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Les forces russes reculent dans les territoires annexées

octobre 4, 2022
Un missile russe est vu gisant dans le jardin d'une maison, mardi matin.

Les référendums d’annexion à la Russie n’ont pas atténué le danger pour les civils. En témoigne cette image d’un missile russe gisant dans le jardin d’une maison, dans la région de Donetsk, après une frappe effectuée mardi matin. Photo : Reuters/Zohra Bensemra

Les forces ukrainiennes poursuivent leurs percées dans les régions annexées illégalement par la Russie, consolidant leurs avancées dans l’est et progressant vers la ville de Kherson, dans le sud du pays.

Le chef de l’occupation russe à Kherson, Vladimir Saldo, a confirmé les progrès de l’armée ukrainienne, concédant notamment la perte du village de Doudtchany, situé le long du fleuve Dniepr.

Le ministère russe de la Défense a pour sa part admis que des chars militaires ukrainiens ont creusé un profond fossé au sud de Zolota Balka, un village qui marquait la précédente ligne de front.

Selon l’agence de presse Reuters, l’avancée ukrainienne vise à couper les lignes de ravitaillement de près de 25 000 soldats russes sur la rive occidentale du Dniepr.

Kiev se fait discrète sur les avancées réalisées dans le sud du pays. Dans son adresse du soir, lundi, le président Volodymyr Zelensky s’est contenté d’affirmer que de nouvelles localités ont été libérées dans plusieurs régions.

« De plus en plus d’occupants cherchent à fuir, de plus en plus de pertes sont infligées à l’armée ennemie. »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine

Des réservistes nouvellement mobilisés participent à une formation de tir dans la région de Rostov, en Russie.

Des réservistes nouvellement mobilisés participent à une formation de tir dans la région de Rostov, en Russie. Photo : Reuters/Sergey Pivarov

Moscou assure toutefois que des renforts sont à l’horizon. Le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré que 200 000 Russes ont été mobilisés depuis l’annonce d’une mobilisation partielle le 21 septembre dernier pour combattre en Ukraine.

Cette initiative, dictée par Vladimir Poutine, doit permettre de recruter 300 000 réservistes ayant une expérience militaire ou des compétences utiles.

L’armée ukrainienne consolide ses gains dans l’est

Pendant ce temps, à l’est, les forces ukrainiennes poursuivent leur avancée dans la région de Louhansk, l’une des quatre régions annexées par Moscou la semaine dernière, au terme d’exercices référendaires condamnés par Kiev et l’Occident.

Des rapports indiquent que les Ukrainiens se dirigent vers les villes de Kreminna et de Svatove, tenues par les Russes. Des blogueurs militaires favorables au Kremlin ont indiqué que des soldats russes avaient reçu l’ordre de battre en retraite.

Samedi, Moscou a essuyé un revers de taille lorsque Kiev a annoncé la reprise de la ville de Lyman, qui servait de base logistique pour les opérations militaires russes dans la région de Donetsk. Cette région, à l’instar de celles de Kherson, Louhansk et Zaporijia, a été annexée unilatéralement par Moscou la semaine dernière.

Or, le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré lundi que Moscou n’avait toujours pas délimité les frontières des territoires nouvellement annexés.

S’il a indiqué que les régions de Louhansk et de Donetsk font maintenant partie de la Russie dans leur intégralité, il a ajouté que des consultations étaient en cours afin de déterminer les frontières exactes des régions de Kherson et Zaporijia.

Une session du Conseil de la Fédération.

Les membres du Conseil de la Fédération, la Chambre haute du Parlement russe, ont approuvé le projet de loi visant à annexer quatre territoires ukrainiens. Photo : Reuters

Malgré ces incertitudes, la Chambre haute du Parlement russe a emboîté le pas à la Douma et donné son feu vert à l’annexion de ces quatre régions, mardi, bien qu’aucune d’entre elles ne soit entièrement sous occupation russe. Le projet de loi doit maintenant être signé par le président Vladimir Poutine, une simple formalité.

Devant cette tentative d’annexion de territoires par la Russie, son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, a signé un décret formalisant l’impossibilité de négocier avec Vladimir Poutine, tout en laissant la porte ouverte à des pourparlers avec la Russie.

Le texte officialise ainsi les propos que le président ukrainien a tenus vendredi dernier, lorsqu’il a affirmé être prêt au dialogue avec un gouvernement russe dirigé par un président autre que Vladimir Poutine.

Kiev a juré de reprendre tous les territoires annexés par la Russie, y compris la Crimée, saisie par les troupes russes en 2014.

Radio-Canada par James-Patrick Cannon

La démocratie recule partout, y compris au Canada

février 20, 2022
Des manifestants devant le parlement.

Des manifestants à Ottawa dénoncent le gouvernement Trudeau et sa gestion de la pandémie. Photo : (Ivanoh Demers/Radio-Canada)

Les événements des derniers jours à Ottawa ont ébranlé bien des Canadiens. Si l’occupation du parlement par les camionneurs, les slogans haineux et les menaces inquiètent les observateurs, le recours à la Loi sur les mesures d’urgence ne les rassure guère sur l’état de la démocratie canadienne.

Tout cet épisode illustre bien la détérioration subie par la démocratie ces dernières années. Une tendance amplifiée par la pandémie, selon l’indice de la démocratie en 2021, publié le 10 février par The Economist Intelligence Unit (EIUEIU).

Le Canada n’échappe pas à cet effritement. Le pays a perdu sept rangs, glissant de la 5e à la 12e place, avec une note de 8,87 sur 10, contre 9,24 sur 10 en 2020.

L’indice de la démocratie(Nouvelle fenêtre) est basé sur 60 indicateurs, regroupés en cinq catégories : processus électoral et pluralisme, libertés civiles, fonctionnement du gouvernement, participation politique et culture politique. La note, sur une échelle de zéro à dix, correspond à la moyenne de ces cinq scores. Les pays sont ensuite classés en quatre types de régimes, en fonction de leur score moyen : les démocraties pleines, les démocraties défaillantes, les régimes hybrides et les régimes autoritaires.

Si notre pays demeure une démocratie pleine et entière (selon la définition de l’EIU), le repli est tout de même inquiétant, estime Andrew Potter, professeur agrégé à l’École de politiques publiques Max Bell de l’Université McGill. Comment explique-t-il cette détérioration?

Ce qui s’est produit au cours des deux dernières années, c’est que le premier ministre a essentiellement fermé le Parlement pendant une longue période et a tenu à limiter l’opposition autant qu’il le pouvait, croit le chercheur. La Chambre a siégé pendant un nombre de jours historiquement bas, rappelle-t-il.

Lorsque ceux qui sont en désaccord avec les décisions du gouvernement ne peuvent plus s’exprimer dans le cadre prévu, ils vont chercher d’autres moyens de se faire entendre, dans la rue si nécessaire. En prenant la décision d’éliminer l’expression de l’opposition à l’intérieur des institutions, M. Trudeau est donc directement responsable de ce qui arrive, estime M. Potter. Son attitude envers le Parlement a été méprisante et dédaigneuse, soutient le chercheur. Ce qui se passe actuellement dans les rues d’Ottawa en est, dans une large mesure, une conséquence directe. Quand les gens sentent qu’on ignore leur opinion ou qu’on la méprise, cela risque d’engendrer de la colère.

« Si vous vouliez délibérément faire du Canada un pays moins démocratique, il serait difficile de faire autre chose que ce que le premier ministre a fait au cours des deux dernières années. »— Une citation de  Andrew Potter, professeur agrégé à l’École de politiques publiques Max Bell de l’Université McGill

Différents sondages menés au cours des derniers mois révèlent de la frustration par rapport aux restrictions pandémiques, un déclin de la confiance dans les partis politiques et une augmentation de l’appui à des solutions de rechange non démocratiques.

Américanisation de la politique canadienne

Une autre tendance indiquée dans le rapport est une américanisation croissante de la politique canadienne.

La détérioration du score du Canada soulève des questions quant à savoir s’il pourrait commencer à souffrir de certaines des mêmes afflictions que son voisin américain, comme des niveaux extrêmement faibles de confiance du public dans les partis politiques et les institutions gouvernementales, écrivent les auteurs du rapport.Des gens tiennent une affiche sur laquelle les visages de Justin Trudeau et François Legault sont barrés.

Des gens manifestent devant la colline du Parlement, à Ottawa, le 30 janvier 2022. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

La polarisation, considérée comme la plus grande menace pour la démocratie américaine, guette-t-elle le Canada aussi?

Certainement, répond Jennifer Wolowic, responsable de l’initiative Renforcer la démocratie canadienne à l’Université Simon Fraser, à Vancouver, qui est d’avis que cette tendance est déjà bien présente ici.

Pour certaines personnes, la politique sature toute leur expérience quotidienne. Mon vote n’est plus seulement un aspect de mon identité parmi d’autres; maintenant [le parti pour lequel je vote ] est mon équipe.

La polarisation, souligne-t-elle, ne se résume pas au fait d’avoir des idées différentes, c’est plutôt l’animosité qu’on ressent envers ceux qui ne pensent pas comme nous.

« Quand un groupe n’en aime pas un autre en raison de ses idées, c’est de la polarisation. Cette idée que nous ne pouvons pas nous parler à cause de nos différences est en croissance. »— Une citation de  Jennifer Wolowic, du Centre Morris J. Wosk pour le dialogue à l’Université Simon Fraser

Quand on ne parle qu’à ceux qui partagent nos idées, on ne parvient pas à développer sa pensée critique, croit-elle. En ce moment, nous sommes cloisonnés et nous ne parlons qu’aux personnes qui sont d’accord avec nous, alors nous perdons notre capacité à décortiquer les bases de nos croyances et à faire des compromis.

D’après François Gélineau, titulaire de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires de l’Université Laval, le plus inquiétant, c’est la radicalisation. Il y a une inhibition qui tombe, affirme-t-il, citant les menaces de violence armée dans le cadre de la manifestation de Québec.

« Est-ce que c’est de la manipulation? Est-ce que c’est vrai? Dans un cas comme dans l’autre, c’est inquiétant parce que, dans une société démocratique, c’est un geste qui devrait relever de l’impossibilité. »— Une citation de  François Gélineau, titulaire de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires de l’Université Laval

Encore plus alarmant, selon lui, est de voir des acteurs politiques exploiter le sentiment d’exclusion que vivent certains citoyens à des fins partisanes. Il y a des gens qui ne se sentent pas du tout représentés par les institutions. Mais est-ce que ça veut dire qu’il faut balayer les institutions du revers de la main?, se demande-t-il.Un homme barbu et maquillé brandit différents drapeaux en criant.

La colère est palpable chez certains manifestants. Photo : Getty Images/Scott Olson

Le mythe de l’exceptionnalisme canadien est dépassé, croit pour sa part Andrew Potter. On avait cette idée que ces choses-là n’arrivaient pas ici. Eh bien, on est en train de se rendre compte qu’on n’est pas si particuliers que ça.

« Il n’y a rien d’unique au Canada ou dans les valeurs canadiennes qui nous empêche de suivre les mêmes tendances [que nos voisins du Sud]. »— Une citation de  Andrew Potter, professeur agrégé à l’École de politiques publiques Max Bell de l’Université McGill.

Un phénomène mondial

L’érosion de la démocratie n’est pas nouvelle, ici comme dans d’autres sociétés occidentales, rappelle François Gélineau. On constate depuis plusieurs années un déclin de la confiance envers les institutions et les élites, ainsi qu’un effritement de la satisfaction à l’égard de la démocratie, remarque-t-il.

Les mesures prises pour lutter contre la pandémie ont accéléré ce processus, souligne le rapport de l’EIU. On a notamment observé l’année dernière un retrait sans précédent des libertés civiles, par exemple les restrictions sur les déplacements et l’introduction de preuves vaccinales pour avoir accès à certains services. La pandémie a également conduit à la normalisation des pouvoirs d’urgence […] et a habitué les citoyens à une énorme extension du pouvoir de l’État sur de vastes domaines de la vie publique et personnelle.

Le fort recul amorcé en 2020, pendant la première année de la pandémie, s’est poursuivi en 2021.Une affiche dépeignant Jair Bolsonaro avec une moitié du visage en Adolf Hitler.

Le président du Brésil, Jair Bolsonaro, est reconnu pour ses attaques contre les institutions démocratiques. Photo: Reuters/Pilar Olivares

La pandémie a eu un impact négatif sur la qualité de la démocratie dans toutes les régions du monde, écrit encore l’EIU. C’est particulièrement vrai en Amérique latine, où plusieurs pays ont connu des régressions, notamment au registre de la culture politique. Cela reflète l’insatisfaction du public à l’égard de la gestion de la pandémie, ajoutée à un scepticisme croissant sur la capacité des gouvernements démocratiques à faire face aux problèmes qu’affronte la région, et une tolérance accrue à l’autoritarisme. Des personnages comme Jair Bolsonaro, au Brésil, Andrés Manuel Lopez Obrador, au Mexique, et Nayib Bukele, au Salvador, en sont l’illustration, souligne l’EIU.

Moins de la moitié des habitants de la planète vivent dans un des 74 pays considérés comme plus ou moins démocratiques et moins de 10 % dans une vraie démocratie.

La moyenne mondiale est de 5,37 sur 10, soit la note la plus basse depuis la création de l’indice en 2006.

Les pays scandinaves se maintiennent au sommet du classement, tandis que l’Espagne et le Chili rejoignent la France et les États-Unis dans la catégorie des démocraties défaillantes. Le Canada risque-t-il de s’y retrouver lui aussi?

Andrew Potter craint la persistance de certains comportements problématiques apparus pendant la pandémie. L’un des problèmes du système canadien est qu’il y a très peu de choses écrites, croit-il. Une fois qu’on a atteint un certain plancher institutionnel, ni le parti au pouvoir ni l’opposition n’ont un grand intérêt à revenir à la normale. Alors, les normes ont tendance à s’éroder, mais pas à se reconstruire, déplore-t-il.

Une fois que vous avez établi des normes selon lesquelles le Parlement n’a pas besoin de siéger pendant la majeure partie de l’année, qu’après une élection, vous n’avez pas à être à la Chambre pendant deux ou trois mois et qu’il n’est pas nécessaire que les ministres soient aux Communes pour se réunir, quels arguments avez-vous pour revenir comme avant?

La vigilance sera donc de mise afin que cette situation exceptionnelle ne devienne pas la nouvelle normalité.

Avec Raduio-Canada par Ximena Sampson

Tanzanie: des ONG dénoncent le recul des libertés fondamentales sous Magufuli

octobre 28, 2019

 

Les libertés fondamentales ont nettement reculé en Tanzanie depuis l’arrivée au pouvoir en 2015 du président John Magufuli, dont le gouvernement a multiplié les actions répressives contre les médias et groupes de la société civile, ont dénoncé lundi 28 octobre Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Selon les deux organisations de défense des droits de l’homme, les assauts répétés du pouvoir contre la liberté d’expression sont inédits dans ce pays d’Afrique de l’Est qui a longtemps bénéficié d’une image de stabilité et de tolérance. Le mandat du président Magufuli entre dans sa cinquième année début novembre et pour Roland Ebole, chercheur au sein d’Amnesty International, «la Tanzanie est en train de s’enfoncer à grande vitesse». «Nous n’avons encore jamais vu ce niveau de harcèlement ou d’intimidation, ni la fermeture de médias. C’est nouveau en Tanzanie», a-t-il ajouté.

John Magufuli, qui célèbrera ses 60 ans mardi, avait été désigné en 2015 par le parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (CCM) pour porter ses couleurs et succéder à la tête du pays au modéré Jakaya Kikwete. En dépit des protestations de l’opposition sur la sincérité du scrutin, il avait été proclamé vainqueur de la présidentielle d’octobre 2015, après s’être présenté aux électeurs comme «l’homme du peuple». Il s’était attaqué à la corruption dès son arrivée au pouvoir. Mais très vite ses détracteurs ont dénoncé son style autoritaire et la multiplication des détentions arbitraires de journalistes ou d’opposants.

Dans deux rapports distincts publiés lundi, HRW et Amnesty International ont documenté la façon dont le régime impose ses vues en recourant à des lois draconiennes. Des journaux ont ainsi été fermés, des retransmissions en direct des travaux parlementaires coupées et des voies critiques emprisonnées. Récemment, le journaliste d’investigation Erick Kabendera a été arrêté et questionné sur sa citoyenneté, avant d’être menacé d’être inculpé pour sédition et d’être finalement poursuivi pour crimes économiques. Un autre journaliste pourfendeur du régime, Azory Gwanda, est porté disparu depuis 2017. En mai, un virulent critique du président Magufuli, Mdude Nyagali, avait été enlevé par des inconnus puis retrouvé grièvement blessé, quelques jours plus tard, à 70 km de son domicile. Ce climat détérioré «ne crée pas les conditions favorables à des élections libres et justes», a mis en garde Oryem Nyeko, chercheur chez HRW, en faisant référence aux élections générales prévues fin 2020. Le président Magufuli devrait être candidat à sa succession pour un nouveau mandat de cinq ans, selon de nombreux observateurs tanzaniens.

Le Fiagaro.fr avec AFP

BCE Bell Canada: recul du bénéfice, perspectives modérées

février 8, 2018

Montréal – Le groupe de télécommunications et de médias BCE Bell Canada a annoncé jeudi un recul de son bénéfice net au quatrième trimestre l’an dernier et a prévu pour le nouvel exercice une croissance modérée de ses résultats.

Le premier groupe canadien de télécoms a dégagé un bénéfice net de 617 millions de dollars canadiens entre octobre et décembre, en recul de 12% par rapport à la même période de 2016.

Hors éléments exceptionnels – coûts de restructuration après acquisition ou charges pour dépréciation – le bénéfice ajusté a augmenté de 2,5%, à 684 millions CAD sur le trimestre.

Sur cette base et ramené à une action, le bénéfice est ressorti à 76 cents, soit deux cents de mieux que la prévision moyenne des analystes.

Le chiffre d’affaires trimestriel s’est élevé à près de 6 milliards CAD, en hausse de 4,5% sur un an, une progression identique pour le résultat courant avant impôt, frais financiers et amortissements, à 2,2 milliards.

Pour le secteur de téléphonie sans fil, qui a une nouvelle fois tiré l’activité, le chiffre d’affaires a augmenté de 10,6%, à 1,9 milliard CAD, au dernier trimestre pour un résultat courant en hausse de 9,2%, à 736 millions. A la fin de 2017, Bell Canada comptait 9,1 millions de comptes abonnés au sans fil, en progression de 9%.

Les activités filaires (câble, fibre…) ont dégagé un chiffre d’affaires de 3,2 milliards CAD (+2,7%) sur les trois mois considérés pour un résultat courant de 1,3 milliard, en hausse de 4%.

Les ventes des activités médias (réseaux de télévision, radio, publicité..), ont baissé de 1,4% à 834 millions. Le résultat courant a reculé de 9% à 171 millions, reflet notamment des « dépenses accrues relativement à la programmation et au contenu en raison des coûts croissants pour les droits de diffusion dans les sports », a indiqué Bell Canada dans son communiqué.

Pour l’ensemble de l’exercice 2017, le groupe de télécoms et de médias a dégagé un bénéfice net de 2,97 milliards CAD, en baisse de 3,8%, et le résultat par action a été de 3,39 dollars. Le chiffre d’affaires annuel a été de 22,7 mds, en progression de 4,6%.

Pour l’ensemble de l’exercice 2018, BCE Bell Canada prévoit une hausse du chiffre d’affaires dans une fourchette de 2% à 4% et une perspective identique pour son résultat courant. Le bénéfice net par action devrait se situer entre 3,42 à 3,52 dollars.

Romandie.com avec (©AFP / 08 février 2018 12h47)                                            

Les Bourses européennes chutent malgré l’intervention de la BCE

août 8, 2011

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont une nouvelle fois chuté après la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis par S&P, même si les rachats sur le marché de dettes italienne et espagnole par la Banque centrale européenne ont limité les effets de la décision de l’agence de notation.

A Paris, le CAC 40 a fini en repli de 4,68% à 3.125,19 points, signant ainsi sa onzième séance consécutive de baisse et affichant désormais un recul de plus de 18% depuis le 22 juillet, après avoir évolué en séance entre un plus haut à 3.333,61 (et gagné 1,68%) et un plus bas à 3.129,15 points.

La place parisienne a, comme ses homologues européennes, accentué ses pertes après que Standard & Poor’s (S&P) a abaissé à « AA+ » les notes des organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae, en raison de leur dépendance directe au gouvernement américain.

Depuis deux semaines, le grand sujet d’inquiétude des marchés porte sur la solidité de la croissance économique, notamment aux Etats-Unis où le ralentissement se révèle plus sérieux qu’attendu, ce qui pèse lourdement sur les valeurs cycliques.

A Paris, Alcatel-Lucent (-9,71%), ArcelorMittal (-9,59%), Vallourec (-9,46%) ou Renault (-9,27%) ont accusé les plus fortes baisses du CAC 40.

FIN DU LAXISME

« Les craintes sur les perspectives du cycle et la certitude que les Etats-Unis ne peuvent plus poursuivre une politique budgétaire laxiste pourrait déclencher une nouvelle dégradation des actions à l’échelle mondiale », estiment les responsables de la stratégie d’allocation d’actifs chez Société générale.

Londres a lâché 3,39% et Francfort 5,02%. Milan (-2,35%) et Madrid (-2,44%) ont mieux résisté après avoir grimpé de plus de 3% à la faveur des rachats de dette espagnole et italienne par la BCE, qui a traduit dans les faits une décision annoncée dimanche soir.

Les indices paneuropéens EuroStoxx 50 et EuroFirst 300 ont respectivement perdu 3,23% et 3,37%.

La décision de S&P de priver les Etats-Unis de la meilleure note de crédit, le « AAA » considéré comme sans risque, pèse sur les autres pays noté « AAA », en particulier l’Allemagne qui a largement profité de la fuite vers la sécurité des 15 derniers jours.

La décision annoncée de la BCE de poursuivre ses achats d’emprunts d’Etat de pays périphériques de la zone euro et de les étendre à ceux de l’Italie et de l’Espagne, durement sanctionnés ces derniers jours, a pour effet de détendre les taux de ces pays.

Le rendement du 10 ans espagnol se détend de 106 points de base et passe nettement sous 6,0% à 5,199% et celui du 10 ans italien se détend de près de 80 pdb à 5,34%. Les autres pays frappés par la crise des dettes souveraines, Grèce, Irlande, Portugal voient leurs taux évoluer de la même manière.

« PAD D’ARMAGEDDON »

« La BCE vole au secours, il n’y aura pas d’Armageddon après la dégradation (des USA, NDLR) par S&P », estimaient lundi matin les stratégistes taux de Commerzbank.

Selon des professionnels, la BCE a procédé dans la matinée à des rachats de dettes italienne et espagnole sur le marché par tickets de 20 à 25 millions d’euros. Elle devrait en avoir acquis pour plusieurs milliards d’euros en fin de journée.

Quant à l’impact de la décision de S&P sur les Treasuries américains (emprunts d’Etat), il devrait être limité compte tenu de la place centrale du marché américain et du dollar dans la planète finances, estiment des experts.

« Les Treasuries US vont évidemment rester le benchmark mondial », dit Ciaran O’Hagan, stratégiste taux chez Société générale.

« S’il y a une classe d’actifs dont nous pouvons prédire que les cours réagiront peu au changement du facteur de risque, c’est bien les Treasuries », disent les responsables de l’allocation d’actifs de la SocGen en soulignant qu’il y a « une abondance de cash sous les matelas ».

L’euro recule de 0,4% face au billet vert, à 1,4231 dollar.

Le baril de pétrole brut léger américain chute de près de 4%, à 83,40 dollars.

Reuters par Raoul Sachs