Posts Tagged ‘Recrutement’

Madagascar-Éducation: Renvoyez les enseignants incompétents

septembre 15, 2021

Si le niveau de l’éducation ne cesse de se détériorer à Madagascar, c’est aussi et surtout en raison du mode de recrutement de nos enseignants. Pour cause, depuis quelques années, le recrutement de nos enseignants est de moins en moins conditionné par le critère de compétence. Le recrutement des maîtres Fram (Enseignants payés par l’association des parents d’élèves) par le ministère de l’éducation nationale en tant de fonctionnaire en est une bonne illustration. Une mauvaise pratique très utilisée à l’époque de l’ex-ministre Paul Rabary depuis 2014 qui pose un sérieux blocage en ce moment.

La plupart des enseignants Fram n’ont pas du tout reçus de formation spécialisée en enseignement. Ces derniers choisis au hasard par l’association des parents d’élèves ont tout simplement incorporés dans le rang des enseignants par manque d’effectif. Pourtant, ce sont ces enseignants Fram devenus fonctionnaires qui gonflent en ce moment le budget du ministère de l’éducation nationale (MEN). Pire, devenus fonctionnaires, les ex-maîtres Fram ne se soucient plus d’être renvoyés et ne soucient quasiment plus de la qualité de leur travail.

Inversement, c’est que des enseignants sortants des centres de formation pédagogiques comme les Ecoles Normales n’ont pas encore été recrutés à ce jour. Le 6 janvier dernier, des étudiants sortants de l’Ecole normale supérieure (ENS) Ampefiloha ont même tenu une grève pour n’avoir pas été priorisés dans le recrutement de nouveaux enseignants fonctionnaires au MEN.

Les formations dispensées par le ministère de l’éducation, comme ce fut de cas depuis lundi dernier à Manakara au profit d’une vingtaine d’enseignants ne servent quasiment plus à rien pour résoudre le problème de la détérioration de la qualité de l’éducation à Madagascar.

Des solutions plus concrètes doivent ainsi être prises pour éviter le laxisme de certains enseignants et faire intégrer ceux qui sont les plus capables de remplir cette fonction. Le ministère de l’éducation doit mettre à la porte les enseignants incompétents.

Avec La Gazette de la Grande Ile par Ranaivo

Dix choses à savoir sur… Moncef Slaoui, le chercheur marocain recruté par Trump

mai 22, 2020

Le chercheur d'origine marocaine Moncef Slaoui, à Washington le 15 mai.

Le chercheur d’origine marocaine Moncef Slaoui, à Washington le 15 mai. © © SAMUEL CORUM/The New York Times-REDUX-REA 

Chercheur en immunologie originaire du Maroc, Moncef Slaoui s’est vu confier par le président américain Donald Trump la direction scientifique d’un ambitieux programme. Son objectif ? Trouver un vaccin contre le coronavirus.

1. Sauveur de l’Amérique ?
C’est à cet homme de 60 ans, détenteur de la triple nationalité maroco-belgo-américaine, que Donald Trump vient de confier la direction scientifique de l’opération « Warp Speed ». Son but ? Développer rapidement un vaccin contre le coronavirus afin que des millions de doses soient disponibles avant la fin de l’année.

2. Millionnaire
Après près de trente années de carrière au sein du groupe pharmaceutique GSK, il entre au conseil d’administration de Moderna en 2017. Cette société mène aujourd’hui des essais cliniques sur un vaccin  contre le coronavirus. Pour éviter tout conflit d’intérêts, il a donc été contraint de vendre les 156 000 stock-options de Moderna qu’il détenait encore, pour plus de 10 millions de dollars.

3. Mentor et concurrent
Chez GSK, il présidait le département vaccins – un poste auparavant occupé par Jean Stéphenne, son mentor –, avant de devenir le numéro deux du groupe. Figure du monde pharmaceutique, Stéphenne dirige actuellement CureVac, un laboratoire allemand qui cherche également un vaccin contre le coronavirus.

4. Super-chercheur
Natif d’Agadir, il assiste, enfant, au décès de sa sœur, qui a succombé à la coqueluche. C’est à ce moment-là que naît sa vocation. Son palmarès en recherche et développement est impressionnant : il a contribué au développement de quatorze vaccins, y compris contre le cancer de l’utérus ou la gastro-entérite infantile à rotavirus.

5. Histoire belge
Après avoir obtenu son bac au lycée Mohammed-V, à Casablanca, il rate son inscription à la faculté en France et doit se résoudre à rejoindre l’Université libre de Bruxelles (ULB). Il pense alors n’y rester qu’une année, mais il achèvera finalement ses études dans le pays et obtiendra la nationalité belge.

S’il trouvait un vaccin contre le Covid-19, le prix Nobel de médecine lui serait tout destiné en 2021.

6. Espoirs déçus
En 1986, il tente de revenir s’installer au Maroc, mais les facultés de médecine de Rabat et de Casablanca se montrent peu intéressées par sa spécialisation en immunologie et en biologie moléculaire. Dès lors, il comprend que sa place est ailleurs.

7. Solidarité
De retour en Belgique, il ne rompt pas les liens avec son pays d’origine. Les nombreux étudiants marocains de médecine de l’ULB se souviennent de ce jeune docteur brillant et avenant qui leur a rendu de nombreux services.

8. Virus de l’amour
À la fin des années 1990, alors qu’il est professeur d’université en Belgique, il décide de suivre aux États-Unis la virologue qui deviendra son épouse, Kristen Belmonte (elle a été recrutée outre-Atlantique pour travailler sur un vaccin contre le sida). Les premières années, il en profite pour approfondir ses études post-doctorales à l’université de Harvard puis à Boston.

9. Une pointure
Chercheur de renom, il compte une centaine d’articles et de présentations scientifiques à son actif. Il est également membre de plusieurs conseils d’administration et des comités consultatifs de différentes fondations s’intéressant à la recherche médicale. Parmi elles, le National Institutes of Health américain.

10. Futur Prix Nobel ?
En 2016, le magazine Fortune le plaçait déjà au 29e rang de son top 50 des « personnalités qui changent le monde ». En 2021, le prix Nobel de médecine lui serait tout destiné s’il parvenait à être le premier à mettre au point un vaccin contre le coronavirus.

Avec Jeune Afrique par Fahd Iraqi – à Rabat

Le sexe, argument de recrutement des djihadistes de l’organisation Etat islamique

novembre 28, 2019

 

La vitrine d’une boutique de lingerie à l’occasion de la Saint-Valentin à Rakka, en Syrie, le 14 février. BULENT KILIC / AFP

Une chercheuse néerlandaise a interrogé des femmes ayant rejoint les militants islamistes en Syrie sur leurs motivations et leur vie au quotidien, mettant au jour l’importance du sexe et de la prostitution dans ces réseaux.

Comme beaucoup de leurs homologues, les autorités néerlandaises et belges se débattent avec le problème de l’éventuel retour des djihadistes. Le président turc Recep Tayipp Erdogan a promis de les leur renvoyer tous après avoir lancé son offensive contre les forces kurdes qui les surveillaient en Syrie.

Et le président américain Donald Trump a offert la même perspective à des Européens démunis qui, en général, se contentent d’affirmer qu’ils examinent cette « situation délicate » avec leurs partenaires. Autant dire qu’aucun plan bien défini n’existe, laissant chacun tenter de régler le moins mal possible, et dans l’urgence, cette situation pourtant très prévisible.

Spécialiste de la radicalisation, chercheuse qualifiée à l’université Erasme de Rotterdam, Marion van San a son avis sur la question. S’ils veulent assurer leur sécurité et ne pas créer, dans les dix années à venir, un risque terroriste de grande ampleur, les pays européens d’origine auraient, selon elle, intérêt à éloigner rapidement des prisons irakiennes, « foyers de radicalisation », les mères et leurs enfants. Même si, confesse-t-elle, il ne faut pas se faire d’illusions : certaines de ces femmes restent fidèles à l’organisation Etat islamique (EI), et l’espoir de les faire abandonner leurs convictions est faible.

Une alternative se dessine : organiser les retours et exercer une surveillance étroite des intéressées, ou les laisser aux mains de réseaux mafieux déjà actifs en Turquie, qui organiseront discrètement leur retour en les faisant passer sous tous les radars…

La religion comme façade

Mme van San connaît bien ces femmes dont, depuis des années, elle a cerné le profil. Elle en a tiré un livre (Kalifaatontvluchters, Ceux qui ont fui le califat, non traduit, paru aux Editions Prometheus, à Amsterdam). Et sa conclusion, après des entretiens grâce à WhatsApp, avec une vingtaine d’entre elles, est aussi claire qu’étonnante : toutes ont suivi un processus assez identique de radicalisation, mais, pour une majorité d’entre elles, la religion n’était qu’une façade : ce qu’elles cherchaient en premier lieu était l’amour.

« Elles avaient parfois atteint un âge où elles craignaient de ne plus rencontrer un homme, explique la chercheuse dans le quotidien Het Parool. Et quand elles rencontraient quelqu’un en ligne, elles décidaient de partir. L’une d’entre elles évoquait son obligation religieuse, mais ses conversations avec son partenaire portaient exclusivement sur le sexe. »

Le Monde.fr par Jean-Pierre Stroobants

Google France va recruter 300 personnes

octobre 10, 2017

Paris – La filiale française de Google va recruter 300 personnes, augmentant ainsi ses effectifs de près de 50%, annonce son PDG Sébastien Missoffe, dans une interview aux Echos.

« D’ici l’année prochaine, nous allons passer de 700 à 1.000 personnes, des ingénieurs essentiellement, et nous doublons la superficie de nos bureaux en passant de 10.000 à 20.000 mètres carrés », déclare Sébastien Missoffe.

Il entend ainsi saisir l' »opportunité » de croissance que représente pour Google le marché français.

« La France est encore en retard dans le numérique. Nous ne pointons qu’au 17e rang dans les classements qui font référence en matière de digitalisation des pays. 80 % des Français consomment via Internet, mais seulement 16 % des entreprises se sont lancées dans l’e-commerce. Il va falloir rattraper ce retard et cela représente une opportunité pour Google », déclare ainsi le dirigeant du groupe dans l’Hexagone.

Interrogé sur la relation de Google avec les pouvoirs publics français, M. Missoffe souligne une « envie commune de faire avancer la France et une conviction partagée que le numérique peut jouer un rôle très positif ».

« Nous avons donc des relations très constructives car notre objectif est commun », affirme-t-il alors que son groupe n’a toujours pas réglé son différend fiscal avec l’Etat français.

« Aujourd’hui, Google paye des impôts, nous sommes soumis à un taux moyen global de 20 %. Le débat n’est pas +est-ce que nous payons+, mais +où payons-nous+ », répond M. Missoffe à l’évocation de son comportement sur le plan fiscal.

Le gouvernement français a ouvert la porte le 24 juillet dernier à une transaction avec Google après l’annulation par le tribunal administratif de Paris du redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé au géant américain, préférant « un bon accord à un mauvais procès », selon les termes du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Romandie.com avec (©AFP / 10 octobre 2017 19h39)

France: Les fautes d’orthographe diminuent les chances d’être recruté

mai 28, 2016

Adultes et enfants ont participé à la "Dictée des cités", le 30 mai 2015 à Saint-Denis, près de Paris.

Adultes et enfants ont participé à la « Dictée des cités », le 30 mai 2015 à Saint-Denis, près de Paris. THOMAS SAMSON / AFP
« Je constatais que mes étudiants faisaient de plus en plus de fautes dans leurs écrits, tout en n’ayant aucune conscience de l’impact que cela pouvait produire sur leurs recruteurs ! » Cette observation a conduit Christelle Martin-Lacroux, enseignante-chercheuse à l’institut universitaire de technologie (IUT) de Toulon-Var, à consacrer sa thèse en sciences de gestion à « l’appréciation des compétences orthographiques en phase de présélection des dossiers de candidature ».

CV et réseaux sociaux à l’épreuve

Et les résultats de ses recherches sont des plus probants : à expérience égale, un CV présentant des fautes a trois fois plus de chances d’être écarté qu’un CV à l’orthographe impeccable. Tout aussi frappant, les candidats sont encore plus sévères que les recruteurs concernant la bonne maîtrise de la langue française.

« C’est ce que j’ai appelé le paradoxe de l’orthographe, explique Christelle Martin-Lacroux. Même s’ils n’ont pas toujours les compétences pour écrire correctement, les candidats ont intégré l’importance de l’orthographe dans le cadre professionnel. »

Et le panel questionné par la chercheuse estime que la non-maîtrise de l’orthographe est un signe de laxisme, de défaut de politesse vis-à-vis du recruteur, voire de manque d’intelligence.

Quant aux recruteurs, « ils sont à la recherche d’indices de fond, comme de forme, pour déterminer l’employabilité des candidats, analyse la spécialiste d’économie et de gestion commerciale. La présence de fautes d’orthographe peut les décourager de rencontrer le candidat. »

Et il n’y a pas que le CV ou la lettre de motivation qui sont passés au crible. Selon une enquête menée par RégionsJob en 2013, sur les 60 % de recruteurs qui étudient les profils des candidats sur les réseaux sociaux, 71 % repartent avec un a priori négatif face à des fautes. Un point de crispation très franco-français, puisque Christelle Martin-Lacroux a constaté que les Anglo-Saxons sont beaucoup moins exigeants concernant les compétences langagières.

L’orthographe à la peine

La maîtrise de l’orthographe est un débat récurrent, ces dernières années, parmi les pédagogues. Plusieurs études ont en effet démontré une baisse générale du niveau des Français. Selon une enquête menée par le Projet Voltaire, qui publie son deuxième baromètre sur les liens des Français à l’orthographe, en 2016 les sondés maîtrisaient 43,25 % des règles de l’orthographe, contre 51 % en 2010.

Une baisse dont la cause ne fait pas l’unanimité, mais qui semble déterminée par plusieurs facteurs, comme la difficulté du français ou l’évolution des méthodes d’apprentissage. Christelle Martin-Lacroux note également un certain assouplissement des critères de notation des enseignants : « En 2015, l’académie d’Aix-Marseille avait ainsi donné comme consigne aux examinateurs du baccalauréat général de n’enlever que deux points s’ils corrigeaient des copies présentant au moins dix fautes graves par page. »

Selon le Projet Voltaire, qui propose notamment des accompagnements en orthographe à plus de mille établissements primaires, secondaires et supérieurs, les règles les plus complexes à assimiler sont les règles grammaticales. Et la règle la moins maîtrisée pourrait bien servir aux futurs candidats. Ainsi, vous écrirez « à l’attention de » au moment d’adresser votre candidature à un recruteur, en rédigeant votre lettre de motivation, mais vous rédigerez CV et lettre de motivation avec l’« intention » d’attirer son regard.

Lemonde.fr par Agathe Charnet

RDC: enquête sur le recrutement de mercenaires étrangers proches de l’opposant Katumbi

mai 4, 2016

Kinshasa – Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête sur le recrutement de mercenaires étrangers, dont des Américains, liés selon lui à l’opposant Moïse Katumbi, probable candidat à la présidentielle.

J’ai donné injonction au PGR (Procureur général de la République, ndlr) d’ouvrir un dossier judiciaire dans l’ex-province du Katanga (…) nous avons la preuve documentée que plusieurs anciens militaires américains qui se trouvent actuellement au Katanga sont au service de M. Katumbi, a déclaré à Kinshasa le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba.

Il existe un réseau avec une société basée en Virginie aux États-Unis qui assure le recrutement des mercenaires spécialisés dans la formation, le maniement des armes, comme agent de sécurité, ou garde du corps, a poursuivi M. Thambwe.

Le 24 avril, quatre proches de M. Katumbi, dont un Américain, avaient été arrêtés à Lubumbashi et transférés dans la capitale Kinshasa.

M. Katumbi, ancien gouverneur de l’ex-Katanga (sud-est), est un potentiel candidat à la présidentielle prévue théoriquement avant la fin de l’année.

Manifestement, par rapport aux échéances (électorales) à venir, il y a probablement une démarche qui se prépare, a affirmé le ministre de la Justice, égrenant les noms et les spécialités de sept autres ex-militaires américains et d’au moins deux ex-militaires sud-africains ayant séjourné à Lubumbashi dans des résidences appartenant à M. Katumbi, et précisant que 658 Américains étaient entrés récemment au Katanga.

Moïse Katumbi avait déjà accusé vendredi le pouvoir congolais de chercher à lui nuire, dénonçant des allégations mensongères, faisant état de supposés recrutements de mercenaires étrangers dans l’ex-province du Katanga et de l’existence de camps d’entraînements relayées en boucle jeudi par Télé 50, un média proche du pouvoir.

Passé dans l’opposition en septembre après avoir démissionné de ses fonctions de gouverneur et quitté le parti présidentiel, M. Katumbi, 51 ans, est l’une des grandes figures de la politique au Katanga.

Depuis des mois, le climat politique est très tendu en RDC en raison de l’incertitude liée au très probable report de la présidentielle censée avoir lieu fin novembre.

L’opposition accuse le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter, de manoeuvrer pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat en décembre.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mai 2016 17h36)

Sénégal: un opposant accuse le pouvoir de recruter des mercenaires

juillet 1, 2011

DAKAR – Un des leaders de l`opposition sénégalaise, l`ancien Premier ministre Macky Sall, a accusé vendredi le pouvoir du président Abdoulaye Wade de « recruter des mercenaires » venant notamment de Côte d`Ivoire pour s`en prendre à l`opposition.

Le pouvoir a fait « recruter des mercenaires aux mains tâchées de sang venus de Côte d`Ivoire », mais aussi « de Guinée et du Nigeria » dans le but de commettre « des rapts d`opposants et de membres de la société civile », a dit M. Sall lors d`une rencontre avec la presse étrangère à Dakar.

« Quatre cent sont entrés sur le territoire national en passant par la frontière du sud » du Sénégal qui le sépare de la Guinée et de la Guinée-Bissau, a-t-il ajouté en précisant qu`il était en train « d`approfondir » ses investigations.

« Le pouvoir n`a plus que la terreur pour se maintenir », a affirmé M. Sall, président de l`Alliance pour la République (APR) qui ne cache pas qu`il sera candidat à la prochaine présidentielle de 2012.

« On ne peut pas terroriser tout un peuple, on le paye fatalement », a-t-il ajouté.

Interrogé par l`AFP, Moustapha Guirassy, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a catégoriquement démenti ces accusations.

« Ce sont des déclarations très irresponsables et très dangereuses venant d`un ancien chef du gouvernement et d`un responsable politique » qui « déshonorent les Sénégalais », a-t-il dit.

Il a affirmé que le président Wade a « connu un parcours exceptionnel d`opposant » au cours duquel il disait qu`il ne « marcherait pas sur des cadavres pour accéder au pouvoir ». « Il ne saurait être question pour lui de recruter des mercenaires », selon M. Guirassy.

Macky Sall a par ailleurs affirmé que le gouvernement sénégalais « a fait appel à la France pour avoir des armes, du matériel de maintien de l`ordre ». « C`est la panique » au sein du régime, selon lui.

Le président Wade, âgé de 85 ans, au pouvoir depuis 2000 et candidat à sa
propre succession en 2012, a été confronté le 23 juin à de violentes manifestations contre son projet de loi visant à faire élire en même temps l`an prochain un président et un vice-président avec 25% des voix au premier tour.

Face à la pression de la rue, le projet de loi a été retiré, mais selon Macky Sall, cette affaire « a ridiculisé le Sénégal ».

Il a affirmé que le chef de l`Etat « a fini son temps et son oeuvre » après « une vie bien remplie » dans l`opposition et au pouvoir et qu`il doit partir en 2012, sa candidature étant selon lui anticonstitutionnelle, puisqu`il a déjà effectué deux mandats.

Selon lui, les marches de protestation contre une nouvelle candidature de Wade, à l`initiative d`une soixantaine de partis d`opposition et d`organisations de la société civile regroupés au sein du Mouvement du 23 juin, ne vont « pas s`arrêter ».

Le droit de manifester est « un droit fondamental », a-t-il rappelé.

AFP