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Liban : une réfugiée syrienne tuée par une balle perdue

janvier 1, 2021

Une balle perdue a en outre creusé un trou dans un avion de la compagnie nationale Middle East Airlines, garé sur le tarmac de l’aéroport international de Beyrouth.

Une réfugiée syrienne au Liban a été tuée par une balle perdue lors de tirs en l’air pour célébrer le Nouvel An, a indiqué vendredi 1er janvier l’agence nationale d’information (ANI), un phénomène récurrent dans ce pays que les autorités peinent à endiguer.

Les décès causés par des balles perdues sont fréquents au Liban, où les civils tirent régulièrement en l’air en guise par exemple de célébrations ou d’acclamation d’un chef politique.

Selon ANI, la Syrienne est décédée «après avoir été touchée à la tête par une balle perdue dans un camp de réfugiés à Taybeh» dans la ville de Baalbek (est) où des habitants ont tiré en l’air pour célébrer la nouvelle année.

Une balle perdue a en outre creusé un trou dans un avion de la compagnie nationale Middle East Airlines (MEA), garé sur le tarmac de l’aéroport international de Beyrouth, après des tirs similaires à proximité, selon une source à la MEA. L’appareil, un Airbus A321neo qui fait partie d’une flotte de sept nouveaux avions livrés en 2020, nécessite désormais des réparations, a-t-elle dit à l’AFP.

Mise en garde

Appréhendant ces tirs, les Forces de sécurité intérieure (FSI) avaient dès jeudi spécifiquement mis en garde contre les célébrations par des tirs en l’air en avertissant que des balles perdues pourraient tomber à l’aéroport, «ce qui menacerait la sécurité de l’aviation (civile) et la vie des voyageurs».

Cela n’a pas empêché des tirs nourris dans plusieurs régions du pays pour accueillir le Nouvel An, comme en témoignent des photos et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

Par Le Figaro avec AFP

Une réfugiée somalienne s’immole par le feu en Australie

mai 3, 2016

Le 14 février, des militants de Greenpeace ont organisé une action de soutien aux réfugiés en face de l'opéra de Sydney.

Le 14 février, des militants de Greenpeace ont organisé une action de soutien aux réfugiés en face de l’opéra de Sydney. Crédits : PETER PARKS/AFP
Une réfugiée somalienne était dans un état grave, mardi 3 mai, après avoir tenté de s’immoler par le feu lundi à Nauru, îlot du Pacifique où l’Australie relègue les demandeurs d’asile. Cette tentative désespérée survient quelques jours après la mort d’un Iranien qui a succombé aux conséquences d’un acte similaire, selon la presse australienne. La jeune femme, âgée de 21 ans, a été hospitalisée en Australie, comme l’avait été avant elle l’Iranien.

L’Australie essuie régulièrement les foudres d’organisations de défense des droits humains pour sa politique très dure envers les demandeurs d’asile. Sa marine repousse systématiquement les bateaux de clandestins. Ceux qui parviennent à gagner la côte sont placés dans des camps de rétention au large, comme sur Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Nauru ou sur l’île Christmas, dans l’océan Indien, le temps que leur demande d’asile soit instruite.

Actes désespérés

Le ministre de l’immigration australien, Peter Dutton, déplorant l’incident de lundi, a tenu à préciser que rien ne ferait changer l’Australie de politique. « Aucune action (…) ne conduira le gouvernement à dévier de sa course. Nous n’allons pas permettre que des gens se noient à nouveau en mer », a-t-il déclaré à la presse à Canberra. Entre 2008 et 2013, au moins 1 200 personnes étaient mortes noyées en tentant de gagner le continent. Depuis que le gouvernement a adopté cette politique de contournement et d’internement « délocalisé », les bateaux de migrants n’arrivent donc plus directement sur les côtes australiennes.

Manifestation, le 30 avril, à Sydney après le décès d'un migrant iranien qui s'est immolé par le feu sur l'île de Manus. L'Australie maintient dans des centres de rétention sur des îlots de l'Océan les migrants en attente du traitement de leur demande d'asile.
Manifestation, le 30 avril, à Sydney après le décès d’un migrant iranien qui s’est immolé par le feu sur l’île de Manus. L’Australie maintient dans des centres de rétention sur des îlots de l’Océan les migrants en attente du traitement de leur demande d’asile. Crédits : SAEED KHAN/AFP

M. Dutton a accusé les défenseurs des droits des migrants de les encourager « à des comportements dont ils croient qu’ils feront pression sur le gouvernement pour les transférer en Australie. Ces comportements se sont intensifiés ces derniers temps, et comme on le voit, on a des actions extrêmes avec des conséquences tragiques ».

La Cour suprême de Papouasie-Nouvelle-Guinée a jugé illégale la semaine dernière le placement de demandeurs d’asile sur Manus, et le gouvernement papouan a annoncé la fermeture du camp, où vivent environ 850 détenus.

Un demandeur d’asile porte atteinte à son intégrité corporelle tous les deux jours dans les centres au large de l’Australie, selon un rapport de Fairfax Media publié en janvier et qui évoque des cas d’automutilation, de tentatives de pendaison, d’empoisonnement ou d’étouffement des détenus désespérés par leur situation.

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