Posts Tagged ‘Recul’

Tanzanie: des ONG dénoncent le recul des libertés fondamentales sous Magufuli

octobre 28, 2019

 

Les libertés fondamentales ont nettement reculé en Tanzanie depuis l’arrivée au pouvoir en 2015 du président John Magufuli, dont le gouvernement a multiplié les actions répressives contre les médias et groupes de la société civile, ont dénoncé lundi 28 octobre Amnesty International et Human Rights Watch (HRW).

Selon les deux organisations de défense des droits de l’homme, les assauts répétés du pouvoir contre la liberté d’expression sont inédits dans ce pays d’Afrique de l’Est qui a longtemps bénéficié d’une image de stabilité et de tolérance. Le mandat du président Magufuli entre dans sa cinquième année début novembre et pour Roland Ebole, chercheur au sein d’Amnesty International, «la Tanzanie est en train de s’enfoncer à grande vitesse». «Nous n’avons encore jamais vu ce niveau de harcèlement ou d’intimidation, ni la fermeture de médias. C’est nouveau en Tanzanie», a-t-il ajouté.

John Magufuli, qui célèbrera ses 60 ans mardi, avait été désigné en 2015 par le parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (CCM) pour porter ses couleurs et succéder à la tête du pays au modéré Jakaya Kikwete. En dépit des protestations de l’opposition sur la sincérité du scrutin, il avait été proclamé vainqueur de la présidentielle d’octobre 2015, après s’être présenté aux électeurs comme «l’homme du peuple». Il s’était attaqué à la corruption dès son arrivée au pouvoir. Mais très vite ses détracteurs ont dénoncé son style autoritaire et la multiplication des détentions arbitraires de journalistes ou d’opposants.

Dans deux rapports distincts publiés lundi, HRW et Amnesty International ont documenté la façon dont le régime impose ses vues en recourant à des lois draconiennes. Des journaux ont ainsi été fermés, des retransmissions en direct des travaux parlementaires coupées et des voies critiques emprisonnées. Récemment, le journaliste d’investigation Erick Kabendera a été arrêté et questionné sur sa citoyenneté, avant d’être menacé d’être inculpé pour sédition et d’être finalement poursuivi pour crimes économiques. Un autre journaliste pourfendeur du régime, Azory Gwanda, est porté disparu depuis 2017. En mai, un virulent critique du président Magufuli, Mdude Nyagali, avait été enlevé par des inconnus puis retrouvé grièvement blessé, quelques jours plus tard, à 70 km de son domicile. Ce climat détérioré «ne crée pas les conditions favorables à des élections libres et justes», a mis en garde Oryem Nyeko, chercheur chez HRW, en faisant référence aux élections générales prévues fin 2020. Le président Magufuli devrait être candidat à sa succession pour un nouveau mandat de cinq ans, selon de nombreux observateurs tanzaniens.

Le Fiagaro.fr avec AFP

BCE Bell Canada: recul du bénéfice, perspectives modérées

février 8, 2018

Montréal – Le groupe de télécommunications et de médias BCE Bell Canada a annoncé jeudi un recul de son bénéfice net au quatrième trimestre l’an dernier et a prévu pour le nouvel exercice une croissance modérée de ses résultats.

Le premier groupe canadien de télécoms a dégagé un bénéfice net de 617 millions de dollars canadiens entre octobre et décembre, en recul de 12% par rapport à la même période de 2016.

Hors éléments exceptionnels – coûts de restructuration après acquisition ou charges pour dépréciation – le bénéfice ajusté a augmenté de 2,5%, à 684 millions CAD sur le trimestre.

Sur cette base et ramené à une action, le bénéfice est ressorti à 76 cents, soit deux cents de mieux que la prévision moyenne des analystes.

Le chiffre d’affaires trimestriel s’est élevé à près de 6 milliards CAD, en hausse de 4,5% sur un an, une progression identique pour le résultat courant avant impôt, frais financiers et amortissements, à 2,2 milliards.

Pour le secteur de téléphonie sans fil, qui a une nouvelle fois tiré l’activité, le chiffre d’affaires a augmenté de 10,6%, à 1,9 milliard CAD, au dernier trimestre pour un résultat courant en hausse de 9,2%, à 736 millions. A la fin de 2017, Bell Canada comptait 9,1 millions de comptes abonnés au sans fil, en progression de 9%.

Les activités filaires (câble, fibre…) ont dégagé un chiffre d’affaires de 3,2 milliards CAD (+2,7%) sur les trois mois considérés pour un résultat courant de 1,3 milliard, en hausse de 4%.

Les ventes des activités médias (réseaux de télévision, radio, publicité..), ont baissé de 1,4% à 834 millions. Le résultat courant a reculé de 9% à 171 millions, reflet notamment des « dépenses accrues relativement à la programmation et au contenu en raison des coûts croissants pour les droits de diffusion dans les sports », a indiqué Bell Canada dans son communiqué.

Pour l’ensemble de l’exercice 2017, le groupe de télécoms et de médias a dégagé un bénéfice net de 2,97 milliards CAD, en baisse de 3,8%, et le résultat par action a été de 3,39 dollars. Le chiffre d’affaires annuel a été de 22,7 mds, en progression de 4,6%.

Pour l’ensemble de l’exercice 2018, BCE Bell Canada prévoit une hausse du chiffre d’affaires dans une fourchette de 2% à 4% et une perspective identique pour son résultat courant. Le bénéfice net par action devrait se situer entre 3,42 à 3,52 dollars.

Romandie.com avec (©AFP / 08 février 2018 12h47)                                            

Les Bourses européennes chutent malgré l’intervention de la BCE

août 8, 2011

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont une nouvelle fois chuté après la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis par S&P, même si les rachats sur le marché de dettes italienne et espagnole par la Banque centrale européenne ont limité les effets de la décision de l’agence de notation.

A Paris, le CAC 40 a fini en repli de 4,68% à 3.125,19 points, signant ainsi sa onzième séance consécutive de baisse et affichant désormais un recul de plus de 18% depuis le 22 juillet, après avoir évolué en séance entre un plus haut à 3.333,61 (et gagné 1,68%) et un plus bas à 3.129,15 points.

La place parisienne a, comme ses homologues européennes, accentué ses pertes après que Standard & Poor’s (S&P) a abaissé à « AA+ » les notes des organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae, en raison de leur dépendance directe au gouvernement américain.

Depuis deux semaines, le grand sujet d’inquiétude des marchés porte sur la solidité de la croissance économique, notamment aux Etats-Unis où le ralentissement se révèle plus sérieux qu’attendu, ce qui pèse lourdement sur les valeurs cycliques.

A Paris, Alcatel-Lucent (-9,71%), ArcelorMittal (-9,59%), Vallourec (-9,46%) ou Renault (-9,27%) ont accusé les plus fortes baisses du CAC 40.

FIN DU LAXISME

« Les craintes sur les perspectives du cycle et la certitude que les Etats-Unis ne peuvent plus poursuivre une politique budgétaire laxiste pourrait déclencher une nouvelle dégradation des actions à l’échelle mondiale », estiment les responsables de la stratégie d’allocation d’actifs chez Société générale.

Londres a lâché 3,39% et Francfort 5,02%. Milan (-2,35%) et Madrid (-2,44%) ont mieux résisté après avoir grimpé de plus de 3% à la faveur des rachats de dette espagnole et italienne par la BCE, qui a traduit dans les faits une décision annoncée dimanche soir.

Les indices paneuropéens EuroStoxx 50 et EuroFirst 300 ont respectivement perdu 3,23% et 3,37%.

La décision de S&P de priver les Etats-Unis de la meilleure note de crédit, le « AAA » considéré comme sans risque, pèse sur les autres pays noté « AAA », en particulier l’Allemagne qui a largement profité de la fuite vers la sécurité des 15 derniers jours.

La décision annoncée de la BCE de poursuivre ses achats d’emprunts d’Etat de pays périphériques de la zone euro et de les étendre à ceux de l’Italie et de l’Espagne, durement sanctionnés ces derniers jours, a pour effet de détendre les taux de ces pays.

Le rendement du 10 ans espagnol se détend de 106 points de base et passe nettement sous 6,0% à 5,199% et celui du 10 ans italien se détend de près de 80 pdb à 5,34%. Les autres pays frappés par la crise des dettes souveraines, Grèce, Irlande, Portugal voient leurs taux évoluer de la même manière.

« PAD D’ARMAGEDDON »

« La BCE vole au secours, il n’y aura pas d’Armageddon après la dégradation (des USA, NDLR) par S&P », estimaient lundi matin les stratégistes taux de Commerzbank.

Selon des professionnels, la BCE a procédé dans la matinée à des rachats de dettes italienne et espagnole sur le marché par tickets de 20 à 25 millions d’euros. Elle devrait en avoir acquis pour plusieurs milliards d’euros en fin de journée.

Quant à l’impact de la décision de S&P sur les Treasuries américains (emprunts d’Etat), il devrait être limité compte tenu de la place centrale du marché américain et du dollar dans la planète finances, estiment des experts.

« Les Treasuries US vont évidemment rester le benchmark mondial », dit Ciaran O’Hagan, stratégiste taux chez Société générale.

« S’il y a une classe d’actifs dont nous pouvons prédire que les cours réagiront peu au changement du facteur de risque, c’est bien les Treasuries », disent les responsables de l’allocation d’actifs de la SocGen en soulignant qu’il y a « une abondance de cash sous les matelas ».

L’euro recule de 0,4% face au billet vert, à 1,4231 dollar.

Le baril de pétrole brut léger américain chute de près de 4%, à 83,40 dollars.

Reuters par Raoul Sachs