Posts Tagged ‘Récolte’

Québec: Trois-Rivières récolte voit le jour

juillet 8, 2021

Bien connus en Mauricie depuis quelques années, les projets Maski récolte et Des Chenaux récolte font des petits dans la région. En effet, Trois-Rivières récolte entame sa première saison et espère récolter pas moins de 1300 kg d’aliments frais.

undefined

© LA BROUETTE undefined

Le projet qui se déroulera sur le territoire de la Ville de Trois-Rivières vise entre autres à valoriser les surplus agricoles des producteurs maraîchers et des citoyens qui possèdent des arbres fruitiers, et à les distribuer à des organismes oeuvrant en distribution alimentaire.

Pour ce faire, après chaque récolte, les surplus seront divisés en trois parts égales entre le maraîcher ou le citoyen-donateur, les citoyens-cueilleurs et un organisme de la région.

«Des maraîchers ou citoyens propriétaires d’arbres fruitiers font appel à Trois-Rivières récolte. Ensuite, selon les disponibilités et la demande, nous organisons une activité et des citoyens-cueilleurs sont invités à y participer. Ces récoltes permettent notamment de lutter contre les pertes alimentaires et de récupérer des surplus agricoles qui seraient autrement perdus, et ainsi contribuer à la sécurité alimentaire au sein de notre région», explique-t-on par voie de communiqué.

Afin de connaître les besoins de la population à ce sujet, un projet pilote avait d’ailleurs eu lieu à Trois-Rivières à l’automne 2020. Ce dernier avait notamment permis de constater que plus de 85 citoyens étaient volontaires. À cet effet, une quinzaine d’entre eux ont participé à l’une des quatre récoltes organisées.

De plus, six propriétaires d’arbres fruitiers et d’une ferme maraîchère ont fourni leurs surplus, ce qui a notamment permis de cueillir et de partager près de 600 kg de pommes, pommettes, carottes, oignons verts et fenouil lors du projet pilote.

Des organismes œuvrant dans le domaine de la sécurité alimentaire ont également manifesté leur intérêt à recevoir les surplus de récoltes pour leurs usagers.

Pour ceux et celles qui souhaitent participer, le recrutement est en cours sur le site du projet. De plus, des propriétaires d’arbres fruitiers et de fermes maraîchères, de même que des cueilleurs et des organismes sont également recherchés.

Avec  Amélie Houle – Le Nouvelliste 

Huile d’olive: nouvelle récolte « catastrophique » en 2016-17

juin 19, 2017

Champs d’olivier à Santa-Reparata-di-Balagna, en Corse, le 8 avril 2015 / © AFP/Archives / PASCAL POCHARD-CASABIANCA

La production d’huile d’olive française, dont 65% est assurée par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, devrait péniblement atteindre les 3.200 à 3.400 tonnes pour la campagne écoulée 2016-17, selon des chiffres qualifiés de « catastrophiques » dans un rapport de l’interprofession Afidol diffusé lundi.

C’est « la même quantité qu’en 2000, à un détail près, nous avons, depuis vingt ans, planté 7.000 hectares d’oliviers », se désole le président Olivier Nesles, producteur près d’Aix-en-Provence, qui tire la sonnette d’alarme: « Ce sont nos méthodes de production qu’il faut remettre en cause ».

Il met en cause en particulier le vieillissement des oléiculteurs, la perte de savoir-faire et le manque d’anticipation par rapport au changement climatique.

Alors que la production explose dans toute la Méditerranée, Italie, Espagne, Maroc, Tunisie, Grèce et Portugal, la production française ne représente que 4% de la consommation nationale, avec 200 litres d’huile produits à l’hectare en moyenne ces six dernières années.

Ces maigres récoltes en France, récurrentes depuis 2011, ont entraîné une envolée des prix jusqu’à atteindre 13 voir 14 euros le litre, voire jusqu’à 25 euros le litre au tarif vendu au consommateur.

« Les marchés, conquis à la fin de la décennie précédente sont perdus les uns après les autres. Les volumes vendus par les moulins chutent, parfois remplacés par des produits rentrés d’Espagne ou d’Italie pour permettre aux moulins de survivre », ajoute M. Nesles.

Il poursuit: « Toutes les plantations réalisées entre 1998 et 2005 n’arrivent pas à compenser les pertes de production dues à une addition de facteurs: changement climatique, augmentation de la présence des nuisibles à l’olive (mouche…), augmentation du nombre d’oliveraies bio (moins productives), vieillissement des oléiculteurs, diminution de l’entretien… ».

Sur 35.000 oléiculteurs français, près de 10.000 sont des professionnels, les autres travaillant sur des vergers familiaux.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2017 16h33)