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France-Abus sexuels dans l’Eglise: à Reims, la parole libérée des victimes

septembre 15, 2021
Abus sexuels dans l'Eglise: a Reims, la parole liberee des victimes
Abus sexuels dans l’Eglise: à Reims, la parole libérée des victimes© AFP/FRANCOIS NASCIMBENI

« Regarder en face » les cas d’abus sexuels, « accueillir la parole des victimes »: l’archevêque de Reims à ouvert mardi une série de quatre réunions publiques inédites dans le diocèse, avant un attendu rapport de la Commission indépendante mise en place par l’Église catholique au niveau national.

« On m’a volé mon corps d’enfant. J’ai 51 ans et mon âme à huit ans ». Sur la scène de la petite salle de spectacles de la maison diocésaine Saint-Sixte à Reims (Marne), Laurent Martinez joue son propre rôle devant une centaine de personnes.

Violé à huit ans par un prêtre d’une école catholique de la région lyonnaise, il en a conçu « Pardon », une pièce puissante et sensible jouée en préambule des échanges.

« C’est mon histoire ! J’avais dix ans. Et j’avais 64 ans quand j’en ai parlé pour la première fois à mon évêque » raconte Francis, la voix secouée de sanglots. « En mai-juin, j’ai eu l’occasion d’en parler avec mes enfants. Mon fils aîné m’a dit qu’il était content que je parle » et « qu’il s’en doutait parce que je ne parlais jamais de mon enfance », poursuit-il.

« Perdu la foi »

Quelques fauteuils plus loin, un autre retraité prend la parole. « J’ai été violé dans mon enfance par un prêtre de Reims. Cette expérience, je l’ai refoulée. Pour pouvoir parler, il faut être écouté. Je n’ai pas trouvé d’interlocuteur » confie-t-il d’une voix basse et tendue.

« Voilà comment j’ai perdu la foi », après « une éducation et une scolarité très catholiques », ajoute-t-il. « Je me suis arrangé pour que mes enfants ne soient pas baptisés, qu’ils n’aillent pas à l’Église ».

Pour lui, le problème reste que « l’Église pense que la loi de Dieu est supérieure à celle des hommes ». L’homme s’éclipse ensuite discrètement de la salle.

« L’enfant est une proie facile. J’avais été repéré comme le faible dans le troupeau. Un pédophile fait toujours comme ça », déplore devant le public Laurent Martinez, l’auteur de la pièce.

Face à lui, une responsable d’association, chargée d’accompagner les enfants victimes, témoigne: « vous avez bien décrit combien les victimes sont dévastées. La parole fait sortir du secret ». « Dans l’Église le silence a duré trop longtemps. C’est ce silence qui me faisait mal. Il faut en finir ! » lance aussi, nerveuse, une jeune membre d’une autre association catholique féminine.

Chiffres « effrayants »

« Enfin, il y a un débat dans ce diocèse qui bruissait de rumeurs de comportements inappropriés. Mais que de temps perdu ! », regrette un intervenant.

« Nous sommes au début du chemin », concède l’archevêque de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France depuis 2019. « Mais on sait maintenant ce que l’on ne voulait pas voir: la souffrance des victimes » poursuit-il, qualifiant les prises de parole de cette soirée de « première nécessité ».

Une enquête dans les archives du diocèse de Reims-Ardennes a révélé « qu’il y avait eu, depuis les années 50 jusqu’à aujourd’hui, 11 cas de prêtres coupables », dévoile Mgr de Moulins-Beaufort.

« Je crains que, le 5 octobre, le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église ne rende des chiffres considérables, effrayants » affirme-t-il.

Créée en 2018, après la révélation de plusieurs scandales, et commandée par l’épiscopat et les instituts religieux, la Ciase est chargée d’enquêter sur les agressions sexuelles sur mineurs dans l’Église depuis 70 ans.

Elle s’est appuyée sur de nombreuses archives de l’Église, de la presse ou de la justice, une enquête portant sur un échantillon représentatif de la population générale, ou encore un appel à témoignages effectué via une plateforme d’appels téléphoniques pendant près de 18 mois.

En mars, elle avait révélé un chiffre provisoire « d’au moins 10.000 » victimes depuis 1950.

« Il faut que les victimes sachent que si elles parlent, elles seront maintenant entendues » s’engage Mgr de Moulins-Beaufort.

Par Le Point avec AFP

France: Le comédien Djédjé Apali est mort, son corps «formellement» identifié

novembre 13, 2020

L’acteur guadeloupéen était recherché pour disparition inquiétante depuis un an. Il s’est «selon toute hypothèse» suicidé en juillet 2019, a indiqué vendredi le parquet de Reims.

Le comédien Djédjé Apali, que la police recherchait pour disparition inquiétante, s’est «selon toute hypothèse» suicidé en juillet 2019, a indiqué vendredi le parquet de Reims après que de récentes comparaisons dentaires ont permis d’identifier «formellement» le corps.

Selon un communiqué du parquet, le commissariat de Reims a été informé le 13 juillet 2020 de la disparition du comédien, né en 1975 et connu notamment pour son rôle dans le Gang des Antillais de Jean-Claude Barny en 2016.

Selon sa mère, l’acteur, demeurant à Reims, n’avait plus donné de nouvelles depuis décembre 2019.

Ni l’enquête pour disparition inquiétante, ni l’appel à témoins n’ont permis de le retrouver, «malgré de nombreuses investigations (téléphone, perquisition, comptes bancaires..)», a relevé le parquet.

Mais les enquêteurs ont retrouvé, «par recoupement», «un dossier de mort violente qui avait eu lieu en gare de Bezannes (Marne), le 12 juillet 2019, où une personne s’était manifestement jetée sous un train et n’avait pu être depuis lors identifiée.»

«Une expertise odontologique a été pratiquée il y a quelques jours qui, après comparaison entre le dossier dentaire de M. Apali et les constatations dentaires faites sur le cadavre en juillet 2019, a permis formellement à l’expert d’indiquer que le corps retrouvé était bien celui de M. Djédjé Apali», poursuit le parquet.

L’enquête se poursuit en recherche des causes de la mort, «notamment pour procéder aux ultimes vérifications formelles permettant de confirmer les circonstances (de son) décès, selon toute hypothèse par suicide».

Par Le Figaro avec AFP

France: Un homme nu et menaçant interpellé dans un TGV près de Reims

novembre 5, 2019

 

Un homme nu et menaçant dans un TGV reliant Stuttgart à Paris a été interpellé mardi matin à la gare de Champagne-Ardenne, et le train a été brièvement évacué, a appris l’AFP appris auprès du parquet.

«La police a été requise suite à un individu qui, semble-t-il, s’était enfermé dans les toilettes après s’être dévêtu», a expliqué à l’AFP le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, confirmant une information de RTL. «Il aurait été prononcé les mots  »Allah Akbar ». Cela a été rapporté dans un premier temps, mais on nous indique également d’autres termes, différents, donc je suis extrêmement prudent», a-t-il souligné. Plusieurs témoins, des voyageurs ou des membres du personnel présents à bord du train, ont été auditionnés.

Le suspect, dont les enquêteurs ne disposent pour l’heure d’«aucun élément d’état civil» d’après le parquet, a été placé en garde à vue pour apologie du terrorisme et exhibition sexuelle. Il y a lieu d’«être prudent sur la notion d’apologie du terrorisme», a insisté Matthieu Bourrette. Il a précisé que le suspect «ne dispose pas de toutes ses facultés». Selon une source proche de l’enquête, l’homme se dit marocain et serait âgé de 22 ou 23 ans. La visite d’un médecin est attendue ainsi qu’une «levée de doutes» sur la nature éventuellement terroriste de l’incident.

Le TGV, qui reliait Stuttgart à Paris, ne devait pas s’arrêter initialement en gare de Champagne-Ardenne, située à 5 kilomètres de Reims. Ce sont les agents à bord du train qui ont sollicité un «arrêt forcé», a précisé un porte-parole de la SNCF. Le train a été évacué afin qu’une fouille puisse être menée et il est reparti vers 11h15, soit 1h15 plus tard, «une fois que toutes les garanties de sécurité» avaient été réunies.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: La justice ordonne la reprise des soins de Vincent Lambert

mai 20, 2019

FRANCE-HEALTH-EUTHANASIA

Le père de Vincent Lambert devant l’hôpital Sébastopol de Reims, lundi. FRANCOIS NASCIMBENI/AFP

 

La cour d’appel de Paris, saisie par les parents du patient, tétraplégique en état de conscience minimale depuis dix ans, a tranché lundi soir.

À Reims

Coup de théâtre hier soir dans l’affaire Vincent Lambert! Contre toute attente, le recours des parents de ce tétraplégique en état de conscience minimale depuis dix ans a été entendu par la cour d’appel de Paris. La cour a ordonné la reprise des soins, c’est à dire de l’alimentation et de l’hydratation du patient. «Nous avons gagné!», exultent les avocats des parents, Mes Jean Paillot et Jérôme Triomphe. Cette décision étant suspensive, les soins devaient reprendre dès cette nuit.

Face aux juges de la 1re chambre de la cour d’appel de Paris, Me Triomphe avait montré une vidéo de Vincent Lambert «apprenant qu’il va mourir». «On en parle comme d’un garçon qui n’a aucune conscience. Quand il a vu ses parents et son frère hier, Vincent pleurait, a avancé l’avocat. Voilà l’homme qu’aujourd’hui on est en train de tuer.» Cette vidéo «a été diffusée sur les réseaux sociaux en violation des droits à l’image», s’était pour sa part ému l’avocat du CHU de Reims. Sur place, Me Gérard Chemla, avocat du neveu de Vincent Lambert, François, partisan de l’arrêt des soins, soupirait: «On associe l’acharnement judiciaire à l’acharnement thérapeutique. Ces recours relèvent de la gesticulation.» Et pourtant, la cour d’appel de Paris a bien ordonné lundi soir«à l’État français (…) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l’alimentation et l’hydratation» de Vincent Lambert.

Lundi matin, alors que leurs avocats se démenaient, entre Paris et Strasbourg, pour lancer d’ultimes recours, pour les parents de Vincent Lambert commençait ce lundi le temps des adieux. À 8 h 30, un courriel du CHU diffusé à tous les membres de la famille du patient, leur annonçait que «l’arrêt des traitements» et «la sédation profonde et continue» avaient été «initiés ce matin». «Ce sont des monstres! Des nazis!, enrageait Viviane Lambert, sa mère, en sortant du centre hospitalier. Vincent est en train de s’éteindre doucement. Tout ça pour faire passer l’euthanasie en France!» À ses côtés, son mari, 90 ans, chancelait et s’agrippait aux grilles: «C’est Hippocrate qu’on assassine!»

Le Dr Vincent Sanchez, médecin traitant de Vincent Lambert, «en violation de tous ses devoirs et de ce qu’il avait laissé croire, vient d’annoncer à la famille qu’il avait initié le processus de mort sans préavis, sans tenir compte des recours (ni) des mesures provisoires»(demandées par le Comité des droits des personnes handicapées, CDPH, de l’ONU), s’offusquaient dans un communiqué Mes Jean Paillot et Jérôme Triomphe, conseils des parents. S’appuyant sur la demande du CDPH, qui demande à la France de suspendre toute décision en attendant l’examen du dossier par ce comité, les deux avocats avaient saisi lundi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), ainsi que le Conseil d’État. La CEDH a aussitôt rejeté la requête, faute d’«élément nouveau».

Dans son courriel, le chef de service des soins palliatifs avait dit espérer «pour M. Vincent Lambert que chacun saura ouvrir une parenthèse et se rassembler, auprès de lui, afin que ces moments soient le plus paisibles, intimes et personnels possible». Parallèlement, de nouveaux horaires de visite avaient été mis en place pour les membres de la famille, qui se déchire depuis six ans. «Il y a le groupe A (celui des parents, d’un frère et d’une sœur) et le B (celui de l’épouse, du neveu, et de certains frères et sœurs, NDLR),avait détaillé François Lambert. Désormais nous avons deux heures pour chaque groupe le matin, puis deux heures l’après-midi. Et aussi une nuit sur deux, de 22 heures à 7 heures. Un lit a été rajouté dans sa chambre.»

L’appel du Pape

Assise devant les grilles cadenassées du CHU, Hélène, une cousine de Vincent Lambert, «venue cette nuit de Nîmes», disait avoir entamé une «grève de la faim». «Si on accepte que Vincent soit assassiné, s’alarmait-elle, les yeux rougis, ça veut dire qu’on peut tuer tous les handicapés qui ne peuvent pas se nourrir!»

À l’hôpital Sébastopol, selon plusieurs indiscrétions, plusieurs membres du personnel médical avaient pris des congés durant cette semaine fatidique, ne souhaitant pas «être associés à cette décision». Plusieurs médecins rémois, employés du CHU ou libéraux, avaient tenu à «faire appel à la conscience» du Dr Sanchez. «Ce qui se passe n’est pas médical: on va vers une mort provoquée», affirmait l’un d’eux. Des tensions que le CHU n’avait pas souhaité commenter, pas plus que la radiation et les poursuites réclamées par les avocats des parents à l’encontre du Dr Sanchez.

Le Pape avait appelé lundi à protéger la vie «du début à la fin naturelle», un message que son porte-parole avait partagé en appelant explicitement à prier pour Vincent Lambert. Le chef de l’État, lui, avait déclaré lundi qu’il ne lui «appartenait pas de suspendre une décision qui relève de l’appréciation de ses médecins et qui est en conformité avec nos lois».

Par Stéphane Kovacs et Agnès Leclair avec Le Figaro.fr

France/Vincent Lambert : sa mère appelle à un rassemblement dimanche contre l’arrêt des traitements

mai 14, 2019

 

La mère de Vincent Lambert appelle à un rassemblement dimanche devant l’hôpital de Reims où se trouve son fils, tétraplégique en état végétatif depuis 10 ans, afin de tenter d’empêcher l’arrêt programmé des traitements annoncé par le médecin à la famille.

«Ce dimanche 19 mai, je serai dès 15h00 devant l’hôpital de Reims pour les supplier de continuer à hydrater et nourrir Vincent. En France, en 2019, personne ne devrait mourir de faim et de soif. Si vous le souhaitez, vous pouvez m’accompagner», écrit Viviane Lambert sur le site «Je soutiens Vincent».

«Il faut garder espoir jusqu’au bout et expliquer à tout le monde que Vincent n’est pas en fin de vie, il est handicapé ! Rien n’est perdu, le comité des personnes handicapées de l’ONU a demandé à la France de continuer à hydrater et alimenter Vincent», ajoute-t-elle. «Il faut que la France respecte la convention qu’elle a signée, elle doit le faire pour Vincent mais aussi pour tous les autres handicapés».

Le médecin traitant de Vincent Lambert a annoncé vendredi à la famille l’interruption des traitements, à partir du 20 mai, de cet ancien infirmier psychiatrique en état végétatif au CHU de Reims. Le 24 avril, le Conseil d’Etat avait jugé conforme à la loi la décision collégiale d’arrêt des soins, prise le 9 avril 2018 par le CHU de Reims pour faire cesser un «acharnement thérapeutique» mais contestée par une partie de la famille.

Suite à cette décision, les parents de Vincent Lambert, catholiques farouchement opposés à l’euthanasie passive, ont déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) et le Comité international de protection des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH). La CEDH a rejeté cette requête, mais le CIDPH a demandé à la France de suspendre toute décision d’arrêt des soins, dans l’attente d’une instruction sur le fond.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Football: Un espoir français en garde à vue pour une agression très grave

décembre 9, 2016

Le joueur de Reims Antoine Conte se trouve actuellement en garde à vue, rapporte la radio Europe 1.

Antoine Conte, international français M21, se trouve en garde à vue.

Antoine Conte, international français M21, se trouve en garde à vue. Image: AFP

Antoine Conte, défenseur de 22 ans formé au PSG, se trouve en garde à vue après une violente agression, relate Europe 1 sur son site internet.

Le joueur de Reims en Ligue 2, présent dans toutes les sélections juniores de l’équipe de France, a poursuivi sa compagne dans la rue après une dispute. Il a continué à la frapper avant qu’un jeune homme de 19 ans ne s’interpose.

Hors de lui, Antoine Conte est allé chercher une batte de baseball pour frapper le jeune homme à la tête. Ce dernier souffre d’une hémorragie cérébrale et se trouve entre la vie et la mort selon la radio français. (Le Matin)

Lematin.ch (Créé: 09.12.2016, 09h04)