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Centrafrique : la réélection de Faustin-Archange Touadéra validée par la Cour constitutionnelle

janvier 18, 2021
Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, le 27 décembre 2020, jour de l’élection présidentielle.

La victoire de Faustin-Archange Touadéra, proclamée par l’Autorité nationale des élections (ANE), a été validée par la Cour constitutionnelle. Les recours de l’opposition, qui invoquait des « fraudes massives », ont été rejetés.

C’est dans un contexte sécuritaire très tendu que la Cour constitutionnelle a validé, lundi 18 janvier, la réélection de Faustin-Archange Touadéra, avec 53,16% des voix. Les résultats provisoires, proclamés le 4 janvier par l’ANE, donnaient le chef de l’État vainqueur avec 53,92 % des suffrages, devant Anicet-Georges Dologuélé, de l’Union pour le renouveau en Centrafrique (Urca), et Martin Ziguélé, du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), arrivé troisième.

« C’est une grande victoire pour la démocratie, se réjouit Simplice Mathieu Sarandji, directeur de campagne de Touadéra. Cela prouve que le choix du peuple est respecté par les juges constitutionnels ».

La proclamation des résultats définitifs a été faite par Danièle Darlan, présidente de la Cour constitutionnelle, qui a jugé « irrecevables » les recours en annulation du processus électoral déposés par 13 des 16 candidats de l’opposition, qui dénonçaient des « fraudes massives » lors du scrutin.

La proclamation de ces résultats étaient initialement attendue le 19 janvier. Mais selon une source sécuritaire, la Cour constitutionnelle a justifié l’avancement de sa décision par les conditions sécuritaires du pays. Depuis mi-décembre, six groupes armés qui occupaient les deux-tiers de la Centrafrique se sont en effet alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui a largement perturbé la tenue du scrutin avant de mener une offensive sur Bangui, qui a été repoussée par les forces armées centrafricaines, soutenues par la Minusca et des militaires russes et rwandais.

« C’est un jour de deuil »

Pour l’opposition, réunie au sein de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), l’arrêt de la Cour « est une décision politique ». « Au regard de tous les documents justifiant cette mascarade électorale, elle ne peut pas affirmer aujourd’hui qu’elle a dit le droit. C’est un jour de deuil, a déclaré à Jeune Afrique Mahamat Kamoun, président de la coalition. Pour nous, il n’y a pas eu d’élection en Centrafrique, et nous allons nous réunir pour rendre officielle cette position. »

Au siège du parti Mouvement cœurs unis (MCU) de Touadéra en revanche, c’est l’euphorie. Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le siège de la formation pour scander des chansons à la gloire du chef de l’État.

« C’est un grand jour pour nous et le peuple centrafricain, qui avons bravé la peur sous les tirs des armes pour aller manifester notre devoir citoyen. Nous devons aujourd’hui nous réunir, opposition et majorité, afin de conjuguer nos efforts pour la restauration de la sécurité et de la paix dans notre pays, a affirmé le porte-parole du MCU, Évariste Ngamana. Je demande à l’opposition d’être démocratique. Il faut qu’elle se démarque de ceux qui veulent renverser et déstabiliser nos institutions. »

Avec Jeune Afrique par

18 janvier 2021 à 13h20 | Par Pacôme PabandjiMis à jour le 18 janvier 2021 à 15h00

Ouganda : Yoweri Museveni réélu pour un sixième mandat

janvier 16, 2021
Museveni a fait sauter le verrou constitutionnel des deux mandats en 2005, puis supprimé en 2017 la limite d’âge, alors fixée à 75 ans, pour briguer la magistrature suprême.

Au pouvoir en Ouganda depuis 35 ans, Yoweri Museveni a été réélu pour un sixième mandat. Une réélection contestée par son principal rival, Bobi Wine, qui dénonce « une mascarade ».

Yoweri Museveni, à la tête du pays depuis 1986, a été réélu samedi pour un sixième mandat avec 58,64% des voix, a annoncé la commission électorale, sur fond d’accusations de fraude de son principal adversaire, Bobi Wine. Principal rival de l’ex-guérillero, ce dernier a obtenu 34,83% des voix, selon la commission.

La participation a été de 57,22% pour ce scrutin sous haute surveillance, durant lequel les autorités ont suspendu l’accès à internet et aux réseaux sociaux.

Bobi Wine – Robert Kyagulanyi de son vrai nom – a contesté les résultats du scrutin dès vendredi, en dénonçant « une mascarade complète » et en estimant avoir « largement remporté » l’élection.

Le domicile de Bobi Wine encerclé

Le député de 38 ans et ex-chanteur, populaire auprès de la jeunesse ougandaise, a dénoncé des fraudes massives – des bourrages d’urnes, des bulletins préremplis, des électeurs n’ayant reçu des bulletins que pour les législatives ou des agressions contre les observateurs de son parti, parfois chassés des bureaux de vote. Depuis vendredi soir, des soldats encerclent son domicile, en périphérie de la capitale, Kampala.

Les élections se sont déroulées à l’issue d’une campagne particulièrement violente, marquée par le harcèlement et les arrestations de membres de l’opposition, des agressions contre les médias et la mort d’au moins 54 personnes dans des émeutes après une énième arrestation de Bobi Wine, dont la campagne a été largement entravée au nom des restrictions anti-Covid.

Le scrutin s’est déroulé dans un calme apparent jeudi, mais sous la forte et oppressante présence de policiers anti-émeutes et de militaires, et sur fond de coupure d’internet, entrée samedi dans son 4e jour.

Par Jeune Afrique avec AFP

Présidentielle en Centrafrique : Faustin-Archange Touadéra réélu dès le premier tour

janvier 5, 2021
Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.

Selon les résultats provisoires annoncés ce 4 janvier par l’Autorité nationale des élections, Faustin-Archange Touadéra a été réélu pour un second mandat, avec 53,92 % des suffrages. Anicet-Georges Dologuélé arrive en deuxième position.

Dans un contexte particulièrement tendu et sous la pression des groupes armés qui continuent de menacer Bangui, l’Autorité nationale des élections (ANE) a rendu publics ce 4 janvier les résultats provisoires de l’élection présidentielle dont le premier tour s’est tenu le 27 décembre dernier.

Un second mandat pour Touadéra

Selon ces chiffres, Faustin-Archange Touadéra est parvenu à remporter un second mandat, en totalisant 53,92 % des voix.

Derrière lui, Anicet-Georges Dologuélé, de l’Union pour le renouveau en Centrafrique (Urca), est le mieux placé des opposants avec 21 % des suffrages. Il devance lui-même un autre poids lourd de l’opposition, Martin Ziguélé, du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, 7,46%).

Selon les résultats de l’ANE, les deux hommes échouent toutefois à pousser le président sortant au second tour.

Sous la pression de François Bozizé et des groupes armés

La tenue du scrutin du 27 décembre est longtemps restée incertaine, une partie de l’opposition ayant jusqu’au bout réclamé un report. Quelques jours avant le premier tour, les principaux groupes armés du pays s’étaient en outre rassemblés au sein d’une Coalition des patriotes pour le changement (CPC), laquelle s’était ensuite alliée à François Bozizé, devenu l’un des fers de lance de l’opposition depuis son retour en Centrafrique fin 2019.

Un temps candidat, avant que son dossier ne soit rejeté début décembre par la Cour constitutionnelle, l’ancien président avait rebattu les cartes de l’élection. Il avait apporté son soutien à Anicet-Georges Dologuélé, appelant à une candidature unique de l’opposition, avant de prendre le parti de la CPC et de prôner – à l’inverse de Dologuélé – le boycott des opérations de vote.

Les groupes armés avaient quant à eux lancé plusieurs manœuvres militaires en direction de la capitale afin de mettre la pression sur le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra. Celui-ci, soutenu par la Minusca, la Mission de l’ONU, ainsi que par ses alliés russes et rwandais, était parvenu tant bien que mal à les tenir à distance de Bangui – où la peur reste toutefois de mise.

LA PEUR RESTE DE MISE À BANGUI

« Globalement, le vote a eu lieu et les électeurs sont venus. Il y a eu un engouement […] malgré de petits soucis sécuritaires dans quelques endroits », avait indiqué Momokoama Théophile, rapporteur général de l’ANE, après le premier tour.

« Nous avons eu des élections crédibles, engagées et populaires « , a quant à lui assuré le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui. Selon les chiffres de l’ANE, 655 019 électeurs sont allés voter (pour 642 956 suffrages valables) sur les 910 784 Centrafricains inscrits sur les listes électorales.

70 % des Centrafricains n’ont pas pu voter, selon l’opposition

L’opposition, qui a d’ores et déjà demandé l’annulation du scrutin, estimait quant à elle avant même l’annonce des chiffres de l’ANE qu’environ 70 % des Centrafricains n’avaient pas pu prendre part au vote, en raison du contexte sécuritaire.

En outre, plusieurs candidats, dont Mahamat Kamoun, Martin Ziguélé, Karim Meckassoua ou Nicolas Tiangaye, ont dénoncé le 3 janvier des malversations supposées ayant eu lieu le 27 décembre : recours abusif au vote par procuration, bourrage d’urnes, non-présentation de procès-verbaux aux représentants de l’opposition… Ils ont réclamé à l’ANE des clarifications sur les opérations de vote.

Vers un nouveau dialogue national ?

« Touadéra mérite plus que jamais son surnom de « président de Bangui », a déploré un opposant contacté par Jeune Afrique. Le pays reste aux mains des groupes armés et les élus n’ont aucune légitimité dans la mesure où près des trois quarts des Centrafricains n’ont pas pu voter. » « Les élections groupées n’ont pas été justes et inclusives et ne sont nullement l’expression de la volonté du peuple centrafricain », a résumé la coalition de l’opposition (COD-2020).

Selon nos informations, peu avant l’annonce des résultats, plusieurs groupes armés déclaraient encore souhaiter « aller jusqu’au bout » et « prendre Bangui ». Leurs combattants, qui ont notamment tenté ces derniers jours un coup de force sur Bangassou, font aujourd’hui face à quelque 11 500 Casques bleus de la Minusca, appuyés par plusieurs centaines de soldats rwandais et de mercenaires russes présents sur le terrain.

La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a invité ces dernières semaines le président Touadéra à organiser un nouveau dialogue national inclusif, sitôt les opérations électorales achevées, espérant empêcher une nouvelle escalade de la violence avec les groupes armés. Présidée par le chef de l’État congolais Denis Sassou N’Guesso, l’organisation régionale s’est déclarée disposée à superviser une concertation nationale.

Avec Jeune Afrique par Mathieu

Malawi: le président sortant Mutharika fait appel de l’annulation de sa réélection

février 4, 2020

 

Le président sortant du Malawi Peter Mutharika va faire appel de l’annulation lundi de sa victoire à l’élection présidentielle de 2019 par la Cour constitutionnelle, qui l’a jugée frauduleuse, a annoncé mercredi son porte-parole.

«Je peux confirmer que le professeur (…) Mutharika va faire appel du jugement de la Cour constitutionnelle annulant l’élection générale du 21 mai» 2019, a indiqué son porte-parole Mgeme Kalilani dans un SMS à l’AFP.

Par Le Figaro avec AFP

Le président de Ryanair touché à son tour par les turbulences

septembre 20, 2018

David Bonderman n’a été réélu à la tête du conseil d’administration de Ryanair / © AFP/Archives / Emmanuel DUNAND

Les actionnaires de Ryanair ont infligé jeudi un camouflet à son président, réélu avec difficulté lors d’une assemblée générale tendue par un climat de grèves inédit au sein de la compagnie aérienne.

David Bonderman n’a été réélu à la tête du conseil d’administration de la compagnie irlandaise à bas coût qu’avec 70,5% des suffrages, lors d’une assemblée générale annuelle organisée dans un hôtel à Gormanston près de Dublin, a constaté un journaliste de l’AFP.

Cela signifie que des actionnaires possédant un total de presque 30% des titres n’ont pas voté pour sa reconduction – un taux remarquablement élevé.

L’an passé, M. Bonderman, un milliardaire américain présidant Ryanair depuis 22 ans, avait recueilli 89,1% des suffrages.

Le directeur général de la compagnie, Michael O’Leary, a en revanche été réélu très confortablement, avec 98,5% des suffrages.

Le président du conseil d’administration remplit un rôle de représentation et de contrôle, alors que la direction exécutive est assurée par le directeur général, en l’espèce le tonitruant M. O’Leary connu pour son ton volontiers provocateur, ses expérimentations surprenantes et ses changements de stratégie.

Lors d’un point presse après la réunion, M. O’Leary a accouru au secours de son président, présentant son apport comme « inestimable, notamment dans nos rapports avec Boeing », l’avionneur fournisseur exclusif de la compagnie.

Il a toutefois ajouté ne pas « sous-estimer » l’ampleur de la défiance à l’égard de M. Bonderman qu’il voudrait voir rester quand même au moins deux ans de plus.

L’importante minorité qui s’est prononcée contre M. Bonderman témoigne d’un malaise au moment où la première compagnie européenne fait face à une grogne inédite de son personnel depuis un an, marquée par plusieurs grèves.

– Fébrilité ? –

L’association LAPFF, qui représente des fonds de pension présents au capital de Ryanair, s’est félicitée de la défiance affichée à l’égard de M. Bonderman contre lequel elle avait appelé à voter.

« Ryanair n’a pas pris à bras le corps les inquiétudes autour de la relation troublée de l’entreprise et de ses employés et de son impact potentiel sur l’activité », a jugé le président du LAPFF, Ian Greenwood.

Une grève des personnels de cabine de Ryanair est appelée pour le 28 septembre par des syndicats en Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas et Portugal. Les syndicats réclament de meilleures conditions de travail et l’emploi de chaque salarié via un contrat relevant de son pays de résidence.

Un représentant syndical a pointé le fait que le choix du lieu de l’assemblée générale, un hôtel en bordure d’autoroute à 35 km de Dublin, montrait que « Raynair prend peur ».

« Cela ne donne pas l’image d’une entreprise sereine dotée d’un modèle social sain », a expliqué à l’AFP Stephen Cotton, secrétaire général de la Fédération internationale des travailleurs des transports.

Au mois d’août, la compagnie a connu un vaste mouvement coordonné de son personnel dans cinq pays européens: 400 vols annulés en pleine période de vacances et plus de 55.000 passagers touchés.

Le groupe fait face à une contestation sociale endémique depuis un an. Après avoir refusé de reconnaître et de discuter avec les syndicats lors de ses trois premières décennies d’existence, Ryanair a entamé une virage à 180 degrés en décembre dernier en acceptant de reconnaître les syndicats.

Le lancement de ce processus n’a pas mis fin à la grogne du personnel mais la compagnie a conclu quelques accords sociaux, par exemple au Royaume-Uni, en Irlande et en Italie, acceptant des augmentations de salaires et des améliorations des conditions de travail. Ces concessions font toutefois craindre aux actionnaires que la compagnie ne puisse plus dégager des profits aussi élevés. En un an, l’action Ryanair a perdu 17% à la Bourse de Dublin.

Romandie.com avec(©AFP / (20 septembre 2018 14h04)

Égypte: Sissi réélu président avec 97,08% des voix

avril 2, 2018

Le Caire – Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a été réélu pour un second mandat avec 97,08% des voix validées, soit près de 22 millions de voix, a annoncé lundi l’Autorité nationale des élections.

Le taux de participation, unique enjeu de ce scrutin sans compétition véritable, a été de 41,5%, a par ailleurs précisé Lachine Ibrahim, président de l’Autorité dans une conférence de presse.

Ce dernier a annoncé la « victoire » de M. Sissi sous les applaudissement de la salle.

Près de 25 millions d’Egyptiens on exprimé leur vote. Mais au total, plus de 92% des bulletins ont été validés, le reste ayant été rejeté comme non-conforme.

Les estimations annoncées depuis jeudi par la presse d’Etat, au lendemain d’un scrutin de trois jours, donnaient déjà M. Sissi victorieux à plus de 90%.

Qualifiée de « mascarade » par certaines figures de l’opposition, l’élection présidentielle n’a pas réservé de surprise.

Archi-favori, M. Sissi avait pour seul adversaire Moussa Mostafa Moussa, un homme politique méconnu du grand public et partisan affiché du chef de l’Etat. Celui-ci a obtenu 2,92% des voix.

Parmi les prétendants à la course présidentielle, certains ont été emprisonnés – pour violation de la loi selon les autorités, d’autres ont renoncé en dénonçant des pressions.

Elu avec 96,9% des voix en 2014, M. Sissi est arrivé au pouvoir un an après la destitution par l’armée, dont il était alors le chef, du président islamiste Mohamed Morsi, à la suite de manifestations massives contre ce dernier.

Romandie.com avec(©AFP / 02 avril 2018 13h57)                                            

Seychelles: le président James Michel réélu pour la troisième fois

décembre 19, 2015

Victoria (Seychelles) – Le président des Seychelles James Michel a été réélu pour la troisième fois, en devançant de très peu son adversaire Wavel Ramkalawan lors d’un second tour inédit pour un scrutin présidentiel dans l’archipel, a annoncé samedi la Commission électorale.

M. Michel, 71 ans, candidat de Lepep (Le peuple, en créole), le parti au pouvoir depuis le retour du multipartisme en 1993, a recueilli 31.512 voix (50,15%), contre 31.319 (49,85%) à M. Ramkalawan, chef du Parti national des Seychelles (SNP), qui a immédiatement demandé un recompte des voix.

La différence en nombre de voix est de 193. Jamais une élection présidentielle aux Seychelles ne s’était décidée sur une marge aussi infime. C’était la première fois depuis 1993 que Lepep était poussé à un second tour.

Jusque-là, le parti de M. Michel – issu de l’ancien parti unique – avait toujours remporté la présidentielle dès le premier tour, avec au moins 54% des voix.

Aujourd’hui, le peuple a parlé. Il a fait son choix. Il a dit qu’il souhaitait que je continue sur la voie que j’ai ouverte (…), que je continue à mener les Seychelles vers la stabilité, la paix et la prospérité, a déclaré M. Michel, qui est en poste depuis 2004, après l’annonce de sa réélection.

En ce moment, il est plus que jamais nécessaire que nous continuions à créer plus d’unité dans notre pays, a-t-il ajouté. Nous avons plus que jamais besoin de travailler ensemble en tant que Seychellois (…) Le président élu est le président de tous les Seychellois et nous devons tous travailler ensemble pour nos Seychelles.

Réélu pour un troisième mandat de cinq ans, le dernier que lui autorise la Constitution, M. Michel a demandé à tous les Seychellois de respecter le choix des urnes. Il avait déjà appelé au calme, quel que soit le résultat de l’élection, après avoir voté.

Candidat pour la cinquième fois, M. Ramkalawan a également demandé à ses supporteurs de rester calmes. Mais il a annoncé avoir écrit au président de la Commission électorale pour qu’il y ait un recompte de tous les bulletins de vote.

Ce pasteur anglican, qui avait rallié derrière lui toute l’opposition pour le second tour, a expliqué qu’il allait s’entretenir samedi avec tous ses partenaires pour décider de la conduite à adopter.

Comme au premier tour (87,4%), les Seychellois se sont largement mobilisés pour ce second tour, avec un taux de participation de 86,8%.

M. Michel avait raté de peu l’élection au premier tour en recueillant 47,76% des voix. M. Ramkalawan n’avait obtenu que 35,33%, mais il a assez largement pioché dans les réserves de voix du troisième homme, Patrick Pillay, pour presque refaire son retard.

Pillay, ancien ministre des Affaires étrangères et de la Santé du président Michel, avait récemment claqué la porte de Lepep avec d’autres cadres pour fonder Lalyans Seselwa (L’alliance seychelloise).

M. Michel était devenu chef de l’Etat en 2004 en succédant selon la Constitution à France-Albert René, dont il était le vice-président, ce dernier ayant démissionné avant l’expiration de son mandat. Il a ensuite été élu en 2006 et réélu en 2011, au premier tour à chaque fois.

Romandie.com avec(©AFP / 19 décembre 2015 11h11)

Paul Biya assuré de sa réélection à la tête du Cameroun

octobre 9, 2011

YAOUNDE (Reuters) – Les électeurs camerounais ont voté dimanche lors d’une élection présidentielle à un tour qui devrait donner un nouveau mandat à Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 et qui affrontait 22 concurrents.

Il n’existe pas pour le moment de chiffre officiel de participation mais les Camerounais, pour beaucoup indifférents en raison du manque d’enjeu de la consultation, ne se sont apparemment pas empressés devant les bureaux de vote à Yaoundé, la capitale.

L’issue du scrutin ne devrait pas être connue avant plusieurs jours, la commission électorale n’étant pas autorisée à diffuser de résultats partiels.

D’après des observateurs électoraux, les opérations de vote se sont déroulés sans incident majeur. Il y a eu ponctuellement des retards et des irrégularités dans les files d’attente notamment.

Après la fermeture des bureaux, un journaliste de Reuters a constaté que dans 19 d’entre eux situés dans la capitale, les opérations de dépouillement se faisaient sans la présence obligatoire de représentants des candidats.

« Je suis venue remplir mon devoir de citoyenne et j’espère que tous les Camerounais feront de même, afin que la paix continue de régner dans ce pays », a dit Marguerite Mbarga, une femme d’affaires d’une cinquantaine d’années, après avoir glissé son bulletin dans l’urne.

Le président sortant, 78 ans, fait face à une opposition divisée. Il a promis de consacrer le nouveau mandat qui se profile à peaufiner son héritage politique par de grands projets d’infrastructure et à désigner un successeur, déclarent des analystes.

En votant à Yaoundé, Paul Biya a demandé à ses compatriotes de faire preuve de patience et d’indulgence envers la commission électorale (Elecam). « Il n’y a aucune intention de frauder », a-t-il assuré.

En près de trente ans de pouvoir, Paul Biya a maintenu le Cameroun sur une voie relativement stable dans une région agitée, parfois aux dépens de la démocratie, selon ses adversaires.

Les derniers troubles majeurs ont eu lieu en 2008 lorsque le gouvernement camerounais a procédé à une réforme constitutionnelle visant à supprimer la limitation des mandats présidentiels et permettre ainsi à Biya de se représenter. La même année, des « émeutes de la faim » avaient éclaté en raison de la hausse des prix des aliments.

UNE POLITIQUE DE GRANDS TRAVAUX

Le scrutin présidentiel de dimanche intervient quelques semaines après une alternance politique sans accrocs en Zambie, qui a montré que l’Afrique pouvait connaître des changements pacifiques par les urnes.

Mais Paul Biya semble devoir rester au nombre des dirigeants africains en place durant des décennies, même s’il voit décroître leur nombre.

« Il paraît probable qu’il remportera l’élection avant de gérer un transfert du pouvoir à mi-mandat – sous réserve que son état de santé ne nécessite pas une passation plus rapide et potentiellement explosive », déclaré Roddy Barclay, analyste au cabinet de consultants Control Risks, basé à Londres.

La campagne pour l’élection, que les rivaux de Biya estiment orientée contre eux depuis le début, a mis en évidence les divisions de l’opposition et des tensions illustrées la semaine dernière par un homme armé qui a bloqué un pont de Douala, la capitale économique, dans le cadre apparent d’une manifestation anti-Biya.

Outre sa production pétrolière, le Cameroun est le principal débouché portuaire et le grenier à céréales de la région. Il est le fournisseur du Tchad, de la République centrafricaine, de la République du Congo et du Gabon. Il abrite aussi le terminal de l’oléoduc Tchad-Cameroun et héberge plusieurs milliers de réfugiés ayant fui des conflits régionaux.

« Dans un monde de plus en plus incertain, nous avons veillé à garder le cap là où beaucoup de pays, y compris certains des plus avancés, peinent à mener leur barque », déclarait le président en septembre lors d’un congrès de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).

Des médias et des opposants l’ont accusé de faire preuve d’un certain laxisme qui favoriserait la corruption et le népotisme. Le FMI a estimé que la prévision de croissance de 3,8% du Cameroun pour cette année était au-dessous de son potentiel.

Dans l’espoir de hisser son pays au niveau du Mexique ou de la Malaisie, Paul Biya s’est engagé dans une politique de grands travaux -routes, centrales électriques, ports en eau profonde.

Le président sortant avait pour adversaires 22 candidats d’opposition, parmi lesquels figurent son éternel challenger John Fru Ndi, du Front social-démocrate (SDF, bien implanté dans le nord-ouest anglophone du pays), et Adamou Ndam Njoya, président de l’Union démocratique du Cameroun (UDC).

Reuters par Tansa Musa

Sarkozy : «Si jamais j’étais candidat…»

septembre 8, 2011

Devant les députés UMP, le chef de l’État a esquissé, entre les lignes, sa stratégie pour 2012.

«Si jamais j’étais candidat…» Devant les députés UMP qu’il recevait mercredi à l’Élysée, Nicolas Sarkozy a évoqué la présidentielle en faisant à peine mystère de ses intentions. «Une élection, c’est toujours difficile, a-t-il lancé. C’est toujours le miracle d’une rencontre entre la réflexion et le désir. Une réélection, c’est extrêmement difficile aussi. Ça n’obéit pas au même calendrier, au même désir, à la même stratégie.» Afin de calmer l’impatience de ceux qui voudraient le voir accélérer le tempo d’une déclaration de candidature, le président a appelé au «sang-froid, à l’unité, à la réflexion». «Chaque chose en son temps, a-t-il ajouté. On consolide et ça se décante. (…) Si jamais j’étais candidat, je ne le serais qu’après avoir fait mon devoir de protection des Français.» Et d’ajouter: «Dans ma tête, c’est précis, calme et réfléchi.»

Plusieurs chantiers pour l’après-2012

Tout en jurant paradoxalement qu’il n’avait «pas une minute pour penser à la campagne», Sarkozy s’est surtout décrit comme un président au travail, concentré sur les grands enjeux. «Claude Guéant mène une politique sur le terrain qui me protège et ne m’oblige pas à intervenir», a-t-il confié, dévoilant sa stratégie de représentialisation. En réponse à un élu qui se plaignait de la presse, il s’est voulu magnanime: «Pester contre la presse est un exercice classique qui ne sert à rien. Les Français ont tellement vu de communication politique que tout ce qui sera perçu comme une communication de ma part sera mal vécu.» Selon une source élyséenne, le président ne se rendrait pas tout de suite en Libye, afin d’éviter de se voir reprocher d’instrumentaliser la victoire des insurgés. «Depuis Lawrence d’Arabie, jamais un pays occidental n’avait tendu la main à la rue arabe», s’est-il néanmoins félicité sans rire.

Le président a commencé la séance par un long propos liminaire, exposant sa vision de la crise. Il a appelé une nouvelle fois à la refondation du capitalisme et à la refonte de la «politique du libre-échange». Il s’est surtout félicité de la résistance de la France, alors que les États-Unis «ont mis un genou à terre». «La France, malgré les 35 heures, Lionel Jospin, la retraite à 60 ans, un appareil syndical ouvert, une fascination pour le marxisme, est le pays qui a résisté le mieux à la tempête», a-t-il taclé. Le chef de l’État a également défendu le plan d’économies de François Fillon, tout en récusant le mot «rigueur». Alors que certains l’appellent à taxer davantage les plus riches, il a indiqué que si le plan est respecté «à l’euro près», il n’est «pas question d’aller plus loin»: «Si on ne fait rien, c’est la catastrophe, si on fait plus, c’est la récession», a-t-il résumé, en demandant à sa majorité de «protéger les classes moyennes et les cadres». «N’allez pas trop loin dans ce qui frappera dans le cœur de notre électorat», a-t-il prévenu.

Alors que la perspective d’un congrès destiné à entériner la règle d’or paraît s’éloigner, Sarkozy a vanté le dispositif, tout en continuant d’entretenir le flou sur ses intentions. «Pourquoi voudriez-vous que j’annonce (ce que je ferai) avant que François Fillon mène l’effort de pédagogie? Laissons-le faire ses consultations et voyons ensuite où on en sera du rapport de force politique. Ce sont des choses qui se digèrent à la vitesse de la démocratie.» Le président a évoqué aussi plusieurs chantiers pour l’après-2012: le financement du modèle social ou la TVA sociale…

Le chef de l’État est revenu enfin sur la rentrée politique de l’UMP, à Marseille, qu’il a qualifiée de «très bon moment, à quelques exceptions près». Il a félicité Bruno Le Maire, dont la présentation du projet a été critiquée. «J’aime les gens qui ont des idées. Je n’aime pas le vide sidéral, a lancé le président. Le moment venu, celui qui sera candidat proposera quelques projets adaptés et signifiants.» À la peine dans les sondages, le chef de l’État a conclu sur un satisfecit: «Je ne sais pas si vous mesurez ce qui a été accompli.» Conclusion aux accents évangéliques: «Je suis un semeur qui laboure et qui sème. On verra à l’arrivée.»

Lefigaro.fr par Charles Jaigu, Solenn de Royer