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Plus de 1.000 personnes soupçonnées d’avoir participé au génocide sont encore recherchées par le Rwanda

juillet 3, 2020

La plupart des suspects identifiés par l’Unité rwandaise de traque des fugitifs suspectés de crime de génocide se trouvent en RDC, en Ouganda et au Malawi

Rwa

A l’entrée de l’un des bureaux de l’Unité rwandaise de traque des fugitifs suspectés de crime de génocide (GFTU), à Kigali, le 22 mai 2020. SIMON WOHLFAHRT / AFP

Les dossiers colorés, marqués confidentiels, sont empilés du sol jusqu’au plafond. « Chacun de ces classeurs correspond à un suspect de génocide et contient un acte d’accusation et un mandat d’arrêt international », explique le procureur John Bosco Siboyintore. « Depuis la création de cette unité en 2007, nous en avons émis 1 144, envoyés à 33 pays différents », explique-t-il, en faisant visiter les bureaux de l’Unité rwandaise de traque des fugitifs suspectés de crime de génocide (GFTU).

Situés dans trois pavillons du quartier de Nyarutarama à Kigali, les locaux de la GFTU sont discrets, presque anonymes. Seul un poster à l’entrée, avec les photographies des derniers gros poissons du génocide des Tutsi encore en fuite, trahit les activités de cette équipe de vingt-trois procureurs et d’enquêteurs pas comme les autres.

Leur mission : rédiger des actes d’accusation contre les fugitifs suspectés d’avoir participé aux massacres qui, en 1994, ont coûté la vie à plus de 800 000 personnes ; envoyer des mandats d’arrêts dans les pays où ils vivent ; enfin espérer qu’ils soient jugés sur place ou extradés vers le Rwanda.

La France, premier pays occidental

Alors que le pays s’apprête à accueillir une enquête de l’ONU pour préparer le procès du financier présumé du génocide, Félicien Kabuga, arrêté près de Paris le 16 mai, la GFTU traque sans relâche les ultimes fuyards. Ceux qui n’ont pas été jugés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), chargé de poursuivre les idéologues des massacres et les ministres du gouvernement génocidaire de 1994 à 2015. Ceux, également, qui ont échappé à la justice rendue au Rwanda par les tribunaux traditionnels populaires gacaca de 2005 à 2012.

« Le principal problème, c’est que ces fugitifs changent régulièrement d’adresse et de nom. Ils disent qu’ils ne sont pas rwandais, ils se font passer pour morts, ou alors ils sont protégés par le statut de réfugiés », déplore John Bosco Sibonyintore, à la tête de la GFTU depuis 2011.

La plupart des suspects identifiés par l’unité se trouvent actuellement en République démocratique du Congo, en Ouganda et au Malawi. La France occupe la première position pour les pays occidentaux, ayant reçu quarante-sept mandats d’arrêts rwandais. Trois de ces accusés sont passés devant la justice française. Aucun n’a été extradé.

Pour les enquêteurs de la GFTU, la bataille commence sur le terrain. En se fondant sur une longue liste de « suspects de première classe » établie par le bureau du procureur général, ainsi que sur des plaintes déposées directement à l’unité, ils sillonnent le Rwanda à la recherche de témoins à charge et à décharge, retournent sur les scènes de crime, interrogent des prisonniers. Vingt-six ans après, c’est une véritable course contre la montre pour tenter de reconstituer les faits.

Juger sur son propre sol

« Le grand défi, aujourd’hui, c’est que les témoins ont un âge avancé, à tel point qu’ils ont du mal à se souvenir », note Yves Ndizeye, le chef du service d’enquête à la GFTU. Pour trouver des témoignages, l’équipe s’appuie principalement sur les anciens juges des tribunaux populaires gacaca, qui avaient été choisis parmi la population en fonction de leur intégrité. Une fois que les preuves contre un suspect sont suffisantes, et qu’il a été localisé, les procureurs entament la rédaction d’un acte d’accusation et un mandat d’arrêt.

Commence ensuite la longue route vers une éventuelle extradition. « Pour le Rwanda, juger les génocidaires sur son propre sol a toujours été une priorité. Les rescapés sont ici, les témoins sont ici. Pourquoi les envoyer témoigner dans un autre pays alors que les procès peuvent avoir lieu ici et être suivis par les premiers concernés ? », s’interroge Sam Rugege, juge en chef de 2011 à 2019.

Ce retraité aux yeux vifs et à la voix fluette a été un acteur incontournable des réformes de la justice rwandaise. Le pays a mis en place un cadre de protection des témoins en 2006, abolit la peine de mort l’année suivante, puis créé une chambre spéciale pour les crimes internationaux. De quoi rassurer la justice internationale qui, jusque-là, doutait de la capacité des tribunaux rwandais à garantir des procès équitables.

Le relais du « Mécanisme »

En 2012, le TPIR, basé à Arusha en Tanzanie, transfère ainsi un premier accusé à Kigali. Jean Uwikindi, ancien pasteur arrêté en Ouganda, sera condamné à la prison à vie. Suivront Bernard Munyagishari en 2013 puis, en 2016, Ladislas Ntaganzwa, accusé d’avoir personnellement dirigé un groupe qui a tué plus de 20 000 Tutsi.

Aujourd’hui, le Mécanisme résiduel de l’ONU pour les tribunaux internationaux (IRMCT), qui a pris le relais du TPIR, garde seulement compétence pour l’affaire Félicien Kabuga, le financier présumé du génocide arrêté en mai près de Paris, ainsi que pour l’affaire Protais Mpiranya, ex-commandant de la garde présidentielle toujours en fuite. Les dossiers des six derniers accusés du TPIR ont été transférés à la justice rwandaise.

Reste que, sur les 1 144 mandats d’arrêts envoyés par l’unité dans des dizaines de pays, seuls vingt-quatre accusés ont été renvoyés au Rwanda, souvent au terme d’une longue bataille juridique. Vingt-trois autres ont été jugés dans leurs pays d’accueil.

« Il reste encore des centaines de suspects du génocide des Tutsi dans des pays qui ont les moyens de les juger et qui disent protéger les droits de l’homme. Je pense que ces pays ne donnent pas assez d’importance aux vies perdues ainsi qu’aux crimes qui ont été commis », s’indigne Sam

Après la fermeture du Mécanisme résiduel pour les tribunaux internationaux, dans quelques années, Kigali devra compter sur la seule coopération des Etats dans lesquels les suspects se trouvent. Une gageure, selon Serge Brammetz, procureur en chef de l’IRMCT : « C’est déjà difficile pour une institution internationale comme la nôtre, un tribunal des Nations unies, d’obtenir une coopération de la part de certains Etats. J’imagine que pour un Etat nation, c’est encore plus difficile. »

Avec Le Monde par Laure Broulard

 

Artemisia et plantes médicinales : le « Covid-Organics », symbole de la recherche malgache

avril 30, 2020

Distribution de bouteilles contenant du Covid-Organics, à Madagascar, le 24 avril.

Distribution de bouteilles contenant du Covid-Organics, à Madagascar, le 24 avril. © Alexander Joe/AP/SIPA

 

Le lancement à Madagascar du « Covid-Organics » (CVO) a suscité nombre d’interrogations. Mais pour Marcel Razanamparany, président de l’Académie de médecine, cette initiative met en lumière le travail des chercheurs de l’IMRA, qui a mené l’étude clinique. Et dont le fondateur, Albert Rakoto Ratsimamanga, a toujours prôné l’association entre médecines moderne et traditionnelle.

Dans la course contre la montre pour trouver un remède contre le Covid-19, Madagascar a démarré très tôt un protocole de bithérapie basé sur la chloroquine et l’antibiotique azithromycine, en association avec des traitements émanant de savoirs ancestraux faisant la part belle aux plantes médicinales. Au vu de la richesse de la biodiversité de Madagascar et compte tenu du rôle central des tradipraticiens dans la Grande Île, la décision a été prise de valoriser la médecine traditionnelle.

Sous l’impulsion présidentielle, face aux promesses de la chloroquine et à l’utilisation de l’artemisia par la Chine contre le coronavirus, l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA) et le Centre national de recherche en pharmacologie se sont associés pour mener des études et mettre en place un protocole de recherches sur cette plante déjà connue pour ses vertus contre le paludisme.

Cette démarche, a abouti à l’élaboration du Covid-Organics, un remède traditionnel amélioré composé d’artemisia et d’autres plantes médicinales endémiques, telles que le ravintsara.

Association des médecines traditionnelle et moderne

Abondante sur le sol malgache, l’artemisia annua a déjà fait l’objet de plus d’une vingtaine d’études à Madagascar où elle a été introduite en 1975 par le Pr Albert Rakoto Ratsimamanga pour lutter contre le paludisme. Sa forme médicinale est déjà commercialisée en pharmacie.

Le protocole de recherche a permis à l’équipe de l’IMRA, qui travaille de longue date sur cette plante, de vérifier ses bons résultats dans la diminution et la disparition des symptômes du coronavirus. Une découverte de plus pour ce centre de recherche qui compte à son actif une cinquantaine de remèdes élaborés en associant médecines traditionnelle et moderne, dont l’antidiabétique Madéglucyl et l’anti-tussif Madétoxy.

Fort d’une notoriété nationale et internationale et doté du statut de centre régional de recherche par l’Union africaine, ce centre de recherche médical et pharmaceutique et de formation a été fondé en 1957 grâce aux retombées financières d’un médicament cicatrisant, le Madécassol, que ses fondateurs Albert et Suzanne Rakoto Ratsimamanga tirèrent de la plante centella asiatica.

Situé à Antananarivo, composé d’une équipe d’une centaine de personnes, dont une trentaine de chercheurs et techniciens, ses recherches se concentrent sur la phytochimie, la pharmacologie parasitaire et cellulaire, la diabétologie expérimentale, la pharmacodynamique, la toxicologie et la chimie analytique des huiles essentielles. Il a été reconnu d’utilité publique par le Conseil de gouvernement le 2 octobre 2012.

Potentiel de la flore endémique

La mise au point du Covid-Organics est une illustration parfaite du credo du Pr Albert Rakoto Ratsimamanga, dont les recherches portaient sur l’association de la médecine traditionnelle et de la médecine moderne.

Nous devons avant tout avoir confiance en nous-mêmes et dans les vertus thérapeutiques de la nature

Considéré comme le pionnier de la science à Madagascar, ce chercheur qui fut à l’origine de quelque 350 études scientifiques déclarait ainsi : « Nous devons avancer à notre rythme, nous devons avant tout avoir confiance en nous-mêmes et dans les vertus thérapeutiques de la nature. Car la nature et l’homme ne font qu’un. »

Conscient du caractère exceptionnel de la flore endémique, dont il connaissait le potentiel et les bienfaits, il savait mieux que quiconque que la médecine traditionnelle guérit, mais il connaissait aussi ses limites, notamment face au risque infectieux. Sa vie est solidaire des grands enjeux historiques et scientifiques de son époque.

D’abord médecin de l’Assistance médicale indigène, ce militant anticolonialiste, conscient de l’immense précarité sanitaire des populations rurales de Madagascar, poursuivra ses études à Paris où il deviendra docteur en médecine, diplômé de l’Institut de médecine exotique et de l’Institut Pasteur.

Après avoir été assistant à la faculté de médecine de Paris, il sera l’un des quatre directeurs scientifiques refondateurs du CNRS d’après-guerre. Ayant décidé de concentrer ses recherches sur les propriétés médicinales de la flore malgache, il sera aussi le premier à s’interroger sur les moyens de l’intégrer à la médecine moderne.

Avec Jeunafrique parMarcel Razanamparany

Président de l’Académie nationale de médecine de Madagascar

Ilhem Boutiba Ben Boubaker : « Nous avons réussi à séquencer le coronavirus en Tunisie »

avril 16, 2020

L'équipe du laboratoire de microbiologie de l'hôpital Charles-Nicolle de Tunis, le 15 avril 2020.

L’équipe du laboratoire de microbiologie de l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis, le 15 avril 2020. © DR

Le laboratoire de microbiologie de l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis est parvenu à déterminer l’identité génétique du coronavirus. Une avancée de taille dans la lutte contre la pandémie et une victoire pour le monde de la recherche en Tunisie, que n’a pas manqué de saluer l’OMS. Entretien avec la coordinatrice des travaux, le professeur Ilhem Boutiba Ben Boubaker.

Mal aimée des budgets de l’État, la recherche est malgré tout en première ligne dans la guerre déclarée au coronavirus. Le laboratoire de microbiologie de l’hôpital Charles-Nicolle, l’un des établissements majeurs de soins de la capitale tunisienne, a traqué le virus dans son intimité et déterminé la séquence d’acide ribonucléique (ARN) qui lui est spécifique. Moins connu que l’ADN, dont il dérive, l’ARN, essentiellement support des gènes assurant la synthèse des protéines, joue également un rôle capital dans le métabolisme cellulaire.

Une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Ilhem Boutiba Ben Boubaker a décrypté l’enchaînement des molécules organiques qui confèrent l’identité propre des souches du SARS-CoV-2, responsable du Covid-19. Un pas de géant, qui va permettre de pister et de comparer les mutations des souches circulant en Tunisie avec celles rapportées par les autres pays. Le professeur Ilhem Boutiba Ben Boubaker explique à Jeune Afrique tout l’apport de ces résultats pour une meilleure connaissance de ce virus.

Jeune Afrique : Quelle est la nature de votre découverte ?

Pr Ilhem Boutiba Ben Boubaker : Il s’agit du premier séquençage partiel du virus SARS-CoV-2 en Tunisie, mais ce n’est pas une découverte proprement dite. C’est néanmoins un exploit d’avoir consacré du temps pour la recherche malgré notre grande charge de travail pour le dépistage et le diagnostic des cas positifs de Covid-19. Il s’agit de la première séquence de SARS-CoV-2 publiée dans la base internationale des séquences génétiques GenBank [banque de séquences d’ADN, comprenant toutes les séquences de nucléotides publiquement disponibles et leur traduction en protéines] par un pays de la région de la Méditerranée orientale de l’OMS.

Les résultats que nous avons publiés sont très importants pour le suivi de l’épidémiologie moléculaire des virus circulants

Cette contribution a reçu les félicitations de l’OMS, qui a souligné que la Tunisie est le premier pays de la région à publier ses résultats dans GenBank. Des résultats qui sont très importants pour le suivi de l’épidémiologie moléculaire des virus circulants.

Le séquençage existe depuis plusieurs années ; l’hôpital Charles-Nicolle est équipé d’un séquenceur conventionnel depuis 2008, soit un automate qui permet d’établir l’ordre des chaînes des nucléotides de l’ADN ou de l’ARN.  La technique utilisée est celle de Sanger. Il s’agit d’une technique assez ancienne, basée sur la synthèse enzymatique, qui reste encore aujourd’hui très utilisée. C’est une technique très minutieuse et assez lourde au niveau de l’interprétation des résultats. Par ailleurs, les séquenceurs de nouvelle génération sont des automates qui permettent le séquençage de tout un génome, même humain [WGS : Whole Genome Sequencing], en un temps record.

Connaître l’ennemi en établissant son identité a été notre priorité

Pourquoi avoir axé la recherche sur l’ARN ?

Notre laboratoire a été impliqué dès la constitution du comité national de riposte au Covid en Tunisie, à la fin du mois de janvier, en tant que laboratoire national de référence grâce à notre expertise dans la surveillance virologique des virus respiratoires ainsi que d’autres cas pathogènes. Connaître l’ennemi en établissant son identité a été une priorité dès le début de l’épidémie en Tunisie.

S’agissant d’un virus à ARN, le séquençage que nous avons effectué a initialement porté sur trois souches ; il faudrait le faire pour tous les prélèvements positifs afin de mieux appréhender la diversité du virus dans le pays, déterminer son origine phylogénétique et la rapprocher de tel ou tel variant qui circule. Les virus à ARN sont connus pour la fréquence de leurs mutations, liées aux erreurs de réplication à l’intérieur de la cellule hôte.

La contamination a débuté en Tunisie par des porteurs revenus de différents pays, notre objectif est d’établir s’il s’agit ou non d’une seule et même souche qui se propage

Envisagez-vous de développer cette recherche ?

Professeur Ilhem Boutiba

Il faudrait élargir le séquençage à toutes les souches. Le projet est de le faire pour tous les prélèvements positifs. Nous entamons cette étude plus approfondie en ciblant éventuellement des profils de personnes atteintes, des clusters ou des localités. La contamination a débuté en Tunisie par des porteurs revenus de différents pays, notre objectif est d’établir s’il s’agit ou non d’une seule et même souche qui se propage. Cette donnée est essentielle pour mieux structurer et définir le circuit de l’épidémie en Tunisie, mais aussi pour la traçabilité du virus et ses éventuelles mutations.

Nous pourrons aussi confronter nos résultats avec les données cliniques et épidémiologiques ; par exemple, un mutant donné pourrait être à l’origine des cas asymptomatiques ou graves. Autant de pistes à explorer pour affiner le profilage sur le virus et établir sa carte d’identité, en confrontation avec les données provenant d’autres recherches.

Quel va être l’impact de cette découverte ?

Nous avons identifié la séquence génétique qui code pour les spicules [gène S], les piques en surface du SARS-CoV-2. Le décodage de cet élément clé de la pénétration du virus dans les cellules peut, entre autres, être utile à l’élaboration d’un vaccin. Il a été démontré que le gène S des trois souches étudiées ressemble étroitement à celui des virus qui circulent aux États-Unis.

Avec les moyens du bord et dans l’urgence, nous avons pu apporter aux efforts de recherche en cours la première contribution de la Tunisie

Les données préliminaires que nous avons publiées ont obtenu un numéro d’accès et sont ainsi référencées dans GenBanK. Elles seront utiles pour tous les chercheurs qui s’y intéressent, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. Avec les moyens du bord et dans l’urgence, nous avons pu apporter aux efforts de recherche en cours la première contribution de la Tunisie.

Nous espérons, dans le futur proche, faire des études approfondies et élargies avec confrontation des données fondamentales avec les données cliniques et épidémiologiques pour une meilleure connaissance du SARS-CoV-2, comme sa virulence, sa transmissibilité, la recherche diagnostique, et pour mieux appréhender la circulation des virus et ses voies de transmission.

Avec Jeuneafrique par Frida Dahmani  – à Tunis

Canada: Un garçon de 9 ans recherché après être tombé à travers la glace dans un lac en Ontario

février 16, 2020
Les recherches se poursuivent à cet endroit.
© Police provinciale de l’Ontario Les recherches se poursuivent à cet endroit.
La Police provinciale de l’Ontario (PPO) poursuit ses recherches dimanche pour retrouver un garçon de neuf ans qui est tombé à travers la glace dans le lac Érié, en Ontario en fin d’après-midi samedi.

Le détachement du comté de Haldimand dirige les recherches dans le secteur de Peacock Point, à Nanticoke, à environ 60 km au sud de Hamilton.

Les conditions dangereuses retardent l’entrée dans l’eau des membres de l’unité de recherche et récupération sous-marines, a indiqué le porte-parole de la PPO, Rodney Leclair, dans un courriel.

Selon Rodney Leclair, trois jeunes étaient sur la glace au large du rivage lorsque deux d’entre eux sont tombés à l’eau. Un garçon de 8 ans a été sauvé, mais un enfant de 9 ans n’a pas refait surface.

Malheureusement, à ce stade, il s’agit d’une noyade présumée, a-t-il déploré.

L'unité de recherche et de sauvetage sous-marines de la PPO est présente, mais la police présume désormais que l'enfant s'est noyé.

© /CBC L’unité de recherche et de sauvetage sous-marines de la PPO est présente, mais la police présume désormais que l’enfant s’est noyé.
Un hélicoptère de la PPO et un Centre de coordination des opérations de sauvetage contribuent aux recherches, mais l’opération de sauvetage est maintenant traitée comme une récupération.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: les recherches des deux fugitifs accusés de meurtres bientôt réduites

juillet 31, 2019

 

La police canadienne a annoncé mercredi qu’elle allait réduire ses recherches dans une région inhospitalière du Manitoba (centre) pour tenter de retrouver deux jeunes Canadiens soupçonnés de trois meurtres, introuvables après neuf jours de traque.

L’armée de l’air, qui participait aux opérations depuis le week-end dernier avec deux avions équipés de matériel de surveillance sophistiqué, va se retirer et le nombre de policiers maintenus dans la région de Gillam pour cette enquête va être diminué dans les prochains jours, a annoncé un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), Jane MacLatchy. «Au cours de la prochaine semaine, la GRC commencera à réduire les opérations de recherche dans le nord du Manitoba», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. «Nous n’arrêterons pas tant que nous n’aurons pas trouvé les suspects», «ce n’est pas terminé», a-t-elle insisté. «Au cours de la dernière semaine, nos policiers ont tout mis en oeuvre pour trouver les suspects», Kam McLeod, 19 ans, et Bryer Schmegelsky, 18 ans, a rappelé la commissaire-adjoint.
Dans cette région «immense et impitoyable» couverte de forêts marécageuses peuplées d’ours et d’insectes piqueurs, la police a «ratissé environ 11.000 km2», fouillé plus de 500 habitations, exploré les pistes de plus de 250 renseignements, a-t-elle précisé. «Malgré ces efforts extraordinaires, il n’y a toutefois eu aucune observation confirmée des suspects» depuis la découverte de leur véhicule incendié, le 23 juillet à une quarantaine de kilomètres de Gillam (nord du Manitoba).

Les deux fugitifs ont abouti dans la région de Gillam, située à plus de 1000 km au nord de Winnipeg, la capitale du Manitoba, au terme d’une cavale en voiture de plus de 3.000 km à partir de la Colombie-Britannique. Ils sont formellement accusés du meurtre sans préméditation d’un professeur de botanique de 64 ans, Leonard Dyck. Ils sont également soupçonnés d’avoir tué un jeune Australien de 23 ans, Lucas Fowler, et son amie américaine Chynna Deese, 24 ans, dont les corps avaient été trouvés le 15 juillet le long d’une route dans le nord de la Colombie-Britannique (ouest).

Dimanche soir, suite à un renseignement jugé «crédible», la police canadienne avait concentré ses recherches sur une petite localité située à une centaine de km au sud-ouest de Gillam, York Landing. La zone a été passée au peigne fin, en vain. Interrogée par un journaliste, la porte-parole de la police fédérale n’a pas exclu mercredi que les deux fugitifs soient morts, ou qu’ils aient réussi à quitter la région de Gillam en déjouant l’important dispositif policier. Elle a appelé les Canadiens à signaler à la police tout suspect potentiel. Mercredi après-midi, la police de l’Ontario, province située au sud-est du Manitoba, a annoncé avoir reçu un signalement d’un véhicule suspect dont les deux occupants correspondent au profil des suspects. La voiture a été aperçue dans la petite bourgade de Kapuskasing, au centre de l’Ontario, à plus de 1.000 kilomètres de Gillam à vol d’oiseau.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Disparition du vol MH370: une société américaine envoie un navire de recherches

janvier 3, 2018

Photo d’archives prise le 8 mars 2016 montrant un homme à Shah Alam en Malaisie marchant devant une fresque murale de l’avion disparu du vol MH370 de Malaysia Airlines / © AFP/Archives / MANAN VATSYAYANA

Une société américaine, Ocean Infinity, a annoncé mercredi avoir envoyé dans le sud de l’océan Indien un navire spécialisé dans l’espoir de reprendre les recherches après la disparition en 2014 du vol MH370 de Malaysia Airlines, l’un des plus grands mystères de l’histoire de l’aviation.

L’avion s’était volatilisé le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord dont 153 Chinois, après avoir décollé de Kuala Lumpur en direction de Pékin et changé de trajectoire.

Les recherches sous-marines officielles –l’opération de ce type la plus importante dans l’histoire de l’aviation– ont été officiellement suspendues depuis près d’un an, le 17 janvier 2017.

Aucune trace de l’appareil n’a été trouvée dans la zone de recherches de 120.000 km2 déterminée dans le sud de l’océan Indien, sur la base d’analyses satellite de la trajectoire possible de l’appareil après qu’il eut dévié de sa route théorique.

Une vingtaine de débris découverts sur le littoral de l’océan Indien au large de l’Afrique de l’Est — loin de la zone de recherches — ont été identifiés comme appartenant probablement ou certainement à l’appareil.

Ocean Infinity explique avoir envoyé son bateau, un navire norvégien en location, dans la zone de recherches qui avait été délimitée dans le sud de l’océan Indien, en espérant finaliser un accord avec le gouvernement de la Malaisie pour reprendre les recherches dans les jours à venir.

« Nous envoyons le navire, Seabed Constructor, au voisinage de la zone potentielle de recherches », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la société. « Cela vise à gagner du temps si l’attribution du contrat se réalisait comme espéré ».

Le navire, équipé de plusieurs sous-marins autonomes, est parti d’Afrique du Sud et devrait arriver dans la zone prévue d’ici la mi-janvier.

La société américaine souhaite entreprendre les recherches, sur la base d’un accord prévoyant un paiement uniquement en cas de trouvailles, en janvier et février, durant une période aux conditions météorologiques considérées comme favorables.

Le vice-ministre malaisien des Transports, Abdul Aziz Kaprawi, a confirmé que des négociations avec Ocean Infinity étaient en phase finale, déclarant: « Ils savent que nous prenons leur proposition très au sérieux ».

Ocean Infinity est l’une des trois compagnies qui ont présenté des offres pour reprendre les recherches.

L’agence nationale australienne pour la recherche, le CSIRO, a publié en avril 2017 un rapport affirmant que le MH370 se trouvait « le plus probablement » au nord de l’ancienne zone de recherches dans un secteur d’environ 25.000 kilomètres carrés.

Romandie.com avec(©AFP / 03 janvier 2018 14h00)

Somalie: à Mogadiscio, des habitants désespérés à la recherche de leurs proches

octobre 16, 2017

Sur le site d’un attentat au camion piégé, le 14 octobre 2017 à Mogadiscio / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Des larmes coulent sur les joues d’Abduweli Osman, prostré dans la touffeur moite à l’extérieur d’un hôpital de Mogadiscio. Comme des dizaines d’habitants en détresse, le jeune homme a recherché son frère pendant 24 heures. Mais il est désormais persuadé de sa mort dans l’effroyable attentat ayant frappé la capitale somalienne.

La dernière fois que lui et sa famille ont eu des nouvelles d’Abdukadir Ahmed, le jeune homme avait décidé, avant de rentrer chez lui, de se rendre samedi dans un quartier commerçant et très animé de Mogadiscio, connu sous le nom de K5.

Mais il n’est jamais revenu.

Puis sa famille a entendu la terrible nouvelle: un attentat, le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie, avait frappé ce quartier où un camion piégé avait explosé, causant la mort d’au moins 276 personnes, faisant 300 blessés et détruisant une vingtaine de bâtiments, dont un hôtel, un restaurant, une pharmacie, réduisant en cendres les petits stands de vendeurs d’essence qui ont intensifié le brasier.

Abduweli Osman a couru d’hôpital en hôpital. « On l’a cherché partout ces dernières 24 heures (…) et finalement, nous sommes persuadés qu’il est décédé, parce que nous avons retrouvé sa carte d’étudiant », confie à l’AFP Abduweli en pleurant, à l’extérieur de l’hôpital Medina.

« C’est très douloureux de perdre quelqu’un que vous aimez dans une telle tragédie et qu’il ne soit pas possible de retrouver son corps et de lui offrir un enterrement digne », lâche le trentenaire, épicier.

Autour de lui, l’hôpital est surpeuplé. Des habitants en nage courent de salle en salle dans la chaleur accablante de la capitale ou se blottissent contre leurs proches soignés pour des blessures par éclats, des brûlures, des fractures…

Les habitants de Mogadiscio sont tristement habitués à la récurrence d’attentats dans leur ville. Les islamistes somaliens shebab, liés à Al-Qaïda, lancent fréquemment des attentats-suicides dans Mogadiscio et ses environs. Ils ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l’Union africaine (Amisom).

Mais l’ampleur de l’attaque a choqué les Somaliens, qui sont descendus par centaines dimanche dans les rues de la capitale et ont entamé lundi trois jours de deuil.

– Des corps non identifiés déjà enterrés –

Le souffle, qui a brisé des vitres à près d’un kilomètre à la ronde, a laissé de nombreux corps calcinés ou déchiquetés.

« Je n’ai jamais vécu une explosion aussi meurtrière, c’est comme si elle avait tué tous les gens à la ronde et mis le feu à tous les véhicules autour », rapporte Moalim.

Lundi, des personnes grièvement blessées ont commencé à être évacuées par un avion militaire turc, venu également apporter de l’aide médicale à des hôpitaux débordés, pour les emmener en Turquie.

Une centaine de personnes non identifiées ont déjà été enterrées. Ces funérailles suivent le rite musulman, mais elles sont aussi organisées rapidement car le gouvernement somalien ne dispose d’aucune morgue, ni les moyens de police scientifique afin d’identifier les victimes.

« Le gouvernement a fait tout ce qui était en son pouvoir pour identifier les corps (…) mais l’opération est devenue tellement difficile que nous avons décidé de les enterrer tous en même temps », explique un responsable gouvernemental, Muhidin Ali.

« Ces corps, dans un état effroyable, avaient été acheminés dans des hôpitaux pour être identifiés par des proches, mais la plupart des familles n’ont pas réussi à les reconnaître; l’ampleur de la catastrophe est au delà de ce qu’on peut imaginer en tant qu’être humain », souligne le responsable.

Malgré cette situation, beaucoup d’habitants s’accrochaient encore lundi à l’espoir de retrouver vivants des parents et attendaient, angoissés, dans des hôpitaux. Idil Ado, mère de trois enfants, est désespérément en quête d’informations sur sa nièce, disparue depuis l’attentat. Elle attend sous un arbre avec d’autres membres de sa famille à l’extérieur de l’hôpital Medina.

« Nous l’avons cherchée dans tous les hôpitaux de la ville et nous campons ici, à l’hôpital Medina, depuis hier. On espère toujours obtenir des informations ici, même si c’est pour apprendre son décès… », souffle-t-elle.

Mais pour Ahmed Farah, un secouriste interrogé sur les lieux de l’attentat, les chances de retrouver des survivants sont quasi nulles.

« Je ne pense pas qu’on retrouvera des survivants maintenant, environ 400 soldats ont travaillé avec les équipes d’urgence pour les recherches et (…) je ne vois aucun décombre sous lesquels des gens pourraient encore être en vie », confie-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 19h38)                

Il est mort sans-papiers à Dubaï

septembre 7, 2017

Avis de recherche de familles et des origines

 

Dubai

 

Avec Congo-mfoa.com

USA: il tue en direct sur Facebook Live

avril 16, 2017

Selon plusieurs médias locaux, la police de Cleveland (Ohio), aux Etats-Unis, était dimanche soir à la recherche d’un homme soupçonné du meurtre d’un passant, tué au hasard dans la rue, et diffusé en direct sur Facebook Live. Le suspect revendique avoir déjà tué quatorze autres personnes, ce que la police cherche à établir avec certitude.

Homicide Suspect – Armed and Dangerous Steve Stephens https://t.co/uhRGkmyiRU

Le suspect, un dénommé Steve Stephens, serait armé et dangereux, ont averti les médias locaux et la police, qui recommande de ne pas tenter d’approcher l’individu et d’appeler immédiatement le 911, alors qu’une véritable chasse à l’homme s’engageait dans les rues de Cleveland. Steve Stephens est décrit comme un homme noir de forte corpulence, arborant collier de barbe et crâne rasé.

cleaveland

Le compte Facebook du suspect, sur lequel il avait mis en ligne la vidéo du meurtre d’un vieil homme par arme à feu, a rapidement été désactivé. Le film circulait toutefois dimanche soir sur les réseaux sociaux. Le suspect commence à filmer alors qu’il est assis dans son véhicule. On l’entend alors commenter : « J’ai trouvé quelqu’un. Je vais le tuer. Je vais tuer ce vieux gars », dit-il avant d’accoster sa victime sur un trottoir et de l’abattre de sang froid, puis de reprendre le volant de sa voiture.

Lefigaro.fr

Un vaccin contre le cancer disponible dans 10 ans ?

février 1, 2017

Brightly lit sample bottles sit in a magazine waiting to be analysed in a spectrometer.

© Istock/Getty Images


Et s’il existait un vaccin contre tous les types de cancer ? La question taraude les scientifiques depuis des années et est déjà au cœur de plusieurs projets de recherche… Eh bien, on se rapprocherait à grands pas d’un résultat concluant. Selon le Dr Claude Perreault de l’université de Montréal, un vaccin universel pourrait être disponible d’ici 10 ans.

Le chercheur canadien se base sur les travaux d’une étudiante en biologie moléculaire pour établir ce pronostic. Céline Laumont a trouvé un nouveau moyen de doper l’activité des lymphocytes T, des cellules qui aident à détruire les tumeurs. Elle a découvert que certaines séquences de l’ADN, non étudiées jusque-là, étaient capables de fabriquer des protéines qui stimulent la réaction immunitaire des lymphocytes T.

On appelle ces protéines des antigènes et elles pourraient constituer la pièce manquante à la création d’un vaccin universel. En effet, on sait déjà qu’en injectant un stimulant immunitaire, on peut augmenter les chances de survie d’un malade de manière plus efficace qu’avec la chimiothérapie. Si l’on combine ce stimulant aux antigènes découverts par Céline Laumont, on devrait pouvoir guérir pratiquement tous les cancers. Une annonce qui tombe à pic, à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre cette maladie, le 4 février prochain.

Serengo.net par Florence Le Méhauté