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Arctique: record de chaleur dans le Svalbard norvégien

juillet 25, 2020

Selon les scientifiques, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que l’ensemble de la planète.

Le Svalbard, archipel norvégien dans l’Arctique, a enregistré samedi des températures au-delà des 20 degrés, les plus chaudes jamais enregistrées depuis plus de quarante ans et quasi égales au record absolu, selon l’institut météorologique norvégien.

Avec une pointe à 21,2 degrés samedi après-midi, l’archipel a connu son deuxième jour le plus chaud depuis le début des relevés météorologiques. Le seul précédent connu est le 16 juillet 1979, lorsque le mercure avait atteint 21,3 degrés, a précisé à l’AFP le météorologue de permanence à l’institut, Kristen Gislefoss.

Le groupe d’îles, parfois plus connu sous le nom de Spitzberg, est situé à un millier de kilomètres du Pôle nord. Le pic de chaleur de samedi, qui devrait durer jusqu’à lundi, est très au-dessus des normales saisonnières: les températures habituelles en juillet, mois le plus chaud dans l’Arctique, sont de l’ordre de 5 à 8 degrés au Svalbard.

Selon les scientifiques, l’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que l’ensemble de la planète. L’été 2020 dans la région est marqué par des épisodes quasi caniculaires dans la partie russe de l’Arctique: des températures 5°C au-dessus de la normale depuis janvier en Sibérie et un pic à 38°C début juillet au-delà du cercle arctique.

Un changement déjà visible

Selon un récent rapport officiel norvégien «Climate in Svalbard 2100», la température moyenne au Svalbard pour la période 2070-2100 devrait augmenter de 7 à 10 degrés par rapport à la période 1970-2000, suivant le niveau d’émissions humaines dans les décennies à venir.

Le changement est déjà visible: «de 1971 à 2017, un réchauffement de 3 à 5°C a été observé, avec les plus fortes hausses en hiver», selon le rapport.

Connu pour ses ours polaires, le Svalbard a la particularité paradoxale d’abriter à la fois une mine de charbon, énergie la plus émettrice de gaz à effet de serre, et une «Arche de Noé végétale», inaugurée en 2008 pour protéger les plantes des impérities des hommes.

Cette chambre forte censée être une parade contre le changement climatique a elle-même été victime du réchauffement. Quelque 20 millions d’euros de travaux ont dû y être menés en raison d’une infiltration d’eau provoquée par la fonte du pergélisol en 2016.

Par Le Figaro avec AFP

UE: le record de Nice, plus long sommet de l’histoire, en passe d’être battu

juillet 20, 2020

En 2000, le sommet qui réunissait à l’époque quinze dirigeants européens avait duré 85 heures, laissant Jacques Chirac, président de séances, épuisé.

Quatre jours et une quatrième nuit de négociation: les dirigeants européens, réunis à Bruxelles sur le plan de relance de l’UE, sont en passe de battre le record du sommet de Nice de 2000 qui avait duré 85 heures.

Déjà à cette époque, alors que l’UE ne comptait que 15 membres, la bataille dans la cité balnéaire de la Côte d’Azur opposait les petits contre les grands et les Etats du Nord contre ceux du Sud pour l’arrivée des pays de l’Est de l’Europe. Le sommet s’était ouvert peu après 15H00 locales, le jeudi 7 décembre. Il avait été précédé par une conférence entre les 15 membres de l’UE et les pays alors candidats à l’adhésion –principalement d’Europe de l’est–. En tenant compte de cette conférence, le sommet a démarré près de cinq heures plus tôt, peu avant 10H00 locales et a duré près de 91 heures. Au menu des négociations à 15: la réforme des institutions de l’UE dans la perspective de son élargissement. «Ce fut un grand marchandage pour parvenir à l’accord trouvé dans la nuit de dimanche à lundi 11 décembre à 4H26 du matin –selon une alerte de l’AFP d’alors– dans l’épuisement général», ont raconté plusieurs participants. Il s’agissait de s’entendre sur l’introduction de décision à la majorité des Etats membres et non plus l’unanimité dans certains domaines politiques précis afin d’éviter les blocages et sur une nouvelle répartition de la pondération des voix entre les pays.

«Pas normal de finir à 5 heures du matin»

Contrairement à aujourd’hui, il n’existait pas de président du Conseil européen, sorte de chef d’orchestre du sommet, un rôle assuré actuellement par l’ex-Premier ministre belge, Charles Michel. Le dirigeant français, Jacques Chirac, présidait alors les séances. Lors du quatrième jour, il faisait tout pour parvenir à un accord et mettait sur la table à un rythme effréné toutes les questions en suspens. Résultat: la délégation belge, vexée de ne pas voir suffisamment considérée sa position sur les droits de vote de son pays, claqua la porte de la séance. Elle avait en effet été contrainte de décrocher par rapport aux Pays-Bas, devenant un plus petit pays en terme de voix. A plusieurs reprises, le sommet manqua de capoter. Mais, finalement la Belgique abandonna la résistance.«Pour leur faire accepter le décrochage vis-à-vis des Pays-Bas, on lui a vendu tous les conseils européens à Bruxelles», rappelle un des participants. Epuisé, Chirac appela alors à une réforme des méthodes de travail de l’Union. «Ce n’est pas normal de finir à 5 heures du matin», avait-il alors remarqué.

Traiteur contre cantine

Mais rien n’a changé. Les séances de travail de nuit continuent, les sommets se sont multipliés et avec 27 pays membres de l’Union, il est encore moins facile de trouver un compromis. Un détail reste du marathon de Nice: le buffet offert par la présidence française, préparé par un traiteur français de renom connu pour ses macarons, se souviennent les journalistes qui ont couvert l’évènement. Ce temps est révolu. Désormais, les repas sont servis à la cantine du batiment du Conseil européen par une société spécialisés et ils sont payants. Et pour le sommet extraordinaire consacré à la relance de l’économie, la pandémie a frappé: il était impossible d’organiser une salle de presse pour des raisons de sécurité sanitaire et la presse a donc été priée de rester à la maison.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: record d’hospitalisations à Los Angeles, la crise s’aggrave en Floride

juillet 20, 2020

Le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés à Los Angeles a atteint un nouveau record ce week-end, les autorités sanitaires de la mégalopole s’inquiétant particulièrement du taux d’infection élevé des jeunes adultes.

En Floride, autre foyer de l’épidémie sur le sol américain, la crise sanitaire a continué de s’aggraver et il ne restait plus lundi que 18% des lits disponibles dans les services de soins intensifs. Le comté de Los Angeles, qui représente dix millions d’habitants à lui seul, a recensé dimanche 2.216 malades hospitalisés après avoir contracté le nouveau coronavirus, contre 2.193 le 15 juillet, date du précédent record. Parmi les patients actuellement hospitalisés, 26% se trouvent dans une unité de soins intensifs et 19% ont été placés sous respirateur, soulignent les autorités sanitaires.

«Nous continuons à atteindre des niveaux préoccupants», a déclaré la directrice de la santé publique du comté, Barbara Ferrer. «En ce moment, les jeunes adultes sont hospitalisés à un rythme encore jamais vu», a-t-elle relevé, avant de mettre en garde cette catégorie de population. «Aussi jeunes que vous soyez, vous êtes vulnérables à ce virus». D’après les chiffres officiels, plus de la moitié de 2.848 nouveaux cas de Covid-19 recensés dimanche concernaient des malades de 40 ans ou moins.

Le record d’hospitalisations s’est accompagné en Floride d’une série de cas de syndrome inflammatoire sévère touchant des enfants. Quinze d’entre eux ont été diagnostiqués la semaine dernière après avoir développé ce syndrome inflammatoire multisystémique, lié à l’infection par le nouveau coronavirus. Au niveau national, ce syndrome a déjà provoqué la mort de six enfants.

Des réouvertures trop rapides

Le maire de Los Angeles Eric Garcetti a renouvelé dimanche ses avertissements face à la pandémie, répétant une fois de plus que la ville était «au bord» d’un nouveau confinement en raison de la flambée de cas de Covid-19 ces dernières semaines. Le maire a également estimé que la Californie avait levé trop tôt les restrictions sanitaires qu’elle avait pourtant été le premier Etat à imposer dès la fin du mois de mars. «Les maires n’ont souvent aucun contrôle sur ce qui rouvre ou pas, ça se joue au niveau de l’Etat ou du comté, et je reconnais que ces réouvertures sont arrivées trop rapidement», a dit Eric Garcetti sur la chaîne CNN.

En Floride, plus de 9.500 personnes souffrant du Covid-19 étaient à l’hôpital lundi, avec plus de 10.300 nouveaux cas recensés en 24 heures, et plus de 5.000 décès au total depuis le début de la pandémie. Critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire et notamment son refus d’ordonner le port du masque généralisé, le gouverneur de Floride Ron DeSantis a appelé ses administrés à faire un test sérologique et à donner leur plasma s’ils possédaient des anticorps. Selon certains experts, cette transfusion de plasma pourrait aider les patients atteints par les formes les plus graves du Covid-19 à lutter contre l’infection.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: 66.528 nouveaux cas en 24h, nouveau record

juillet 12, 2020

 

Les Etats-Unis ont recensé samedi 66.528 nouveaux cas de Covid-19 en 24h, un nouveau record pour ce pays, le plus durement frappé au monde par la pandémie, selon l’Université Johns Hopkins.

Le nombre total de cas confirmés depuis le début de l’épidémie s’élève samedi à 3.242.073, selon cette université basée à Baltimore (est) et dont les bilans font référence. Le nombre de décès s’élève quant à lui à 134.729, soit 760 de plus que vendredi.

Le nombre quotidien de nouvelles infections a dépassé les 60.000 pour la cinquième journée d’affilée aux Etats-Unis où, de l’aveu même des autorités sanitaires, l’épidémie est hors de contrôle dans plusieurs Etats.

Pour la première fois, le président Donald Trump a porté un masque publiquement samedi, à l’occasion d’une visite dans un hôpital militaire près de Washington. M. Trump, qui minimise la gravité de la pandémie, était jusqu’à présent rétif à cette mesure de prévention, à l’instar d’un grand nombre de ses partisans.

Les deux tiers des Américains désapprouvent désormais la gestion de la pandémie par M. Trump, selon un sondage ABC publié vendredi, contre une moitié en avril. Les sondages pour l’élection du 3 novembre donnent neuf points d’avance en moyenne à son adversaire, le démocrate Joe Biden.

Par Le Figaro avec AFP

Russie: les incendies se poursuivent en Sibérie avec des températures record

juillet 11, 2020

 

Les incendies continuent de faire des ravages en Sibérie, où les températures estivales atteignent des records, mais ils ont diminué durant la semaine écoulée, ont annoncé samedi les services russes chargés des forêts qui les combattent en ensemençant des nuages et en utilisant des explosifs.

La Sibérie connaît depuis janvier des températures anormalement élevées par endroits ce qui, combiné à un faible taux d’humidité du sol, a contribué à de nouveaux feux après ceux qui avaient dévasté la région l’été dernier, a noté cette semaine le service européen Copernicus sur le changement climatique.

Depuis mi-juin, le nombre comme l’intensité des incendies ont augmenté dans l’extrême Nord-Est de la Sibérie et dans une moindre mesure en Alaska, selon Copernicus, provoquant l’émission de 59 mégatonnes de CO2 dans l’atmosphère, un record pour ce mois depuis le début des mesures en 2003. Le Service aérien de protection des forêts russe a indiqué qu’il luttait samedi contre 136 incendies sur 43.000 hectares, en utilisant des explosifs pour contenir les flammes et en tentant de déclencher la pluie avec l’ensemencement des nuages.

La plupart des foyers sont toutefois considérés comme trop éloignés et trop coûteux à traiter, avec actuellement 333.000 hectares en feu au total dans des zones où les efforts des pompiers ont été interrompus, précise-t-il. Ce chiffre s’inscrit toutefois en nette baisse par rapport à celui rapporté voilà une semaine par le service qui était de plus de deux millions d’hectares.

Depuis la mi-juin, les régions situées dans le Grand Nord et au delà du cercle arctique ont enregistré des records de température sans précédent. Les anti-cyclones sont bien plus fréquents et difficiles à prévoir, provoquant une hausse des températures et de l’ensoleillement, avait expliqué fin juin aux journalistes à Moscou Roman Vilfand, chef de l’agence météorologique russe. «C’est le principal problème et l’une des conséquences du changement climatique», avait-il estimé.

Des images satellites présentées samedi montrent que les principaux incendies sévissent toujours en Yakoutie (Sibérie orientale) qui borde l’océan Arctique. La région a déclaré l’état d’urgence le 2 juillet en raison des incendies. Le service de contrôle des forêts de Greenpeace en Russie, qui se fonde sur des données recueillies par satellite, a déclaré samedi que 9,26 millions d’hectares au total, soit davantage que la superficie du Portugal, avaient été touchés par des incendies depuis le début de l’année.

Par Le Figaro avec AFP

La Serbie annonce un nombre record de morts du coronavirus

juillet 10, 2020

 

Les autorités serbes ont annoncé vendredi un nombre record de morts du coronavirus, dénonçant «l’irresponsabilité» des manifestants qui sont descendus dans la rue ces derniers jours pour crier leur colère face à la gestion de la crise sanitaire.

Au cours des dernières 24 heures, le pays des Balkans a recensé 18 décès et 386 nouvelles contaminations, a déclaré la Première ministre Ana Brnabic à la presse, déplorant une «augmentation dramatique». Elle a mis en cause les personnes qui manifestent depuis trois jours à Belgrade et dans d’autres villes, des manifestations qui ont dégénéré en violences deux soirs durant dans la capitale serbe.

«En ce qui concerne les manifestations, il n’y a pas de comportement plus irresponsable en ce moment», a-t-elle lancé. «Les résultats des manifestations, nous les verrons dans trois ou quatre jours», a-t-elle poursuivi, «suppliant tous les citoyens de respecter strictement les mesures en vigueur».

Critiques envers le président

La colère des manifestants est dirigée contre le président Aleksandar Vucic, accusé d’avoir favorisé une deuxième vague de l’épidémie en levant rapidement le confinement initial pour pouvoir organiser les élections du 21 juin, largement remportées par son Parti serbe du progrès (SNS). Les manifestations ont éclaté à l’annonce mardi par le président de la réintroduction d’un confinement intégral le weekend. Depuis, les autorités ont renoncé à cette mesure mais cela n’a pas dissuadé la population de descendre dans la rue.

La nouvelle vague est survenue dans le cadre d’un déconfinement rapide, avec par exemple des manifestations sportives de masse dont un tournoi de tennis organisé par la star Novak Djokovic, testé positif quelques jours plus tard. De hauts responsables politiques ont également été testés positifs après les célébrations de la victoire électorale du parti au pouvoir.

La pandémie a contaminé près de 18.000 personnes et fait officiellement 370 morts dans le pays. Aleksander Vucic a évoqué des hôpitaux débordés par près de 4000 malades du Covid-19. D’après les autorités, la situation sanitaire est la «plus critique à Belgrade». La Croatie et la Bosnie ont également annoncé vendredi un nombre record de nouvelles contaminations quotidiennes, à 116 et 316 respectivement.

Par Le Figaro avec AFP

Record de nouveaux cas de coronavirus dans le monde, s’inquiète l’OMS

juin 19, 2020

 

Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS.
Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.
Alors que plusieurs pays amorcent de nouvelles phases de déconfinement, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est inquiétée vendredi que la pandémie de COVID-19 «s’accélère». L’OMS enregistre d’ailleurs un record de nouveaux cas de coronavirus.

L’institution appelle les États à la vigilance «extrême», mais aussi à l’unité et la solidarité pour combattre la pandémie.

«Depuis deux mois, on a recensé pas moins de six millions de cas. On voit très bien que le virus accélère, et qu’il bouge très rapidement», a prévenu le directeur général de l’organisation, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse tenue en ligne.

Jeudi, l’OMS a recensé quelque 150 000 nouveaux cas de coronavirus à l’échelle du globe, dont la moitié viennent des Amériques, un record.

«Le virus reste mortel et la plupart des personnes restent exposées», a aussi martelé le Dr Ghebreyesus, qui occupe ses fonctions de direction depuis le mois de juillet 2017.

Un relâchement inquiétant

À l’instar des autorités de santé publique du Québec, M. Ghebreyesus affirme lui aussi que le relâchement des mesures sanitaires est inquiétant. «Nous sommes entrés dans une phase nouvelle et dangereuse. Beaucoup de gens sont évidemment fatigués de rester chez eux. Les pays sont évidemment désireux de rouvrir leur société et leur économie», a-t-il illustré.

«Le virus a deux combinaisons dangereuses: il bouge rapidement, et c’est un tueur. Il a déjà surpris plusieurs pays, incluant des nations développées.» – Tedros Adhanom Ghebreyesus, de l’OMS

L’ancien ministre de la Santé de l’Éthiopie appelle les pays à s’engager «encore plus» pour venir en aide aux pays dans le besoin. «On doit se rappeler que pour les communautés les plus vulnérables, ceci n’est qu’une des nombreuses menaces auxquelles elles font face», souligne-t-il, ajoutant que sans «solidarité», le virus «exploitera cette fissure entre nous». «Ensemble, on peut accomplir n’importe quoi», renchérit-il.

Avec ce record de nouveaux cas, plus de 8,5 millions de personnes ont maintenant été infectées par le coronavirus, dont plus de 100 000 au Canada. L’OMS dénombre pour l’instant plus de 450 000 décès liés à la COVID-19.

Le masque obligatoire au Québec?

Hier, le directeur national de santé publique du Québec, Horacio Arruda, a aussi indiqué que le masque pourrait devenir obligatoire si la situation sanitaire et épidémiologique venait à l’exiger.

«Nous sommes en train de faire des analyses. Tous nos experts ne l’ont pas recommandé. […] On va voir ce que l’avenir nous réserve. On compte présentement sur la conviction, et s’il faut contraindre, on va contraindre.» -Horacio Arruda, sur les ondes de Radio-Canada jeudi soir

Depuis plusieurs semaines déjà, des voix se font entendre pour réclamer l’obligation du port du masque dans les lieux publics et le transport en commun.

Jeudi dernier, un collectif d’une vingtaine de médecins, experts et épidémiologistes a appelé le gouvernement Legault à rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés ou achalandés, ainsi que dans les espaces extérieurs où la distanciation physique est difficile à respecter. Leur objectif est d’éviter une deuxième vague «potentiellement mortelle», en attendant l’arrivée d’un vaccin.

«Si on veut réussir cet assouplissement graduel des mesures de confinement, on n’a pas le choix de mettre tout dans la balance. Advenant une deuxième vague, qui est peut-être inévitable, il faut s’assurer qu’elle soit le plus faible possible, pour pas qu’on recommence tout ça à zéro. Ce serait catastrophique», avait notamment imploré l’ancien député solidaire et microbiologiste de profession, Amir Khadir.

Avec Le Metro par Henri Ouellette Vézina

Le Bangladesh déconfine, malgré un nombre record de morts en 24h

mai 31, 2020

Le confinement de la population face au nouveau coronavirus a été levé dimanche 31 mai au Bangladesh, malgré l’annonce le même jour d’un nombre record de morts et de cas de contamination ces dernières 24 heures.

Des millions de personnes ont repris le chemin du travail dans les villes densément peuplées de ce pays d’Asie du Sud, dont l’économie a été très impactée par la crise du Covid-19. «J’ai à peine eu trois bons repas ces deux derniers mois car j’étais sans travail», a raconté à l’AFP Tota Miah, un ouvrier journalier de 58 ans.

«Le confinement a été levé et nous revenons presque à une vie normale», a de son côté déclaré la porte-parole du ministère de la Santé Nasima Sultana, appelant ses compatriotes retournant dans leurs entreprises à porter un masque de protection et à observer les règles de distanciation sociale.

Et ce alors que le Bangladesh, qui compte 168 millions d’habitants, a enregistré dimanche 31 mai sa plus forte hausse quotidienne du nombre de cas de contamination et de morts dues à cette maladie, respectivement 2.545 et 40.

Impossible distanciation sociale

Dans la capitale Dacca, les passagers se sont entassés dans les trains et la circulation automobile est redevenue dense. Certains portaient gants et masques de protection tandis que, dans les longues files qui s’étaient formées devant les succursales bancaires, les clients maintenaient un espace entre eux. «J’ai essayé d’éviter la foule quand je suis allé à pied au bureau. Mais garder ses distances avec les autres est impossible sur les trottoirs de Dacca», a toutefois dit à l’AFP Badrul Islam, un employé de banque.

Les mesures prises le 26 mars pour lutter contre la propagation du coronavirus ont été progressivement allégées ces dernières semaines, seuls les établissements d’enseignement restant désormais fermés.

Au total, 47.151 cas de contamination, dont 650 mortels, ont été officiellement recensés au Bangladesh, même si les experts pensent que ce bilan est bien plus lourd.

Par Le Figaro avec AFP

L’Espagne fait état de plus de 500 morts en 24 heures, un nouveau record

mars 24, 2020

Huit personnes en combinaison de protection marchent devant une résidence.

Des militaires quittent un centre d’hébergement pour aînés après avoir tout aspergé de désinfectant, à Madrid.Photo : Reuters / Susana Vera

Deuxième pays le plus touché en Europe après l’Italie, l’Espagne a enregistré entre lundi et mardi un nouveau record de morts dus au coronavirus, avec 514 décès supplémentaires, ce qui porte le bilan total à 2696.

Lundi, le pays avait annoncé 410 morts supplémentaires. Selon les nouveaux chiffres publiés par le ministère de la Santé mardi, le nombre total de cas confirmés a, lui, progressé de 20 % et s’approche des 40 000 avec 39 673 alors que les autorités multiplient les tests.

Nous sommes dans la semaine difficile, durant laquelle nous attendons de voir si, grâce au strict confinement de la population, nous allons réussir à atteindre le pic (de l’épidémie) et commencer à voir baisser le nombre de cas, a expliqué le directeur du centre d’alertes sanitaires Fernando Simon lors de son point presse quotidien.

La pression sur le système de santé, décimé par la contamination de 5400 professionnels, va continuer à s’aggraver tant que de nouveaux patients devront être hospitalisés, a toutefois prévenu M. Simon.

Selon lui, les cas d’infection du personnel soignant sont dus en partie au manque d’équipements de protection dans certains endroits, mais il a souligné la difficulté à se procurer ce matériel au niveau mondial.

Face à la saturation de ses services funéraires, Madrid a décidé d’aménager comme morgue la grande piste de patinage d’un centre commercial.

Deux personnes portant des masques poussent un chariot sur lequel est posé un cercueil.

 

Des employés d’une maison funéraire transportent le cercueil d’une personne décédée de la COVID-19, à Madrid.Photo : Reuters / Juan Medina

Nous n’avons pas la capacité logistique de pouvoir procéder aux enterrements et aux incinérations étant donné le rythme auquel se produisent les décès, a reconnu le maire de la capitale José Luis Martinez-Almeida.

L’armée continue de son côté de désinfecter des maisons de retraite, qui sont des établissements à la population très vulnérable où des dizaines de décès ont été enregistrés. Les militaires ont retrouvé des cadavres dans certaines résidences, a confirmé sans donner plus de détails le chef d’état-major de la Défense Miguel Angel Villarroya.

Propagation accélérée en Europe

La pandémie de coronavirus a déjà fait 17 000 morts au niveau planétaire, et elle s’accélère, a estimé lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui appelle les pays à passer à l’attaque en testant tous les cas suspects et en multipliant les quarantaines.

Ce mardi, ce sont les Britanniques qui découvrent le quotidien calfeutré. Le premier ministre Boris Johnson, après des semaines d’atermoiements, s’y est finalement rallié, décrétant lundi soir un confinement pour au moins trois semaines au Royaume-Uni.

En Russie, c’est la fermeture des écoles qui est entrée en vigueur cette semaine.

En Europe, le cap des 10 000 personnes tuées par le coronavirus a été franchi en ce début de semaine, la majorité en Italie (plus de 6000), pour un total de près de 200 000 cas d’infection – une comptabilité officielle sans doute inférieure à la réalité.

Même l’Allemagne, chantre de la rigueur économique, a décidé de suspendre ses restrictions constitutionnelles liées aux déficits publics afin d’injecter des centaines de milliards d’euros pour soutenir son économie nationale. Le gouvernement table sur une récession d’au moins 5 % pour 2020.

Les États-Unis se préoccupent d’économie

Les États-Unis, eux, vont très bientôt se rouvrir au monde des affaires, a paradoxalement déclaré Donald Trump dans la nuit de lundi à mardi.

Nous ne pouvons pas laisser le remède être pire que le problème lui-même.

Donald Trump, président des États-Unis, lors de son point de presse quotidien

Après avoir minimisé – et moqué – la menace sanitaire pendant des semaines, puis s’être posé en président rassembleur d’un pays en guerre, M. Trump multiplie désormais les messages ambigus sur les restrictions en place pour limiter la propagation de la COVID-19. Ses dernières déclarations semblent destinées à enrayer le vent de pessimisme qui souffle sur l’économie américaine et mondiale.

Car la Réserve fédérale (Fed) a eu beau annoncer lundi des aides massives aux entreprises et collectivités pour leur donner de l’oxygène, les marchés mondiaux y sont restés insensibles lundi : le Dow Jones est tombé à son plus bas depuis novembre 2016, et les bourses européennes ont également chuté.

Mardi, les bourses nord-américaines ont toutefois ouvert en hausse, suivant le bond effectué en Asie et en Europe devant des nouvelles vaguement encourageantes sur le front sanitaire en Asie.

Pendant ce temps, l’OMS a toutefois averti mardi que les États-Unis, où le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus explose, pourraient bientôt dépasser l’Europe et devenir l’épicentre de la pandémie. Le pays cumule maintenant plus de 46 000 cas et près de 600 morts.

Levée progressive du confinement en Chine

La province chinoise du Hubei, berceau de la pandémie de COVID-19, s’apprête à lever sa quarantaine au moment où plus de 3,2 milliards d’habitants dans le monde sont confinés, l’Inde ayant imposé mardi un confinement de 21 jours à ses 1,3 milliard de citoyens.

Dès mercredi, les habitants du Hubei considérés comme sains pourront pour leur part se déplacer librement. Ceux de Wuhan, ville au cœur de l’épidémie et placée sous cloche depuis fin janvier, devront attendre le 8 avril, ont annoncé mardi les autorités.

Pour aller et venir, les habitants devront impérativement justifier d’un code QR « vert » sur leur téléphone portable. Délivré par les autorités, il atteste de leur non-infection par le nouveau coronavirus.

Des dizaines de personnes se tiennent debout en rangée. Tous sont vêtus d'habit de protection, de masque et de gants, et sont munis d'une bonbonne de désinfectant.

 

Du personnel sanitaire se prépare à asperger de désinfectant une station de train de Wuhan, dans le Hubei, le 24 mars. La vie reprend peu à peu dans cette province qui a été totalement confinée pendant environ deux mois.

Photo : afp via getty images

J’attends avec impatience la liberté, a confié Willa, une Chinoise de Wuhan qui n’a pas souhaité donner son nom complet. Après plus de deux mois de confinement, les habitants sont sous une pression immense, a-t-elle expliqué à l’AFP.

La Chine a fait état mardi de 78 nouveaux cas de COVID-19. Mais il s’agit presque exclusivement de personnes venant de l’étranger. Une tendance qui alimente les craintes d’une nouvelle vague de contagion dans le pays, où l’épidémie était pratiquement jugulée.

Ces dernières semaines, le nombre de nouvelles contaminations dans le Hubei s’est considérablement réduit. Certains habitants ont déjà repris le travail et les transports publics redémarrent progressivement.

Enfin, le Japon et le Comité international olympique (CIO) se sont entendus mardi pour reporter les Jeux de Tokyo à 2021.

Par Radio-Canada avec AFP

Canada: Un record de froid vieux de 54 ans fracassé à Québec

février 21, 2020
De la fumée émange de l'usine de la White Birch en plein record de froid, le 21 février 2020.
© Olivia Laperrière-Roy/Radio-Canada De la fumée émane de l’usine de la White Birch en plein record de froid, le 21 février 2020.
Un record de froid pour un 21 février a été pulvérisé vendredi matin à l’aéroport de Québec. À 6 h, le mercure a plongé jusqu’à -34,4 °C.

L’ancien record, -29,4 °C, ne datait pas d’hier. Il avait été enregistré le 21 février 1966.

C’était à l’époque où la centrale de police de Québec déménageait de l’hôtel de ville vers un certain immeuble du parc Victoria.

La salle des enquêteurs de la centrale de police Victoria, en 1966

© Bibliothèque et Archives nationales du Québec La salle des enquêteurs de la centrale de police Victoria, en 1966
Données à nuancer
Il faut toutefois nuancer ces données, selon le météorologue d’Environnement et Changement climatique Canada, Alexandre Parent.
La station météorologique a été déménagée il y a quelques années. Elle est dans le fond d’une vallée à l’aéroport. Quand on a des conditions comme ce matin, avec un ciel dégagé et des vents très légers, l’air froid va se trouver dans le fond de la vallée. Ça explique pourquoi on semble battre plus de records de froid ces dernières années à Québec, explique-t-il.

Un bateau navigue sur le fleuve entre Lévis et Québec le vendredi 21 février 2020.

© Olivia Laperrière-Roy/Radio-Canada Un bateau navigue sur le fleuve entre Lévis et Québec le vendredi 21 février 2020.
Les données enregistrées au même moment par la station météorologique de l’Université Laval semblent lui donner raison. La température minimum enregistrée était de -25,3 °C à 6 h.

Redoux ce week-end

Malgré ce record de froid, l’hiver 2020 est tout de même doux. Les températures moyennes pour les mois de décembre 2019, janvier et février 2020 sont de 2 °C au-dessus des valeurs moyennes.

D’ailleurs, les prochains jours seront également plus doux. Environnement et Changement climatique Canada prévoit des maximums supérieurs au point de congélation dimanche, lundi et mardi.

Avec Radio-Canada