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Congo-Développement : moderniser le secteur agricole pour réduire les importations des denrées alimentaires

juin 23, 2021

Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a exprimé, le 21 juin à Brazzaville, la détermination du gouvernement de moderniser l’agriculture afin d’améliorer la productivité et réduire le coût des importations des denrées alimentaires au Congo.

Vue d’un site agricole/ DR

« Désormais, le gouvernement modernisera ce secteur pour en améliorer la productivité. Nous miserons notamment sur la mécanisation, avec à la clé une unité de montage de tracteurs à Maloukou », a fait savoir Anatole Collinet Makosso.

Selon le chef du gouvernement, avec une agriculture modernisée offrant des possibilités de réduction des coûts et une filière industrielle moderne, le Congo sera un espoir pour sa jeunesse au terme des cinq prochaines années.

Le Premier ministre a indiqué devant les députés que le Congo importe divers produits agricoles et denrées alimentaires à près de 700 milliards de FCFA, en moyenne, chaque année. Mais, dit-il, la relance de l’économie va de pair avec la réduction à terme des importations alimentaires. Pour cela, il a estimé qu’il faut développer les cultures vivrières et fruitières sur toute l’étendue du territoire national, intensifier les cultures maraîchères en zones urbaines et préurbaines, ainsi qu’étendre l’élevage de différentes espèces animales et des volailles.

Le gouvernement s’emploiera à vulgariser les nouvelles techniques agricoles, résultant de la recherche et des études scientifiques mèneront sur un important programme d’irrigation dans les bassins de production.

Il sera procédé à la relecture des lois ayant trait au foncier, notamment la loi foncière et domaniale qui devra s’imposer, en vue d’un recadrage législatif de la gouvernance du secteur, autant qu’est envisagée la poursuite du programme de constitution des réserves foncières de l’Etat.

Avec Adiac-Congo par Gloria Imelda Lossele

Canada: L’Ontario prolonge le tarif d’électricité réduit jusqu’au 22 février

février 10, 2021

Le gouvernement de Doug Ford confirme qu’il maintiendra le tarif de 8,5 cents par kilowattheure jusqu’au 22 février, en raison de la pandémie.

Le tarif d'électricité de période creuse demeurera en vigueur en Ontario jusqu'au 22 février.

© /Radio-Canada Le tarif d’électricité de période creuse demeurera en vigueur en Ontario jusqu’au 22 février.

À cette date, l’ordre de rester à la maison doit avoir été levé partout en Ontario, selon le plan de déconfinement provincial.

«Nous sommes conscients que le fait de rester à la maison se traduit par une plus grande consommation d’électricité (…). C’est la raison pour laquelle nous prolongeons une fois de plus le tarif d’électricité applicable aux périodes creuses afin d’offrir aux ménages, aux petites entreprises et aux exploitations agricoles des factures d’électricité stables et prévisibles», affirme le ministre de l’Énergie, Greg Rickford, dans un communiqué.

Le tarif de période creuse s’appliquera ainsi toute la journée, et ce, sept jours sur sept.

Les abonnés inscrits au programme de tarif par palier en bénéficieront aussi.

Cet allègement de la facture d’électricité était entré en vigueur le 1er janvier.

Avec  CBC/Radio-Canada 

Congo: Le ministre NGanongo insulté par ses collègues, il a proposé la réduction à moitié de leurs salaires

octobre 28, 2020

Le ministre des finances du Congo Calixte NGanongo aurait selon des sources concordantes, été victime des fortes menaces de la part de ses collègues et des généraux pour avoir proposé la réduction de leurs émoluments dans le cadre de la réduction du train de vie de l’État. Il aurait suggéré que les ministres d’État passent de 15millions à 7 et le reste de 11 à 5 millions. Les généraux percevraient 1 million au lieu des 5 millions actuels, et les députés et sénateurs toucheraient désormais 2 millions. Tous, auraient bloc commun contre Calixte NGanongo.

Dans le souci de réduire le train de vie de l’État dont il a la charge la gestion des finances, le ministre Calixte NGanongo aurait suggéré au chef de l’État que les membres du gouvernement, les députés, directeurs généraux et généraux des forces armées congolaises acceptent drastiquement de revoir leurs émoluments à la baisse afin de montrer l’exemple.

Dans les négociations avec le FMI, cette problématique a été évoquée et même suggérée, et le Congo avait accepté d’y adhérer. Mais, malheureusement, le gouvernement a choisi la voie de la pression fiscale aux entreprises et particuliers pour renflouer les caisses de l’État. Parmi les décisions dénudées de tout sens adoptées par le gouvernement, figurent l’impôt parcellaire qui a échoué et actuellement l’impôt agricole.

Ces taxes que doivent payer les agriculteurs est un frein brutal à la diversification de l’économie et surtout un rouleau compresseur pour les populations qui vivent de l’informel. Pour le ministre Calixte NGanongo, il serait déconseillé de prendre des mesures qui n’encouragent pas l’envol de l’économie.

En proposant la réduction de moitié les salaires des ministres, députés, généraux et directeurs généraux,NGanongo s’est attiré leur foudre et il est vu comme un traître et ennemi. Le Congo est devenu un pays où ses responsables se servent de lui et non le contraire et ce genre de chose ne peuvent qu’énerver.

Calixe NGanongo, aurait entendu toutes les insultes du monde de ses collègues qui agiteraient des militaires contre lui. A ce ministre, il lui aurait été rappelé le sort subi par Rigobert Andely et surtout sa dernière maladie, semble-t-il de provenance mystique.

Avec Sacer-Congo par pascal Nguie

Canada: Plusieurs chaînes d’épiceries réduisent leurs heures d’ouverture au Québec

mars 18, 2020
Les épiceries IGA, Provigo et Maxi fermeront désormais leurs portes à compter de 20 h tous les jours de la semaine.
© /Radio-Canada Les épiceries IGA, Provigo et Maxi fermeront désormais leurs portes à compter de 20 h tous les jours de la semaine.
Radio-Canada a appris que les groupes Sobeys (IGA), Loblaw (Provigo et Maxi) et Metro réduiront dès jeudi les heures d’ouverture de leurs succursales au Québec. Toutes ces épiceries fermeront à 20 h jusqu’à nouvel ordre.

Toutes les succursales de ces bannières fermeront désormais à 20 h tous les jours en raison de la pandémie.

Selon une source en lien avec la direction de la chaîne IGA, tous les comptoirs de service de boucheries, de poissonneries et de charcuteries seront désormais fermés. Les employés prépareront plutôt les aliments et les rendront disponibles sur les tablettes plutôt que de servir les clients directement.

Les bistros et coins lunch seront aussi tous fermés dans les succursales du Québec.

Les comptoirs de produits prêts à manger demeureront pour leur part ouverts.

Les épiciers IGA n’accepteront plus par ailleurs les bouteilles, canettes et contenants consignés.

Le groupe Loblaw a pour sa part confirmé qu’il modifiera lui aussi les heures d’ouverture de ces épiceries Maxi et Provigo au Québec qui fermeront désormais à 20 h tous les soirs à compter de jeudi (19 mars).

Cette mesure a principalement pour but de permettre à nos collègues, qui sont sous forte pression, d’avoir plus de temps pour préparer le magasin, procéder au réapprovisionnement des tablettes, effectuer des procédures d’assainissement et pour leur donner une chance de souffler un peu, explique le bureau des relations publiques de Loblaw.

De même, Metro et ses bannières Metro Plus, Super C, Food Basics et Marché Richelieu seront ouverts de 8 h à 20 h, sept jours sur sept. Les comptoirs de services resteront ouverts, mais les comptoirs de vrac seront fermés.

Les supermarchés Adonis seront ouverts de 8 h à 20 h en semaine et de 8 h à 19 h la fin de semaine. Les magasins Première Moisson ouvriront de 8 h à 18 h.

Ailleurs dans le commerce, la Société des alcools du Québec (SAQ) et la Société québécoise du cannabis (SQDC) n’accepteront plus les paiements en argent comptant. La SAQ réduit aussi ses heures d’ouverture.

De grandes chaînes de magasins, dont La Baie, Simons, IKEA et Reitmans, ont annoncé leur fermeture pour une durée indéterminée.

Avec CBC/Radio-Canada

Trump exige de l’Opep une réduction immédiate des prix du pétrole

septembre 20, 2018

Washington – Le président américain Donald Trump a exhorté jeudi l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à faire baisser « maintenant » les prix du brut, quelques semaines avant la mise en place des sanctions américaines contre le secteur énergétique iranien.

« Nous protégeons les pays du Moyen-Orient, ils ne seraient pas en sécurité pour très longtemps sans nous, et pourtant ils continuent à pousser pour des prix du pétrole toujours plus haut! On s’en souviendra », a lancé sur Twitter le locataire de la Maison Blanche.

« Le monopole Opep doit baisser ses prix maintenant », a-t-il conclu.

Membre fondateur de l’Opep, l’Iran, bête noire de Washington, est confronté à une série de sanctions américaines faisant suite à la décision de M. Trump de se retirer de l’accord de 2015 sur le nucléaire, ce qui devrait réduire l’offre de brut sur les marchés mondiaux.

Une nouvelle salve de sanctions américaines contre Téhéran doit frapper, début novembre, ses exportations de pétrole.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) à échéance octobre a clôturé mercredi à 71,12 dollars, son plus haut niveau depuis juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 12h02)                                                        

Mexique: le président élu propose à Trump de « réduire les migrations »

juillet 2, 2018

Le nouveau président mexicain élu Andres Manuel Lopez Obrador salue ses partisans après sa victoire à l’élection présidentielle, le 1er juillet 2018 à Mexico / © AFP / PEDRO PARDO

Le président élu du Mexique Andrés Manuel Lopez Obrador a proposé lundi au président américain Donald Trump de « réduire les migrations » et « d’améliorer la sécurité », au lendemain de son écrasante victoire qui a porté la gauche pour la première fois au pouvoir.

« J’ai reçu un appel de Donald Trump et nous avons parlé durant une demi-heure. Je lui ai proposé d’envisager un accord global: des projets de développement générant des emplois au Mexique et parallèlement, de réduire les migrations et d’améliorer la sécurité », a écrit « AMLO » – comme il est surnommé – sur Twitter.

M. Trump avait indiqué un peu plus tôt avoir eu une « bonne discussion » téléphonique avec M. Lopez Obrador, prédisant « une très bonne relation » à venir.

« Je crois qu’il va essayer de nous aider sur la frontière », a-t-il ajouté.

Le candidat de 64 ans a remporté dimanche une victoire historique à la présidentielle mexicaine avec plus de 53% des voix, selon les estimations officielles, et obtenu une majorité des voix à l’Assemblée. Il semblait également en mesure lundi de contrôler le Sénat.

« Il y a beaucoup à faire pour le bien à la fois des Etats-Unis et du Mexique! », avait tweeté Donald Trump peu après l’annonce de cette victoire historique dimanche soir.

« AMLO » lui a répondu qu’il souhaitait une relation d' »amitié et de coopération » avec les Etats-Unis.

Le président américain a plusieurs fois accusé le Mexique « de ne rien faire » pour empêcher les migrants d’Amérique centrale d’atteindre la frontière avec les Etats-Unis, et promis de faire construire un mur pour stopper l’immigration clandestine provenant du sud.

– Ecrasante victoire –

Après deux échecs successifs, Lopez Obrador a obtenu une victoire écrasante à la présidentielle.

Son parti, Morena, a décroché six des neufs sièges de gouverneurs en jeu, dont celui de la capitale, qui revient pour la première fois à une femme.

Lundi, alors qu’un peu plus de 50% des bulletins de vote avaient été dépouillés, la coalition « Ensemble nous ferons l’Histoire » (Juntos Harmemos Historia), conduite par Morena avec le Parti du travail (PT) et le Parti rencontre sociale (Partido Encuentro Social), obtenait 213 sièges de députés sur les 500 en jeu.

Au Sénat, la coalition pourrait également obtenir la majorité selon les sondages de sortie d’urnes.

Cette victoire bouleverse le panorama politique mexicain jusqu’alors dominé par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, droite), actuellement au pouvoir, et le Parti Action nationale (PAN, centre-droit).

Des partisans du nouveau président mexicain élu Andres Manuel Lopez Obrador fêtent sa victoire à la présidentielle, le 1er juillet 2018 à Mexico / © AFP / JOHAN ORDONEZ

L’ancien maire de Mexico a devancé de plus de trente points le jeune conservateur Ricardo Anaya (PAN), à la tête d’une coalition de droite et de gauche, et Jose Antonio Meade, du PRI, le parti au pouvoir, très loin derrière, en troisième position.

– Incertitudes –

« Je suis très conscient de ma responsabilité historique (…) Je veux passer à l’Histoire comme un bon président », a assuré le vétéran de gauche, au côté de sa femme, devant une foule de plusieurs milliers de sympathisants réunis sur la place du Zocalo, dans le centre de Mexico. « Je ne vous décevrai pas! », leur a-t-il promis.

Andrés Manuel Lopez Obrador a su capitaliser sur l’exaspération d’une grande partie des Mexicains en promettant de lutter contre la corruption et de chasser la « mafia du pouvoir » incarnée par l’impopulaire président Enrique Peña Nieto.

Le principal défi du président « sera d’accomplir ce qu’il a promis, et ce qu’il a promis est une utopie », a commenté à l’AFP l’analyste politique Jose Antonio Crespo. « Il n’y arrivera pas, mais on verra ce qu’il obtient ».

Saluant le « ton conciliateur » de Lopez Obrador dans son discours de victoire, le cabinet britannique Capital Economics regrette lundi avoir encore « peu de clarté sur la politique économique d’AMLO ».

Signe de cette incertitude: le peso mexicain et la Bourse locale ont chuté lundi, de 0,9% et 2,12% respectivement.

Lopez Obrador devra faire aboutir la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), avec les États-Unis et le Canada, crucial pour le Mexique dont les exportations sont tournées à 80% vers son voisin du nord.

Le nouveau président devra aussi faire reculer la pauvreté qui touchait 53,4 millions de personnes en 2016, soit 43,6% de la population, et qui alimente la violence criminelle.

Le pays a enregistré l’an dernier un chiffre record de 25.339 homicides et le processus électoral a été « le plus sanglant » de l’histoire du Mexique, avec au moins 145 assassinats d’hommes politiques, selon le cabinet d’études Etellekt. Dimanche, au moins deux militants ont encore été tués.

« AMLO » a promis de ramener la paix sociale dans le pays, au besoin en accordant une amnistie aux petites mains des cartels, une proposition qui a déclenché une vive polémique au Mexique.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 23h24)

Tchad: vaste remaniement ministériel, réduction du nombre de portefeuilles

décembre 25, 2017

N’Djamena – Le président tchadien Idriss Déby Itno a remanié son gouvernement, réduisant le nombre de ministres de 37 à 24 pour des raisons d’économie, et changeant les titulaires de ministères clés comme la Sécurité publique, les Affaires étrangères, la Justice et les Finances, a appris l’AFP lundi.

Un décret présidentiel, lu à la télévision dimanche soir, réduit le nombre de portefeuilles ministériels, alors que l’Assemblée nationale tchadienne doit voter entre le 28 et le 30 décembre le budget pour l’année 2018 et que le Tchad traverse une crise économique.

Cette réduction « se justifie par les mesures d’austérité que prône le gouvernement », a indiqué à l’AFP un conseiller du Premier ministre sous couvert de l’anonymat.

« Par cette restriction, les plus hautes autorités veulent réduire les dépenses de l’Etat face à la situation de crise financière que connaît le pays », a-t-il ajouté.

La nouvelle équipe gouvernementale est marquée par le départ de 18 ministres tandis que 8 nouvelles personnalités y font leur entrée.

Les ministres des Affaires étrangères, Hissein Brahim Taha, et de la Sécurité publique, Ahamat Bachir, cèdent leur portefeuille.

Aux Finances, Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre par intérim depuis la démission de Christian Georges Diguimbaye le mois dernier, est confirmé à ce poste. Cette nomination intervient alors que le gouvernement tchadien négocie depuis plusieurs mois avec l’entreprise suisse Glencore au sujet de prêts gagés sur le pétrole tchadien, et concernant une restructuration de dette s’élevant à 1 milliard de dollars.

Le portefeuille des Affaires étrangères et de la Coopération est confié à Mahamat Zen Cherif, actuel ambassadeur du Tchad en Éthiopie.

Le ministère de la Sécurité publique devient le ministère de l’Administration, de la Sécurité publique et de la bonne Gouvernance. A sa tête est nommé Ahmadaye Abdelkerim Bhakit, ancien gouverneur de la région du Logone (sud).

Enfin, le secrétaire général de la présidence, Djimet Arabi, devient ministre de la Justice et garde des sceaux.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2017 12h40

Alimentation: vers une consommation réduite de céréales, viandes et huiles

juillet 10, 2017

Des cultures de céréales à Bossée, dans le centre de la France, le 5 mai 2017 / © AFP/Archives / GUILLAUME SOUVANT

La planète devrait consommer toujours plus de produits laitiers au cours des dix ans à venir, mais la croissance de la consommation mondiale de céréales, de viandes et d’huiles végétales devrait marquer le pas, ont indiqué l’OCDE et la FAO lundi.

Les raisons de ce ralentissement, qui devrait aussi porter sur « les prix réels de la plupart des produits agricoles », viennent à la fois de la décélération de la croissance économique en Chine et de celle de la demande pour les biocarburants, soulignent les auteurs des « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2017-2026 ».

« D’après les projections, la demande de produits agricoles destinés à la production de biocarburants est appelée à stagner compte tenu de la baisse des prix de l’énergie et de l’adoption d’une politique plus modérée concernant les biocarburants dans plusieurs pays », précise le rapport.

Cette correction permettra de réorienter les denrées de base vers leur destination normale: l’alimentation, et non plus l’énergie.

Pour mémoire, la crise alimentaire mondiale en 2007-2008, parallèle à la crise financière, avait eu pour origine une flambée du prix des denrées alimentaires de base, notamment de certains oléagineux utilisés pour les biocarburants, devenus trop chers et générant des émeutes de la faim dans plusieurs pays parmi les plus pauvres du monde.

– Outils anti-crise –

Dix ans après, le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, a estimé lundi qu’une crise similaire était désormais « beaucoup moins probable ».

De nouveaux outils, développés sous l’égide du G20, permettent d’étudier en temps réel la production de denrées alimentaires de base (céréales, oléagineux, viande de porc, de poulet, etc.), les cours mondiaux, la consommation pays par pays et les stocks.

« En 2007-2008, lorsque les cours ont commencé à grimper, nous ne savions pas ce qui se passait et la spéculation a pu faire ce qu’elle voulait », a rappelé José Graziano da Silva, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO).

« Maintenant, nous avons les informations, et il reste peu de place pour la spéculation », a-t-il poursuivi.

Dans les dix ans à venir, la demande alimentaire pour la plupart des produits de base devrait progresser « moins vite » qu’au cours des dix années passées, ajoute le rapport.

La consommation de céréales par habitant devrait être à peu près inchangée, sauf dans les pays les moins développés, où elle progressera.

Côté production, celle de céréales devrait augmenter de 12% d’ici 2026, essentiellement en raison de l’amélioration des rendements. Le Brésil devrait dépasser les Etats-Unis durant la décennie pour devenir le premier producteur mondial de soja.

Pour la viande, la demande croîtra régulièrement mais la croissance sera freinée dans de nombreux pays, notamment pour des raisons sociétales comme en Inde, et globalement la consommation de viande par habitant devrait stagner à 34,6 kilos par an d’ici 2026.

Etant donnée l’augmentation de la population mondiale, la consommation globale de viande devrait néanmoins progresser de 1,5% par an.

– Petits agriculteurs en difficulté –

« Les prix des productions agricoles vont baisser, ce qui devrait être une grande difficulté pour les agriculteurs, surtout les petits exploitants familiaux », a dit M. Graziano da Silva, inquiet de voir que, sur quelque 800 millions de personnes sous-alimentées, « beaucoup » sont des agriculteurs.

« Il y aura de plus en plus de protestations de petits agriculteurs en difficulté (dans le monde, NDLR), et il faudra plus de politiques publiques dans ces domaines », a-t-il averti.

Les deux dirigeants ont aussi averti d’un risque accru d’obésité dans les pays en voie de développement, en raison notamment de la hausse prévisible de la consommation de sucre.

D’ici 2026, la croissance de la consommation des produits laitiers devrait s’accélérer, surtout en Inde et au Pakistan, pays essentiellement végétariens, où ils remplacent la viande pour les apports de protéines.

Ainsi l’OCDE prévoit que la production mondiale de lait augmente à 178 millions de tonnes (+22%) d’ici 2026 comparé à la période de référence 2014-2016.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juillet 2017 20h46)                

Canada: les feux de Fort McMurray, coup dur pour l’économie et les pétroliers

mai 9, 2016

Fort McMurray (Canada) – Les compagnies pétrolières ont stoppé ou significativement réduit leur production sous la menace des gigantesques feux de forêts à Fort McMurray, où plusieurs jours, voire des semaines, seront nécessaires avant un retour à la normale.

Les violents brasiers qui ravagent depuis plus d’une semaine les forêts en Alberta, vont brûler des mois, à moins de beaucoup de pluie, selon Chad Morrisson, directeur du service des incendies de la province de l’Ouest canadien.

Parmi les 100.000 personnes évacuées de la région de Fort McMurray figurent des milliers de travailleurs de l’industrie pétrolière, poumon économique de la province et moteur de l’économie canadienne avant la dégringolade du prix de l’or noir il y a deux ans.

L’ensemble des compagnies pétrolières du bassin des sables bitumineux ont suspendu ou considérablement réduit leurs opérations, évacuant le plus souvent leurs employés à l’approche des flammes de leurs installations.

La baisse de production représenterait entre 1 et 1,5 million de barils de pétrole par jour, selon les experts, alors que la production de ce bassin atteignait environ 2,5 millions de barils avant les feux.

Cela représente environ le tiers de la production canadienne, selon les analystes.

Pour les compagnies et pour l’économie canadienne, cette catastrophe tombe au plus mauvais moment. Sur les deux dernières années, les pétroliers ont licencié en masse leurs salariés et l’économie canadienne est même tombée en récession l’an dernier, le secteur énergétique comptant pour 10% du PIB.

En 2015, le secteur pétrolier et gazier a licencié 30.000 personnes, selon les chiffres du cabinet Petroleum Labour market, après déjà quelques milliers l’année précédente.

– ‘Pire que prévu’ –

Avant même le départ des feux il y a tout juste une semaine, l’économie de l’Alberta, où le secteur des ressources naturelles contribue pour le tiers du PIB, était déjà en récession. Pour le seul mois d’avril, 21.000 emplois avaient été supprimés, portant le taux de chômage à 7,2%, soit plus de deux fois son niveau d’avant la crise pétrolière.

Le gouvernement de la province prévoyait dans son budget tirer cette année 1,4 milliard de dollars canadiens de redevances du pétrole, mais cette manne va fondre avec les feux, alors qu’elles étaient de 9 milliards l’an dernier.

Avec cette catastrophe naturelle, l’économie canadienne va stagner au deuxième trimestre, prévient Douglas Porter, économiste en chef de la Banque de Montréal, dont la prévision initiale était de 1,5%.

Et cette prévision pourrait encore être révisée à la baisse, puisqu’elle est basée sur une production amputée d’un 1 million de barils de pétrole par jour pour environ deux semaines.

Cela pourrait finir par être pire que prévu, affirme à l’AFP cet économiste, tout en entrevoyant un rebondissement de la croissance dans la seconde moitié de 2016 avec notamment l’activité générée par la reconstruction partielle de la ville de Fort McMurray.

La facture des incendies pour les assureurs pourrait aller jusqu’à 9 milliards de dollars canadiens (6,5 milliards d’euros).

Officiellement, les compagnies pétrolières comme la canadienne Suncor misent sur un redémarrage rapide et fiable des installations une fois que les feux auront été maîtrisés ou éloignés de leur zone d’exploitation.

L’an dernier, des feux dans la région avaient également forcé des compagnies à arrêter 10% de la production du bassin, mais celle-ci avait pu reprendre au bout de seulement deux semaines.

Mais les choses seront beaucoup plus compliquées, dans le cas présent, a déclaré Douglas Porter. La grosse différence, c’est que, cette fois, c’est toute la main-d’œuvre qui a été évacuée.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mai 2016 19h19)

COP21 : quatre nouveaux pays africains ont annoncé leurs plans de réduction de gaz à effet de serre

août 24, 2015

Une forêt en partie brûlée près de Mweso, en RDC. © Melanie Gouby/AP/SIPA

Une forêt en partie brûlée près de Mweso, en RDC. © Melanie Gouby/AP/SIPA

Alors que la Conférence sur le climat approche, la RDC, Djibouti, le Kenya et le Bénin ont à leur tour promis de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Ils sont désormais sept pays africain à avoir rendu leurs copies. Découvrez leurs engagements sur notre carte.

À moins de 100 jours de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), les engagements des pays africains se précisent. Car le grand rendez-vous, présenté comme la conférence « de la dernière chance », se rapproche.

Du 30 novembre au 11 décembre, les délégations de 195 pays seront présentes à Paris pour tenter d’arracher un accord international sur le climat. Pour préparer les débats, les États sont priés de rendre leur copie sur les engagements qu’ils sont prêts à consentir.

Pour l’heure, « 56 pays responsables de plus 60,3 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales se sont d’ores et déjà engagés », selon le site de la conférence. Parmi eux, sept pays africains. La RDC, Djibouti, le Kenya et le Bénin rejoignent ainsi le Maroc, le Gabon, et l’Éthiopie, les trois premiers États du continent à avoir rendu leur copie.

 

Le Kenya, un plan à 40 milliards de dollars

Nairobi s’est engagé à réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Un engagement pris au regard de la « vulnérabilité climatique » du pays, explique le document fourni par le Kenya : « L’économie est très dépendante de secteurs sensibles au climat tels que l’agriculture, l’énergie et le tourisme ».

Le Kenya chiffre son plan à 40 milliards de dollars. Une somme que Nairobi ne pourra pas débourser seul. « Ceci est conditionné par le soutien international », a ainsi prévenu le pays.

Le Bénin mise sur le reforestation 

Le Bénin s’est engagé à éviter l’émission de 120 Méga-tonnes équivalent dioxyde de carbone. Le pays a par ailleurs pris des engagements pour accroître sa reforestation et ainsi séquestrer 163 Méga-tonnes équivalent dioxyde de carbone sur la même période.

Mais comme la plupart des pays africains, le Bénin fait savoir qu’il ne pourra financer seul ce projet. Si le pays mettra deux milliards de dollars sur la table, il lui faudra en trouver 28 autres pour tenir son engagement. Ce que justifie le document en soulignant la « responsabilité très négligeable [du pays] dans le réchauffement climatique » et « son appartenance aux groupes des Pays les moins avancés (PMA) ».

La RDC, une contribution « équitable »

Comme le Bénin, la RDC insiste sur la faiblesse de ses émission et sur son rôle de « puits net de carbone ». « Malgré cela, la RDC propose de mettre en œuvre des actions d’atténuation de façon à réduire ses émissions de 17% » d’ici 2030, explique Kinshasa. Pour atteindre cet objectif, la RDC demande une aide de 21 milliards de dollars.

L’ambitieux plan de Djibouti

« La République de Djibouti s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 de 40% », a fait savoir mi août le pays. Pour y parvenir, Djibouti mise sur le développement des énergies renouvelables, mais aussi sur l’importation d’énergie en provenance de l’Éthiopie voisine.

Jeuneafrique.com par Claire Rainfroy