Posts Tagged ‘Rebelles’

Mozambique: un nombre «important» de rebelles abattus à Palma

avril 4, 2021

Un nombre «important» de rebelles ont été abattus par les forces mozambicaines dans les opérations visant à reprendre la ville de Palma (nord-est), tombée aux mains de groupes djihadistes après une sanglante attaque le 24 mars, ont déclaré dimanche les militaires sur place. «Ce n’est pas encore terminé (…) mais un nombre important de terroristes ont été abattus», a déclaré devant les caméras de journalistes embarqués le commandant des opérations à Palma, Chongo Vidigal.

Il y a onze jours, des groupes armés ont attaqué la ville portuaire stratégique dans un raid soigneusement préparé, lancé à seulement quelques kilomètres d’un méga projet gazier de plusieurs milliards d’euros piloté par le groupe français Total. L’attaque, revendiquée par le groupe État islamique (EI) a tué officiellement des dizaines de civils, policiers et militaires. Le nombre réel de victimes n’est pas encore connu. Le groupe français Total a évacué le personnel de son site gazier sur la péninsule d’Afungi et le projet de plusieurs milliards d’euros est à l’arrêt complet.

Dans la ville ravagée de 75.000 habitants, dont les premières images depuis l’attaque ont été diffusées à la télévision locale, le responsable militaire a ajouté pouvoir sentir «l’odeur des cadavres des terroristes». Les images ont montré quelques corps gisant encore dans les rues, des maisons en ruines et des véhicules en cendres. Quelques civils aussi, récupérant de la nourriture.

Depuis plusieurs jours, les militaires tentent de reprendre Palma, tombée aux mains des rebelles dans la nuit du 26 au 27 mars après une attaque considérée comme la plus grande escalade depuis le début des violences il y a plus de trois ans. Des milliers de soldats ont été déployés mais depuis les premières attaques en 2017, les forces gouvernementales se sont montrées incapables de combattre efficacement les rebelles qui terrorisent la province pauvre du Cabo Delgado, frontalière de la Tanzanie. Désignés localement sous le nom d’Al-Shabab («les jeunes», en arabe), ils ont prêté allégeance au groupe EI.

Environ 11.000 personnes ont été déplacées par la dernière attaque, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Plus de 670.000 personnes avaient déjà été forcées à quitter leur foyer à cause des violences dans la région, selon l’Onu. L’ONG Acled recensait déjà 2.600 morts avant l’attaque de Palma, dont la moitié de civils.

Par Le Figaro avec AFP

Birmanie : ulcérées par le bain de sang, les factions rebelles tentées de reprendre les armes contre la junte

avril 3, 2021

Dix factions ont entamé samedi une réunion de deux jours pour «réexaminer» leur position sur l’accord de cessez-le-feu signé en 2015.

Dix des principales factions rebelles de Birmanie vont «réexaminer» l’accord de cessez-le-feu signé à partir de 2015 avec l’armée, ulcérées par la répression sanglante du nouveau régime militaire à l’égard des civils. Plus de 12.000 déplacés ont fui ces derniers jours des raids aériens menés par les généraux birmans, d’après un de ces groupes, la puissante Union nationale Karen (KNU), qui appelle la multitude de minorités ethniques du pays à s’unir contre la junte.

Depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948, de nombreuses factions ethniques armées sont en conflit avec le gouvernement central pour obtenir plus d’autonomie, l’accès aux nombreuses richesses naturelles ou une part du lucratif trafic de drogue. À partir de 2015, l’armée avait conclu un accord national de cessez-le-feu (ANC) avec dix d’entre elles, dont la KNU.

Peu après le coup d’Etat, elles avaient indiqué continuer à appliquer cet accord, malgré le passage en force des généraux. Mais, depuis, «des centaines de civils, des enfants, des adolescents et des femmes, ont été tués» par les forces de sécurité, a écrit samedi Yawd Serk, chef du Conseil de restauration de l’État Shan, un de ces groupes rebelles. Face à cela, les dix factions, qui ont entamé ce samedi une réunion de deux jours, vont «réexaminer» leur position sur l’ANC, a-t-il ajouté.

La KNU est particulièrement virulente contre la junte. Ripostant au bain de sang des forces de sécurité contre les opposants au coup d’État du 1er février, elle s’était déjà emparée la semaine dernière d’une base militaire dans l’État Karen dans le sud-est du pays, tuant dix soldats. L’armée avait alors répliqué en menant des raids aériens contre des places fortes de la faction, une première depuis une vingtaine d’années dans cette région. «Beaucoup de civils sont morts, dont des mineurs et des étudiants. Des écoles, des maisons et des villages ont aussi été détruits» au cours de ces frappes, a relevé la KNU. «Nous exhortons toutes les minorités ethniques du pays (qui en compte plus de 130, ndlr) à engager des actions fortes et à prendre des sanctions» contre les responsables. Le porte-parole de la junte, Zaw Min Tun, a déclaré de son côté «espérer que la majorité des membres de la KNU respectent le cessez-le-feu».

D’autres groupes armés ont déjà apporté leur soutien à la mobilisation démocratique et menacé de reprendre les armes contre l’armée. Et l’émissaire de l’ONU pour la Birmanie, Christine Schraner Burgener, a mis en garde cette semaine contre un risque «sans précédent» de «guerre civile». En attendant, les généraux poursuivent leur répression meurtrière.

Plus de 550 civils sont tombés sous les balles des forces de sécurité ces deux derniers mois, d’après l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP). Mais le bilan pourrait être beaucoup plus lourd: quelque 2700 personnes ont été arrêtées. Détenues au secret, sans accès à leur proche ou à un avocat, beaucoup sont portées disparues.

Par Le Figaro avec AFP

Centrafrique: premières attaques des rebelles contre Bangui

janvier 13, 2021

Les rebelles centrafricains à l’offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra fraîchement réélu ont mené pour la première fois mercredi deux attaques aux portes de Bangui contre l’armée et les Casques bleus mais ont rapidement été repoussés selon le gouvernement.

Il s’agit des premiers affrontements aux portes de Bangui depuis que six des principaux groupes armés, qui occupent deux tiers de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile il y a huit ans, ont annoncé la formation mi-décembre de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et lancé une offensive pour empêcher la réélection de M. Touadéra. 

Ils menaient, jusqu’alors, des attaques sporadiques généralement repoussées par les quelque 12.000 Casques bleus de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), appuyés par d’importants contingents lourdement armés de militaires rwandais et de paramilitaires russes fraîchement débarqués à la rescousse du gouvernement et de son armée.

© FLORENT VERGNES Des soldats d’une brigade d’intervention centrafricaine à Boali, le 10 janvier 2021

A respectivement 9 et 12 km du centre de la capitale, à l’aube, des brigades de l’armée « ont été attaquées simultanément mais, grâce à la bravoure de nos forces et les appuis bilatéraux, nous avons pu repousser les assaillants qui sont en débandade actuellement », a assuré le ministre de l’Intérieur Henri Wanzet Linguissara.

– « Riposte immédiate » –

« Ce matin vers 6H00 à Bangui, la position de la Minusca au point kilométrique 12 (PK 12) a été attaquée par des éléments armés » et les forces de l’ONU ont déclenché « une riposte immédiate, avant l’envoi de renforts sur place, aucun blessé n’est à déplorer côté Minusca », a expliqué le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole des Casques bleus dans le pays. « Les échanges de tirs ont baissé mais la situation reste tendue », a-t-il ajouté deux heures après le déclenchement de l’attaque.


©FLORENT VERGNES Un hélicoptère MI-17 de fabrication russe en soutien aux forces centrafricaines au-dessus de Boali, porte d’entrée de Bangui, le 10 janvier 2021

Trois membres des forces armées de Centrafrique (FACA) ont été blessés lors des attaques, a déclaré un gradé de la Minusca, qui a requis l’anonymat. Au moins deux rebelles ont été tués, a constaté un journaliste de l’AFP. 

« J’ai peur, je ne sais même pas où est ma famille », s’inquiète Laïs, un habitant du PK 12, interrogé par l’AFP. « Nous voulons seulement la paix », implore-t-il. 

De nombreux civils fuyaient la zone des combats, bagages sous les bras, pour rejoindre le centre-ville. Au loin, des tirs sporadiques se faisaient toujours entendre, selon un journaliste de l’AFP.

Les rues du centre-ville étaient cependant encore désertes en milieu de matinée et une forte présence militaire était déployée partout dans la ville.

Cette attaque des groupes armés intervient le jour où le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir, à la demande de la France, sur la Centrafrique avec à l’ordre du jour la présence de troupes étrangères et de mercenaires dans ce pays et l’embargo sur les armes, en vigueur depuis le début de la guerre civile. 

Pour la présidentielle du 27 décembre, l’ONU avait pris la décision plutôt rare de renforcer pour deux mois sa force de paix avec 300 Casques bleus rwandais prélevés sur son contingent déployé au Soudan du Sud. Le Conseil de sécurité devra à court terme décider de leur avenir, entre retrait ou maintien prolongé.

– Attaques successives –

Cette réunion survient après deux nouvelles attaques menées durant le week-end contre des villes éloignées de Bangui et qui ont donné lieu à de violents combats. 

A Bouar, cinquième ville du pays avec 40.000 habitants, à 340 km au nord-ouest de la capitale mais sur un axe routier crucial pour son ravitaillement, les Casques bleus, « en appui aux forces armées centrafricaines (FACA), ont repoussé les combattants (…) lors de violents combats survenus samedi », a déclaré dans un communiqué Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca. 

A Grimari, à 300 km au nord-est de Bangui, les groupes armés ont tenté dimanche « une entrée en force et ont tiré des roquettes sur le camp de la Minusca », a expliqué le colonel Abdoulaziz Fall.

Une deuxième session du Conseil de sécurité, qui doit se tenir le 19 ou le 21 janvier, a été demandée par la Centrafrique « en urgence » pour évoquer la situation sécuritaire dans une lettre datée du 5 janvier à laquelle l’AFP a eu accès.

Avec AFP par clt-dyg-amt/blb

Syrie: hausse des attaques de drones contre une base russe

août 24, 2018

Des rebelles et jihadistes en Syrie ont multiplié ces deux derniers mois les attaques de drones contre la principale base militaire russe dans le pays en guerre, mais celles-ci ont quasiment été toutes mises en échec, selon une ONG et des responsables russes.

Sur cette base, l’aéroport militaire de Hmeimim situé dans la province de Lattaquié (nord-ouest), sont stationnées des forces russes intervenues fin 2015 dans le conflit syrien au côté du régime de Bachar al-Assad, alors en mauvaise passe face aux rebelles et jihadistes.

« Ces derniers temps, les attaques de drone contre Hmeimim ont augmenté », même si elles ne représentent pas une réelle menace, a indiqué vendredi le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, qui a fait état de 18 « attaques » depuis le début juillet.

« La majorité des drones sont abattus par la défense aérienne russe ou syrienne », a-t-il dit à l’AFP, indiquant que ces appareils étaient envoyés par des jihadistes ou des rebelles islamistes de la province voisine d’Idleb.

Ultime grand bastion insurgé en Syrie, Idleb est dominée par Hayat Tahrir al-Cham, organisation jihadiste formée par l’ex-branche locale d’Al-Qaïda, mais elle accueille aussi une multitude de groupes rebelles.

Au total depuis janvier, l’OSDH a comptabilisé 23 « attaques au drone » contre Hmeimim. En janvier, dix drones chargés d’explosifs avaient visé la base, sans faire de victimes ou de dégâts selon l’armée russe.

Jeudi à Moscou, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a accusé des « terroristes », allusion aux rebelles et jihadistes, d’envoyer ces engins. « Les attaques de drones sont devenues régulières contre la base de Hmeimim. Nos défenses antiaériennes ont abattu 45 appareils de ce type ».

A la mi-août, un porte-parole de l’armée russe, le général Igor Konachenkov, a évoqué cette hausse. « Au cours du mois précédent, nous avons observé une hausse des tentatives d’attaques par des drones. Notre taux d’élimination est de 100% ».

Le pouvoir syrien et son allié russe pourraient lancer prochainement une offensive pour reconquérir certains secteurs périphériques de la province d’Idleb, notamment la région de Jisr al-Choughour.

« Les Russes sont convaincus que les drones (…) sont envoyés des alentours de Jisr al-Choughour », selon Sam Heller, analyste à l’International Crisis Group.

Depuis l’intervention russe, le régime a accumulé les victoires, jusqu’à reprendre près de deux tiers du territoire.

La guerre en Syrie a démarré en 2011 après la répression de manifestations prodémocratie par le régime. Elle s’est complexifiée avec l’implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 350.000 morts.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 13h57)                                                        

Yémen: les forces anti-rebelles lancent l’offensive sur un port stratégique

juin 13, 2018

Un soldat des forces pro-gouvernementales yéménites, le 7 juin 2018 près de la ville d’Aj Jah, dans la province de Hodeida (ouest) / © AFP/Archives / NABIL HASSAN

Des forces progouvernementales, appuyées par les Emiratis et les Saoudiens, ont lancé mercredi leur offensive sur le port stratégique de Hodeida (ouest), avec l’objectif d’en chasser les rebelles Houthis et de modifier le rapport de force dans le conflit qui ravage le Yémen.

Dans un pays à la population exsangue, une quinzaine d’ONG internationales ont exprimé leur vive inquiétude face à cet assaut sur une cité de 600.000 habitants. Dans une lettre, elles ont exhorté le président français Emmanuel Macron à faire pression sur Ryad et Abou Dhabi, et jugé « inconcevable » de maintenir la conférence humanitaire sur le Yémen prévue fin juin à Paris.

Au terme d’un ultimatum ayant expiré mardi soir, l’offensive a débuté mercredi à 13H15 (10H15 GMT), après avoir reçu le « feu vert » de la coalition, ont indiqué à la mi-journée à l’AFP des responsables des forces pro-gouvernementales ayant requis l’anonymat.

Les troupes progressent en direction de l’aéroport, situé au sud de Hodeida, d’après les mêmes sources, qui sont présentes sur le terrain à Al-Jah, à 30 km environ au sud-est de la ville.

Dix-huit raids aériens ont été menés contre des positions des Houthis au cours des heures précédentes pour préparer l’offensive, ont-elles ajouté.

La chaîne Al-Massirah, contrôlée par les rebelles, avait rapporté des raids aériens en matinée « sur des fermes » en périphérie de Hodeida.

Selon des sources médicales, 22 combattants rebelles et trois soldats des forces progouvernementales ont été tués ces dernières 24 heures.

– « Sécurité maritime » –

A l’aube, l’agence officielle émiratie WAM avait rapporté une accélération des préparatifs « en vue de libérer Hodeida ».

D’importants contingents des forces anti-rebelles « ont atteint la périphérie de la ville » et des systèmes d’armes sophistiqués sont acheminés, avait ajouté WAM, citant une source militaire.

Le grand port de Hodeida, sur la mer Rouge, constitue un enjeu stratégique d’une guerre qui dure depuis plus de trois ans: il est le point d’entrée d’une bonne partie des importations et de l’aide humanitaire internationale destinée à la population yéménite.

Avant le lancement de l’offensive, mardi soir, le gouvernement yéménite avait affirmé que « tous les moyens pacifiques et politiques pour écarter les miliciens Houthis du port » avaient « été épuisés ».

« La libération de Hodeida est vitale à la lumière de la menace croissante que les miliciens Houthis, soutenus par l’Iran, font peser sur la sécurité maritime en mer Rouge, par où passent environ 15% du commerce international », a argué sur twitter l’ambassadeur saoudien à Washington, Khaled ben Salmane, un des fils du roi.

– « Hodeida en otage » –

Le contrôle des territoires au Yémen au 12 juin / © AFP / Valentina Breschi

Les Emirats arabes unis, qui apportent un soutien essentiel au sol à des forces yéménites hétéroclites, avaient donné jusqu’à mardi soir à l’ONU pour trouver une solution et contraindre les Houthis à abandonner le contrôle de Hodeida sans combattre.

Alors que cet ultimatum expirait, Anwar Gargash, ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères, a publié une série de tweets tard mardi soir affirmant que les Houthis ne pouvaient plus « tenir Hodeida en otage pour financer leur guerre » et « détourner » l’aide humanitaire internationale.

« La libération de la ville et du port créera une nouvelle réalité et amènera les Houthis aux négociations », a-t-il assuré en promettant que « les Emirats arabes unis et la coalition continueront à accélérer le flot d’aide humanitaire ».

Mardi soir, l’homme fort des Emirats, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, a reçu à Abou Dhabi le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, alors que les relations entre les autorités émiraties et M. Hadi, qui vit en exil à Ryad, s’étaient détériorées ces derniers mois.

Plus tôt, le président français Emmanuel Macron avait appelé les « parties prenantes » dans le conflit au Yémen à la « retenue » et à la « protection des populations civiles », lors d’un échange téléphonique avec Mohammed ben Zayed.

Cet entretien s’est déroulé notamment « dans la perspective de l’organisation à Paris fin juin d’une conférence humanitaire » sur le Yémen, a ajouté l’Elysée.

A la lumière des derniers évènements à Hodeida, une coalition de 14 ONG a pour sa part demandé l’annulation de cette conférence co-présidée par Ryad.

Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef, s’est déclarée « profondément inquiète » et a appelé à la protection des quelque 300.000 enfants qui vivent à Hodeida et dans les environs.

L’ONU a retiré son personnel international de Hodeida lundi et, mardi, la représentante de l’Unicef, Meritxell Relano, a indiqué que son agence avait « prépositionné » dans la ville plus de 20.000 trousses d’hygiène.

Les forces anti-rebelles n’ont remporté aucune victoire militaire majeure depuis la reprise de cinq provinces du sud et de la ville d’Aden mi-2015 grâce à l’intervention de la coalition commandée par l’Arabie saoudite.

Les rebelles Houthis, originaires du nord du pays, contrôlent par ailleurs toujours la capitale Sanaa.

Depuis 2015, la guerre au Yémen a fait près de 10.000 morts, plus de 55.000 blessés et provoqué « la pire crise humanitaire du monde », selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2018 13h33)

Yémen: plus de 100 morts dans la bataille pour le port de Hodeida

juin 2, 2018

/ © AFP/Archives / ABDO HYDER

 

La bataille pour la reprise par les forces progouvernementales du port de Hodeida au Yémen tenu par les rebelles, a coûté la vie à plus de 100 combattants en moins d’une semaine, ont indiqué samedi des sources médicales et militaires.

Les troupes fidèles au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, appuyées par une coalition militaire commandée par l’Arabie saoudite, avaient avancé il y a quelques jours à une vingtaine de km de la ville de Hodeida (ouest) d’où elles cherchent à chasser les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

Hodeida, sur la mer Rouge, est le principal point d’entrée des importations et de l’aide humanitaire au Yémen, pays pauvre et en guerre depuis 2015. La coalition affirme elle que Hodeida est aussi un point de départ pour des attaques rebelles contre des navires et le lieu par lequel l’Iran livrerait des armes aux Houthis, ce que Téhéran dément.

L’offensive est appuyée par l’aviation de la coalition et son centre de commandement est piloté au sol par les forces des Émirats arabes unis, membres de cette coalition.

Les hôpitaux dans la région d’Aden (sud), où est basé le pouvoir yéménite, ont indiqué avoir reçu 52 dépouilles, dont celles de 20 soldats, entre vendredi et samedi, ce qui porte le bilan des combats à 110 morts depuis le début de l’offensive lundi. Le reste des dépouilles semblent être celles de rebelles, ont-ils précisé.

Selon une source militaire progouvernementale, les rebelles ont tendu une embuscade samedi à un convoi militaire dans la localité d’al-Dourayhmi dans le gouvernorat de Hodeida, situé à 230 km à l’ouest de la capitale Sanaa.

C’est la prise totale de Sanaa par les rebelles début 2015 et de vastes pans du territoire yéménite qui a poussé l’Arabie saoudite voisine à intervenir à la tête d’une coalition militaire pour stopper la progression des Houthis et par extension l’influence de son rival iranien.

L’ONU a dit craindre que l’opération militaire en cours n’affecte l’acheminement de l’aide humanitaire, dont 70% arrive au Yémen par le port de Hodeida, alors même que certaines régions du Yémen sont au bord de la famine.

En novembre 2017, après le tir d’un missile balistique rebelle vers Ryad, la coalition avait instauré un blocus total du port de Hodeida, avant de l’assouplir sous la pression internationale.

La guerre au Yémen a fait quelque 10.000 morts.

Romandie.com avec (©AFP / 02 juin 2018 15h33)                

RDC: l’armée affirme avoir « anéanti » les rebelles Yakutumba au Sud Kivu

février 9, 2018

Bukavu (RD Congo) – L’armée congolaise a affirmé vendredi avoir « anéanti » les rebelles d’un des principaux groupes armés actifs ces derniers mois dans l’est de la République démocratique du Congo, au cours d’une offensive dans la province du Sud-Kivu.

L’armée congolaise a affirmé avoir tué 48 rebelles et capturé 150 autres pendant son offensive sur les rives du lac Tanganyika contre les Yakutumba, du nom de l’ex-général William Amuri Yakutumba, déserteur opposé au président Joseph Kabila.

Les Yakutumba avaient attaqué la ville d’Uvira fin septembre -en bombardant leur cible depuis le lac au cours d’une opération navale avec des embarcations motorisées- avant d’être repoussés par la force des Nations unies (Monusco).

Ces derniers jours, des rebelles ont fui l’offensive de l’armée congolaise en se réfugiant sur l’autre rive au Burundi, lequel a remis 34 miliciens à la RDC il y a une semaine.

« L’opération a été un succès, les « Maï Maï » (rebelles) ont été anéantis. Il n’y a plus de combats et nous sommes en train de faire des opérations de ratissage », a précisé à l’AFP un porte-parole de l’armée, le major Louis-Claude Tshiwanga.

« La population qui avait fui les combats commence petit à petit à revenir dans ce secteur », a-t-il ajouté.

« Depuis le lancement de notre offensive le 21 janvier dans le secteur de Fizi, on a dénombré officiellement 48 Yakutumba tués. Et 150 autres capturés dont 34 qui avaient fuit au Burundi à travers le lac Tanganyika et qui nous ont été remis », selon le major, qui avançait précédemment un bilan de 120 captifs.

L’armée congolaise a présenté à la presse 120 des rebelles capturés, des canons, des mitrailleuses et autres armes saisis devant la presse jeudi dans la ville d’Uvira.

Selon des sources concordantes dans la région, le chef rebelle Yakutumba n’a pas été capturé mais aurait été blessé lors des affrontements la semaine dernière, et il se serait replié dans les hauts plateaux surplombant ce secteur.

Cité par la radio onusienne Okapi, le commandant des opérations, le général Philémon Yav, a fait état pour sa part d’un bilan de 83 rebelles et 6 soldats tués,

« D’après le commandant de l’opération, le général Philémon Yav, la quasi-totalité des localités jadis sous contrôle de Yakutumba a été récupérée, y compris l’ensemble de la presqu’ile d’Ubwari ainsi que tout le littoral du lac Tanganyika, partant de Kalémie à Uvira », ajoute le site de radio Okapi.

Au Burundi, la police a arrêté vendredi une trentaine de Congolais soupçonnés d’être des rebelles lors d’une perquisition dans un quartier populaire de la ville de Rumonge, au bord du lac Tanganyika dans le sud, qui a accueilli l’essentiel des 7.000 Congolais qui ont fui depuis le début de ces affrontements, a appris l’AFP de sources sécuritaires et militantes.

Romandie.com avec(©AFP / 09 février 2018 20h36)                                            

Affrontements en RDC: 7.000 Congolais fuient au Burundi en trois jours

janvier 26, 2018

Bukavu (RD Congo) – Près de 7.000 Congolais fuyant des combats entre l’armée et des rebelles dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été accueillis au Burundi depuis trois jours, selon un nouveau décompte de la police burundaise vendredi.

« A 08h00, 6.692 réfugiés (sont déjà) enregistrés » à Rumonge et Nyanza-Lac, a annoncé la police dans un tweet officiel, ajoutant que « le flux des réfugiés semble tarir ».

La situation sécuritaire est « inquiétante » dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, a reconnu vendredi à Kinshasa le président congolais Joseph Kabila, lors d’une conférence de presse.

Les réfugiés congolais ont pour la plupart traversé le lac Tanganyika sur des embarcations de fortune, emmenant avec eux matelas, valises, panneaux solaires, chaises ou seaux en plastique.

« Hier, tout le lac Tanganyika semblait couvert des centaines de pirogues de toutes les tailles, remplies à ras bord de réfugiés et de leurs biens, c’était très impressionnant », a expliqué à l’AFP un militant des droits de l’homme, parlant sous couvert d’anonymat.

« L’administration de Rumonge est malheureusement débordée devant un tel afflux, une partie des réfugiés ont pu passer la nuit dans une salle du Centre des métiers de Rumonge, mais d’autres ont été obligé de passer la nuit à la belle étoile », a-t-il poursuivi.

Un réfugié contacté par téléphone a décrit des « conditions de vie très difficiles » : « on n’a pas encore eu d’eau ou de nourriture pour la grande majorité, on n’a pas de toilettes ».

– « Gagner la paix » –

Ni le bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Burundi, ni les autorités burundaises ne voulaient s’exprimer sur ce sujet vendredi matin.

Selon des ONG locales, de nombreux bus et camions affrétés par le HCR ont passé la nuit à Rumonge vendredi matin en vue d’évacuer les premiers réfugiés congolais vers des sites de transit « où ils pourront être assisté ».

« Lorsqu’il y a crépitement des balles, c’est normal que les habitants puissent fuir leur domicile », a estimé le porte-parole de l’armée congolaise dans le sud-Kivu, le capitaine Dieudonné Kasereka, interrogé par l’AFP.

L’armée congolaise mène depuis plusieurs jours une opération contre la milice des Yakutumba (du nom d’un ex-officier de l’armée congolaise passé à la rébellion) dans la région de Fizi, à proximité du lac Tanganyika.

Mercredi, deux civils ont été tués à Baraka, dans la région de Fizi, par des obus tirés par des miliciens.

Fin septembre, la milice Yakutumba avait mené une offensive contre la ville d’Uvira, dans le Sud-Kivu, entraînant une intervention de la force onusienne en RDC.

Une autre offensive est en cours dans la province voisine du Nord-Kivu contre les rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF). Ces derniers ont intensifié leurs attaques contre les civils et les positions de l’armée depuis.

Les opération en cours contre les « terroristes ADF » et les Yakutumba ont pour objectif de « gagner la paix après avoir gagner la guerre », a assuré le président Kabila.

L’Est congolais est déchiré par des conflits armés depuis plus de vingt ans. Des milices locales et étrangères se battent pour le contrôle des zones riches en ressources naturelles.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 15h55)                                            

Est de la RDC: trois militaires tués dans une attaque des rebelles ougandais

janvier 15, 2018

Beni (RD Congo) – Trois militaires congolais ont été tués lundi dans une attaque attribuée aux rebelles ougandais musulmans des ADF dans l’est de la République démocratique du Congo, après plus de deux heures de violents combats, selon un témoignage recueilli par l’AFP.

Trois corps en tenue militaire de l’armée congolaise, portant des traces de blessures, ont été vus par un témoin à la morgue de l’hôpital général de Beni. Le même témoin a vu quatre militaires blessés et soignés dans le même hôpital.

Auparavant, un autre témoin a déclaré à l’AFP avoir vu une ambulance de l’armée transporter « deux corps et cinq blessés », tous des militaires.

L’armée congolaise n’a pas confirmé des morts dans ses rangs.

Cette attaque présumée des Allied defence forces (ADF), accusés d’avoir tué 14 Casques bleus tanzaniens début décembre dans la même région, intervient alors que l’armée congolaise a annoncé samedi le lancement de sa propre offensive contre le groupe ougandais musulman.

« Les ADF ont attaqué tôt ce matin vers 04h00 (2h00 GMT) notre position de Muzambay. Nos forces les ont repoussés après des violents combats », a déclaré à l’AFP le capitaine Mak Hazukay, un des porte-parole de l’armée dans le le Nord-Kivu.

« Des tirs ont commencé tôt le matin alors qu’on dormait encore et se sont arrêtés vers 06h30 (04H30 GMT) », a déclaré à l’AFP Aimé Makinda, épouse d’un militaire dont la maison est située près du lieu des affrontements.

Des tirs d’armes lourdes et légères ont été également entendus par le correspondant de l’AFP à Beni entre 04h00 et 06h30 locales.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont lancé depuis samedi une « offensive générale et généralisée contre les ADF » qui aurait permis de les déloger de deux positions qu’ils occupaient dans la région de Beni, selon l’armée.

Fin décembre, l’armée ougandaise (UPDF) avait affirmé avoir tué une centaine de rebelles ADF dans des attaques aériennes dans l’est de la RDC.

Présent en RDC depuis 1995, les ADF sont opposés au régime du président ougandais Yoweri Museveni.

Les autorités congolaises et la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) les accusent d’avoir tué plus de 700 civils depuis octobre 2014 dans la région de Beni.

Romandie.com avec(©AFP / 15 janvier 2018 11h52)                                            

Yémen: plus de 60 rebelles et soldats tués en 24 heures au sud de Hodeida

décembre 25, 2017

Un Yéménite prend en photo des débris à la suite d’un raid aérien le 25 décembre 2017 près d’Aser / © AFP / MOHAMMED HUWAIS

Plus de 60 rebelles chiites Houthis et soldats pro-gouvernement ont été tués en 24 heures sur les fronts de la province de Hodeida, dans l’ouest du Yémen, ont indiqué lundi des responsables des services de sécurité et des hôpitaux.

Les raids aériens de la coalition anti-Houthis menée par l’Arabie saoudite et les combats terrestres se sont intensifiés dans cette province contrôlée par les Houthis depuis le tir d’un missile balistique sur Ryad le 19 décembre.

Les deux camps dépêchent d’importants renforts sur les lignes de front. Les renforts des Houthis sont pris pour cible par l’aviation de la coalition, tandis que les forces pro-gouvernement n’arrivent pas à progresser vers le nord en raison d’énormes champs de mines plantées par les insurgés.

Hodeida, capitale de la province de même nom a une importance capitale, son port sur la mer Rouge étant le principal point d’entrée des importations du pays.

La ville et le port sont contrôlés par les Houthis. La coalition impose des inspections aux cargaisons pour empêcher l’entrée d’armes au profit des insurgés.

Au cours des dernières 24 heures, 18 Houthis ont été tués dans la nuit dans des raids aériens de Haïs et 35 autres à Tahita, deux régions situées à environ 70 km au sud-ouest et au sud-est de Hodeida, a indiqué un responsable des services de sécurité.

Le bilan des morts a été confirmé par les hôpitaux Alfi, Al-Thawra et l’hôpital du 22 mai de Hodeida. Ces établissements ont fait état de 63 blessés parmi les insurgés.

Une source militaire pro-gouvernement a fait état de 12 morts et de 19 blessés dans les rangs de ses forces. Ces victimes ont été transportés dans des hôpitaux d’Aden, selon des sources médicales.

Le conflit au Yémen a fait plus de 8.750 morts, dont de nombreux civils, depuis l’intervention de la coalition en mars 2015, selon l’ONU. Cette coalition affirme quant à elle avoir depuis tué quelque 11.000 Houthis.

La coalition intervient contre les rebelles qui contrôlent Sanaa et une bonne partie du nord du pays et en soutien au gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2017 14h15)