Posts Tagged ‘Refus’

Coronavirus en RDC : quand Félix Tshisekedi met du plomb dans l’aile de la campagne vaccinale

juillet 6, 2021
Kash

Les propos du président congolais, qui a assumé lors d’un entretien son refus de recourir pour lui-même au vaccin AstraZeneca, a provoqué la polémique, alors que le pays peine à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé.

« J’ai bien fait de ne pas me faire vacciner à l’AstraZeneca. D’ailleurs je n’étais pas convaincu ». Cette petite phrase de Félix Tshisekedi, glissée au détour d’un entretien accordé le 1er juillet à la radio Top Congo FM et à la RTNC, la télévision nationale, n’a pas manqué de provoquer de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Dans le viseur du chef de l’État, les doutes quant à l’efficacité du vaccin AstraZeneca, qui ont conduit plusieurs pays, notamment en Europe, à suspendre son utilisation. « A partir du moment où ces pays ont pris les mesures de précaution vis-à-vis d’AstraZeneca, eux qui en connaissent les propriétés et qui l’ont fabriqué, nous aussi a fortiori, nous étions dans l’obligation de suspendre cela », a argué le président congolais.

Devant le tollé provoqué par ces propos, certains reprochant au président congolais d’entretenir la défiance d’une partie de l’opinion publique vis-à-vis des vaccins, la présidence a partiellement rétropédalé dans les jours qui ont suivi, insistant sur le fait que Félix Tshisekedi avait aussi, au cours de la même interview, promis de très bientôt se faire vacciner à son tour, mais avec un autre vaccin.

Le jour même de cette fameuse déclaration présidentielle, le ministre de la Santé, Jean-Jacques Mbungani, tenait un discours aux antipodes. Lors d’une visite dans une clinique de Kinshasa, où il s’est prêté au jeu de l’injection d’une dose d’AstraZeneca, il a rappelé l’objectif que les autorités se sont fixé : « Atteindre 25% de la population congolaise vaccinée pour atteindre l’immunité collective ». Pas sûr, cependant, que sa voix porte autant que celle du président.

Par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Sénégal : Ousmane Sonko interdit de se rendre à Lomé pour débattre de l’avenir du franc CFA

mai 22, 2021
Ousmane Sonko, lors d’une conférence de presse à Dakar, le 8 mars 2021.

Invité par l’économiste Kako Nubukpo à participer aux « États généraux de l’Eco », qui se tiendront les 26, 27 et 28 mai dans la capitale togolaise, l’opposant sénégalais Ousmane Sonko ne pourra finalement pas se rendre à Lomé. La justice lui a refusé l’autorisation de sortie du territoire qu’il sollicitait.

« Au final, Lomé ne verra donc pas l’enfant prodige si attendu, pour le moment du moins. Pas de début de débat sur l’Eco pour Sonko. » Dans le communiqué annonçant la décision de la justice sénégalaise, Me Khoureyssi Ba, son avocat, juge que « rien ne justifie » le refus prononcé vendredi 21 mai par le juge Abdoulaye Assane Thioune.

L’opposant sénégalais, sous contrôle judiciaire depuis sa remise en liberté le 8 mars dernier, avait en effet été invité à participer aux « états généraux de l’Eco » à Lomé. Le leader du Pastef avait fait de la critique du franc CFA l’un de ses principaux axes de campagne lors de la présidentielle de 2019, à l’issue de laquelle il était arrivé en troisième position.

Des « États généraux de l’Eco » sans Sonko

L’évènement, organisé à l’initiative de l’économiste togolais Kako Nubukpo, commissaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) chargé du département Agriculture, ressources en eau et environnement, doit réunir de nombreux économistes de renom.

Outre la Cap-Verdienne Cristina Duarte, conseillère spéciale pour l’Afrique du secrétaire général des Nations unies, le Bissau-Guinéen Carlos Lopesle Béninois Lionel Zinsou, ou encore le chef des économistes pays de la Banque africaine de développement (BAD), Emmanuel Pinto Moreira, Ousmane Sonko devait y retrouver également le Franco-Béninois Wilfrid Lauriano Do Rego, président du Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA, d’Emmanuel Macron), ou encore l’historien camerounais Achille Mbembe.

Les raisons du refus

Ousmane Sonko, toujours poursuivis dans le cadre de l’enquête ouverte suite à une plainte pour viol le visant, avait déposé une demande de sortie de territoire le 17 mai dernier. Le procureur de la République avait, jeudi 20 mai, fait savoir son opposition à ce que la demande soit acceptée. La balle était alors dans le camps du juge d’instruction Abdoulaye Assane Thione, qui a donc tranché en suivant l’avis du procureur.

Selon une communiqué de la défense d’Ousmane Sonko, le juge a motivé son refus par « l’absence de mainlevée du contrôle judiciaire » et par le fait qu’« Ousmane Sonko n’a pas encore été entendu au fond pour s’expliquer sur les accusations formellement portées à son encontre par la partie civile ».

« L’audition au fond de M. Sonko n’a aucun rapport avec la mesure de contrôle judiciaire », a regretté Me Bamba Cissé, un autre avocat de Sonko, cité par l’Agence France-Presse.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Millecamps

RDC : le Sénat refuse de lever l’immunité parlementaire de Matata Ponyo

mai 15, 2021
Augustin Matata Ponyo, l’ancien Premier ministre congolais (ici à Kinshasa, en 2014).

Le Sénat a voté vendredi contre la demande de levée d’immunité de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, mis en cause dans une gigantesque affaire de détournements de fonds publics.

Les sénateurs n’ont pas voté la levée de l’immunité du sénateur Augustin Matata Ponyo, estimant que la Cour constitutionnelle, qui avait introduit cette demande, n’était pas compétente pour juger un parlementaire, a déclaré un sénateur ayant pris part à la plénière tenue à huis clos pour cette affaire.

En RDC, la Cour constitutionnelle est le juge pénal du président de la République et du Premier ministre en fonction, en plus de sa mission de juger de la conformité des lois avec la Constitution et de trancher en dernier ressort les contentieux électoraux. Les sénateurs relèvent, en cas de procédure pénale, de la Cour de cassation.

Détournement

La demande de lever son immunité avait été introduite afin que l’ancien Premier ministre de Joseph Kabila puisse être entendu dans le cadre de la gestion des fonds dévolus au projet du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, qui alimente depuis plusieurs années une intense polémique. Le dossier est revenu sur le devant de la scène à la faveur du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) publié le 18 novembre 2020.

Dans ce rapport, l’IGF avait conclu que 205 millions de dollars sur 285 millions, décaissés par le Trésor public pour ce projet pilote à 250 km au sud-est de la capitale, avaient été détournés. L’ancien Premier ministre était nommément mis en cause et qualifié d’« auteur intellectuel » du détournement.

Matata Ponyo dénonce de son côté un rapport « truffé de mensonges » qui ne repose sur aucun fondement juridique. Son avocat, Me Safari Mulume, a annoncé vendredi avoir porté plainte contre le chef de l’IGF Jules Alingete et trois autres inspecteurs des finances pour dénonciations « calomnieuses ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Sénégal : la justice refuse de libérer Hissène Habré, selon ses avocats

avril 18, 2021
Hissène Habré lors de son procès à Dakar, le 30 mai 2016.

La justice sénégalaise a refusé une demande de libération de l’ex-président tchadien Hissène Habré, condamné à perpétuité par une juridiction africaine à Dakar pour crimes contre l’humanité, a-t-on appris dimanche auprès de ses avocats.

Hissène Habré, 79 ans, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, a été condamné le 30 mai 2016 à la prison à vie à l’issue d’un procès sans précédent à Dakar, après avoir été déclaré coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement.

Une commission d’enquête tchadienne a chiffré à 40 000 morts le nombre des victimes de la répression sous le régime Habré.

Renversé en 1990, l’ex-président tchadien avait trouvé refuge au Sénégal, où, sous la pression internationale, les conditions de son procès avaient été créées. Il y avait été arrêté en 2013 et inculpé par un tribunal spécial instauré en coopération avec l’Union africaine. Depuis sa condamnation, il purge sa peine dans un établissement pénitentiaire de Dakar.

Refus

Ses avocats ont le 29 mars déposé une « demande de permission » visant sa libération, une requête adressée au juge de l’application des peines au Tribunal de grande instance hors classe de Dakar.

« Un refus a été opposé à cette demande », ont indiqué dimanche dans un communiqué  ses avocats Ibrahima Diawara et François Serres.

« Le juge a tenu à mettre en avant l’avis défavorable de la commission pénitentiaire consultative présidée par lui-même et composée du directeur de l’administration pénitentiaire, du directeur de la prison » où est détenu Hissène Habré et d’autres membres dans le personnel pénitentiaire et la santé, ont-ils ajouté dans ce communiqué.

« Le raisonnement tenu pour refuser la permission est que la question de la santé est du ressort de la direction de l’administration pénitentiaire », alors que « c’est bien en tenant compte des risques pour la santé que la première permission a été accordée par le même juge », ont expliqué les deux avocats, qui ont dénoncé une « règle de droit (…) à géométrie variable ».

« Nous vivons des moments difficiles où un système étouffe un homme, ses droits les plus élémentaires, à savoir le droit à la santé », ont poursuivi les avocats.

L’ancien dirigeant tchadien avait bénéficié le 7 avril 2020 d’une sortie de prison de 60 jours accordée par la justice sénégalaise.

Le juge de l’application des peines avait motivé sa décision par le fait que Hissène Habré était « particulièrement vulnérable au coronavirus » et la nécessité de faire de la place dans sa prison, choisie pour mettre en quarantaine les prisonniers en début de détention. Hissène Habré avait regagné sa cellule au terme des 60 jours, début juin 2020.

« Ce n’est que justice »

Le Sénégal a officiellement enregistré 39 782 cas de Covid-19, dont 1 091 décès.

« Ce n’est que justice », a déclaré Kaltouma Deffalah, une victime du régime de Hissène Habré, citée dans un communiqué de Human Rights Watch.

« L’homme qui m’a réduite en esclavage doit purger sa peine conformément à la loi. Nous attendons toujours que Hissène Habré arrête de cacher son argent et nous verse les indemnités ordonnées par le tribunal », a-t-elle ajouté.

Le tribunal qui a condamné Hissène Habré a également accordé 82 milliards de francs CFA (environ 125 millions d’euros) d’indemnités à plus de 7 300 victimes qui réclament toujours d’être indemnisées.

Par Jeune Afrique avec AFP

Canada-Québec: 17 refus du vaccin d’AstraZeneca en Mauricie et au Centre-du-Québec

mars 16, 2021

Alors que plusieurs pays européens ont suspendu la distribution du vaccin d’AstraZeneca après des cas de formation de caillots sanguins chez des personnes vaccinées, 17 Mauriciens et Centricois ont refusé de le recevoir.

Le vaccin d'AstraZeneca n'est pas le plus populaire. Mais pour l'instant, les Canadiens ne peuvent pas encore choisir le vaccin qui leur sera administré.

© Jens Schlueter/Getty Images Le vaccin d’AstraZeneca n’est pas le plus populaire. Mais pour l’instant, les Canadiens ne peuvent pas encore choisir le vaccin qui leur sera administré.

C’est ce qu’a dévoilé le président-directeur général du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (MCQ), Gilles Hudon, au micro de Marie-Claude Julien à l’émission Toujours le matin. Il précise toutefois que ce nombre correspond à moins de 5 % des personnes vaccinées, une proportion moins élevée que ce qui a été observé ailleurs au Québec.

Gilles Hudon rappelle que nos deux paliers de gouvernement ont réitéré leur confiance envers le vaccin d’AstraZeneca. Il indique d’ailleurs que ceux qui le refusent sont priés de reprendre rendez-vous, puisqu’ils ne peuvent demander un vaccin d’une autre compagnie à moins d’une contre-indication médicale, par exemple.

Lors de l’entrevue, Gilles Hudon a également annoncé que les personnes de 65 ans et plus de la Mauricie et du Centre-du-Québec devraient pouvoir s’inscrire sur la liste de vaccination dès la semaine prochaine.

File d’attente devant la clinique vaccination

Le président-directeur général adjoint du CIUSSS MCQ a tenu à rappeler à la population l’importance de se présenter à la clinique de vaccination seulement cinq minutes avant l’heure d’un rendez-vous.

Une longue file d’attente a notamment été constatée lundi à Trois-Rivières.

Pour remédier à la situation, des infirmières ont été ajoutées au niveau de l’évaluation clinique.

Déplacement de la clinique de vaccination pour le GP3R?

Questionné sur la possibilité de déménager la clinique de vaccination, qui occupe actuellement la bâtisse industrielle utilisée l’été par le Grand Prix de Trois-Rivières, Gilles Hudon a souligné que la vaccination était une priorité nationale et québécoise. En principe, les lieux seront occupés pour vacciner la population jusqu’en octobre 2021.

Toutefois, il a précisé que si les locaux étaient requis, le CIUSSS MCQ pourrait envisager d’autres emplacements, décision qui doit être d’abord entérinée par la direction de la santé publique.

Avec CBC/Radio-Canada 

L’UE déplore le refus «inamical» de Londres de reconnaître son ambassadeur

janvier 25, 2021

«C’est le premier signal adressé par le Royaume-Uni depuis son départ et il augure assez mal de la suite des événements», dit le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

L’Union européenne déplore le refus «inamical» du Royaume-Uni d’accorder le statut diplomatique à sa représentation à Londres et espère résoudre ce différend de «manière satisfaisante», a déclaré lundi 25 janvier le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

Le sujet a été discuté au cours d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE à Bruxelles et «l’unité a prévalu pour considérer que ce geste n’est pas des plus amicaux», a commenté Josep Borrell. «C’est le premier signal adressé par le Royaume-Uni depuis son départ de l’UE et il augure assez mal de la suite des événements», a averti le responsable espagnol. «Nous avons 143 représentations de l’UE a travers le monde et toutes ont le statut diplomatique conformément à la Convention de Vienne qui permet la réciprocité. C’est la norme», a-t-il affirmé. «Le Royaume-Uni serait le seul pays au monde à ne pas accepter de reconnaître à la représentation de l’UE le statut diplomatique auquel elle a droit», a-t-il souligné, ajoutant avoir «bon espoir de résoudre ce différend de manière satisfaisante pour les deux parties».

Le Royaume-Uni a de son côté annoncé jeudi la nomination de Lindsay Croisdale-Appleby comme représentant du pays auprès de l’UE. Des négociations sont en cours pour déterminer si l’ambassadeur de l’UE à Londres Joao Vale de Almeida et son équipe doivent bénéficier d’une immunité diplomatique complète en vertu de la Convention de Vienne, au même titre que les diplomates d’un État souverain, comme le soutient Bruxelles, ou de l’immunité conférée aux organisations internationales, une position privilégiée par Londres.

Le Royaume-Uni est sorti de l’Union européenne le 31 janvier 2020, et à l’issue d’une période de transition de onze mois s’est affranchi de toutes les règles européennes en quittant le 31 décembre le marché unique et l’union douanière.

Par Le Figaro avec AFP

RDC : Martin Fayulu refuse de se rallier à l’« union sacrée » de Tshisekedi

décembre 31, 2020
Martin Fayulu, ex-candidat à la présidentielle en RDC.

Se proclamant toujours « président élu », Martin Fayulu a brisé le silence qu’il était imposé depuis plusieurs semaines pour rejeter l’« union sacrée » souhaitée par Félix Tshisekedi, à laquelle se sont ralliés Katumbi et Bemba.

Droit dans ses bottes. Dans son « adresse à la nation », mercredi 30 décembre, Martin Fayulu a, sans surprise, affiché son opposition ferme et résolue à l’union sacrée grâce à laquelle le président Félix Tshisekedi espère renverser le rapport de force qui prévalait jusque-là avec son prédécesseur Joseph Kabila.

« Une blanchisserie baptisée “union sacrée” »

Deux ans après, arrivé en seconde positon selon les résultats officiels de la présidentielle de décembre 2018, celui qui fut le candidat de Lamuka n’en démords pas. L’élection présidentielle a été un « hold-up électoral sans précédent dans l’histoire du  continent ».

Quant à l’« union sacrée » et l’annonce par Tshisekedi de la rupture de l’alliance entre Cap pour le changement (Cach, sa coalition) et le Front commun pour le Congo (FCC, de Kabila), elle ne serait selon lui qu’un leurre.

« Le régime FCC-CACH distrait l’opinion. On prend les mêmes acteurs, responsables de l’échec, et on les recycle dans une blanchisserie baptisée « union sacrée », a-t-il notamment déclaré. Cette transhumance que cultivent certains politiques congolais sans idéal est un véritable cancer pour notre pays. »

La communauté internationale indexée

Le divorce entre le camp du président congolais et celui de son prédécesseur, et le ralliement déclaré de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba, ses deux anciens alliés au sein de Lamuka, ne serait pour lui qu’une « tentative de faire subtilement oublier le bilan négatif des deux dernières années ». « Un nouveau nom a été trouvé mais le système reste le même, assène Fayulu. L’« union sacrée » n’est rien d’autre que la seconde grossesse du couple FCC-CACH. »

Dans sa diatribe, l’ancien candidat à la présidentielle n’épargne pas non plus certains acteurs de la communauté internationale, au premiers rangs desquels les États-Unis, l’Union européenne et l’Union africaine, qui ont soutenu publiquement l’initiative du président congolais. « Ces représentants de vieilles démocraties et d’États de droit sont désormais ambigus, et même devenus aphones, quand il s’agit de défendre les principes que leurs pays prônent » a-t-il accusé.

Vers la création d’un « cabinet »

Un procès en « illégitimité » auquel l’opposant congolais à ajouter un autre, en inefficacité, cette fois. « En toute franchise, avez-vous, aujourd’hui, l’impression que vos conditions de vie s’améliorent ? Existe-t-il réellement un pacte social conclu entre vous et ceux qui se sont imposés comme dirigeants ? », a-t-il notamment lancé, évoquant par ailleurs les questions d’éducation et de sécurité, en particulier dans l’est de la RDC.

Assurant vouloir « accompagner le peuple dans la reconquête de sa souveraineté »,  il a annoncé la future mise en place d’une « cabinet composé de femmes et d’hommes qui veulent que le Congo de Kimbangu et de Lumumba soit fort, digne et prospère. »

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala

Congo : une famille refuse qu’un franc-maçon dote leur fille

décembre 1, 2020

Au Congo, il y a encore des familles qui sont intègres malgré l’état de décadence actuel. Une famille de Pointe-Noire a refusé de donner en mariage leur fille à un homme connu pour ses pratiques occultes appelé communément Franc-maçon. On lui a demandé de garder ses millions pour lui et sa propre famille.

André O, un homme de 42 ans s’est retrouvé face au refus des parents de sa fiancé dans sa volonté de célébrer la dot. Sa lettre de demande en mariage n’a pas reçu la réponse attendue.

Invité par ses beaux-parents pour s’enquérir de la réponse à sa requête, André O, s’y est rendu avec joie en compagnie de sa sœur cadette. Dans cette cour du quartier Makayabu de Pointe-Noire, aucun cadeau ne lui a été fait.

Les parents de sa fiancée lui ont signifié leur opposition à leur couple et à la dot.Voulant savoir les raisons de cette opposition, on lui a rappelé son appartenance à la franc-maçonnerie et surtout la mort de deux membres de sa famille à laquelle il serait impliqué.

« Nous sommes désolés de vous le signifier, mais notre famille aussi modeste soit-elle est contre les pratiques occultes donnant gratuitement la mort aux innocents » a souligné le père de sa fiancé. Pour eux, la célébration de ce mariage était impossible.

Malgré les supplices de leur fille, les parents n’ont pas fléchi et demandé à cette dernière d’être jalouse de la vie que Dieu lui a donné. André O, venait de perdre aussi la mère de ses enfants dans des circonstances obscures un an plus tôt.

Avec Sacer-Congo par Stany Franck

Une mairie d’Espagne refuse le mariage d’un Congolais de 22 ans avec une espagnole de 54 ans

novembre 18, 2020

La mairie de la ville de Torre-Pacheco, dans la région de Murcia, au sud Est de l’Espagne, s’oppose catégoriquement à l’union civile d’un ressortissant Congolais sans papiers avec une citoyenne espagnole. Pour les autorités municipales, ce mariage n’a rien d’amour sinon bien un arrangement administratif. Lui a 22 ans et elle 54 ans.


Le Congolais AM, est convaincu de vivre un cauchemar et surtout d’être victime du racisme qui a toujours caractérisé la région de Murcia. La mairie de sa ville Torre-Pacheco s’oppose catégoriquement à célébrer son mariage avec sa fiancée, âgée de 54 ans, alors que lui n’en a que 22.

« L’amour n’a pas d’âge, ni de couleur » se défend le Congolais face à la suspicion d’un arrangement pour les papiers. Les deux amoureux ont introduit depuis un an leur demande à la mairie qui l’a rejeté en bloc. L’espagnole de 54ans a été même convoquée par le maire pour être auditionnée.

Une audition qui n’a pas dissipé les doutes et renforcé le refus de la mairie de célébrer cette union. Le Congolais et l’espagnole sont en relation sentimentale depuis deux ans et ont décidé d’officialiser leur union.

Le jeune africain qui est sans papiers a même aménagé chez sa fiancée, une divorcée avec deux enfants. La prolifération des mariages sous fond de régulation administrative en faveur des immigrés met en doute plusieurs mariages mixtes en Espagne.

C’est ce doute qui hante la mairie de Torre-Pacheco, qui estime que la différence d’âge entre leurs deux prétendants présage une fraude amoureuse. Le maire a fait savoir à l’espagnole que le Congolais la quittera une fois obtenu ses papiers.

Les deux fiancés tiennent à se marier et ont fait recours à la justice refusant de célébrer leur union dans une autre ville ou région d’Espagne.

Avec Sacer-infos par pascal Nguie

Congo-Nkayi : les jeunes décident de ne plus assister aux meetings politiques

octobre 22, 2020
Béni

Pour les jeunes de la ville de Nkayi, les hommes politiques dans leur ensemble ne sont que des menteurs sans vergogne et il n’est plus besoin pour eux, d’être manipulés comme des moutons. Les récents événements malheureux dans la ville semblent avoir ouverts les yeux de la jeunesse qui estime servir de tremplin à la réalisation des rêves des menteurs et ingrats.

« Il est temps que tous les jeunes du Congo prennent conscience et arrêtent d’accompagner des voleurs égoïstes qui nous mentent depuis des années. Si ces gens-là n’ont pas pu nous apporter ne fut ce que le minimum en toutes ces années, ils ne le feront plus ! » justifie J Kimbamba, un jeune lycéen de la ville.

Dans cette ville sucrière de la Bouenza au sud du Congo, un mineur avait été interpellé par la police pour avoir surnommé son propre chien « PCT ». Quelques semaines plus tard, Merveille Banzonzila était victime de la barbarie d’un gendarme. Ajouté à cela toutes les promesses irréalisables faites par les hommes politiques lors des campagnes électorales, les jeunes ont tout simplement décidé de ne plus faire leur jeu, toute formation politique confondue.

Au Congo, la jeunesse est le dernier des soucis des hommes politiques, qui ont choisi la voie des les assujettir que de leur donner un avenir meilleur. Dans les quartiers nord de Brazzaville par exemple, ce sont les politiciens, militaires et policiers qui alimentent le phénomène « Bébé Noir ». Ils préfèrent maintenir des jeunes dans la violence que de leur donner du travail.

« Je pense que si ces menteurs se rendent compte que plus personne ne va à leurs meetings, la conscience va leur revenir » conclut B Mabounda.

Avec Sacer-infos par Pascal Nguie