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Belgique : qui a tué la louve Naya ? 30.000 euros de récompense

octobre 4, 2019

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La dernière image captée de la louve Naya, en mai dernier. Nautur en Bos

 

La louve Naya, premier spécimen de son espèce à être observé sur le sol belge depuis un siècle, aurait été tué par des «professionnels», selon l’Agence flamande pour la nature et la forêt. Trois organisations offrent 30.000 euros de récompense pour retrouver le ou les responsables.

Le sort de Naya préoccupe une partie de la Belgique. La louve, établie dans la région des Hautes-Fagnes, à l’Est du pays, n’a pas été observée depuis plusieurs mois alors qu’elle était enceinte, et la situation inquiète les spécialistes et une partie de la population. Selon la cellule inspection de l’Agence flamande pour la nature et la forêt, une seule hypothèse: l’animal a été tué par des professionnels.

«Les loups se trouvaient dans une zone inaccessible où personne ne peut se trouver en principe», note l’agence. «L’acte était donc bien préparé, par des professionnels». L’ONG WWF Belgique a exprimé sa tristesse et son indignation face à cette conclusion. «Ne restons pas les bras croisés», lance l’organisation qui juge que la mort de Naya est une «honte pour la Belgique».

Plusieurs associations environnementales ont donc décidé d’agir. Trois organisations – Bird Protection Flanders, Animal Rights et le Nature Aid Centre – offrent 20.000 euros pour des informations permettant de découvrir le ou les responsables, rapporte The Guardian. Un entrepreneur a proposé de donner 10.000 euros supplémentaires de récompense. «Ce qui compte, c’est que la personne qui a fait cela ne s’en tire pas», a écrit Bird Protection Flanders dans un communiqué. «Il est clair que les gens n’acceptent plus que certains aient le droit de décider quels animaux ont le droit de vivre ou de mourir. Avant la récompense, l’enquête était au point mort. Sans preuves, pas de procès. Et s’il n’y a pas de procès, il ne peut pas y avoir de condamnation».

Une louve emblématique

Naya n’est pas n’importe quel animal. Lorsqu’elle a foulé le sol belge en janvier 2018 en provenance d’Allemagne, il s’agissait du premier loup observé dans le pays depuis plus d’un siècle. Elle était équipé d’un collier GPS destiné à suivre ses déplacements. Un mâle, August, l’accompagnait.

Naya a été aperçue pour la dernière fois en mai dernier, dans la forêt de Limbourg, en Flandre. Les piles de son collier GPS étaient depuis longtemps épuisés. De son côté, August, le mâle et père des louveteaux que devait avoir Naya, a été vu en bonne santé récemment.

«Les populations [de loups] se portent de mieux en mieux dans nos pays voisins », a poursuivi WWF. «On compte environ 12.000 loups en Europe. Dans cette perspective, la Belgique doit rapidement mettre en place des mesures améliorant la cohabitation».

Par Le Figaro.fr par Yohan Blavignat

Journaliste américain disparu en Syrie: un million de dollars de récompense

avril 20, 2018

Washington – Les autorités fédérales américaines ont annoncé offrir une récompense d’un million de dollars pour toute information qui permettrait de retrouver la trace du journaliste américain Austin Tice, disparu en Syrie il y a plus de cinq ans.

L’offre a été faite par le FBI, la police fédérale, qui a précisé qu’elle n’était liée à « aucun événement en particulier ».

M. Tice serait le seul journaliste américain actuellement détenu en Syrie, devenu l’un des pays les plus dangereux pour les reporters de guerre.

La récompense sera versée pour une « information menant directement à la localisation, la récupération et le retour sain et sauf » du reporter.

Les éventuels détenteurs d’informations peuvent contacter l’adresse findaustintice@fbi.gov, le site internet tips.fbi.gov ou contacter un consulat américain, a précisé le FBI.

Austin Tice, un journaliste indépendant, travaillait pour McClatchy News, le Washington Post, CBS et d’autres médias dont l’AFP, la BBC et Associated Press.

Il avait été enlevé le 14 août 2012 près de Damas, peu après son 31e anniversaire.

Sa famille a lancé plusieurs appels afin d’obtenir des informations sur son sort, affirmant qu’elle le croyait toujours en vie.

L’ONG de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF) a salué vendredi la décision de la police fédérale américaine. « Nous espérons que (cette récompense) encouragera quiconque ayant des informations sur Austin Tice à se manifester », a dit Margaux Ewen, responsable de RSF pour les Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2018 21h36)                                            

RDC : le Pr. Muyembe récompensé en France pour ses travaux sur le virus Ebola

mai 28, 2015

Le Pr. Muyembe est virologue à l'institut nationale de recherche biomédicale en RDC.
Le Pr. Muyembe est virologue à l’institut en RDC

La Fondation Christophe et Rodolphe Mérieux a attribué mardi un prix au virologue congolais Jean-Jacques Muyembe. Une distinction pour récompenser ses recherches sur le virus Ebola qui ont permis la mise au point de mesures de contrôles de la maladie.

L’Institut de France a annoncé le 27 mai l’attribution du prix Christophe Mérieux 2015, doté de 500 000 euros, au professeur Jean-Jacques Muyembe, un médecin congolais, pour encourager ses recherches sur Ebola. Le prix sera remis le 3 juin à l’Institut de France, à Paris.

« Nous sommes très fiers de ce prix remporté par notre compatriote, qui a consacré tant d’années à la lutte contre le virus Ebola. En fait, c’est lui le découvreur du virus, lui qui a permis à notre pays d’avancer dans la lutte. (…) Ce prix est largement mérité », a déclaré Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

Le Pr. Muyembe, actuellement directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa, a contribué à la découverte de la fièvre hémorragique à virus Ebola (FHVE) et avait été le premier chercheur à se rendre sur le site de la toute première épidémie, qui a eu lieu en 1976 à Yambuku, en RDC.

Afin de préciser l’étiologie de cette maladie, il avait ramené avec lui à Kinshasa une infirmière fiévreuse, dont le sang lui avait permis d’identifier le nouveau virus à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, en Belgique. Il a par la suite entrepris des recherches épidémiologiques et virologiques qui ont débouché sur la mise au point de mesures de contrôle d’Ebola utilisées pour la gestion des épidémies en Afrique.

Expertise internationale

L’Institut de France a indiqué que le Pr. Muyembe a été l’un des premiers à expérimenter la transfusion du sang de convalescents d’Ebola sur huit malades, ce qui lui a permis de mettre en place « les prémices d’une sérothérapie anti-Ebola actuellement en développement ».

La dernière épidémie d’Ebola en RDC, la septième de son histoire, a duré de fin août à mi-novembre 2014 et a fait officiellement 49 morts dans une région enclavée de la province de l’Équateur (nord-ouest), en pleine forêt équatoriale, dans le district de Boende (800 km au nord-est de Kinshasa).

Lors de cette épidémie, le « Dr Muyembe, grâce aux connaissances accumulées ici, nous a épargné une véritable hécatombe », a souligné Lambert Mende.

Il a par ailleurs rappelé que le spécialiste avait aussi apporté son « expertise » en Afrique de l’Ouest quand faisait rage l’épidémie d’Ebola qui a commencé en janvier 2014, faisant plus de 11 000 morts, selon un bilan publié le 26 mai.

Jeuneafrique.com avec AFP