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Grande-Bretagne: Il y a 74 ans, la future reine Elizabeth II épousait Philip Mountbatten

novembre 26, 2021

LE MONDE D’AVANT. Mais oui, la reine d’Angleterre a été jeune et romantique. Elle rencontre sa moitié royale à 13 ans et en tombe follement amoureuse.

Elle a 13 ans, il en a 18. Ils se rencontrent lors d’une visite de la famille royale britannique au Royal Naval College, où Philippe est jeune cadet de la marine. Il a été chargé de guider ses deux cousines (issues de germains) Elizabeth et Margaret. Elle est trognon comme un chou de Bruxelles, lui est fin et élancé comme une asperge du Kent. C’est le début d’un amour royal. Nous sommes en 1939.

La reine d'Angleterre, Elizabeth II.

SDF royal

Les deux tourtereaux patientent pendant toute la guerre, échangeant des mots doux. En 1946, Philip demande la main de sa belle à son père George VI. L’auguste paternel se fait légèrement prier. Pour commencer, trouvant sa fille trop jeune, il lui impose d’attendre ses 21 ans pour se marier. Mais, surtout, il hésite à la laisser s’unir avec ce SDF royal. En effet, Philip Mountbatten appartient à la famille royale de Grèce exilée à plusieurs reprises. Prince de Grèce et du Danemark, il a sillonné l’Europe avant de s’engager dans la Royal Navy, à l’âge de 18 ans.

Heureusement, l’amour triomphe, le mariage est programmé le 20 novembre 1947, à l’abbaye de Westminster. La future reine d’Angleterre porte une robe en satin blanc composée d’un corsage ajusté à la taille et d’une jupe évasée, avec des milliers de perles et de fleurs de cristal. Elle porte un diadème, une paire de colliers de perles ayant appartenu à la reine Anne (XVIIIe siècle) et des boucles d’oreille en grappes de diamants. Son époux, ayant reçu le matin même le titre d’Édimbourg, a revêtu son uniforme de lieutenant de la marine britannique.

Certaines personnes écartées

Les arrivées à Westminster se font dans des calèches. La mariée partage celle de son père le roi tandis que Philip est accompagné de son témoin. Pour ne pas jeter une ombre sur le mariage, ses trois sœurs, mariées avec des Allemands ayant fricoté avec les nazis, ne sont pas invitées.

La cérémonie se déroule en grande pompe en présence de 2 500 invités. Elle est présidée par les archevêques de Canterbury et d’York. L’alliance d’Elizabeth a été forgée dans une pépite d’or gallois, qui servira de nouveau pour fondre celle de Lady Di.

Le gâteau des 10 000 miles

Après la cérémonie, la duchesse et le duc d’Édimbourg se rendent au palais de Buckingham, où le petit déjeuner du mariage se déroule. Pour réaliser le gâteau durant cette période d’après-guerre soumise au rationnement, il a fallu faire venir des ingrédients du monde entier. D’où le surnom de « gâteau des 10 000 miles ». Pas d’info sur la nuit de noces.

Royaume-Uni : une sculpture monumentale qui dérange pour le jubilé de la reine

novembre 2, 2021

La validation du projet par le gouvernement britannique a suscité la colère des habitants de la région, comme le rapporte le « Guardian ».

La sculpture est une celebration du jubile de la reine Elizabeth II.
La sculpture est une célébration du jubilé de la reine Elizabeth II.© OLI SCARFF / POOL / AFP

Pour les uns, c’est une reconnaissance bien méritée pour célébrer le jubilé de platine de la reine d’Angleterre. Pour d’autres, une attraction qui fera venir les touristes en nombre dans le plus au nord des comtés de l’Angleterre. Mais pour une partie des habitants du comté de Northumberland, l’installation d’une imposante sculpture, proche d’une pale de turbine, de 55 mètres de haut est un acte de « vandalisme écologique » qui risque d’incommoder le paysage de toute une région.

Comme le rapporte le Guardian, un urbaniste envoyé par le gouvernement britannique a affirmé son soutien à la sculpture ce mardi, malgré le refus du permis de construire par le conseil du comté de Northumberland. L’installation de l’œuvre va donc pouvoir aller de l’avant. La sculpture, intitulée Ascendant, a été créée par l’artiste Simon Hitchens afin de célébrer l’année du jubilé de platine, 70 ans de règne, de la reine Elizabeth II. Selon le Guardian, elle se présente comme un échantillon prélevé à l’intérieur de la colline sur laquelle elle se dresse, à travers le substrat rocheux.

« Vandalisme écologique »

Mais la structure monolithique suscite de nombreuses critiques chez les artistes et les habitants de la région qui y voient une forme proche de celles que l’on pouvait trouver dans l’Europe de l’Est soviétique. La galeriste Mary Ann Rogers, à la tête d’un rassemblement de 2 000 personnes opposées au projet, se déclare « dévastée » : « Je vis à quelques kilomètres du site et c’est un endroit très spécial. On s’y promène dans le calme, on y écoute les oiseaux, je suis outrée qu’ils y fassent quelque chose d’aussi insensé. » « Ironie monumentale », « vandalisme écologique », l’œuvre ressemble pour elle à « un cimeterre, un couteau, une épée ».

Le troisième vicomte Devonport, Terence Kearley, est le propriétaire du terrain et instigateur du projet. Cet ancien membre de la Chambre des lords assure que la construction n’aura aucun effet sur l’environnement et se réjouit de la décision gouvernementale. « Nous avons l’ambition de créer une sculpture qui, non seulement, célébrera la reine et le Commonwealth, mais sera aussi un véritable phare pour les visiteurs et touristes de la région profitable pour l’économie locale », affirme-t-il. Jusqu’à 3,5 millions d’euros doivent désormais être récoltés pour mener le projet à bien.

Avec Le Point

COP26 : la reine Elizabeth II ne sera finalement pas de la partie

octobre 26, 2021

La souveraine britannique a renoncé, sur avis médical, à participer à la conférence onusienne sur le climat, qui doit s’ouvrir à Glasgow en fin de semaine.

Cela faisait plusieurs jours que l'etat de sante de la monarque britannique, 95 ans, suscitait quelques interrogations.
Cela faisait plusieurs jours que l’état de santé de la monarque britannique, 95 ans, suscitait quelques interrogations.© ANDY BUCHANAN / POOL / AFP

La reine Elizabeth II, 95 ans, a renoncé à participer à la conférence de l’ONU sur le climat COP26 à la suite d’un avis lui enjoignant de « se reposer », a annoncé mardi le palais de Buckingham.

« À la suite d’un avis lui conseillant de se reposer, la reine effectue des tâches légères au château de Windsor. Sa Majesté a décidé à regret de ne pas se rendre à Glasgow pour assister à la réception de la COP26 le lundi 1er novembre », a annoncé le Palais dans un communiqué, moins d’une semaine après que la souveraine a passé une nuit à l’hôpital.

Par Le Point avec AFP

Royaume-Uni: Interrogations sur la santé d’Elizabeth II après une nuit à l’hôpital

octobre 22, 2021
Interrogations sur la sante d'Elizabeth II apres une nuit a l'hopital
Interrogations sur la santé d’Elizabeth II après une nuit à l’hôpital© AFP/Tolga Akmen

Tenue initialement secrète, la nuit passée à l’hôpital par Elizabeth II suscite vendredi des questions sur l’état de santé de la souveraine de 95 ans, qui a récemment gardé un agenda officiel chargé.

Ce n’est que lorsque le tabloïd The Sun a révélé l’information que le palais de Buckingham a officialisé, tard dans la soirée, l’hospitalisation. Cette dernière, qui a duré entre mercredi après-midi et jeudi midi, a été officiellement justifiée par la nécessité pour la reine de subir des « examens préliminaires » après avoir été mise au repos.

Selon une source interrogée par l’agence de presse PA, Elizabeth II, à qui le Premier ministre Boris Johnson a adressé ses voeux de rétablissement, « se repose et effectue des tâches légères » vendredi depuis le château de Windsor, en périphérie de Londres.

« Les sources royales cherchent à donner l’impression qu’elle en a juste fait trop mais ils risquent d’avoir du mal à convaincre le public maintenant », a observé Richard Palmer, journaliste au Daily Express.

Après presque 70 ans passés sur le trône, la reine continue d’afficher une bonne forme en public. Elle a participé ces derniers temps quasi quotidiennement à des engagements officiels et ses hospitalisations rendues publiques sont rarissimes, la dernière remontant à 2013 pour une gastroentérite. Elle a été vue la semaine dernière marcher avec une canne, une première depuis 2004.

Vaccinée contre le Covid-19, elle a encore accueilli mardi à un réception à Windsor en présence de Boris Johnson et de l’homme d’affaires américain Bill Gates, discutant debout avec les invités, sans masque.

Le lendemain matin, elle a annulé une visite en Irlande du Nord après avoir « accepté à contrecoeur » le conseil de ses médecins de se reposer.

Lorsque sa nuit à l’hôpital Edward VII de Londres a été rendue publique, des sources au palais se sont empressées de préciser aux médias britanniques qu’elle s’y était rendue pour consulter des spécialistes et qu’elle n’était restée toute la nuit que pour des raisons « pratiques ».

« Affection »

« Je pense qu’il y a une certaine irritation au palais ce matin que cela soit sorti, mais cela reflète l’énorme affection et inquiétude du pays », a estimé Robert Hardman, auteur d’ouvrages sur la famille royale, sur la BBC.

Elizabeth II détient le record de longévité sur le trône britannique, auquel elle a accédé en 1952. Elle reste une personnalité très aimée des Britanniques et dans le monde, louée pour avoir su préserver la monarchie malgré les transformations majeures subies par le Royaume-Uni pendant son règne, de la décolonisation au Brexit, et malgré les nombreuses crises la secouant, telles la mort de Diana en 1997.

Plus récemment, la fracassante mise en retrait de la monarchie de son petit-fils le prince Harry et de son épouse Meghan, partis en Californie, ou encore les accusations d’agressions sexuelles visant son fils Andrew sont venues ébranler l’institution.

Son héritier, le prince Charles, 72 ans, est bien moins populaire et la presse lui prête l’intention de réduire le train de vie de la monarchie en la limitant à quelques membres actifs de la famille.

« Je ne pense pas qu’il faille s’inquiéter », relativise Kirsty Duffield, un Londonienne interrogée par l’AFP près du palais de Buckingham. « A son âge, c’est normal de faire des examens. C’est bon signe qu’elle soit sortie si vite ».

« Elle est en très bonne santé: elle monte toujours à cheval, sort de chez elle, c’est une femme très forte », approuve Katie Lavin, tout en concédant: « En même temps, elle a 95 ans ».

Charlie Liwood, un retraité, relève que la longévité de la mère d’Elizabeth II, morte à 101 ans. « En même temps, ces gens ont une vie facile »…

En dépit de régulières spéculations sur une mise en retrait, notamment après la mort en avril de son époux Philip à 99 ans, Elizabeth II, cheffe d’État de 16 royaumes, garde un agenda chargé.

Si elle ne se déplace plus à l’étranger et s’y fait représenter par son fils Charles. Elle a participé au sommet du G7 en recevant le président américain Joe Biden en juin, remet des décorations et reçoit les nouveaux ambassadeurs au Royaume-Uni, parfois par visioconférence.

La souveraine est attendue lors de la conférence de l’ONU sur le climat de la COP26 début novembre à Glasgow, en Écosse.

Par Le Point avec AFP

Angleterre – « On a l’âge que l’on ressent » : Elizabeth II refuse un prix pour personnes âgées

octobre 19, 2021

La reine d’Angleterre estime ne pas remplir les critères pour accepter le prix décerné chaque année par le magazine « The Oldie ».

La reine d'Angleterre, Elizabeth II.
La reine d’Angleterre, Elizabeth II. © Avalon.red / Avalon / MAXPPP / PHOTOSHOT/MAXPPP

« On a l’âge que l’on ressent. » La reine Elizabeth II, 95 ans, a refusé un prix réservé aux personnes âgées par un magazine britannique, car elle estime ne pas remplir les critères, a indiqué mardi 19 octobre 2021 la publication, The Oldie. Ce magazine, qui revendique une alternative « légère » à une presse « obsédée par la jeunesse et la célébrité », a révélé avoir proposé au palais de Buckingham de remettre son prix « The Oldie of the Year » (« l’ancien de l’année ») à la souveraine, sur le trône depuis près de sept décennies.

Le titre a publié mardi la lettre de refus envoyée le 21 août du château écossais de Balmoral, où la reine passe les fins d’été, et signée de son secrétaire privé adjoint Tom Laing-Baker. « Sa Majesté pense qu’on a l’âge que l’on ressent et, par conséquent, ne pense pas remplir les critères pour accepter », est-il indiqué.

Le prince Philip, « oldie » de l’année 2011

Après avoir passé les confinements successifs au château de Windsor près de Londres, et en dépit de spéculations sur une mise en retrait après la mort en avril de son époux Philip, Elizabeth II participe ces derniers temps à de nombreux engagements publics. La semaine dernière, elle a été vue marcher en public avec une canne, une première depuis 2004.

Philip, décédé en avril à 99 ans, avait reçu le prix du « Oldie » de l’année en 2011, pour son 90e anniversaire. « Il n’y a rien de tel pour le moral que de se voir rappeler que les années passent et que la vieille carcasse commence à tomber en morceaux », avait alors écrit le duc d’Édimbourg, réputé pour son humour parfois peu diplomate, dans sa lettre de remerciement. « Mais c’est déjà agréable qu’on se souvienne de nous. »

Par Le Point avec AFP

Elizabeth II vue avec une canne en public

octobre 12, 2021

Elizabeth II vue avec une canne en public
Elizabeth II vue avec une canne en public© POOL/AFP/Frank Augstein

La reine Elizabeth II a été vue mardi marchant avec une canne, utilisant pour la première fois cet accessoire lors d’une apparition publique depuis 2004, lorsqu’elle avait été opérée d’un genou.

La reine de 95 ans, vêtue d’un ensemble bleu, manteau et chapeau assorti, assistait à une célébration à l’abbaye de Westminster à l’occasion du centenaire de la Royal British Legion, un organisme de soutien aux soldats et vétérans de l’armée britannique.

Pour accéder à l’abbaye, elle n’a pas emprunté l’entrée principale mais a pris une autre entrée pour raccourcir son trajet.

Le palais de Buckingham n’a pas souhaité faire de commentaires.

Devenue reine à l’âge de 25 ans, Elizabeth II compte plus de six décennies de règne.

Son époux le prince Philip est décédé le 9 avril à l’âge de 99 ans.

Par Le Point avec AFP

Canada-Loi 86: Le Québec légifère pour se protéger en cas de décès de la reine Élisabeth II

juin 5, 2021

QUÉBEC — L’honneur est sauf: le Québec n’a plus à craindre de tomber dans un vide juridique, si jamais la reine Élisabeth II décédait subitement ou décidait d’abdiquer.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’Assemblée nationale a adopté vendredi le projet de loi 86, qui vient soustraire l’État québécois et ses institutions à une éventuelle paralysie totale, en cas de décès ou d’abdication de la reine Élisabeth II qui, rappelons-le, est officiellement le chef de l’État canadien.

Le projet de loi, qui ne comptait que quatre articles, avait été déposé le 11 mars par la ministre responsable des Relations canadiennes, Sonia LeBel. Elle est intervenue quand les juristes du gouvernement l’ont sensibilisée au fait que s’il fallait que la reine d’Angleterre, qui a 95 ans, rende son dernier soupir avant que l’Assemblée nationale légifère, le Québec pouvait se retrouver totalement paralysé, forcé de déclencher des élections générales anticipées.

Selon les experts en droit du Secrétariat québécois des relations canadiennes, qui secondent la ministre LeBel, les trois fondements du pouvoir à Québec (l’exécutif, le législatif et le judiciaire) auraient pu alors être ébranlés, voire ne plus être en mesure de fonctionner. De plus, les titulaires de charges publiques (députés et ministres) auraient perdu aussitôt leur pouvoir. Les lois adoptées après la fin du règne de la souveraine auraient pu être contestées devant les tribunaux. Ce n’est pas tout: le Parlement aurait été dissous et tous les actes de procédure devant les cours de justice auraient dû être réintroduits.

Pour éviter un tel scénario catastrophe, la loi 86 stipule que la «dévolution de la couronne», soit le décès ou l’abdication de la souveraine, n’aura pas pour effet de mettre un terme aux activités du Parlement du Québec, du gouvernement et des tribunaux, ni de mettre un terme à une charge ou à un emploi. 

La loi prévoit également que le serment d’allégeance à la souveraine, que doivent prêter tous les députés, ne deviendra pas caduc.

Le Québec est en fait la seule province canadienne à s’être placée dans une position aussi délicate, qui dure depuis une quarantaine d’années. En 1982, en marge du rapatriement de la Constitution canadienne, le gouvernement de René Lévesque avait biffé un article de loi prévoyant que la législature ne pouvait pas être dissoute en cas de décès du souverain. Depuis, apparemment, aucun gouvernement du Québec n’a pris la mesure du risque entraîné par cette décision.

L’entrée en vigueur de la loi 86 «neutralisera de façon claire et précise tous les effets juridiques liés à la dévolution de la couronne, et les activités de l’État pourront se poursuivre sans interruption», a commenté par voie de communiqué la ministre LeBel.

«Bien que la dévolution de la couronne soit un événement plutôt rare, il importait d’adopter des dispositions législatives claires qui en contreront désormais tous les inconvénients. Par conséquent, malgré les changements que la prochaine dévolution de la couronne apportera pour la monarchie canadienne, elle ne produira absolument aucun effet sur le déroulement des activités étatiques au Québec», a précisé la ministre.

Avec Jocelyne Richer, La Presse Canadienne

Élisabeth II et son royaume ont fait leurs adieux au prince Philippe

avril 17, 2021

La famille royale britannique a fait ses adieux au prince Philippe, qui aura été aux côtés de la reine Élisabeth II pendant 73 ans. Venus se recueillir au sein de la chapelle Saint-Georges, ses proches, réunis en comité restreint, l’ont conduit dans son dernier repos.

Des membres de la Marine royale ont transporté le cercueil du prince Philippe jusqu’à l’intérieur de la chapelle Saint-Georges.

© KIRSTY WIGGLESWORTH/Getty Images Des membres de la Marine royale ont transporté le cercueil du prince Philippe jusqu’à l’intérieur de la chapelle Saint-Georges.

Au terme d’une cérémonie toute en sobriété, le cercueil du prince Philippe a été descendu dans le caveau royal, crypte où il restera jusqu’à ce que la reine l’y rejoigne. Ainsi réunis, les époux auront pour dernière demeure la chapelle du Memorial du roi George VI, père d’Élisabeth II.

Quelques jours avant son 95e anniversaire, la reine a perdu «son roc», celui qui à titre de prince consort détient le record de longévité d’un conjoint de monarque britannique. Il aurait eu 100 ans le 10 juin prochain.

Le doyen de Windsor, le pasteur David Conner, a loué l’«inébranlable loyauté» du prince Philippe envers la reine, son «courage», sa «force d’âme» et sa «foi».

L’archevêque de Canterbury Justin Welby, chef spirituel des anglicans, a donné la bénédiction qui a clos l’office.

La reine Élisabeth II était assise à l'écart du reste de la famille royale, à l'intérieur de la chapelle Saint-Georges.

© WPA Pool/Getty Images La reine Élisabeth II était assise à l’écart du reste de la famille royale, à l’intérieur de la chapelle Saint-Georges.

Tout juste avant que le cercueil soit transporté dans l’enceinte de la chapelle, une minute de silence a été observée à la mémoire du prince.

À sa suite, des membres de la famille royale ont marché solennellement, le silence rompu seulement par les tirs de la Royal Horse Artillery.

Mené par Charles, le prince héritier de la couronne, et sa sœur la princesse royale Anne, le cortège a ainsi suivi le cercueil jusqu’à la chapelle.

Derrière eux ont défilé les enfants de la reine et du prince Philippe, ainsi que leurs petits-fils William et Harry. Entre les deux frères aux relations distendues se trouvait leur cousin Peter Philips, fils de la princesse Anne.

La reine Élisabeth II a pour sa part participé au cortège funéraire à bord de sa Bentley royale.

Des membres de la famille royale composent le cortège funéraire, à la suite du Land Rover transportant le cercueil du prince Philippe.

© WPA Pool/Getty Images Des membres de la famille royale composent le cortège funéraire, à la suite du Land Rover transportant le cercueil du prince Philippe.

Transporté à bord d’un austère Land Rover vert militaire – véhicule que le duc a lui-même contribué à concevoir –, le cercueil, recouvert de l’étendard personnel du prince, de son épée, de sa casquette de la marine et d’une couronne de fleurs, a quitté en fin de matinée le château de Windsor en direction de la chapelle.

À la demande du prince Philippe, la famille royale a délaissé l’idée de tenir des funérailles nationales au profit d’une cérémonie plus intime – plus restreinte encore que le patriarche n’aurait pu l’imaginer, pandémie oblige.

En raison des règles sanitaires en vigueur en Angleterre, seuls 30 proches du duc d’Édimbourg, masqués et distancés, ont pu assister aux obsèques.

Bien que le public a été appelé à ne pas se rassembler devant les résidences royales, de nombreux Britanniques sont venus déposer des gerbes de fleurs aux abords du château de Windsor et faire leurs adieux au prince.

Le Royaume-Uni observe un deuil national depuis la mort du duc d’Édimbourg, le 9 avril dernier.

Les funérailles de prince Philippe n’ont pas manqué de refléter son passé militaire, le cortège étant formé de nombreux membres de la Marine britannique, au sein de laquelle le duc a combattu pendant la Seconde Guerre mondiale.

Des gens se rassemblent à l'entrée du château de Windsor, dans l'espoir d'apercevoir le cortège menant le prince Philippe vers son dernier repos.

© TOLGA AKMEN/Getty Images Des gens se rassemblent à l’entrée du château de Windsor, dans l’espoir d’apercevoir le cortège menant le prince Philippe vers son dernier repos.

Une première rencontre de famille

Pour les Windsor, ces funérailles sont aussi l’occasion de se réunir après les crises récentes.

C’est la première fois depuis sa mise en retrait tonitruante de la monarchie et son départ outre-Atlantique que le prince Harry retrouve en public la famille royale, marquée par l’ombre des accusations de racisme et d’indifférence que son épouse et lui-même ont portées lors d’une interview retentissante accordée à Oprah Winfrey.

Enceinte de leur deuxième enfant, l’épouse de Harry, Meghan Markle, est restée aux États-Unis sur les conseils de son médecin.

Les princes William et Harry se tenaient près du cercueil du duc d'Édimbourg, séparés par Peter Philipps, fils de la princesse Anne.

© VICTORIA JONES/Getty Images Les princes William et Harry se tenaient près du cercueil du duc d’Édimbourg, séparés par Peter Philipps, fils de la princesse Anne.

Sur le plan vestimentaire néanmoins, la famille royale britannique va présenter un front uni. Tous sont en tenue civile, une manière d’éviter de distinguer les princes Andrew et Harry, tous deux très attachés à l’armée mais en retrait de la monarchie.

L’apparition en uniforme du prince Andrew, deuxième fils de la reine et ex-pilote d’hélicoptère, aurait fait mauvais genre vu son amitié avec le défunt financier Jeffrey Epstein, poursuivi pour trafic de mineures.

Avec CBC/Radio-Canada

Royaume-Uni: La reine Elizabeth II affronte désormais seule son destin

avril 14, 2021

Il était sa « force et (son) soutien » : la reine Elizabeth II affronte désormais le crépuscule de son règne sans son époux le prince Philip, alors qu’elle doit continuer sa lourde tâche, tout en dirigeant une remuante famille marquée par les crises.La reine Elizabeth II lors d'une visite du Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) à Porton Down, près de Salisbury, dans le sud de l'Angleterre, le 15 octobre 2020

© Ben STANSALL La reine Elizabeth II lors d’une visite du Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) à Porton Down, près de Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, le 15 octobre 2020

De nombreux observateurs attribuaient au duc d’Édimbourg, qui aurait eu 100 ans en juin, la gestion d’une poigne de fer de la famille royale, aidant la reine à surmonter les scandales secouant le palais. 

La mort de Philip a laissé « un énorme vide dans sa vie », a indiqué samedi leur deuxième fils le prince Andrew, soudain sorti de la retraite où l’a relégué son amitié sulfureuse avec le financier pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

« La reine est une personne incroyablement stoïque », a-il estimé, ajoutant que la famille royale tout entière « se mobilisait pour être là afin de la soutenir ».

Depuis la semaine dernière, ses principaux membres se succèdent auprès de la reine, notamment ses trois fils. Selon le plus jeune, Edward, Elizabeth II « tient le coup », malgré le choc incommensurable que constitue cette perte. 

-« Servir son pays »-

Après le décès de son époux, certains se demandent si la reine, qui aura 95 ans la semaine prochaine, ne va pas abdiquer et laisser la place à son fils aîné, le prince Charles, déjà âgé de 72 ans. 

D’après le Times, la souveraine a par exemple décidé de ne plus recevoir, pendant les deux semaines que vont durer le deuil royal, les fameuses boites rouges contenant des documents gouvernementaux. 

Mais pour Penny Junor, « il y a zéro chance que la reine abdique ». « A l’âge de 21 ans, elle a promis de servir son pays toute sa vie, qu’elle soit longue ou courte », a rappelé l’experte royale à l’AFP, en référence au célèbre discours du Cap qu’Elizabeth II avait prononcé en 1947, alors qu’elle était encore princesse. 

« Tant qu’elle est en bonne santé physique et mentale, elle poursuivra le travail comme d’habitude », affirme Mme Junor. 

De premiers signes vont en effet dans ce sens: la souveraine a par exemple maintenu son audience avec le Premier ministre Boris Johnson au lendemain du décès de son mari. Et dès mardi, quatre jours après le décès de son époux, elle a tenu son premier engagement officiel pour le départ à la retraite du plus haut fonctionnaire de la Maison royale.

Pour compenser l’absence de Philip, qui avait toujours été à ses côtés depuis son accession au trône en 1952, la monarque devrait s’appuyer davantage lors des événements officiels sur le prince héritier Charles et son épouse Camilla, ainsi que sur son petit-fils William, deuxième dans l’ordre de succession, et sa femme Kate.

 Photo publiée le 18 novembre 2007 de la reine Elizabeth II et son époux, le prince Philip à Broadlands, dans Hampshire, en 2007

© Fiona HANSON Photo publiée le 18 novembre 2007 de la reine Elizabeth II et son époux, le prince Philip à Broadlands, dans Hampshire, en 2007

Charles assumait déjà davantage de tâches ces dernières années, notamment pour représenter la couronne à l’étranger. Il devrait accompagner sa mère pour l’ouverture officielle du Parlement le 11 mai. 

Le Times affirme qu’elle devrait cependant continuer à assumer seule certains engagements. 

L’attitude d’Elizabeth II offre un contraste frappant avec celle de la dernière reine britannique, Victoria, qui, à la mort de son mari Albert en 1861, n’avait pratiquement plus fait d’apparitions publiques, restant drapée de noir pendant quatre décennies. Sa mise en retrait lui avait valu d’être surnommée la « veuve de Windsor », et avait renforcé la popularité du mouvement républicain.

-Défis à venir-

Après le décès de Philip, la sympathie du public à l’égard de la reine, qui a toujours été très populaire, reste très élevée. Sa présence et sa longévité à la tête du Royaume-Uni ont contribué à écarter les velléités républicaines.

Succédant désormais à son père en tant qu’homme le plus âgé de la famille royale, le prince Charles et la monarque devront faire face à la série de problèmes urgents qui agitent la « Firme ». 

La réapparition publique d’Andrew le week-end dernier a provoqué l’indignation dans certains milieux, alors que la justice américaine cherche toujours à l’interroger sur ses liens avec Epstein. 

Le palais doit également faire face aux retombées de la mise en retrait l’année dernière du prince Harry, petit-fils de la reine, et de son épouse Meghan Markle, ainsi qu’à leurs récentes accusations explosives de racisme au sein de la famille royale, dans une interview-choc pour la télévision américaine.

Harry et son frère William seront réunis samedi pour l’enterrement de leur grand-père et le pays se demande si ce deuil partagé pourrait « avoir des conséquences positives »: « la mort du prince Philip permettra peut-être à Harry de se réconcilier avec William et son père », espère l’experte royale. 

Avec AFP par jwp-cdu/fb/slb

Royaume-Uni: Le prince Philippe, partenaire indéfectible de la reine Élisabeth II, n’est plus

avril 9, 2021

Le prince Philippe, duc d’Édimbourg, s’est éteint à l’âge de 99 ans, a annoncé vendredi le palais de Buckingham. Il aura été aux côtés de la reine Élisabeth II pendant 73 ans.

Le prince Philippe a rendu son dernier souffle vendredi matin, au château de Windsor.

© Samir Hussein/ Samir Hussein/WireImage/Getty Images Le prince Philippe a rendu son dernier souffle vendredi matin, au château de Windsor.

«C’est avec un profond chagrin que Sa Majesté la reine annonce le décès de son mari bien-aimé, Son Altesse Royale le Prince Philippe, le duc d’Édimbourg», peut-on lire sur le site du palais de Buckingham.

Le prince a rendu son dernier souffle vendredi matin, au château de Windsor. Il est «décédé paisiblement» indique-t-on encore.

«Nous sommes en deuil avec Sa Majesté la reine et nous lui présentons nos condoléances, à elle et sa famille», a réagi le premier ministre britannique, Boris Johnson, depuis Downing Street.

Le prince aura « gagné l’affectation de plusieurs générations, au Royaume-Uni, au sein du Commonwealth comme dans le reste du monde », a-t-il ajouté.

Pour souligner le départ du duc, le palais de Buckingham a mis en berne son drapeau britannique.

Plus tôt cette année, il avait passé un long séjour d’un mois à l’hôpital pour une infection. L’annonce de son transfert pour traiter des problèmes cardiaques avait ensuite instillé la crainte que son état de santé ne se détériore davantage. Il avait toutefois obtenu son congé de l’hôpital à la mi-mars.

Partenaire de tous les instants de la reine, le prince Philippe aurait célébré en juin prochain son 100e anniversaire; le mois de novembre aurait marqué ses 74 ans de mariage avec Élisabeth II.

Une note annonçant le décès du duc d'Édimbourg a été affichée sur les grilles du palais de Buckingham.

© Matt Dunham/Associated Press Une note annonçant le décès du duc d’Édimbourg a été affichée sur les grilles du palais de Buckingham.

Grandir dans une famille dispersée

Le mari de la reine Élisabeth II est né prince Philippe de Grèce et de Danemark, le 10 juin 1921, sur l’île de Corfou, en Grèce. Sa famille en sera expulsée l’année suivante avec le renversement de la monarchie et de son oncle, le roi Constantin 1er.

Exilée, la famille de Philippe s’installe d’abord en France, en banlieue de Paris. Sa mère, souffrant de dépression, est internée. Son père s’établit dans le sud de la France et garde peu de liens avec son fils. Les quatre sœurs aînées de Philippe épousent des nobles et s’installent en Allemagne.

Le prince Philippe (en haut à gauche), à l’école MacJannet American School à Saint-Cloud, en France.

© – Le prince Philippe (en haut à gauche), à l’école MacJannet American School à Saint-Cloud, en France.

Philippe est envoyé au Royaume-Uni, où il est pris en charge par la famille de sa mère. Il fréquente des pensionnats britanniques, où il est reconnu comme un « leader né ». Il passe une courte période dans une école allemande.

Il est ensuite formé, comme le veut la tradition, dans la Marine royale britannique, où il sert pendant la Seconde Guerre mondiale. Il participe notamment au débarquement des Alliés en Sicile, en 1943.

Épouser une future reine

Après la guerre, Il épouse la princesse Élisabeth – sa cousine au troisième degré –, qu’il a rencontrée alors qu’elle avait 13 ans et avec qui il correspond depuis plusieurs années. Selon les médias britanniques, le prince a séduit la princesse par son attitude indépendante, sa noble prestance et son visage de jeune premier.

La princesse Élisabeth et le prince Philippe, le jour de leur mariage, en 1947.

© /AFP La princesse Élisabeth et le prince Philippe, le jour de leur mariage, en 1947.

Pour pouvoir épouser Élisabeth, il renonce à ses titres royaux grec et danois, obtient la naturalisation britannique, passe d’orthodoxe grec à anglican, et adopte le nom de famille Mountbatten, celui de ses grands-parents maternels (Battenberg) en version anglicisée.

Le couple se marie en 1947 à l’abbaye de Westminster. Philippe reçoit alors les titres de duc d’Édimbourg, comte de Merioneth et baron de Greenwich.

La princesse Élisabeth et le prince Philippe pendant leur lune de miel, en 1947, au Hampshire.

© /AFP La princesse Élisabeth et le prince Philippe pendant leur lune de miel, en 1947, au Hampshire.

Élisabeth tombe rapidement enceinte. Leur premier enfant, le prince Charles, naît le 14 novembre 1948, suivi de la princesse Anne, le 15 août 1950, du prince Andrew, le 19 février 1960, et du prince Edouard, le 10 mars 1964.

Après le mariage, Philippe poursuit sa carrière navale. Le couple s’installe à Malte, où Philippe vient d’être muté. Cependant, l’état de santé du roi George VI se détériore, et il se décharge de plus en plus de ses obligations sur Élisabeth et son mari. Les engagements royaux et les tournées se multipliant, Philippe décide en 1951 de quitter temporairement ses activités militaires.

La mort de George VI, le 6 février 1952, change Élisabeth en reine. Philippe se voit obligé d’abandonner sa carrière navale pour adopter celle de prince consort, un rôle qui consiste à rester en retrait, bien qu’à deux pas derrière la souveraine.

La reine Élisabeth et le prince Philippe saluent la foule du balcon du palais de Buckingham, tout de suite après le couronnement de la reine, qui a eu lieu à l'abbaye de Westminster, le 2 juin 1953.

© Leslie Priest/AP Photo/La Presse canadienne La reine Élisabeth et le prince Philippe saluent la foule du balcon du palais de Buckingham, tout de suite après le couronnement de la reine, qui a eu lieu à l’abbaye de Westminster, le 2 juin 1953.

De nouvelles responsabilités

Devenu prince de Grande-Bretagne, Philippe prend en main la gestion des propriétés royales, telles que Sandringham et Balmoral.

En plus de suivre la reine dans ses déplacements, il participe à des engagements royaux indépendants, tant au Royaume-Uni qu’ailleurs dans le monde.

Le couple royal en visite au Canada, en 1978.

© /La Presse canadienne Le couple royal en visite au Canada, en 1978.

Il se consacre également à des activités de mécène et de philanthrope, et parraine plus de 800 organismes à travers le monde. Une quarantaine sont situés au Canada, dont l’Institut aéronautique et spatial du Canada et l’Association canadienne de curling.

Ses engagements témoignent généralement de ses champs d’intérêt, soit le bien-être des jeunes, l’environnement, les sports, le domaine militaire et la technologie.

La plus célèbre de ses œuvres philanthropiques est la création du programme du Prix du Duc d’Édimbourg. Créé en 1956, son but est d’encourager les jeunes de 14 à 24 ans à mettre sur pied des initiatives leur permettant de se dépasser et de prendre part à la vie de leur collectivité. Il est implanté dans plus de 140 pays.

La reine Élisabeth et le prince Philippe regardent le lancement du relais du bâton de la reine des Jeux du Commonwealth, au palais de Buckingham, le 9 octobre 2013.

© Lefteris Pitarakis/pool/Reuters La reine Élisabeth et le prince Philippe regardent le lancement du relais du bâton de la reine des Jeux du Commonwealth, au palais de Buckingham, le 9 octobre 2013.

Un prince moderne au langage peu protocolaire

Dès le début du règne d’Élisabeth II, Philippe se forge une réputation de moderniste. Sa volonté de tenir les médias au courant des activités royales afin qu’elles aient plus de visibilité y contribue. Il regrettera plus tard d’avoir trop laissé la presse entrer dans la vie de la famille royale.

Lui-même a plus d’une fois retenu l’attention des médias britanniques et internationaux, en raison de son tempérament fougueux et de ses gaffes.

Ses commentaires lui vaudront parfois des critiques, comme lorsqu’il demande en 2002 à des aborigènes australiens s’ils se lancent encore des flèches, ou lorsqu’il prévient un groupe de Britanniques qui visitent la Chine en 1986 qu’ils risquent de « développer des yeux bridés » s’ils restent trop longtemps dans ce pays.

Selon la BBC, le prince Philippe n’a jamais véritablement conquis le peuple britannique, étant trop « brusque » et « intransigeant ». Mais il a néanmoins gagné leur respect en faisant son devoir de prince consort pendant près de 70 ans.

Un agenda moins rempli depuis peu

Ces dernières années, le duc d’Édimbourg avait ralenti le rythme de ses obligations, qui étaient encore de 300 événements par année en 2005. Il en a délégué plusieurs à la duchesse de Cambridge, Kate Middleton, épouse de son petit-fils William.

Néanmoins, Philippe a participé aux célébrations entourant le jubilé de diamant de la reine en 2012, qui a marqué le 60e anniversaire de l’accession au trône d’Élisabeth II.

Le prince Philipe donne des indications à son petit-fils, le prince Harry, lors du Jubilé de la reine, en 2012.

© John Stillwell/AFP Le prince Philipe donne des indications à son petit-fils, le prince Harry, lors du Jubilé de la reine, en 2012.

Il est celui qui a occupé le plus longtemps le rôle de prince consort au Royaume-Uni et il est le conjoint le plus longtemps marié à un monarque britannique régnant.

D’ailleurs, la reine Élisabeth II a elle-même plus d’une fois témoigné du soutien et de la loyauté dont il a toujours fait preuve dans l’exercice de ses fonctions.

La reine Élizabeth accompagnée de son mari prononce un discours lors de l'ouverture du Parlement, à Londres, le 18 mai 2016.

© Justin Tallis/Pool via AP/La Presse canadienne La reine Élizabeth accompagnée de son mari prononce un discours lors de l’ouverture du Parlement, à Londres, le 18 mai 2016.

Avec CBC/Radio-Canada