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Nord du Mali: 4 militaires tchadiens tués dans un attentat suicide

juin 11, 2014

Bamako – Quatre militaires tchadiens de l’ONU ont été tués lors d’un attentat à la voiture piégée mercredi à Aguelhok, dans le nord du Mali, a annoncé à l’AFP le ministère malien de la Défense.

Un précédent bilan communiqué à l’AFP par des sources militaires maliennes et africaines avait fait état de quatre militaires tchadiens et maliens tués à la suite de cet attentat suicide commis à Aguelhok , ville située à mi-chemin entre Kidal et Tessalit, dans le nord-est du Mali, près de la frontière avec l’Algérie.

Quatre militaires sont morts. Ils sont tous Tchadiens, a affirmé à l’AFP un responsable du ministère malien de la Défense dans ce nouveau bilan.

L’attentat qui s’est produit à l’entrée du camp de la Minusma – la force de l’ONU au Mali – à Aguelhok, a également fait dix blessés dont six soldats de la Minusma et quatre militaires maliens qui étaient aussi dans le camp, a ajouté la même source, sans préciser la nationalité des soldats blessés de l’ONU.

Le chef de la Minusma, Albert Koenders, a condamné une attaque lâche et odieuse. Je suis choqué que de valeureux soldats de la paix soient à nouveau pris pour cible. Cet attentat ne détournera pas la Minusma de sa mission de rétablissement de la paix et de la sécurité au Mali, a-t-il ajouté.

Le président tchadien Idriss Déby avait envoyé début 2013 ses troupes en première ligne aux côtés de La France qui avait été à l’initiative de l’intervention internationale armée, toujours en cours, contre les groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du Mali pendant plusieurs mois en 2012.

Avec une cinquantaine de soldats tués, les Tchadiens ont payé depuis un lourd tribut à la traque des groupes jihadistes, en particulier dans le massif des Ifoghas (nord-est du Mali), dans la région de Kidal, début 2013.

Les islamistes ont été en partie chassés des principales villes du Nord par l’intervention armée internationale, mais des attentats meurtriers ont cependant encore lieu régulièrement dans le vaste nord du Mali, où des groupes jihadistes continuent également à poser des mines.

En avril, plusieurs roquettes ont été tirées à l’arme lourde sur les villes de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, ainsi que sur Kidal, ville qui échappe encore à l’autorité de l’État et de l’armée malienne et reste sous contrôle des groupes armés.

Kidal est le fief de la rébellion touareg qui, en mai, y avait affronté pendant plusieurs jours une armée malienne tentant d’en reprendre le contrôle et perdant une cinquantaine de soldats lors des combats.

Le gouvernement malien avait affirmé que des éléments jihadistes avaient participé à ces combats.

La rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) était alliée aux groupes islamistes armés lorsqu’elle avait lancé une offensive dans le nord du Mali en janvier 2012.

Ces groupes avaient ensuite évincé le MNLA des grandes villes de la région, Gao, Kidal et Tombouctou, dont ils avaient pris le contrôle total avant l’intervention armée de la France en janvier 2013.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juin 2014 21h55)

Mali: une dizaine de jihadistes tués par les forces françaises

mars 6, 2014

PARIS – Une dizaine de combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi par les forces françaises dans le nord-est du Mali, a indiqué jeudi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Le groupe avait été repéré dans la vallée de l’Amettetaï (région de Kidal) par les drones Reaper acquis récemment par la France et a été frappé par des avions de combat et des hélicoptères, a précisé le ministre à quelques journalistes, confirmant une information du quotidien français Le Figaro.

Ce sont les drones que l’armée française a désormais sur place qui ont permis d’identifier ces groupes en train de manipuler des roquettes, ce qui a permis une action coordonnée avec de la chasse et des Reaper, a-t-il dit, assurant qu’il n’y a pas eu d’intervention de troupes au sol.

L’entourage du ministre a affirmé qu’il s’agissait de combattants d’Aqmi, groupe jihadiste opérant dans l’Adrar des Ifoghas, vaste région montagneuse de la région de Kidal abritant la vallée de l’Amettetaï.

Selon la même source, l’action conjuguée des drones, des avions et des hélicoptères français illustrait le nouveau dispositif des forces françaises dans la région.

Les Reaper qui ont repéré le groupe sont basés à Niamey, au Niger voisin, les avions Mirage 2000 venaient de la base de N’Djamena (Tchad) et les hélicoptères Tigres de Tessalit, localité de l’extrême nord-est du Mali.

Jean-Yves Le Drian a souligné que les risques de reconstitution des groupes jihadistes opérant dans la région étaient toujours réels et nécessitaient de maintenir une grande vigilance.

Les opérations françaises de la nuit de mardi à mercredi ont été confirmées par un responsable de l’armée malienne et une source au sein de la force de la Minusma (la mission de l’ONU au Mali), tous deux postés dans le nord du Mali.

Les islamistes venus notamment de Libye se sont réorganisés sur le terrain. Ils ont constitué deux bases dans le Nord-Est, que les militaires français viennent de détruire (…). Il y a eu au moins 11 terroristes tués, a déclaré le responsable de l’armée malienne, selon qui cela s’est passé dans la région de Kidal.

La source de la Minusma a évoqué une très grosse opération militaire française qui s’est déroulée ces dernières 48 heures et a permis de neutraliser une dizaine de terroristes dans la région de Kidal.

Aucun détail supplémentaire n’a été fourni.

La France mène au Mali une opération militaire, baptisée Serval, déclenchée le 11 janvier 2013 pour mettre un terme à l’occupation du nord du pays par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui menaçaient d’avancer vers le Sud et Bamako, la capitale.

Outre la France, qui poursuit son opération, le Tchad et plusieurs autres pays sont engagés militairement sur le terrain, leurs contingents ayant été intégrés au sein de la Minusma.

Les jihadistes ont été affaiblis par l’intervention internationale mais sont toujours actifs dans le Nord, où ils mènent régulièrement des attaques meurtrières.

Depuis la fin des 10 mois d’occupation du Nord par les islamistes armés, les forces françaises ont mené plusieurs opérations pour éviter qu’ils ne reconstituent leurs bases.

En janvier, une opération qualifiée de contre-terrorisme avait été menée par des militaires français au nord de Tombouctou, une des trois régions du Nord malien avec Kidal et Gao.

11 jihadistes avaient été tués, d’après des sources militaires malienne et française. Les jihadistes venus notamment de la Libye se réorganisaient pour occuper le terrain et s’installer durablement, avait affirmé la source malienne.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mars 2014 21h32)