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Le Venezuela s’enlise dans la récession, ses voisins en souffrent aussi

juillet 23, 2018

Le président vénézuélien Nicolas Maduro à La Havane à Cuba, le 17 juillet 2018 / © AFP/Archives / YAMIL LAGE

Le Venezuela, en proie à une vaste crise, va sombrer davantage dans la récession cette année affichant une hyperinflation historique de 1.000.000% d’ici fin décembre, estime le FMI, une situation qui affecte de plus en plus ses pays voisins.

Le Produit intérieur brut (PIB) vénézuélien devrait se contracter de 18% en 2018, a indiqué lundi le Fonds monétaire international (FMI). C’est pire que ce qui était estimé en avril (-15%).

« Nous projetons une poussée de l’inflation de 1.000.000% d’ici la fin 2018, ce qui signifie que le Venezuela est dans une situation similaire à celle de l’Allemagne en 1923 ou à celle du Zimbabwe à la fin des années 2000 », a commenté Alejandro Werner, un des responsables de l’institution de Washington qui, au printemps, anticipait une inflation de quelque 13.000%.

En outre, les pays voisins sont susceptibles d’être de plus en plus exposés aux répercussions de l’effondrement de l’économie vénézuélienne car la pénurie de nourriture, les difficultés croissantes pour accéder aux soins, à l’électricité, à l’eau, aux transports, combinées aux problèmes d’insécurité, ont fait fuir en masse la population qui se réfugie notamment en Colombie et au Brésil.

– Chute de la production du pétrole –

« Le Venezuela reste englué dans une profonde crise économique et sociale », a résumé Alejandro Werner. Et en 2018, le pays pétrolier enregistrera une récession à deux chiffres pour la troisième année d’affilée, a-t-il précisé.

La contraction du PIB sera plus marquée qu’en 2017 (-16,5%) à mesure que la production de pétrole, principale ressource du pays, s’effondre, a-t-il commenté.

Le Venezuela tire 96% de ses revenus du brut. Or sa production de pétrole a chuté d’au moins la moitié en un an et demi faute de liquidités pour moderniser les champs pétroliers.

Venezuela / © AFP / Anella RETA

La production de brut a ainsi poursuivi sa baisse en juin, à 1,5 million de barils par jour (mbj), soit son plus bas niveau en 30 ans, a récemment révélé l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Le FMI pointe par ailleurs du doigt la mise en circulation d’un nombre toujours plus grand de billets, ce qui alimente l’hyperinflation.

L’exactitude des prévisions reste toutefois sujette à caution, l’institution, qui compte 189 membres, n’ayant pu effectuer de mission économique depuis 2004. Elle ne reçoit depuis que des données parcellaires.

Que l’inflation soit de 1,2 million ou de 800.000%, cela ne change rien à la « vaste crise humanitaire », à la situation catastrophique du pays qui « manque de tout, de médicaments, de nourriture, en proie aux maladies contagieuses », a réagi Alejandro Werner lors d’une conférence de presse.

– Tableau hétérogène –

Le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld, avait observé la semaine dernière qu’il était difficile pour les économies avoisinantes d’accueillir les Vénézuéliens fuyant leur pays et de les intégrer à leur propre économie.

Plus d’un million de personnes ont migré du Venezuela vers la Colombie au cours des 16 derniers mois, la majorité pour fuir la crise politico-économique, avait estimé le gouvernement colombien mi-juin.

Venezuela : Après la réélection de Maduro, l’horizon s’assombrit / © AFP / Carlos Reyes

Au printemps, le gouvernement brésilien avait estimé que 500 à 1.200 Vénézuéliens

franchissaient chaque jour la frontière brésilienne.

S’agissant de la région toute entière, Amérique Latine et Caraïbes, Alejandro Werner relève que la reprise économique se poursuit mais que le tableau est très hétérogène.

« Si la croissance accélère dans certains pays (tels que le Chili et le Pérou), d’autres font face à une demande plus faible », commente-t-il.

Aussi la prévision 2018 pour la région a-t-elle été révisée en baisse à 1,6% (-0,4 point) et pour 2019 à 2,6% (-0,2 point).

La reprise de l’expansion au Brésil, première puissance économique d’Amérique du Sud, devrait aussi être moins solide (1,8% contre 2,3% estimé en avril), en raison notamment de grèves.

La prévision pour la croissance du Mexique, deuxième économie, est, elle, restée inchangée à 2,3% mais le Fonds note les grandes incertitudes liées à la renégociation du traité de libre-échange nord-américain (Aléna) avec le Canada et les Etats-Unis. Ce qui devrait peser sur la croissance de 2019, désormais estimée à 2,7% (-0,3 point).

Quant à la troisième économie de l’Amérique Latine, l’Argentine, les prévisions sont nettement moins optimistes à 0,4% en 2018 (-1,6 point) et à 1,5% en 2019 (-1,7 point) après 2,9% l’an passé. Le pays, qui a récemment obtenu une aide du FMI, a pâti au printemps d’une nette dévaluation de sa devise et d’une dégradation de la confiance des investisseurs.

Alejandro Werner anticipe néanmoins « une reprise graduelle en 2019 et 2020 qui sera soutenue par une confiance retrouvée avec le programme de soutien du Fonds ».

Romandie.com avec(©AFP / 23 juillet 2018 23h28)

Afrique du Sud: l’économie entre en récession, une première depuis 2009

juin 6, 2017

L’économie sud-africaine est entrée en récession au premier trimestre 2017 / © AFP/Archives / RODGER BOSCH

La menace qui planait sur l’économie sud-africaine s’est concrétisée: le pays est officiellement entré mardi en récession, une première depuis 2009, qui pourrait accentuer la pression sur les épaules de son controversé président Jacob Zuma.

Le produit intérieur brut (PIB) de l’économie la plus industrialisée du continent a reculé de 0,7% au premier trimestre 2017, après s’être contracté de 0,3% au quatrième trimestre 2016.

« L’économie sud-africaine est entrée en récession », a confirmé l’Office national des statistiques sud-africain (Stats SA).

Lors des trois premiers mois de l’année, la croissance a été minée par les faibles performances de la production électrique (-4,8%) et manufacturière (-3,7%) et le recul du secteur tertiaire (-2%).

Seuls les secteurs miniers (+12,8%) et agricoles (+22,2%) sont dans le vert, en forte reprise après une difficile année 2016.

« C’est une surprise, je n’avais pas réalisé que l’économie était dans un si mauvais état », a commenté à l’AFP l’économiste Alan Hirsch, alors que les prévisions avaient anticipé une augmentation de 0,9% du PIB au premier trimestre.

« C’est la reprise dans le reste du monde », a déploré en comparaison M. Hirsch, « même le Brésil est sorti de la récession ».

L’annonce de cette récession a immédiatement fait chuter le rand (-1,5% face au dollar), la très volatile devise nationale.

En 2008-2009, au coeur de la crise financière mondiale, le pays avait déjà connu trois trimestres consécutifs de récession, une première depuis la fin du régime raciste de l’apartheid en 1994.

Depuis plusieurs années, l’Afrique du Sud affichait une croissance en dents de scie mais avait réussi à chaque fois à échapper de justesse à la récession.

– Peu de signaux au vert –

Avec cette annonce, bien peu de signaux sont au vert pour l’économie sud-africaine.

Son taux de chômage a même atteint au début du mois son plus haut niveau depuis treize ans, avec 27,7% de la population active officiellement sans emploi.

Les fermetures d’entreprises se succèdent également dans ce pays qui fut la locomotive de l’industrie africaine.

Le constructeur automobile américain General Motors a récemment annoncé son intention de quitter le pays, où il possède plusieurs usines, tandis que le géant minier Anglo American compte supprimer 2.000 emplois dans deux sites du pays.

« La réalité, c’est que l’économie sud-africaine affiche depuis longtemps des performances bien en-deçà de ce qui est nécessaire pour donner des emplois à sa main d’oeuvre croissante », a noté Dawie Roodt, un économiste indépendant.

Ces mauvaises nouvelles surviennent deux mois seulement après le limogeage controversé du respecté ministre des Finances, Pravin Gordhan. Le président Jacob Zuma l’a brutalement remplacé fin mars par Malusi Gigaba, un de ses proches.

Deux agences de notation financière avaient immédiatement sanctionné cette décision en dégradant la note du pays en catégorie spéculative.

« Il y a beaucoup d’incertitude politique en Afrique du Sud, ce qui empêche les investissements », a résumé Alan Hirsch.

Le chef de l’Etat est la cible de nombreuses critiques en Afrique du Sud pour son implication supposée dans diverses affaires de corruption qui affectent l’économie du pays.

« Notre économie est maintenant en lambeaux et c’est directement à cause du gouvernement de l’ANC (Congrès national africain), corrompu jusqu’à l’os et sans aucun plan pour notre économie », a immédiatement regretté mardi Mmusi Maimane, le chef de l’Alliance démocratique (DA), le premier parti d’opposition.

Conspué par ses opposants, le président Zuma affronte également une fronde au sein de son parti, l’ANC, qui s’inquiète de l’érosion du soutien populaire au parti de feu Nelson Mandela. Jusqu’à présent, il a cependant réussi à conserver son poste.

L’ANC élira son successeur à la tête du parti à la fin de l’année et devra trancher entre Nkosazana Dlamini-Zuma, l’ex-patronne de l’Union Africaine soutenue par Jacob Zuma et Cyril Ramaphosa, vice-président du pays au profil plus rassurant pour les investisseurs.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juin 2017 14h02)                

La nouvelle vie de Christine Lagarde à Washington

septembre 22, 2011

Confrontée à la crise et au risque d’une récession, la nouvelle directrice générale du FMI ne ménage pas ses efforts depuis son intronisation, début juillet. Et imprime déjà sa marque à la tête de l’institution.

Christine Lagarde n’a pas encore trouvé le logement de ses rêves à Washington. Arrivée début juillet pour diriger le Fonds monétaire international (FMI), elle vit toujours provisoirement dans un appartement meublé, proche de son bureau. «Initialement, j’ai regardé de jolies maisons dans le quartier de Georgetown, mais je me suis rendu compte que ce ne serait pas pratique et qu’il valait mieux chercher un appartement. Je prospecte maintenant dans des quartiers pas trop éloignés de mon bureau», explique au Figaro la nouvelle directrice générale de l’institution monétaire. «J’aimerais avoir une piscine, mais pas juste pour me baigner. Une piscine où on pourrait vraiment nager… Je n’ai pas encore pris d’abonnement à un club de sport, mais dans mon bâtiment on trouve une salle de gym adéquate» , précise l’ancienne championne de natation synchronisée, adepte – disciplinée – de l’exercice physique quotidien.

Depuis son arrivée au FMI, elle a beaucoup travaillé et n’a guère pu profiter d’une ville qu’elle trouve bien changée depuis qu’elle y a vécu en 1974, alors qu’elle passait une année à la fois studieuse et joyeuse sur les bancs de la Holton-Arms School, une école pour jeunes filles située dans la chic banlieue ouest. «Dans ma nouvelle vie à Washington, le travail ne s’arrête jamais. Mais les restaurants sont dix fois meilleurs que ce que j’ai connu !» Elle a d’ailleurs déjà ses préférés : «la cantine du FMI et le Blue Duck Tavern dans l’hôtel Hyatt». Pour autant, entre les briefings, les séminaires avec les équipes du Fonds qu’elle doit apprendre à connaître, ses voyages à Londres, à Marseille pour le G7 et à Jackson Hole (Wyoming) pour un symposium de banquiers centraux, ses discours à préparer et ses conversations avec les hauts responsables économiques de tous les continents, Christine Lagarde n’a guère eu le temps de souffler. Ses proches lui trouvent même déjà un air un peu fatigué…

Elle ne se reposera pas cette semaine, alors que les réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale font converger vers son bureau les ministres des Finances et chefs de banques centrales de 187 pays. Cela fait plusieurs jours qu’elle se prépare à cette épreuve. Ses moments de vacances cet été entre Marseille et la Corse avec son compagnon, Xavier Giocanti, peuvent lui paraître déjà loin. Pour tout compliquer, ce dernier, qui a créé son entreprise en France, ne va pas vivre avec elle à Washington. «Il adore la capitale américaine. Mais son travail est dans le sud de la France. Il m’a promis de s’organiser pour venir une semaine par mois. J’aimerais aussi qu’il m’accompagne dans certaines missions à l’étranger», confie l’ancienne ministre française. Ce rythme, «n’est-ce pas finalement mieux que leurs week-ends avortés par des réunions à l’Élysée le dimanche après-midi ?», s’interroge un proche du couple.

Moment critique

Christine Lagarde n’a pas attendu deux mois et demi pour commencer d’imprimer sa marque et recommander des solutions à la crise. Fin août, à l’occasion de sa première grande intervention à Jackson Hole, elle a pris à contre-pied ses amis européens qui ont pourtant œuvré pour sa nomination en juin. Elle a osé plaider pour un renforcement rapide des fonds propres des banques du Vieux Continent, au besoin par de l’argent public. Reprenant cette vieille antienne du FMI, l’ex-«bon soldat» de Nicolas Sarkozy a marqué son indépendance vis-à-vis de son ancien patron. Montrant ainsi combien est loin désormais le temps où dans son bureau de Bercy, lorsqu’elle n’était pas d’accord avec une décision de l’Élysée, elle souriait, serrait les dents et lâchait… «c’est le chef de l’État qui décide»*.

Cette prise de position, critiquée par nombre de hauts responsables européens, mais conforme aux recommandations du FMI depuis des mois, a prouvé que la nouvelle patronne de l’institution n’était pas, comme le soupçonnaient certains, «l’élégante exécutante» choisie par de vieux pays européens en crise, pour justifier une dernière fois leur monopole devenu anachronique sur la direction du FMI. Même l’article élogieux de l’édition américaine du magazine Vogue de septembre sur Christine Lagarde précise que son élégance française s’accompagne de substance : «Lagarde est aussi naturelle, ouverte et parfaitement féminine. Sa manière d’être, simple, montre clairement qu’elle a grimpé les échelons par son travail sérieux, non pas grâce à sa capacité à séduire», affirme la prestigieuse publication de mode. C’est bien la première fois qu’un directeur général du FMI pose dans Vogue les jambes croisées sur un divan. Certains l’ont vu d’un mauvais œil, en pleine crise de la dette européenne. Mais voilà qui efface un peu la chronique sordide par les tabloïds new-yorkais des exploits sexuels de son prédécesseur.

Dans son bureau au 12e étage du bloc de béton que constitue le siège du FMI, Christine Lagarde s’efforce de conserver en toutes circonstances le sourire et la prévenance qui font sa marque de fabrique. Pour autant, elle sait aussi que ce n’est pas sur cette qualité-là qu’on la jugera. Quelques éminents experts du monde de la haute finance, comme Simon Johnson ou Raghuram Rajan, anciens économistes en chef du FMI, ont déploré qu’une «non-économiste» soit sélectionnée pour cette fonction à un moment aussi critique. Ce peut être un handicap dans une institution qui compte plus de docteurs en économie au mètre carré qu’aucune autre. Soucieuse de rectifier cette perception, elle fut prompte à déclarer en prenant ses fonctions début juillet : «Je ne vais pas me vanter de mes qualifications ou de mon manque de qualifications. La preuve de la qualité du pudding se mesure à la manière dont il est apprécié par ceux qui le mangent, comme dit le proverbe. J’arrive avec un esprit ouvert, avec ma capacité à gérer, à tirer parti de ressources et ma volonté de faire contribuer le plus de personnes possible aux décisions et solutions… Je vais poser beaucoup de questions. Je vais évaluer et je vais m’appuyer sur les conseils de ceux qui connaissent bien leur secteur. Sans vouloir jouer les poètes, tous les chefs d’orchestre ne savent pas jouer du piano, de la harpe, du violon et du violoncelle. Je vais m’efforcer d’être un bon chef d’orchestre.» Pour Christine Lagarde, le concert commence cette semaine.

Comme le montre le ton de ses discours depuis quelques jours, devant le Royal Institute for International Affairs à Londres, au Woodrow Wilson Center à Washington ou sur la chaîne d’information financière CNBC, la directrice générale veut poliment secouer les dirigeants du monde, les pousser à l’action pour éviter une rechute générale en récession. Barack Obama, dont elle a reçu un premier coup de téléphone fin août, ne demande que ça. Son plan de relance de l’emploi est conforme aux recommandations du FMI : ne pas couper tout de suite dans les dépenses publiques.

Son offensive médiatique récente, le contraste entre le départ humiliant de DSK, qui a placé le FMI en première page des journaux américains, sans parler de la gravité de la situation économique, font que tous les regards se portent sur elle. Et pas seulement ceux de la «planète Finance». «Je ne suis plus anonyme à Washington. De nombreuses personnes me reconnaissent dans la rue et les magasins. Les plus jeunes souvent me demandent de poser avec eux pour une photo. Et les chauffeurs de taxi m’ont tout de suite repérée», observe-t-elle avec franchise.

Il est trop tôt pour dire si elle sera «keynésienne» ou «monétariste». Mais en matière de style, certains ont noté son approche rafraîchissante dans l’environnement austère du FMI. «Je ne sais pas si c’est son style un peu XVIe arrondissement, ou si c’est son désir sincère d’être attentionnée envers ses collaborateurs, mais elle est très humaine… Je l’ai vue inviter à manger à sa table ses gardes du corps après de longues heures de travail» , confie un observateur. Il faut dire que – statut du Fonds oblige – personne de sa garde rapprochée de Bercy n’a pu la suivre. Pas même sa fidèle collaboratrice depuis dix-huit ans, Sonia, qui avait commencé avec elle chez Baker & McKenzie et sur laquelle elle pouvait compter à tout instant. Être une «femme de pouvoir» a toujours un prix…

Lefigaro.fr par Pierre-Yves Dugua, Marie Visot

Après la crise, la Côte d’Ivoire anticipe une récession de 6,3% en 2011

juin 23, 2011

La Côte d’Ivoire prévoit une récession de 6,3% en 2011, contrecoup de la très grave crise post-électorale sur la plus importante économie d’Afrique de l’Ouest francophone, a annoncé jeudi le gouvernement.

« Malgré un environnement relativement favorable », marqué par « une croissance prévue d’environ 4% dans la zone Uémoa » (Union économique et monétaire ouest-africaine), « notre pays connaîtra une croissance négative de 6,3%, soit une perte de près de 10 points par rapport à 2009 et 2010 », selon un communiqué du Conseil des ministres.

« Cette baisse importante est liée aux conséquences de la crise socio-politique (. . . ) au cours des quatre premiers mois de l’année et dont les effets seront malheureusement encore visibles une grande partie de 2011 », poursuit le gouvernement.

« L’activité économique reprend timidement en raison des perturbations subies par tous les secteurs d’activité », liées notamment aux pillages et à l’insécurité, ajoute-t-il.

Le budget adopté par le gouvernement du président Alassane Ouattara, aux commandes du pays depuis avril, est toutefois de 3. 050 milliards FCFA (environ 4,6 mds EUR), en croissance de 5,3% par rapport à 2010.

Cette hausse s’explique par les « exigences de la reconstruction post-crise » et « la nécessité d’honorer les engagements de la dette publique, notamment extérieure », en vue d’obtenir une quasi-suppression de la dette dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, selon le communiqué.

Selon des sources proches du dossier, la Côte d’Ivoire, qui depuis la fin de la crise post-électorale en avril reçoit de nouveau le soutien de ses partenaires internationaux, devrait pouvoir décrocher cet effacement de dette mi-2012.

Jeuneafrique.com avec AFP