’Union Africaine Thomas Boni Yayi était attendu pour encourager un dialogue. De leur côté, les pays d’Afrique centrale ont averti qu’ils s’opposeraient à une avancée des rebelles sur la capitale dont ils ne sont plus qu’à 160 km.

« La question (du départ de François Bozizé) doit être discutée avec l’Union africaine », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la coalition du Séléka Eric Massi, soulignant que le président Bozizé doit « reconnaître sa défaite militaire sur le terrain (…) et en tirer les conclusions ».

Désormais en position de force, et très sceptique sur la volonté de Bozizé de respecter d’éventuels accords, selon M. Massi, le Séléka semble de moins en moins disposé au dialogue et n’exclut pas d’entrer dans Bangui. « Le président centrafricain François Bozizé a l’intention de livrer bataille à Bangui, et si la situation l’exige, nous prendrons des dispositions », a affirmé le porte-parole, se disant inquiet de la situation sécuritaire à Bangui pour les familles et proches du Séléka qui sont « harcelés, intimidés et même enlevés ».

Installé dans la ville de Sibut, à 160 km au nord de Bangui, le Séléka n’a plus qu’à prendre la dernière localité verrou de Damara – où sont regroupées les Forces armées centrafricaines ainsi qu’un contingent d’interposition de l’armée tchadienne- s’il veut atteindre la capitale centrafricaine, à à peine 75 km de là.

Damara, « limite à ne pas franchir »

Il risque toutefois de trouver de se heurter à une résistance armée. Les forces de la CEEAC (présentes en Centrafrique) sont en état d’alerte maximale, et la ville de Damara constitue la limite à ne pas franchir. « Nous demandons aux FACA (les forces gouvernementales) et aux rebelles de ne pas dépasser leurs positions actuelles et de laisser une chance au dialogue », a déclaré à la radio nationale le chef de mission de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, Antonio Di Garcia.

« Nous voulons dire au nom de la communauté internationale aux FACA et aux rebelles notre étonnement devant leur entêtement. Et nous le disons en relation avec les décisions des chefs d’Etat », a-t-il souligné. Vendredi, alors que la CEEAC annonçait des négociations sans délai et sans conditions acceptées par toutes les parties, les combats reprenaient à Bambari, importante ville du centre, que les FACA ont tenté vainement de reconquérir.

Dans la même journée, le Séléka a pris la ville de Sibut sans combat, FACA et armée tchadienne s’étant repliées vers Damara. Le Séléka, qui a repris les armes le 10 décembre pour réclamer le respect de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, s’est assuré du controle de la majeure partie du territoire centrafricain à une vitesse fulgurante et sans rencontrer de véritable résistance.

Durant toute sa progression, la rébellion a affirmé être prête à la négociation. Elle réfutait jusqu’à présent vouloir marcher sur Bangui tout en continuant à conquérir de nouvelles villes.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC – Kazarama (M23) : « Si la population nous y invite, nous irons jusqu’à Kinshasa »

novembre 21, 2012

Vianney Kazarama, quelques instants avant son discours, le 21 novembre à Goma. Vianney Kazarama, quelques instants avant son discours, le 21 novembre à Goma. © Pierre Boisselet/J.A.

Au lendemain de la prise de Goma, le M23 a convié les éléments des FARDC encore présents dans la ville à se rendre et à intégrer la rébellion. Plus de 2 000 soldats loyalistes et 700 policiers auraient déjà répondu à l’appel, selon le mouvement qui prétend désormais vouloir « aller libérer Kinshasa ».

« Joseph Kabila est un mauvais dirigeant : il vous a promis les cinq chantiers [programme du président congolais pour la reconstruction de la RDC en 2006, NDLR], rien n’a été fait ». En ce mercredi 21 novembre au matin, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23, harangue la foule venue assister à la reddition des derniers éléments de l’armée régulière encore présents à Goma.

Le mouvement rebelle affirme avoir enregistré « 2 100 militaires des FARDC et 700 policiers » qui sont venus déposer leurs armes. « Il n’y aura pas de règlements de comptes », a rassuré Kazarama.

Après la chute, mardi 20 novembre, de Goma, les forces loyalistes se sont retirées à Saké, localité située à quelque 20 km à l’ouest de la capitale du Nord-Kivu, qu’elles auraient cependant quitté dans la matinée de mercredi. Le président ougandais, Yoweri Museweni, a convoqué, dans la foulée, une réunion extraordinaire des chefs d’État de la région pour tenter de trouver une solution pacifique à la détérioration de la situation à l’est de la RDC. « Le président Kabila et le président Kagame se sont rencontrés pendant deux heures la nuit dernière » à Kampala, a affirmé à l’AFP mercredi le ministre ougandais des Affaires étrangères, Sam Kutesa. Et à New York, quelques heures après la chute de Goma, le Conseil de sécurité des nations a pris une nouvelle résolution contre l’avancée des troupes rebelles, exigeant notamment « le retrait immédiat du M23 de Goma ».

Lors du discours de Vianney Kazarama, le 21 novembre à Goma.

© Capture d’écran de vidéo/Pierre Boisselet/J.A.

« Chasser Kabila »

Comme pour braver la communauté internationale, le M23 assure se préparer à « aller libérer la ville de Bukavu [capitale du Sud-Kivu », toujours sous contrôle des FARDC. « Nous sommes au service de la population, prétend Vianney Kazarama. Si la population de Bukavu nous invite, nous irons la libérer. De même pour la population de Kinshasa », lance-t-il.

Devant des milliers des personnes rassemblées au stade des volcans, Vianney Kazarama a tenu un discours offensif contre le président congolais. Il a demandé « le soutien » de la population de Goma pour permettre à son mouvement de « chasser Kabila » du pouvoir.

Au titre des griefs du M23 à l’encontre du régime de Kinshasa, le porte-parole du M23 est longtemps revenu sur la corruption et l’injustice dans la répartition des richesses nationales. « À un soldat, le gouvernement paye 50 dollars alors qu’un député national touche 4 500 », a-t-il dénoncé.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula  avec Pierre Boisselet, envoyé spécial

Nicole Richie lancera son parfum en septembre

juin 27, 2012

Alors que la plupart des célébrités comme Lady Gaga et The Fame ou Rihanna avec Rebelle Fleur lancent leur parfum, Nicole Richie s’était fait désirer sur ce domaine. La jeune créatrice de 30 ans rectifiera le tir dès la rentrée en proposant Nicole by Nicole Richie, sa fragrance éponyme.

C’est en septembre que le parfum de Nicole Richie devrait sortir selon le site WWD. Déjà créatrice à succès, la star s’essaie donc à la parfumerie. Avec le même talent et la même élégance espère-t-on.

Pour créer cette fragrance, Nicole Richie s’est inspirée de sa mère, « une femme traditionnelle du Sud » selon ses dires et de cette odeur singulière d’huiles et de crèmes superposées. Le jus est donc un fruité où l’on retrouve en notes de tête de la mûre et des oranges de Seville. Le coeur est composé d’ambre dorée, de rose marocaine, de muguet et de papyrus. Le tout est porté par du bois de cashmere et de santal, du patchouli sucré et de l’absolue de vanille.

Nicole by Nicole Richie s’annonce comme très féminin sur le papier. Pour compléter ce rituel de beauté, le parfum sera accompagné d’un gel douche et d’un baume pour le corps.

Le flacon est un rappel de ses collections House of Harlow 1960 et WinterKate. Il est à la rencontre de l’Art Nouveau et du Vintage. Une association que la créatrice affectionne tout particulièrement. Par la suite, Nicole Richie aimerait se pencher davantage sur la beauté. Non pas en créant une ligne de maquillage, « Je ne suis pas douée en maquillage, cela n’aurait aucun sens pour moi de créer une ligne » confie-t-elle, mais en réfléchissant à des produits capillaires, ce qu’elle maîtrise « Je connais très bien ce monde-là, alors je vais probablement bientôt me concentrer la dessus« .

Nicole by Nicole Richie sera commercialisé aux Etats-Unis, en Australie et au Royaume Uni au prix de 55 $.

 Puretrend.com par C.S

Mali : le chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga trouve la mort dans un accident de voiture

août 27, 2011

Le chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga est mort à la suite d’un accident de voiture dans la région de Kidal au Nord Mali, le vendredi 26 août 2011. Ag Bahanga restait une menace permanente pour la stabilité du nord du pays.

Il était aux environs de 18 heures (locales), vendredi dernier, lorsque le chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga a rendu l’âme après un accident mortel, non loin de la commune d’intadjedite, dans le cercle de Tinéssako, région de Kidal (au nord du Mali). Son enterrement a eu lieu peu après, à Intadjedite.

« Les conditions de conservation du corps ne sont pas réunies dans le désert, ce qui explique cet enterrement rapide », raconte un élu local de Kidal. L’information a été confirmée par plusieurs sources et à tous les niveaux de l’appareil sécuritaire malien, mais jusque-là rien n’a filtré sur les circonstances réelles de l’accident qui a coûté la vie à Ag Bahanga.

Trafic d’armes

Celui-ci n’a jamais été totalement d’accord avec les accords de paix signés en 2006 à Alger entre le gouvernement malien et les membres de la rébellion de l’Alliance du 23 mai. Ag Bahanga prend les armes en 2008 et s’illustre par la prise en otages de plusieurs militaires maliens. En février 2009, sa base ayant été détruite par l’armée malienne, il s’exile en Libye avec la bénédiction de Kaddafi avant de revenir discrètement au début de 2011 dans le désert malien, au nord de Kidal, avec un groupe des jeunes armés de cette région.

Ag Bahanga était soupçonné de s’être procuré des armes en provenance de la Libye et d’avoir passé des accords de partenariat avec Al-Qaïda au Maghreb islamique dans le cadre d’un vaste trafic d’armes. Il y a quelques jours encore, des sources sécuritaires maliennes l’accusaient d’avoir reçu au moins cinquante véhicules armés en provenance de la Libye.

Jeuneafrique.com par Baba Ahmed, à Bamako