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Canada-Québec: Fermez les écoles et reconfinez le Grand Montréal, réclament des médecins

avril 2, 2021

 

Un groupe de médecins réclame la fermeture des écoles et le reconfinement immédiat du Grand Montréal, estimant que « c’est une question de jours avant que le feu prenne à Montréal aussi ».

Un écolier, de dos, marche sur le trottoir.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Un écolier, de dos, marche sur le trottoir.

Le collectif COVID-STOP, notamment composé d’épidémiologistes et d’un microbiologiste-infectiologue, estime que les autorités devraient reproduire dans la métropole et ses banlieues ce qui a été annoncé mercredi pour les villes de Québec, Lévis et Gatineau.

Depuis jeudi soir, et pendant au moins une dizaine de jours, les citoyens de ces trois villes, où la situation est jugée «critique», reviennent au palier rouge pour lutter contre la troisième vague de COVID-19.

Tous les commerces non essentiels doivent fermer leurs portes, de même que les écoles primaires et secondaires, les restaurants, les cinémas, les salons de coiffure, les salles de spectacles, les gyms, les musées et autres lieux publics.

Aussi, pour éviter les contacts et les rencontres, le couvre-feu passe de 21 h 30 à 20 h, et ce, jusqu’à 5 h le lendemain matin.

À Montréal, le nombre de nouveaux cas est à la hausse. Il était de 269 dimanche, de 305 lundi, de 348 mardi et de 393 mercredi.

Prendre des mesures

Le Dr Amir Khadir, infectiologue et microbiologiste au Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, croit qu’il faut cesser de se rabattre sur «la pensée magique» et de croire que Montréal «par magie va échapper» à une hausse marquée de cas de COVID-19 en raison des variants présentement en circulation.

«Je pense qu’il serait prudent de ne pas attendre qu’on soit complètement débordés pour prendre des mesures, parce que ce faisant, on s’épuise collectivement, on prolonge des choses inutilement», a-t-il déclaré en entrevue à l’émission RDI Matin.

Amir Khadir a retrouvé son poste de médecin à l'hôpital Pierre-Le Gardeur.

© Romain Schué/Radio-Canada Amir Khadir a retrouvé son poste de médecin à l’hôpital Pierre-Le Gardeur.

Selon lui, le reconfinement constitue toutefois qu’une partie de la solution. «Il y a des mesures à prendre au-delà de juste confiner», affirme-t-il.

«Pour nous, ce temps d’arrêt c’est surtout pour rapidement déployer les tests rapides pour faire des dépistages massifs, des dépistages auto-administrés, parce qu’on n’a pas de personnel [suffisant] pour aller mettre un petit bâton dans le nez de tout le monde», dit-il.

Cela permettrait de «reprendre le contrôle» de l’épidémie dans les écoles et les milieux de travail, estime-t-il.

La question de la ventilation représente un autre problème à résoudre, d’après lui. La manière dont le ministère de l’Éducation prend pour contrôler la qualité de l’air «n’est pas la bonne», plaide-t-il. «Installez des purificateurs d’air de manière adéquate dans les écoles», réclame-t-il.

De la prévention

De son côté, la Dre Marie-Michelle Bellon, spécialiste en médecine interne affectée à l’unité COVID de l’Hôpital Notre-Dame et membre de COVID-STOP, parle de prévention. «On voudrait prévenir plutôt que guérir», explique-t-elle.

Les variants sont très contagieux et font augmenter rapidement le nombre de cas. «On voit ce qui se passe en France et à Toronto, a-t-elle lancé. Quand le feu prend, c’est comme de mettre une étincelle dans de la paille.»

Le regroupement COVID-STOP a convoqué les médias vendredi matin pour expliquer son point de vue lors d’une conférence de presse virtuelle.

Avec CBC/Radio-Canada

France/Covid-19 : les classes fermeront dès le premier cas de contamination dans les 19 départements reconfinés, annonce Blanquer

mars 26, 2021

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé vendredi un protocole renforcé dans les départements reconfinés. 148 établissements ont fermé ces sept derniers jours, soit 0,24% des structures françaises.

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé ce vendredi 26 mars un protocole renforcé dans les établissements scolaires de tous niveaux situés dans les dix-neuf départements sous «mesures de freinage renforcé», mais s’est refusé à fermer les écoles, dont le rôle dans la propagation du virus pourrait être sous-estimé selon plusieurs politiques et médecins. «Les jeunes ont besoin de l’éducation, du système scolaire», a-t-il assuré.

Ainsi, «à partir de la semaine prochaine, dans les 19 départements sous restrictions renforcées, les classes, de tous niveaux, fermeront au premier cas de contamination détecté», a annoncé le ministre. Jusqu’à présent, une classe à l’école élémentaire fermait lorsque trois cas positifs parmi les élèves étaient détectés, et un cas s’il s’agissait du variant sud-africain. «Cela va nécessairement signifier plus de fermetures de classes dans les prochains jours pour ceux qui sont concernés», a-t-il admis.

Pas favorable à une avancée des vacances d’avril

Les classes fermées le seront pour «une durée de deux à trois semaines» et les parents pourront demander à bénéficier d’arrêt de travail pour garder leurs enfants, a encore indiqué Jean-Michel Blanquer. «Cela suppose de grandes adaptations de la société», a-t-il ajouté. Des remplaçants supplémentaires seront aussi engagés.

148 établissements ont fermé ces sept derniers jours, soit 0,24% des structures françaises. 3256 classes ont été fermées, soit 0,6% de l’ensemble des classes, a-t-il aussi annoncé. 21.183 élèves ont été testés positifs ces sept derniers jours, ainsi que 2515 membres du personnel enseignant. Des chiffres en hausse, a commenté Jean-Michel Blanquer. 320.000 tests salivaires ont été proposés et 200.000 ont été réalisés la semaine dernière, soit un taux d’acceptation de 65%, car les parents d’élèves doivent donner leur accord.

En réponse à une question, le ministre ne s’est pas montré favorable à la proposition d’avancer les vacances d’avril de quinze jours. «On ne doit pas s’interdire toute sorte d’évolution mais l’objectif est plutôt de maintenir le calendrier car il n’est pas démontré que les vacances aboutissent à moins de contamination que la période scolaire», a-t-il insisté.

Par Le Figaro

Canada/Reconfinement total : comment imposer un couvre-feu aux Québécois?

janvier 5, 2021

Tout indique que le Québec se dirige de nouveau vers un confinement « total » pour quelques semaines, un peu comme au printemps dernier. À la différence que la santé publique recommanderait cette fois l’imposition d’un couvre-feu. Or, comment appliquer cette mesure stricte?

Un policier français vérifie si un conducteur a une permission de déplacement le 15 décembre 2020, alors que le couvre-feu de 20h à 6h était nouvellement en vigueur.

© Alain Jocard/Getty Images Un policier français vérifie si un conducteur a une permission de déplacement le 15 décembre 2020, alors que le couvre-feu de 20h à 6h était nouvellement en vigueur.

D’abord, prenons l’exemple des autres pays qui ont emprunté cette voie. En France, un couvre-feu peut être imposé dès 18 h dans les départements les plus affectés par la pandémie.

Le scénario envisagé au Québec est plutôt une obligation de rester à domicile de 20 h ou 21 h jusqu’à 5 h ou 6 h le lendemain matin. Les modalités seraient définies aujourd’hui, selon nos informations.

Dès samedi, seuls les commerces essentiels, tels que les épiceries et les pharmacies, resteraient ouverts en dehors des heures d’un potentiel couvre-feu. Les écoles primaires et secondaires demeureraient quant à elle fermées quelques semaines de plus.

Un horaire est affiché dans la vitrine d'une boutique, alors que 15 départements français doivent respecter le couvre-feu.

© Sebastien Bozon/Getty Images Un horaire est affiché dans la vitrine d’une boutique, alors que 15 départements français doivent respecter le couvre-feu.

L’exemple de la France

Comme en France, quiconque n’a pas l’autorisation de se trouver sur la route une fois le couvre-feu en vigueur pourrait donc recevoir une amende salée, selon un expert.

«Les policiers auront le mandat d’intercepter des véhicules en fonction de : est-ce que cette personne-là est justifiée de circuler?», explique Daniel Dancause, spécialiste en mesure d’urgence et conseiller principal chez Prudent groupe conseil, à l’émission matinale Première heure.

«En France, on a déployé le couvre-feu avant les Fêtes, puis on a resserré les mesures», ajoute-t-il. «Ce sont les gendarmes, les policiers municipaux, les militaires qui font des contrôles de la population. Le citoyen doit s’inscrire un site internet pour avoir une autorisation de circulation.»

Daniel Dancause, conseiller spécialisé en mesure d'urgence

© /Radio-Canada Daniel Dancause, conseiller spécialisé en mesure d’urgence

Une première depuis la crise d’Octobre?

Contrairement à d’autres régions du globe, le Québec a bien peu d’expérience en matière de couvre-feu. Il faut remonter en fait à la crise d’Octobre 1970.

«C’était le contrôle de la circulation pour s’assurer que les gens qui circulent sur la route ont l’autorisation de le faire et qu’ils sont rattachés uniquement aux services essentiels», rappelle M. Dancause.

Selon lui, l’expérience du confinement de mars dernier contribuera à une mise en application rapide d’un couvre-feu version 2021, si celui-ci est décrété dès samedi.

«Quand on a fermé le Québec en mars dernier, les entreprises ont émis des attestations aux travailleurs [pour leur libre circulation]. Il y a quand même déjà des mesures existantes. Est-ce qu’on ira comme en France où il faut s’inscrire en ligne? Je ne suis pas certain. Je pense que ce sont les mesures de mars qui s’appliqueraient d’abord,» pense l’expert.

Daniel Dancause doute cependant de la capacité des forces policières actuelles à tenir plusieurs points de contrôle simultanément.

«Il faut s’attendre plutôt à ce que les policiers vont continuer de patrouiller comme ils le font présentement, mais qu’ils auront la capacité d’intercepter des véhicules pour vérifier si la personne est autorisée à circuler.»

L'île de Montréal compte de nombreux accès.

© Sébastien St-Jean/Getty Images L’île de Montréal compte de nombreux accès.

Couvre-feu ou pas?

Quoiqu’il en soit, Daniel Dancause n’est pas convaincu que la rumeur du couvre-feu va réellement se concrétiser lors de l’annonce de demain.

«La construction va probablement arrêter. Je pense qu’on va malheureusement mettre encore le Québec sur pause. Mais est-ce que le gouvernement va seulement brandir cette possibilité-là [du couvre-feu] demain? »

Chose certaine, la pandémie gagne constamment du terrain dans la plupart des régions urbaines du Québec, observe l’expert.

«L’objectif est de protéger notre système de santé qui est actuellement à sa limite. Ce n’est pas juste une question d’occupation des lits. Des fois, on a l’espace, mais on n’a pas le personnel. »

Daniel Dancause rappelle que le système de santé québécois mène une lutte acharnée depuis plusieurs mois déjà. «C’est l’usure du temps, le surménage qui fait que nos ressources tombent au combat».

Dans son plus récent bilan, la santé publique a recensé 2546 nouveaux cas, 32 décès et 69 hospitalisations de plus au Québec.

Radio-Canada par Alain Rochefort avec les informations de Sébastien Bovet et Alexandre Duval

Reconfinement : comme au printemps, les Français ont passé plus de temps devant la télévision

novembre 30, 2020

En novembre, la durée d’écoute globale de la télévision a gagné 29 minutes par rapport à l’année dernière, selon le baromètre mensuel de Médiamétrie.

Comme au printemps, le confinement a fait grimper en novembre le temps passé par les Français devant la télévision au profit notamment des chaînes d’infos en continu, selon le baromètre mensuel de Médiamétrie publié lundi.

La durée d’écoute globale de la télévision, qui prend en compte le visionnage sur tous les écrans (téléphone, ordinateur…), en rattrapage et hors domicile, s’est établie à 4h23 en novembre, soit 29 minutes de plus qu’un an plus tôt. Lors du premier confinement, plus strict et inédit, cette durée passée devant les chaînes de télévision avait encore plus grimpé pour atteindre 4h40, à contre-courant de la baisse observée depuis plusieurs années.

Le classement des chaînes ne s’en trouve pas pour autant bousculé. TF1 reste en tête avec une part d’audience (PDA) de 20,1%, en hausse de 0,2 point par rapport à novembre 2019. Elle signe ainsi «son meilleur mois depuis juin 2019», d’après un communiqué de la chaîne. Suivent France 2 avec une PDA de 14,1% (+0,2 point sur un an) et M6, remontée sur le podium le mois dernier, avec une PDA de 9,5% (-0,1 point). France 3 (+0,2 point à 9,3%) reste en quatrième position devant France 5, stable à 3,7%. De son côté, Arte gagne 0,2 point à 2,9% tandis que Canal+ en perd 0,1 à 1,2%.

Chez leurs concurrentes de la TNT, les chaînes d’info continuent de profiter de l’appétit des Français pour l’actualité, qu’elle soit liée à la crise sanitaire ou à d’autres événements comme la présidentielle américaine. BFMTV revendique ainsi la place de 6e chaîne de France avec 3,3% de PDA (à égalité avec TMC), en hausse d’1,1 point sur un an, soit la «plus forte progression» du paysage audiovisuel français. CNews égale son record du mois dernier avec 1,8% de PDA (+1 point sur un an) et distance LCI, malgré le record de la chaîne pour un mois de novembre (+0,4 point à 1,2%), Franceinfo (+0,3 point à 0,8%) enregistrant aussi un «mois record depuis sa création».

Par ailleurs, TMC (stable à 3,3%) creuse l’écart avec C8 (-0,2 à 2,7%), talonnée par W9 (+0,2 à 2,6%). Enfin, à part RMC Découverte (-0,3 à 2,1%), aucune autre chaîne ne dépasse 2% de PDA.

Par Le Figaro avec AFP

France/Reconfinement : les cultes juif et catholique inquiets pour leurs finances

novembre 4, 2020

Les cultes juif et catholique ont exprimé mercredi leurs inquiétudes sur la situation financière des lieux de prière, en raison de la crise sanitaire et du reconfinement qui suspend les cérémonies religieuses jusqu’au 1er décembre.

«Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation économique de nos synagogues. Les fêtes de Tichri (Nouvel An, Kippour et Souccot, qui ont eu lieu en septembre-octobre, ndlr) sont passées, et il y a eu beaucoup moins de fréquentation», donc moins de dons, a déclaré Joël Mergui, président du Consistoire central et du Consistoire de Paris.

La comptabilité n’est pas encore terminée concernant les dons pendant cette période, mais, selon lui, «chaque synagogue enregistre un manque à gagner estimé à 20 à 50%». «Avec le reconfinement, cela risque de continuer, avec des fidèles qui sont moins présents», du fait de l’annulation des cérémonies religieuses ou parce que «des fidèles sont eux-mêmes dans une situation économique difficile», a-t-il poursuivi.

Depuis le reconfinement le week-end dernier, le Consistoire a, comme au printemps, fermé ses synagogues, appelant à «préserver la vie», mais plaide auprès du gouvernement pour que soit autorisée une jauge de 10 fidèles.

En raison de la loi de séparation des Églises et de l’État, «l’État ne peut pas accompagner les cultes, le chômage partiel n’est pas possible pour les rabbins», rappelle Mergui. D’où un «synadons» lancé ce dimanche auprès des fidèles, pour qu’ils fassent une «contribution exceptionnelle» auprès de leur synagogue, une démarche à laquelle prend part aussi, entre autres, le Grand rabbin de France Haïm Korsia.

La quête empêchée par le confinement

De son côté, la Conférence des évêques de France (CEF), réunie en assemblée plénière, a estimé, dans un communiqué, que «ce nouveau confinement empêchera de nouveau nombre de catholiques de se rendre aux célébrations de leur paroisse et ainsi de participer à la quête».

«Collectée chaque dimanche», elle «constitue l’une des principales ressources des diocèses et va connaître une baisse comme lors du premier confinement», ajoute la CEF, qui met en place une plateforme de don en ligne.

En juin, l’Église catholique avait estimé que ses ressources allaient baisser de «40 à 50 millions d’euros» (sur un total de 540 millions d’euros de ressources courantes) en raison des célébrations suspendues pendant le premier confinement.

Par Le Figaro avec AFP

Le coronavirus en Inde entre reconfinement et amendes

juillet 14, 2020

Coronavirus : les 120 millions d’habitants de l’État indien du Bihar reconfinés du 16 au 31 juillet

Le grand État du Bihar, dans le nord de l’Inde, a annoncé mardi 14 juillet le reconfinement à partir de jeudi et pour deux semaines de ses quelque 120 millions d’habitants afin de freiner l’épidémie de coronavirus.

«Le gouvernement du Bihar a décidé d’un confinement de quinze jours du 16 juillet au 31 juillet», a tweeté le vice-ministre en chef de l’État, Sushil Kumar Modi. C’est le plus vaste reconfinement local en Inde depuis la levée du confinement à l’échelle nationale début juin, alors que la maladie Covid-19 continue de flamber dans le pays d’Asie du Sud.

En Inde, les amendes pleuvent pour non port du masque

Le gouvernement indien impose le port du masque dans l’espace public, dans les transports et au travail. Les amendes grimpent jusqu’à 11 euros.

Depuis qu’il a pu recommencer à travailler il y a plus d’un mois, Munish Tiwari, un chauffeur de VTC indien, a déjà écopé de deux amendes de 500 roupies (5,8 euros) pour non-respect du port obligatoire du masque.

«Ce n’est pas confortable et je n’arrive pas à respirer lorsque je le porte», explique à l’AFP ce conducteur de New Delhi, qui a perdu les revenus d’une journée de travail en contraventions. «Je dois le porter lorsqu’il y a des passagers, mais aussitôt que les portes se ferment et qu’ils sont partis, je l’enlève normalement. Je suis une proie facile pour la police.»

L’épidémie de coronavirus fait actuellement rage en Inde, qui compte à ce jour 23.727 morts sur 906.752 cas déclarés de la maladie Covid-19. Les spécialistes estiment que le pic de l’épidémie n’est toujours pas atteint dans la deuxième nation la plus peuplée de la planète, où les chiffres grimpent rapidement.

Dans ce contexte de crise sanitaire, le gouvernement impose le port du masque dans l’espace public, dans les transports et au travail. Si la mesure semble globalement respectée dans les grandes villes, de nombreux Indiens portent cependant leur inconfortable masque de façon baroque, pendant à l’oreille, glissé sous le nez ou le menton.

«Négligence»

Depuis mars, la police de Delhi a distribué plus de 42.000 amendes pour non port du masque ou non respect de la distanciation physique. À travers l’Inde, les forces de l’ordre ont ainsi récolté des centaines de milliers d’euros en contraventions, qui vont de 200 roupies à Bangalore (2,3 euros) à 1.000 roupies (11,7 euros) à Bombay.

Les amendes données pour non-respect des mesures de protection sanitaire s’élèvent à près de 117.000 euros en un mois dans la ville de Bangalore (sud), a annoncé la semaine sur Twitter le chef de la police locale, Hemant Nimbalkar. «Nous ne sommes pas fiers de cette prouesse», a-t-il commenté, appelant les habitants à respecter les consignes destinées à freiner la propagation du coronavirus.

Dans une récente adresse télévisée à la nation, le Premier ministre Narendra Modi a fustigé la «négligence» d’une partie de ses concitoyens face au virus et les a enjoints à ne pas relâcher leur vigilance. Dans la ville de Firozabad (nord), les contrevenants au port du masque n’écopent pas d’amende mais doivent suivre un cours de quatre heures sur la distanciation physique et recopier 500 fois «Un masque doit être porté».

Dans une rue d’Hyderabad, l’AFP a rencontré la professeure Sunitha Michael portant son masque sous le menton, une lanière coincée entre ses dents. Pour pouvoir parler au téléphone, a-t-elle expliqué. «Franchement, je déteste devoir porter un masque car c’est pénible, mais je dois respecter les règles», a-t-elle témoigné.

Par Le Figaro avec AFP