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Poutine ordonne d’agrandir l’armée russe de 137 000 nouveaux soldats

août 25, 2022
Vladimir Poutine marche devant des généraux militaires.

Le décret de Vladimir Poutine survient alors que l’armée russe mène depuis plus de six mois une offensive très coûteuse sur les plans humain et matériel en Ukraine. Photo : Getty Images/AFP/Olga Maltseva

Le président russe Vladimir Poutine a signé jeudi un décret ordonnant d’augmenter le nombre de militaires de l’armée de 10 %, en pleine offensive contre l’Ukraine et sur fond de tensions croissantes avec les pays occidentaux.

Selon le décret publié par le gouvernement, l’armée devra compter 2 millions de membres, dont 1,15 million de soldats, par rapport à 1,9 million en 2017, année où il y avait un peu plus de 1 million de combattants.

Le décret entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

Concrètement, sans compter le personnel civil, cela représente une augmentation de 137 000 militaires, soit plus du dixième de la force de combat actuelle.

Cette mesure, dont les raisons ne sont pas expliquées dans le décret, intervient alors que l’armée russe mène depuis plus de six mois une offensive en Ukraine très coûteuse sur les plans humain et matériel.

Deux chars pro-russes dans une rue de Marioupol où tous les bâtiments sont détruits.

L’armée russe devra compter deux millions de membres, a ordonné le président Vladimir Poutine. (Archives) Photo : Reuters/Alexander Ermochenko

Après avoir échoué à prendre Kiev au début de l’intervention, les forces de Moscou concentrent maintenant leurs efforts dans l’est et le sud de l’Ukraine, où les fronts ont peu bougé ces dernières semaines.

Jusque à maintenant, le Kremlin s’est gardé de procéder à une mobilisation générale, une mesure redoutée par un grand nombre de Russes.

L’augmentation du nombre de militaires russes survient alors que les relations entre Moscou et les pays occidentaux traversent une crise d’une ampleur sans précédent depuis la fin de la guerre froide.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Un média allemand recrute la journaliste russe qui a dénoncé la guerre en Ukraine

avril 11, 2022

Marina Ovsiannikova, journaliste russe ayant ouvertement critiqué l’invasion de l’Ukraine, à sa sortie du palais de justice du district Ostankinsky à Moscou, au lendemain de son irruption sur un plateau de télévision à une heure de grande écoute. Photo: Getty Images/-AFP

La journaliste russe Marina Ovsiannikova, qui a fait irruption dans un studio de la télévision d’État russe avec une pancarte antiguerre il y a un mois, a été recrutée par la chaîne d’information allemande Welt.

La journaliste, qui avait fait les manchettes des médias internationaux en défiant le pouvoir russe en plein journal télévisé, agira comme correspondante pour l’entreprise propriétaire de Die Welt, l’un des grands quotidiens allemands, et comme contributrice à son réseau télévisé d’information.

Elle couvrira notamment l’Ukraine et la Russie, a précisé le média.

Welt défend ce qui est défendu avec tant de véhémence par les personnes courageuses sur le terrain en Ukraine en ce moment : la liberté, a déclaré Mme Ovsiannikova, citée par plusieurs médias.

Je considère qu’il est de mon devoir, en tant que journaliste, de défendre cette liberté. Et je suis ravie de pouvoir le faire maintenant pour Welt, ajoute-t-elle, alors que le Kremlin a radicalement resserré l’étau sur l’information.

« Ma vie est divisée en un avant et un après. Les principes moraux ont fini par prendre le pas sur le bien-être, la tranquillité d’esprit et une vie bien réglée. La guerre en Ukraine a été le point de non-retour et le moment où il n’était plus possible de se taire. »— Une citation de  Traduction du début du premier texte de Marina Ovsiannikova publié sur le site de Welt

Dans un communiqué, le rédacteur en chef du groupe Welt, Ulf Porschardt, s’est dit enthousiaste à l’idée de travailler avec elle, estimant qu’elle avait défendu l’éthique journalistique la plus importante, malgré la menace de répression de l’État russe.

Le chef de la Douma évoque la déchéance de la nationalité russe

Le président de la chambre basse du Parlement russe, Viatcheslav Volodine, a dénoncé l’embauche de Marina Ovsiannikova par un quotidien occidental.

Maintenant, elle va travailler pour un pays de l’OTAN, justifier les livraisons d’armes aux néonazis ukrainiens, l’envoi de mercenaires étrangers pour combattre nos soldats et défendre les sanctions contre la Russie, a-t-il déclaré sur la plateforme de discussion en ligne cryptée Telegram.

Il l’a citée en exemple en proposant de déchoir de leur nationalité les traîtres opposés à l’offensive en Ukraine.

« La vaste majorité de nos concitoyens soutient l’opération militaire spéciale en Ukraine, ils comprennent sa nécessité pour la sécurité de notre pays et de notre nation. Mais il y a aussi ceux qui se comportent avec lâcheté, avec traîtrise. »— Une citation de  Viatcheslav Volodine, président de la chambre basse du Parlement russe

Hélas, pour de tels [individus], il n’existe pas de procédure de déchéance de la citoyenneté et d’interdiction d’entrer dans notre pays. Mais peut-être que ce serait bien, a poursuivi le chef de la Douma.

Le pouvoir russe a fait taire les médias indépendants et renforcé la répression au cours des dernières semaines. Il a par exemple adopté une loi qui réprime, selon les prétentions du Kremlin, toute fausse information sur l’armée russe.

La loi, qui interdit entre autres de qualifier l’invasion russe de guerre, prévoit des peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison pour la diffusion d’informations mensongères.

Les autorités russes ont aussi interdit Facebook et Instagram en plus de restreindre l’accès à Twitter et de réprimer les manifestations antiguerre.

Selon l’organisation OVD-Info, qui recense les arrestations politiques et fournit de l’aide juridique aux détenus en Russie, plus de 15 400 manifestants antiguerre, en date du 11 avril, ont été détenus depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le 24 février dernier.

Même des Russes armés d’une seule feuille blanche ont été arrêtés.

Un coup d’éclat

À la mi-mars, Maria Ovsiannikova, alors productrice de Pervy Kanal, la plus puissante chaîne télévisée de Russie, avait profité du principal programme dit d’informations, diffusé en direct à heure de grande écoute, pour exprimer son opposition à la guerre : elle avait surgi derrière la présentatrice munie d’une pancarte sur laquelle on pouvait lire : Arrêtez la guerre. Ne croyez pas la propagande. Ils vous mentent ici.

Choisissant une heure de grande écoute, Marina Ovsiannikova a exprimé son message le mois dernier devant des millions de Russes. Photo : Twitter/@KIRA_YARMYSH

Avant son coup d’éclat, la femme de 43 ans, née d’un père ukrainien et d’une mère russe, avait enregistré une vidéo dans laquelle elle disait regretter d’avoir véhiculé la propagande du Kremlin et d’avoir ainsi permis que le peuple russe soit  »zombifié ». Dans cette vidéo, publiée par OVD-Info, elle appelait également les Russes à se lever contre la guerre.

Rapidement arrêtée pour son geste et interrogée pendant plusieurs heures, elle avait été reconnue coupable d’avoir commis une infraction administrative et condamnée à payer une amende de 30 000 roubles (un peu moins de 350 $ CA).

Outre cette sentence clémente, elle risque toujours des poursuites pénales passibles de lourdes peines de prison, en vertu de la nouvelle loi interdisant toute fausse information sur l’armée russe.

Dans une entrevue accordée à l’agence Reuters le mois dernier, Mme Ovsiannikova indiquait ne pas avoir l’intention de quitter son pays, même si elle s’avouait inquiète pour sa sécurité. Elle disait espérer que son geste ouvrirait les yeux des Russes sur la propagande du pouvoir.

Il y a trois semaines, une journaliste russe d’une grande chaîne de télévision qui était en poste à l’étranger a également dénoncé la guerre en Ukraine et la propagande du Kremlin. Au cours d’une conférence de presse organisée par l’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF) à Paris, Zhanna Agalakova, qui a démissionné de son poste, a elle aussi déploré que ses concitoyens soient zombifiés.

Le climat qui règne en Russie semble de plus en plus hostile à toute voix qui s’élève contre l’offensive militaire, et la délation de citoyens envers les opposants à la guerre s’ajoute à la censure des autorités.

Ce week-end, le New York Times faisait état de cas de délation, notamment à l’encontre d’enseignantes, vraisemblablement dénoncées par leurs élèves adolescents.

Radio-Canada par Sophie-Hélène Lebeuf avec les informations de Reuters et AFP

Congo: Des filles se prostituent pour payer l’entrée à la fonction publique de leurs fiancés et d’elles-mêmes

mars 18, 2022

Plusieurs filles et même des hommes avouent se prostituer pour être admis à la fonction publique. Le couac est que cette prostitution se fait avec quelques cadres supérieurs qui ont la charge du recrutement moyennant un concours.

En dehors de s’adonner à des détournements des fonds publics, des cadres supérieurs au Congo font aussi du chantage sexuel, un moyen de corruption efficace. Nombreux sont ceux qui ont été admis à la fonction publique après quelques exercices sur le canapé. De nombreux témoignages attestent que des filles se livrent aux autorités pour obtenir le recrutement de leurs fiancés ou même parent à la fonction publique.

Au ministère de la santé par exemple, une employée s’en est pris violemment à un responsable qui l’aurait exigé des séances de canapé comme bonus au recrutement de son fiancé comme fonctionnaire. Elle a pété les câbles ridiculisant devant ses collègues ce responsable.

Toute promotion dans tous les domaines administratifs est le plus souvent conditionné par des faveurs sexuelles. Et depuis un moment un nouveau phénomène prend de l’ampleur au Congo. Il est exigé aux hommes de livrer leurs fesses pour obtenir une promotion ou faveurs.

Une visite dans différents ministères du pays montre à quel point le personnel ne sait pas à quoi il sert réellement. Des filles fonctionnaires sans poste de travail et qui traînent sans rien faire dans les couloirs après avoir été recrutées par promotion canapé.

Alors que le FMI a exigé du Congo une réduction du train de vie de l’État, les recrutements continuent de s’opérer sans pour autant que le rendement de cette fonction publique ne soit constaté.

Avec Lecongolais.fr

France-Grève des enseignants : Blanquer va recruter 8 000 renforts

janvier 14, 2022

Pour faire face à la crise sanitaire et pallier les absences de professeurs malades, 8 000 personnes vont être recrutées « dès la semaine prochaine ».

Afin de lutter contre la pandemie et de soulager le corps enseignant, Jean-Michel Blanquer va recruter plusieurs milliers de renforts.
Afin de lutter contre la pandémie et de soulager le corps enseignant, Jean-Michel Blanquer va recruter plusieurs milliers de renforts. © Sébastien Muylaert / MAXPPP

Face à la grève très suivie des enseignants jeudi 13 janvier, Jean-Michel Blanquer a cédé : après avoir annoncé plusieurs modifications de l’actuel protocole sanitaire, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé l’arrivée de renforts dans les tout prochains jours. 8 000 personnes vont être recrutées d’ici la fin de semaine afin de pallier les professeurs absents à cause du Covid-19.

Jean-Michel Blanquer l’avait annoncé jeudi soir, à l’issue d’une réunion avec plusieurs syndicats enseignants, avant de confirmer l’information vendredi 14 janvier au micro de France Info : « Vous avez 3 300 contractuels jusqu’à la fin de l’année scolaire », a-t-il précisé vendredi sur France Info. En outre, « 1 500 assistants d’éducation » (des surveillants) seront mobilisés dans le second degré (collèges et lycées), ainsi que « 1 500 vacataires administratifs », en appui des inspecteurs de l’Éducation nationale dans le premier degré, et « 1 700 médiateurs lutte anti-coronavirus » dans les écoles, a-t-il détaillé.

Ces 8 000 contractuels seront embauchés « jusqu’à la fin de l’année scolaire ». Les recrutements commenceront « dès la semaine prochaine ». Le ministre a par ailleurs indiqué que « plusieurs centaines de personnes » seraient embauchées de façon pérenne, via le recours aux « listes complémentaires » : il s’agit de candidats qui n’ont pas été reçus aux concours de professeurs des écoles mais étaient bien classés et susceptibles d’être finalement appelés pour pourvoir des besoins.

Le ministre avait annoncé jeudi la mise à disposition de « 5 millions de masques FFP2 » pour les enseignants de maternelle sur demande. « On va commencer les livraisons à partir de la semaine prochaine », a-t-il précisé vendredi. Il a par ailleurs répété que les épreuves de spécialité du bac, prévues normalement en mars, seraient peut-être reportées. « Nous allons voir si c’est pertinent de les reporter, je vais écouter aussi le conseil national de la vie lycéenne. »

Interrogé pour savoir s’il reconnaissait des erreurs dans la gestion de la crise, notamment une communication maladroite du dernier protocole scolaire au personnel de l’éducation, Jean-Michel Blanquer a déclaré : « Je ne suis pas parfait, je fais des erreurs, c’est le propre de l’être humain. » « C’est important aussi de ne pas être dans des logiques de cristallisation excessive sur une personne », a-t-il ajouté.

Par Le Point avec AFP

Congo-Premier forum de recrutement de la diaspora: Noelly Oyabiki Iwandza dresse le bilan

novembre 11, 2021

Le palais des congrès d’Issy-les-Moulineaux vient de vivre deux jours intenses d’approche entre l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE) et les Congolais de l’étranger. Noelly Oyabiki Iwandza, directrice de la structure congolaise, dresse le bilan.

Noelly Oyabiki Iwandza

Photo : Noelly Oyabiki Iwandza

À l’heure du bilan à la presse, plus précisément sur le plateau de Ziana TV, la directrice a exprimé en deux mots toute sa satisfaction à l’issue d’une rencontre au demeurant improbable. « Bilan positif ! », a-t-elle clamé. Un constat à vue d’œil étant donné l’engouement visible suscité, tant par les entreprises exposantes que par les Congolais qui ont effectué la démarche, pourtant en semaine, de venir en présentiel.

Noelly Oyabaki a expliqué que plusieurs curriculum vitae ont été déposés. Les entreprises, selon les critères de leur direction de ressources humaines, en ont déjà retenu quelques-uns.

Après une telle opération, l’ACPE a tenu à préciser que bien qu’existent des compétences sur place, au Congo, il était important de venir puiser, de plus, dans le gisement des ressources humaines de la diaspora. Cette décentralisation momentanée de la structure en France se justifie par le fait que sont recherchées des compétences dans des domaines plus élargis et qui allient à la fois diplôme et expérience. Et, quoi de plus normal de débaucher les cadres congolais en prévision du remplacement de la main-d’œuvre étrangère au Congo !

Il s’agit pour les organisateurs d’éviter ce que l’on appelle en matière de ressources humaines « le clonage », c’est-à-dire, disposer des mêmes profils. L’heure est désormais à la diversification de la main-d’œuvre avec un personnel en partie constitué des Congolais.

En ce qui concerne le recrutement, de l’avis des spécialistes, pratiquer le clonage des profils mène à freiner la diversité des équipes et à tendre à l’innovation.

Les entreprises peinent à trouver les compétences sur place, elles sont venues en France élargir leurs recherches auprès des Congolais à l’étranger ayant les profils adéquats.

D’une façon permanente, la structure demeure à disposition pour l’accompagnement de tous les demandeurs d’emploi congolais. De ce fait, les coachings et autres techniques sont toujours à leur disposition.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Congo-1er Forum de recrutement de la diaspora : avis d’un participant

novembre 10, 2021

Les avis convergent sur la bonne tenue du Forum des 9 et 10 novembre organisé par l’Agence congolaise pour l’emploi, au Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux 

Marie-Cécile Mackoubily

Marie-Cécile Mackoubily / Crédit photo : Fredy Mizelet by Flam

Ces derniers temps, le gouvernement congolais et ses compatriotes de l’étranger se rapprochent conjointement pour mettre en place les synergies à distance ou de manière rapprochée. Le projet gouvernemental incite à concrétiser cette volonté réciproque.

Pour Marie-Cécile Mackoubily, c’est le moment de concrétiser la structuration institutions-diaspora. « Une telle initiative est à saluer ». Elle concerne la diaspora en général, et plus particulièrement les Afro-descendants, enfants nés à l’étranger. Mais, en amont, estime la présidente de l’association Afrique Terre Origine, ATO, il y a un travail à effectuer afin, d’abord, de faire connaître le Congo. « Aller travailler dans un pays que l’on ne connaît pas relève de l’exploit. »

Elle explique qu’au début, ce sont les entreprises et les chambres de commerce qui doivent établir des conventions de stages de validation de fin d’études pour accueillir ces jeunes. Un premier contact est nécessaire pour connaître le pays.

« Créons un Erasmus à la congolaise pour faciliter la mobilité des jeunes entre l’Europe et le Congo. Cela permettra la découverte du Congo et son environnement. Nous aurons tous à gagner à obtenir leur implication, ici en France, et là-bas en Afrique », espère-t-elle.

Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Madagascar-Éducation: Renvoyez les enseignants incompétents

septembre 15, 2021

Si le niveau de l’éducation ne cesse de se détériorer à Madagascar, c’est aussi et surtout en raison du mode de recrutement de nos enseignants. Pour cause, depuis quelques années, le recrutement de nos enseignants est de moins en moins conditionné par le critère de compétence. Le recrutement des maîtres Fram (Enseignants payés par l’association des parents d’élèves) par le ministère de l’éducation nationale en tant de fonctionnaire en est une bonne illustration. Une mauvaise pratique très utilisée à l’époque de l’ex-ministre Paul Rabary depuis 2014 qui pose un sérieux blocage en ce moment.

La plupart des enseignants Fram n’ont pas du tout reçus de formation spécialisée en enseignement. Ces derniers choisis au hasard par l’association des parents d’élèves ont tout simplement incorporés dans le rang des enseignants par manque d’effectif. Pourtant, ce sont ces enseignants Fram devenus fonctionnaires qui gonflent en ce moment le budget du ministère de l’éducation nationale (MEN). Pire, devenus fonctionnaires, les ex-maîtres Fram ne se soucient plus d’être renvoyés et ne soucient quasiment plus de la qualité de leur travail.

Inversement, c’est que des enseignants sortants des centres de formation pédagogiques comme les Ecoles Normales n’ont pas encore été recrutés à ce jour. Le 6 janvier dernier, des étudiants sortants de l’Ecole normale supérieure (ENS) Ampefiloha ont même tenu une grève pour n’avoir pas été priorisés dans le recrutement de nouveaux enseignants fonctionnaires au MEN.

Les formations dispensées par le ministère de l’éducation, comme ce fut de cas depuis lundi dernier à Manakara au profit d’une vingtaine d’enseignants ne servent quasiment plus à rien pour résoudre le problème de la détérioration de la qualité de l’éducation à Madagascar.

Des solutions plus concrètes doivent ainsi être prises pour éviter le laxisme de certains enseignants et faire intégrer ceux qui sont les plus capables de remplir cette fonction. Le ministère de l’éducation doit mettre à la porte les enseignants incompétents.

Avec La Gazette de la Grande Ile par Ranaivo

Dix choses à savoir sur… Moncef Slaoui, le chercheur marocain recruté par Trump

mai 22, 2020

Le chercheur d'origine marocaine Moncef Slaoui, à Washington le 15 mai.

Le chercheur d’origine marocaine Moncef Slaoui, à Washington le 15 mai. © © SAMUEL CORUM/The New York Times-REDUX-REA 

Chercheur en immunologie originaire du Maroc, Moncef Slaoui s’est vu confier par le président américain Donald Trump la direction scientifique d’un ambitieux programme. Son objectif ? Trouver un vaccin contre le coronavirus.

1. Sauveur de l’Amérique ?
C’est à cet homme de 60 ans, détenteur de la triple nationalité maroco-belgo-américaine, que Donald Trump vient de confier la direction scientifique de l’opération « Warp Speed ». Son but ? Développer rapidement un vaccin contre le coronavirus afin que des millions de doses soient disponibles avant la fin de l’année.

2. Millionnaire
Après près de trente années de carrière au sein du groupe pharmaceutique GSK, il entre au conseil d’administration de Moderna en 2017. Cette société mène aujourd’hui des essais cliniques sur un vaccin  contre le coronavirus. Pour éviter tout conflit d’intérêts, il a donc été contraint de vendre les 156 000 stock-options de Moderna qu’il détenait encore, pour plus de 10 millions de dollars.

3. Mentor et concurrent
Chez GSK, il présidait le département vaccins – un poste auparavant occupé par Jean Stéphenne, son mentor –, avant de devenir le numéro deux du groupe. Figure du monde pharmaceutique, Stéphenne dirige actuellement CureVac, un laboratoire allemand qui cherche également un vaccin contre le coronavirus.

4. Super-chercheur
Natif d’Agadir, il assiste, enfant, au décès de sa sœur, qui a succombé à la coqueluche. C’est à ce moment-là que naît sa vocation. Son palmarès en recherche et développement est impressionnant : il a contribué au développement de quatorze vaccins, y compris contre le cancer de l’utérus ou la gastro-entérite infantile à rotavirus.

5. Histoire belge
Après avoir obtenu son bac au lycée Mohammed-V, à Casablanca, il rate son inscription à la faculté en France et doit se résoudre à rejoindre l’Université libre de Bruxelles (ULB). Il pense alors n’y rester qu’une année, mais il achèvera finalement ses études dans le pays et obtiendra la nationalité belge.

S’il trouvait un vaccin contre le Covid-19, le prix Nobel de médecine lui serait tout destiné en 2021.

6. Espoirs déçus
En 1986, il tente de revenir s’installer au Maroc, mais les facultés de médecine de Rabat et de Casablanca se montrent peu intéressées par sa spécialisation en immunologie et en biologie moléculaire. Dès lors, il comprend que sa place est ailleurs.

7. Solidarité
De retour en Belgique, il ne rompt pas les liens avec son pays d’origine. Les nombreux étudiants marocains de médecine de l’ULB se souviennent de ce jeune docteur brillant et avenant qui leur a rendu de nombreux services.

8. Virus de l’amour
À la fin des années 1990, alors qu’il est professeur d’université en Belgique, il décide de suivre aux États-Unis la virologue qui deviendra son épouse, Kristen Belmonte (elle a été recrutée outre-Atlantique pour travailler sur un vaccin contre le sida). Les premières années, il en profite pour approfondir ses études post-doctorales à l’université de Harvard puis à Boston.

9. Une pointure
Chercheur de renom, il compte une centaine d’articles et de présentations scientifiques à son actif. Il est également membre de plusieurs conseils d’administration et des comités consultatifs de différentes fondations s’intéressant à la recherche médicale. Parmi elles, le National Institutes of Health américain.

10. Futur Prix Nobel ?
En 2016, le magazine Fortune le plaçait déjà au 29e rang de son top 50 des « personnalités qui changent le monde ». En 2021, le prix Nobel de médecine lui serait tout destiné s’il parvenait à être le premier à mettre au point un vaccin contre le coronavirus.

Avec Jeune Afrique par Fahd Iraqi – à Rabat

Le sexe, argument de recrutement des djihadistes de l’organisation Etat islamique

novembre 28, 2019

 

La vitrine d’une boutique de lingerie à l’occasion de la Saint-Valentin à Rakka, en Syrie, le 14 février. BULENT KILIC / AFP

Une chercheuse néerlandaise a interrogé des femmes ayant rejoint les militants islamistes en Syrie sur leurs motivations et leur vie au quotidien, mettant au jour l’importance du sexe et de la prostitution dans ces réseaux.

Comme beaucoup de leurs homologues, les autorités néerlandaises et belges se débattent avec le problème de l’éventuel retour des djihadistes. Le président turc Recep Tayipp Erdogan a promis de les leur renvoyer tous après avoir lancé son offensive contre les forces kurdes qui les surveillaient en Syrie.

Et le président américain Donald Trump a offert la même perspective à des Européens démunis qui, en général, se contentent d’affirmer qu’ils examinent cette « situation délicate » avec leurs partenaires. Autant dire qu’aucun plan bien défini n’existe, laissant chacun tenter de régler le moins mal possible, et dans l’urgence, cette situation pourtant très prévisible.

Spécialiste de la radicalisation, chercheuse qualifiée à l’université Erasme de Rotterdam, Marion van San a son avis sur la question. S’ils veulent assurer leur sécurité et ne pas créer, dans les dix années à venir, un risque terroriste de grande ampleur, les pays européens d’origine auraient, selon elle, intérêt à éloigner rapidement des prisons irakiennes, « foyers de radicalisation », les mères et leurs enfants. Même si, confesse-t-elle, il ne faut pas se faire d’illusions : certaines de ces femmes restent fidèles à l’organisation Etat islamique (EI), et l’espoir de les faire abandonner leurs convictions est faible.

Une alternative se dessine : organiser les retours et exercer une surveillance étroite des intéressées, ou les laisser aux mains de réseaux mafieux déjà actifs en Turquie, qui organiseront discrètement leur retour en les faisant passer sous tous les radars…

La religion comme façade

Mme van San connaît bien ces femmes dont, depuis des années, elle a cerné le profil. Elle en a tiré un livre (Kalifaatontvluchters, Ceux qui ont fui le califat, non traduit, paru aux Editions Prometheus, à Amsterdam). Et sa conclusion, après des entretiens grâce à WhatsApp, avec une vingtaine d’entre elles, est aussi claire qu’étonnante : toutes ont suivi un processus assez identique de radicalisation, mais, pour une majorité d’entre elles, la religion n’était qu’une façade : ce qu’elles cherchaient en premier lieu était l’amour.

« Elles avaient parfois atteint un âge où elles craignaient de ne plus rencontrer un homme, explique la chercheuse dans le quotidien Het Parool. Et quand elles rencontraient quelqu’un en ligne, elles décidaient de partir. L’une d’entre elles évoquait son obligation religieuse, mais ses conversations avec son partenaire portaient exclusivement sur le sexe. »

Le Monde.fr par Jean-Pierre Stroobants

Google France va recruter 300 personnes

octobre 10, 2017

Paris – La filiale française de Google va recruter 300 personnes, augmentant ainsi ses effectifs de près de 50%, annonce son PDG Sébastien Missoffe, dans une interview aux Echos.

« D’ici l’année prochaine, nous allons passer de 700 à 1.000 personnes, des ingénieurs essentiellement, et nous doublons la superficie de nos bureaux en passant de 10.000 à 20.000 mètres carrés », déclare Sébastien Missoffe.

Il entend ainsi saisir l' »opportunité » de croissance que représente pour Google le marché français.

« La France est encore en retard dans le numérique. Nous ne pointons qu’au 17e rang dans les classements qui font référence en matière de digitalisation des pays. 80 % des Français consomment via Internet, mais seulement 16 % des entreprises se sont lancées dans l’e-commerce. Il va falloir rattraper ce retard et cela représente une opportunité pour Google », déclare ainsi le dirigeant du groupe dans l’Hexagone.

Interrogé sur la relation de Google avec les pouvoirs publics français, M. Missoffe souligne une « envie commune de faire avancer la France et une conviction partagée que le numérique peut jouer un rôle très positif ».

« Nous avons donc des relations très constructives car notre objectif est commun », affirme-t-il alors que son groupe n’a toujours pas réglé son différend fiscal avec l’Etat français.

« Aujourd’hui, Google paye des impôts, nous sommes soumis à un taux moyen global de 20 %. Le débat n’est pas +est-ce que nous payons+, mais +où payons-nous+ », répond M. Missoffe à l’évocation de son comportement sur le plan fiscal.

Le gouvernement français a ouvert la porte le 24 juillet dernier à une transaction avec Google après l’annulation par le tribunal administratif de Paris du redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé au géant américain, préférant « un bon accord à un mauvais procès », selon les termes du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Romandie.com avec (©AFP / 10 octobre 2017 19h39)