Posts Tagged ‘Reine Elizabeth II’

La reine Élisabeth reçoit Trudeau pour son premier engagement depuis un test positif

mars 7, 2022
Le bouquet jaune et bleu est visible derrière le premier ministre et la reine.

La reine Élisabeth a connu Justin Trudeau alors qu’il était enfant. Photo : AP/Steve Parsons

La reine Élisabeth II a rencontré lundi le premier ministre Justin Trudeau, souriante devant un grand bouquet de fleurs bleues et jaunes, les couleurs du drapeau ukrainien.

Il s’agissait alors du premier engagement en personne de la reine depuis qu’elle a été déclarée positive à la COVID-19 il y a deux semaines, le 20 février dernier.

Le palais de Buckingham a refusé de commenter l’arrangement floral, mais les observateurs de la scène royale britannique rappellent que bien peu de choses sont laissées au hasard lors des apparitions publiques de la souveraine.

M. Trudeau était au Royaume-Uni pour des entretiens sur la guerre en Ukraine avec le premier ministre, Boris Johnson, et leur homologue néerlandais, Mark Rutte. La reine Élisabeth a rencontré M. Trudeau au château de Windsor, où elle a passé le plus clair de son temps depuis le début de la pandémie.

La reine connaît M. Trudeau depuis déjà un certain temps. Enfant déjà, le petit Justin avait rencontré la souveraine à plusieurs reprises lorsque son père, Pierre Elliott Trudeau, était premier ministre.

Aussi perspicace et éclairée que jamais

Sur les photos de la rencontre de lundi, on voit M. Trudeau serrant chaleureusement la main de la reine, avec le vase de fleurs bleues et jaunes directement en arrière-plan.

M. Trudeau a déclaré qu’il avait eu le privilège de connaître la reine depuis environ 45 ans, et je peux vous dire que, dans ma conversation avec elle ce matin, elle était aussi perspicace et éclairée que jamais.

L’annonce de son résultat positif à un test de dépistage avait suscité des inquiétudes au sujet de la santé de la reine, âgée de 95 ans. Le palais a refusé de fournir des mises à jour quotidiennes, invoquant son droit à la vie privée. Mais les responsables du palais avaient précisé que la reine Élisabeth était pleinement vaccinée et qu’elle avait reçu la dose de rappel.

Avec La Presse canadienne

Royaume-Uni : Elizabeth II souhaite que Camilla puisse devenir reine consort

février 5, 2022

Dans un message adressé à la nation samedi, la souveraine a exprimé son souhait que « Camilla soit désignée comme reine consort » lorsque Charles sera roi.

Le Prince Charles et son epouse Camilla en avril 2021.
Le Prince Charles et son épouse Camilla en avril 2021.© JEREMY SELWYN / POOL / AFP

C’est un petit séisme dans le monde feutré de la monarchie britannique. La reine Elizabeth II a déclaré dans un message à la nation samedi, à la veille de son jubilé de platine, que Camilla, épouse de son fils Charles, devrait être reine consort lorsque le prince lui succédera sur le trône. La souveraine, âgée de 95 ans, a fait part de son « souhait sincère » que « Camilla soit désignée comme reine consort » lorsque Charles sera roi, dans un message à la veille du 70e anniversaire de son accession au trône.

Jusqu’à présent il était admis que la seconde épouse du prince Charles ne serait que princesse consort. Cette déclaration indique que la reine prépare l’avenir après sa mort et qu’elle tient en haute estime Camilla, qui avait épousé le prince Charles en 2005 lors d’une cérémonie civile.

Ordre de la Jarretière

En décembre, la reine avait promu Camilla à l’Ordre de la Jarretière, le plus élevé des ordres de chevalerie britanniques, un honneur auquel aucun autre conjoint de ses enfants n’a eu droit.

Par Le Point avec AFP

Dans son message de Noël, Elizabeth II confie que Philip lui « manque »

décembre 25, 2021
Dans son message de Noel, Elizabeth II confie que Philip lui "manque"
Dans son message de Noël, Elizabeth II confie que Philip lui « manque »© POOL/AFP/Victoria Jones

Son regard « espiègle », son « rire familier », son engagement « pionnier » pour l’environnement… Elizabeth II a confié samedi que son défunt époux Philip lui « manque » dans un touchant hommage rendu lors de sa traditionnelle allocution de Noël, une fête de nouveau assombrie par le Covid-19.

« Bien que ce soit pour beaucoup de gens une période de grand bonheur et de gaieté, Noël peut être difficile pour ceux qui ont perdu des êtres chers. Cette année, je comprends particulièrement pourquoi », a déclaré la souveraine dans ce message, personnel comme rarement, enregistré au château de Windsor.

Elle y apparaît vêtue d’une robe rouge, assise derrière un bureau sur lequel est posée une photographie de Philip et elle se regardant en souriant, prise en 2007 à l’occasion de leurs noces de diamant (60 ans de mariage). Elle porte une broche chrysanthème en saphir qu’elle avait arboré pour sa lune de miel en 1947, bijou qui apparaît aussi sur le cliché de 2007.

La monarque de 95 ans assure avoir « tiré un grand réconfort » des nombreux hommages qu’elle a reçus depuis le décès du duc d’Edimbourg en avril à 99 ans.

Evoquant avec tendresse Philip avec laquelle elle a été mariée 73 ans, elle cite « son sens du devoir, sa curiosité intellectuelle et sa capacité à s’amuser de toute situation ». « L’éclat espiègle et interrogateur (de ses yeux) était aussi brillant à la fin que lorsque j’ai posé les yeux sur lui pour la première fois », poursuit-elle.

« Bien qu’il me manque, et manque à ma famille, je sais qu’il voudrait que nous profitions de Noël », ajoute la reine, assise auprès d’un grand sapin scintillant, insistant sur la « joie » de la fête « malgré le rire familier qui nous manque ».

2021 aura été une difficile pour la souveraine nonagénaire, qui après avoir perdu son époux a dû renoncer à la plupart de ses engagements. Ses médecins l’ont mise au repos après une nuit passée à l’hôpital en octobre pour des raisons jamais précisées.

Et ces premières fêtes de fin d’année sans Philip, qu’elle avait qualifié de « roc », sont assombries par la résurgence fulgurante des cas de Covid-19 au Royaume-Uni. Après avoir annulé le traditionnel déjeuner qu’elle donne avant les fêtes pour une cinquantaine de membres de sa famille, elle a renoncé à se rendre fêter Noël dans à Sandringham, dans l’est de l’Angleterre, restant au château de Windsor près de Londres, désormais sa résidence principale.

Jubilé de platine

Son fils aîné Charles et son épouse Camilla passent Noël à ses côtés mais pas sa fille Anne, qui s’isole depuis que son mari a été testé positif au coronavirus. Le prince William, fils aîné de Charles, son épouse Kate et leur trois enfants passent Noël dans l’Est de l’Angleterre.

Charles et Camilla se sont rendus samedi matin à une messe à Windsor avant de rejoindre la reine, dont l’absence a été présentée par les médias britanniques comme une mesure de précaution.

« Même si en raison du Covid, nous ne pouvons pas célébrer (Noël) tout à fait comme nous l’aurions souhaité, nous pouvons toujours profiter de nombreuses et joyeuses traditions » comme entonner un chant de Noël ou décorer un sapin, a suggéré Elizabeth II dans son allocution.

Evoquant la transmission de traditions et de valeurs, la reine a cité la protection de l’environnement. Elle s’est félicitée que le « travail de pionnier » de Philip ait été « repris » par Charles et William, impliqués dans la conférence sur le climat COP26 en Ecosse alors qu’elle-même avait dû annuler sa venue.

La souveraine ne fait, en revanche, aucune mention du prince Harry et de son épouse Meghan, qui ont pris leur distances avec la famille royale en 2020 et vivent désormais en Californie, même si elle s’est réjouie de la naissance de quatre enfants dans la famille royale en 2021, dont Lilibet, deuxième enfant du couple.

La reine a évoqué les grands rendez-vous de 2022 dont les jeux du Commonwealth l’été prochain, et surtout les célébrations de son jubilé de platine, marquant ses 70 ans de son accession au trône le 6 février 1952.

Par Le Point avec AFP

Grande-Bretagne: Il y a 74 ans, la future reine Elizabeth II épousait Philip Mountbatten

novembre 26, 2021

LE MONDE D’AVANT. Mais oui, la reine d’Angleterre a été jeune et romantique. Elle rencontre sa moitié royale à 13 ans et en tombe follement amoureuse.

Elle a 13 ans, il en a 18. Ils se rencontrent lors d’une visite de la famille royale britannique au Royal Naval College, où Philippe est jeune cadet de la marine. Il a été chargé de guider ses deux cousines (issues de germains) Elizabeth et Margaret. Elle est trognon comme un chou de Bruxelles, lui est fin et élancé comme une asperge du Kent. C’est le début d’un amour royal. Nous sommes en 1939.

La reine d'Angleterre, Elizabeth II.

SDF royal

Les deux tourtereaux patientent pendant toute la guerre, échangeant des mots doux. En 1946, Philip demande la main de sa belle à son père George VI. L’auguste paternel se fait légèrement prier. Pour commencer, trouvant sa fille trop jeune, il lui impose d’attendre ses 21 ans pour se marier. Mais, surtout, il hésite à la laisser s’unir avec ce SDF royal. En effet, Philip Mountbatten appartient à la famille royale de Grèce exilée à plusieurs reprises. Prince de Grèce et du Danemark, il a sillonné l’Europe avant de s’engager dans la Royal Navy, à l’âge de 18 ans.

Heureusement, l’amour triomphe, le mariage est programmé le 20 novembre 1947, à l’abbaye de Westminster. La future reine d’Angleterre porte une robe en satin blanc composée d’un corsage ajusté à la taille et d’une jupe évasée, avec des milliers de perles et de fleurs de cristal. Elle porte un diadème, une paire de colliers de perles ayant appartenu à la reine Anne (XVIIIe siècle) et des boucles d’oreille en grappes de diamants. Son époux, ayant reçu le matin même le titre d’Édimbourg, a revêtu son uniforme de lieutenant de la marine britannique.

Certaines personnes écartées

Les arrivées à Westminster se font dans des calèches. La mariée partage celle de son père le roi tandis que Philip est accompagné de son témoin. Pour ne pas jeter une ombre sur le mariage, ses trois sœurs, mariées avec des Allemands ayant fricoté avec les nazis, ne sont pas invitées.

La cérémonie se déroule en grande pompe en présence de 2 500 invités. Elle est présidée par les archevêques de Canterbury et d’York. L’alliance d’Elizabeth a été forgée dans une pépite d’or gallois, qui servira de nouveau pour fondre celle de Lady Di.

Le gâteau des 10 000 miles

Après la cérémonie, la duchesse et le duc d’Édimbourg se rendent au palais de Buckingham, où le petit déjeuner du mariage se déroule. Pour réaliser le gâteau durant cette période d’après-guerre soumise au rationnement, il a fallu faire venir des ingrédients du monde entier. D’où le surnom de « gâteau des 10 000 miles ». Pas d’info sur la nuit de noces.

Royaume-Uni : une sculpture monumentale qui dérange pour le jubilé de la reine

novembre 2, 2021

La validation du projet par le gouvernement britannique a suscité la colère des habitants de la région, comme le rapporte le « Guardian ».

La sculpture est une celebration du jubile de la reine Elizabeth II.
La sculpture est une célébration du jubilé de la reine Elizabeth II.© OLI SCARFF / POOL / AFP

Pour les uns, c’est une reconnaissance bien méritée pour célébrer le jubilé de platine de la reine d’Angleterre. Pour d’autres, une attraction qui fera venir les touristes en nombre dans le plus au nord des comtés de l’Angleterre. Mais pour une partie des habitants du comté de Northumberland, l’installation d’une imposante sculpture, proche d’une pale de turbine, de 55 mètres de haut est un acte de « vandalisme écologique » qui risque d’incommoder le paysage de toute une région.

Comme le rapporte le Guardian, un urbaniste envoyé par le gouvernement britannique a affirmé son soutien à la sculpture ce mardi, malgré le refus du permis de construire par le conseil du comté de Northumberland. L’installation de l’œuvre va donc pouvoir aller de l’avant. La sculpture, intitulée Ascendant, a été créée par l’artiste Simon Hitchens afin de célébrer l’année du jubilé de platine, 70 ans de règne, de la reine Elizabeth II. Selon le Guardian, elle se présente comme un échantillon prélevé à l’intérieur de la colline sur laquelle elle se dresse, à travers le substrat rocheux.

« Vandalisme écologique »

Mais la structure monolithique suscite de nombreuses critiques chez les artistes et les habitants de la région qui y voient une forme proche de celles que l’on pouvait trouver dans l’Europe de l’Est soviétique. La galeriste Mary Ann Rogers, à la tête d’un rassemblement de 2 000 personnes opposées au projet, se déclare « dévastée » : « Je vis à quelques kilomètres du site et c’est un endroit très spécial. On s’y promène dans le calme, on y écoute les oiseaux, je suis outrée qu’ils y fassent quelque chose d’aussi insensé. » « Ironie monumentale », « vandalisme écologique », l’œuvre ressemble pour elle à « un cimeterre, un couteau, une épée ».

Le troisième vicomte Devonport, Terence Kearley, est le propriétaire du terrain et instigateur du projet. Cet ancien membre de la Chambre des lords assure que la construction n’aura aucun effet sur l’environnement et se réjouit de la décision gouvernementale. « Nous avons l’ambition de créer une sculpture qui, non seulement, célébrera la reine et le Commonwealth, mais sera aussi un véritable phare pour les visiteurs et touristes de la région profitable pour l’économie locale », affirme-t-il. Jusqu’à 3,5 millions d’euros doivent désormais être récoltés pour mener le projet à bien.

Avec Le Point

COP26 : la reine Elizabeth II ne sera finalement pas de la partie

octobre 26, 2021

La souveraine britannique a renoncé, sur avis médical, à participer à la conférence onusienne sur le climat, qui doit s’ouvrir à Glasgow en fin de semaine.

Cela faisait plusieurs jours que l'etat de sante de la monarque britannique, 95 ans, suscitait quelques interrogations.
Cela faisait plusieurs jours que l’état de santé de la monarque britannique, 95 ans, suscitait quelques interrogations.© ANDY BUCHANAN / POOL / AFP

La reine Elizabeth II, 95 ans, a renoncé à participer à la conférence de l’ONU sur le climat COP26 à la suite d’un avis lui enjoignant de « se reposer », a annoncé mardi le palais de Buckingham.

« À la suite d’un avis lui conseillant de se reposer, la reine effectue des tâches légères au château de Windsor. Sa Majesté a décidé à regret de ne pas se rendre à Glasgow pour assister à la réception de la COP26 le lundi 1er novembre », a annoncé le Palais dans un communiqué, moins d’une semaine après que la souveraine a passé une nuit à l’hôpital.

Par Le Point avec AFP

Royaume-Uni: Interrogations sur la santé d’Elizabeth II après une nuit à l’hôpital

octobre 22, 2021
Interrogations sur la sante d'Elizabeth II apres une nuit a l'hopital
Interrogations sur la santé d’Elizabeth II après une nuit à l’hôpital© AFP/Tolga Akmen

Tenue initialement secrète, la nuit passée à l’hôpital par Elizabeth II suscite vendredi des questions sur l’état de santé de la souveraine de 95 ans, qui a récemment gardé un agenda officiel chargé.

Ce n’est que lorsque le tabloïd The Sun a révélé l’information que le palais de Buckingham a officialisé, tard dans la soirée, l’hospitalisation. Cette dernière, qui a duré entre mercredi après-midi et jeudi midi, a été officiellement justifiée par la nécessité pour la reine de subir des « examens préliminaires » après avoir été mise au repos.

Selon une source interrogée par l’agence de presse PA, Elizabeth II, à qui le Premier ministre Boris Johnson a adressé ses voeux de rétablissement, « se repose et effectue des tâches légères » vendredi depuis le château de Windsor, en périphérie de Londres.

« Les sources royales cherchent à donner l’impression qu’elle en a juste fait trop mais ils risquent d’avoir du mal à convaincre le public maintenant », a observé Richard Palmer, journaliste au Daily Express.

Après presque 70 ans passés sur le trône, la reine continue d’afficher une bonne forme en public. Elle a participé ces derniers temps quasi quotidiennement à des engagements officiels et ses hospitalisations rendues publiques sont rarissimes, la dernière remontant à 2013 pour une gastroentérite. Elle a été vue la semaine dernière marcher avec une canne, une première depuis 2004.

Vaccinée contre le Covid-19, elle a encore accueilli mardi à un réception à Windsor en présence de Boris Johnson et de l’homme d’affaires américain Bill Gates, discutant debout avec les invités, sans masque.

Le lendemain matin, elle a annulé une visite en Irlande du Nord après avoir « accepté à contrecoeur » le conseil de ses médecins de se reposer.

Lorsque sa nuit à l’hôpital Edward VII de Londres a été rendue publique, des sources au palais se sont empressées de préciser aux médias britanniques qu’elle s’y était rendue pour consulter des spécialistes et qu’elle n’était restée toute la nuit que pour des raisons « pratiques ».

« Affection »

« Je pense qu’il y a une certaine irritation au palais ce matin que cela soit sorti, mais cela reflète l’énorme affection et inquiétude du pays », a estimé Robert Hardman, auteur d’ouvrages sur la famille royale, sur la BBC.

Elizabeth II détient le record de longévité sur le trône britannique, auquel elle a accédé en 1952. Elle reste une personnalité très aimée des Britanniques et dans le monde, louée pour avoir su préserver la monarchie malgré les transformations majeures subies par le Royaume-Uni pendant son règne, de la décolonisation au Brexit, et malgré les nombreuses crises la secouant, telles la mort de Diana en 1997.

Plus récemment, la fracassante mise en retrait de la monarchie de son petit-fils le prince Harry et de son épouse Meghan, partis en Californie, ou encore les accusations d’agressions sexuelles visant son fils Andrew sont venues ébranler l’institution.

Son héritier, le prince Charles, 72 ans, est bien moins populaire et la presse lui prête l’intention de réduire le train de vie de la monarchie en la limitant à quelques membres actifs de la famille.

« Je ne pense pas qu’il faille s’inquiéter », relativise Kirsty Duffield, un Londonienne interrogée par l’AFP près du palais de Buckingham. « A son âge, c’est normal de faire des examens. C’est bon signe qu’elle soit sortie si vite ».

« Elle est en très bonne santé: elle monte toujours à cheval, sort de chez elle, c’est une femme très forte », approuve Katie Lavin, tout en concédant: « En même temps, elle a 95 ans ».

Charlie Liwood, un retraité, relève que la longévité de la mère d’Elizabeth II, morte à 101 ans. « En même temps, ces gens ont une vie facile »…

En dépit de régulières spéculations sur une mise en retrait, notamment après la mort en avril de son époux Philip à 99 ans, Elizabeth II, cheffe d’État de 16 royaumes, garde un agenda chargé.

Si elle ne se déplace plus à l’étranger et s’y fait représenter par son fils Charles. Elle a participé au sommet du G7 en recevant le président américain Joe Biden en juin, remet des décorations et reçoit les nouveaux ambassadeurs au Royaume-Uni, parfois par visioconférence.

La souveraine est attendue lors de la conférence de l’ONU sur le climat de la COP26 début novembre à Glasgow, en Écosse.

Par Le Point avec AFP

Angleterre – « On a l’âge que l’on ressent » : Elizabeth II refuse un prix pour personnes âgées

octobre 19, 2021

La reine d’Angleterre estime ne pas remplir les critères pour accepter le prix décerné chaque année par le magazine « The Oldie ».

La reine d'Angleterre, Elizabeth II.
La reine d’Angleterre, Elizabeth II. © Avalon.red / Avalon / MAXPPP / PHOTOSHOT/MAXPPP

« On a l’âge que l’on ressent. » La reine Elizabeth II, 95 ans, a refusé un prix réservé aux personnes âgées par un magazine britannique, car elle estime ne pas remplir les critères, a indiqué mardi 19 octobre 2021 la publication, The Oldie. Ce magazine, qui revendique une alternative « légère » à une presse « obsédée par la jeunesse et la célébrité », a révélé avoir proposé au palais de Buckingham de remettre son prix « The Oldie of the Year » (« l’ancien de l’année ») à la souveraine, sur le trône depuis près de sept décennies.

Le titre a publié mardi la lettre de refus envoyée le 21 août du château écossais de Balmoral, où la reine passe les fins d’été, et signée de son secrétaire privé adjoint Tom Laing-Baker. « Sa Majesté pense qu’on a l’âge que l’on ressent et, par conséquent, ne pense pas remplir les critères pour accepter », est-il indiqué.

Le prince Philip, « oldie » de l’année 2011

Après avoir passé les confinements successifs au château de Windsor près de Londres, et en dépit de spéculations sur une mise en retrait après la mort en avril de son époux Philip, Elizabeth II participe ces derniers temps à de nombreux engagements publics. La semaine dernière, elle a été vue marcher en public avec une canne, une première depuis 2004.

Philip, décédé en avril à 99 ans, avait reçu le prix du « Oldie » de l’année en 2011, pour son 90e anniversaire. « Il n’y a rien de tel pour le moral que de se voir rappeler que les années passent et que la vieille carcasse commence à tomber en morceaux », avait alors écrit le duc d’Édimbourg, réputé pour son humour parfois peu diplomate, dans sa lettre de remerciement. « Mais c’est déjà agréable qu’on se souvienne de nous. »

Par Le Point avec AFP

Elizabeth II vue avec une canne en public

octobre 12, 2021

Elizabeth II vue avec une canne en public
Elizabeth II vue avec une canne en public© POOL/AFP/Frank Augstein

La reine Elizabeth II a été vue mardi marchant avec une canne, utilisant pour la première fois cet accessoire lors d’une apparition publique depuis 2004, lorsqu’elle avait été opérée d’un genou.

La reine de 95 ans, vêtue d’un ensemble bleu, manteau et chapeau assorti, assistait à une célébration à l’abbaye de Westminster à l’occasion du centenaire de la Royal British Legion, un organisme de soutien aux soldats et vétérans de l’armée britannique.

Pour accéder à l’abbaye, elle n’a pas emprunté l’entrée principale mais a pris une autre entrée pour raccourcir son trajet.

Le palais de Buckingham n’a pas souhaité faire de commentaires.

Devenue reine à l’âge de 25 ans, Elizabeth II compte plus de six décennies de règne.

Son époux le prince Philip est décédé le 9 avril à l’âge de 99 ans.

Par Le Point avec AFP

Canada-Loi 86: Le Québec légifère pour se protéger en cas de décès de la reine Élisabeth II

juin 5, 2021

QUÉBEC — L’honneur est sauf: le Québec n’a plus à craindre de tomber dans un vide juridique, si jamais la reine Élisabeth II décédait subitement ou décidait d’abdiquer.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’Assemblée nationale a adopté vendredi le projet de loi 86, qui vient soustraire l’État québécois et ses institutions à une éventuelle paralysie totale, en cas de décès ou d’abdication de la reine Élisabeth II qui, rappelons-le, est officiellement le chef de l’État canadien.

Le projet de loi, qui ne comptait que quatre articles, avait été déposé le 11 mars par la ministre responsable des Relations canadiennes, Sonia LeBel. Elle est intervenue quand les juristes du gouvernement l’ont sensibilisée au fait que s’il fallait que la reine d’Angleterre, qui a 95 ans, rende son dernier soupir avant que l’Assemblée nationale légifère, le Québec pouvait se retrouver totalement paralysé, forcé de déclencher des élections générales anticipées.

Selon les experts en droit du Secrétariat québécois des relations canadiennes, qui secondent la ministre LeBel, les trois fondements du pouvoir à Québec (l’exécutif, le législatif et le judiciaire) auraient pu alors être ébranlés, voire ne plus être en mesure de fonctionner. De plus, les titulaires de charges publiques (députés et ministres) auraient perdu aussitôt leur pouvoir. Les lois adoptées après la fin du règne de la souveraine auraient pu être contestées devant les tribunaux. Ce n’est pas tout: le Parlement aurait été dissous et tous les actes de procédure devant les cours de justice auraient dû être réintroduits.

Pour éviter un tel scénario catastrophe, la loi 86 stipule que la «dévolution de la couronne», soit le décès ou l’abdication de la souveraine, n’aura pas pour effet de mettre un terme aux activités du Parlement du Québec, du gouvernement et des tribunaux, ni de mettre un terme à une charge ou à un emploi. 

La loi prévoit également que le serment d’allégeance à la souveraine, que doivent prêter tous les députés, ne deviendra pas caduc.

Le Québec est en fait la seule province canadienne à s’être placée dans une position aussi délicate, qui dure depuis une quarantaine d’années. En 1982, en marge du rapatriement de la Constitution canadienne, le gouvernement de René Lévesque avait biffé un article de loi prévoyant que la législature ne pouvait pas être dissoute en cas de décès du souverain. Depuis, apparemment, aucun gouvernement du Québec n’a pris la mesure du risque entraîné par cette décision.

L’entrée en vigueur de la loi 86 «neutralisera de façon claire et précise tous les effets juridiques liés à la dévolution de la couronne, et les activités de l’État pourront se poursuivre sans interruption», a commenté par voie de communiqué la ministre LeBel.

«Bien que la dévolution de la couronne soit un événement plutôt rare, il importait d’adopter des dispositions législatives claires qui en contreront désormais tous les inconvénients. Par conséquent, malgré les changements que la prochaine dévolution de la couronne apportera pour la monarchie canadienne, elle ne produira absolument aucun effet sur le déroulement des activités étatiques au Québec», a précisé la ministre.

Avec Jocelyne Richer, La Presse Canadienne