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Centrafrique : la Cour constitutionnelle rejette tout report des élections

décembre 26, 2020
Des soldats de l’Onu à Bangui en février 2016.

La Cour constitutionnelle a rejeté samedi d’ultimes recours de l’opposition pour reporter les élections présidentielle et législatives prévues dimanche en Centrafrique, en proie à une offensive des groupes rebelles.

Au moins six candidats opposés au président Faustin Archange Touadéra, favori du scrutin, avaient déposé des recours, arguant notamment de l’insécurité sur la majeure partie du territoire et du retrait récent d’un des candidats, de nature, selon eux à justifier un report du scrutin.

« Il y a lieu de rejeter les demandes de report », selon la décision lue à l’audience par la présidente de la Cour, Danielle Darlan.

Vendredi, trois Casques bleus burundais ont été tués en Centrafrique, où la coalition de rebelles a rompu son cessez-le-feu peu avant les élections présidentielle et législatives prévues dimanche.

« Trois casques bleus du Burundi ont été tués et deux autres blessés à Dékoa » (centre), a annoncé l’ONU vendredi, en condamnant des attaques menées par « des combattants armés non identifiés ».

Les attaques se sont produites à Dékoa et Bakouma (sud), a précisé l’ONU dans un communiqué.

La tenue des élections en Centrafrique, pays au territoire encore contrôlé aux deux tiers par des groupes armés, est un enjeu majeur pour le président sortant Faustin-Archange Touadéra, grand favori, et la communauté internationale.

La coalition rebelle avait décrété mercredi un « cessez-le-feu unilatéral » de trois jours arrivant à échéance avant le vote, tout en demandant au président Touadéra de « suspendre les élections dont les conditions de bon déroulement n’ont jamais été réunies ».

Mais Faustin-Archange Touadéra s’est montré déterminé dans son refus de tout report. En outre, Ange-Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement, avait réagi jeudi en dénonçant « un non-événement », disant n’avoir pas constaté de volonté des rebelles de « s’arrêter dans leurs actions ».

Reprise des combats

Le gouvernement a « rejeté de façon cavalière » cette « chance à la paix », a affirmé la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). « Il s’en est suivi plusieurs attaques sur les positions occupées par les patriotes de la CPC », selon un communiqué.

Face à « l’entêtement irresponsable du gouvernement », la coalition « décide de rompre la trêve de 72H qu’elle s’était jusque là imposée et de reprendre sa marche implacable jusqu’à son objectif final », selon le texte.

SOIT LE GOUVERNEMENT NOUS DISPERSE, SOIT NOUS MARCHONS SUR BANGUI, QUI EST NOTRE OBJECTIF FINAL

Après une légère accalmie jeudi matin, des combats ont repris à Bakouma, à environ 800 km au nord-est de Bangui, selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

« Désormais, soit le gouvernement nous disperse, soit nous marchons sur Bangui, qui est notre objectif final », a déclaré le général Bobo, commandant au sein du mouvement 3R (Retour, réclamation, réhabilitation), l’un des piliers de la coalition.

La progression des rebelles a été enrayée depuis mercredi, avec notamment la reprise de la quatrième ville du pays, Bambari, par les Casques bleus, l’armée, et des centaines de renforts dépêchés par le Rwanda et la Russie dans le cadre d’accords de coopération bilatérale.

Jeudi soir, la Minusca a également reçu le soutien de 300 Casques bleus rwandais « dans le cadre du plan intégré de sécurisation des élections ».

La semaine dernière, les principaux groupes armés se sont coalisés et ont lancé une offensive. Le camp Touadéra y a vu une tentative de « coup d’État » à l’instigation de l’ancien président François Bozizé, renversé en 2013 et dont la candidature a été invalidée, qui dément.

Demande de report

La menace persistante des groupes armés rend illusoire une participation conséquente dimanche, ou du moins libre et sereine. Et l’opposition exige un report, dénonçant par avance des fraudes massives pour faire réélire Faustin-Archange Touadéra dès le premier tour.

Dans les rues de Bangui, l’ambiance vendredi était davantage aux fêtes de Noël qu’aux élections. Mais le gouvernement exhorte encore des inscrits à aller retirer leur carte d’électeur. « Je n’ai pas peur. Je vais voter dimanche et je pense que la paix reviendra après les élections », estime Wallace, 27 ans.

Fin de campagne

Vendredi était le dernier jour de la campagne officielle mais la plupart des quelque 1 500 candidats à l’Assemblée nationale n’ont pu la mener pour des raisons de sécurité.

Le 20 décembre, le G5+, qui comprend notamment la France, la Russie, l’ONU, l’Union européenne et la Banque mondiale, a martelé que les élections, dans l’organisation desquelles la communauté internationale a investi plus de 30 millions d’euros, devaient « se tenir dans le respect du délai constitutionnel ».

Mais mercredi, l’ONU s’est déclarée « profondément alarmée » par les violences qui « présentent de sérieux risques pour la sécurité des civils et l’exercice du droit de vote ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Présidentielle au Niger : sa candidature rejetée, que va faire Hama Amadou ?

novembre 14, 2020
Hama Amadou, à Paris, le 15 septembre 2015.

La Cour constitutionnelle du Niger a annoncé vendredi 13 novembre la liste des candidatures validées pour l’élection présidentielle dont le premier tour doit avoir lieu le 27 décembre. Sans surprise, l’opposant Hama Amadou n’y figure pas.

L’issue ne faisait que peu de doutes. Certes, samedi 7 novembre, dans les travées du stade Seyni Kountché de Niamey, alors qu’Hama Amadou tenait un impressionnant meeting, ses partisans faisaient encore mine d’espérer.  Mais cela n’aura pas suffi : sa candidature pour la présidentielle a été rejetée par la Cour constitutionnelle.

« La Cour déclare inéligible à l’élection présidentielle Hama Amadou du Moden Fa Lumana », a annoncé vendredi 13 novembre le président de la Cour, Bouba Mahamane. Celui-ci, qui a fait l’annonce lors d’une audience au siège de son institution à Niamey, n’a pas explicité la raison de ce rejet.

Le couperet de l’article 8

L’explication est cependant connue de tous au Niger. Hama Amadou, ancien Premier ministre et ex-président de l’Assemblée nationale, avait été condamné en 2017 à un an de prison dans une affaire de « supposition d’enfants », dite des « bébés importés ». Une condamnation que l’intéressé a toujours qualifiée de politique.

Si Hama Amadou avait bénéficié en mars d’une grâce présidentielle alors qu’il purgeait sa peine, il n’en restait pas moins, selon la Cour constitutionnelle, concerné par l’article 8 de l’actuel code électoral. Or, celui-ci stipule que toute personne condamnée à au moins un an de prison ne peut être autorisée à se présenter à une élection.

Les avocats d’Hama Amadou ont ces derniers mois tout tenté pour échapper à l’invalidation de la candidature. Ils ont notamment mis en avant le fait que leur client n’aurait pas été déchu de ses droits civils et politiques par la justice. Une partie de l’opposition réclamait quant à elle une modification du code électoral. Mais la majorité présidentielle est restée sourde à leur revendication et la Cour a choisi de rejeter les arguments de l’opposant.

« Une décision politique »

« La Cour n’a fait que lire l’article 8. On ne peut pas modifier ou interpréter une loi en fonction de telle ou telle personne », se réjouit un cadre du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir). « C’est une décision politique à laquelle nous nous attendions », déplore un proche d’Hama Amadou. « La Cour a prouvé qu’elle n’était pas indépendante et qu’elle était sous l’influence du PNDS », ajoute notre source.

Hama Amadou, qui avait ces dernières semaines débuté une campagne remarquée pour la présidence, n’a pas encore officiellement réagi à son éviction, même si plusieurs faux messages lui étant attribués circulent sur les réseaux sociaux. Selon nos informations, l’ancien Premier ministre a quitté le Niger pour le Nigeria dans la matinée du vendredi 13 novembre, avant même la décision de la Cour.

Quid de la suite ?

À Niamey, sa prochaine première prise de parole est très attendue, à la fois par ses militants, ses alliés et ses adversaires. Faisant partie de la coalition de l’opposition Cap21 – qui regroupe les principaux opposants et qu’il espérait mener lui-même à la victoire -, Hama Amadou doit désormais choisir s’il soutient ou non un autre candidat.

IL N’A PAS LES MOYENS D’EMPÊCHER L’ÉLECTION DE SE TENIR

« Cela fait des mois que tous se demandent ce qu’il fera si son dossier n’est pas validé », explique un membre de la coalition. « On attend. Soit il conteste la décision et engage un rapport de force avec le PNDS pour continuer de jouer sa carte personnelle, soit il fait campagne avec l’opposition pour quelqu’un d’autre », détaille un autre opposant.

« Il a fait monter la pression ces dernières semaines pour effrayer la Cour, mais cela n’a pas fonctionné. Il n’a pas les moyens d’empêcher l’élection de se tenir », croit savoir notre source au PNDS. « Il y a un risque de tensions. Hama Amadou peut chercher à lancer un bras-de-fer avec le pouvoir, notamment à Niamey, où son parti est très présent, mais c’est un jeu dangereux », analyse cependant un diplomate en poste au Niger.

Trente candidatures validées

Ce même 13 novembre, la Cour constitutionnelle a également rejeté onze autres candidats, lesquels n’avaient pour la plupart pas pu prouver le bon versement de la caution de 25 millions de francs CFA requise pour chaque dossier. La Cour a en revanche validé trente candidatures.

L’ancien ministre de l’Intérieur Mohamed Bazoum (PNDS) – dont l’éligibilité était contestée par ses adversaires au motif qu’il ne pourrait pas prouver être né au Niger de parents nigériens – fait figure de favori. Salou Djibo, Seïni Oumarou, Mahamane Ousmane, Ibrahim Yacouba et Albadé Abouba seront ses principaux concurrents.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Olivier

Beyrouth: le président libanais évoque un «missile» et rejette une enquête internationale

août 7, 2020

 

La terrible explosion ayant fait au moins 150 morts au Liban mardi pourrait être due «soit à la négligence, soit à une intervention extérieure», a déclaré Michel Aoun.

Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé vendredi 7 août que la terrible explosion au port de Beyrouth était due «soit à la négligence, soit à une intervention extérieure», évoquant l’hypothèse «d’un missile».

«Il est possible que cela ait été causé par la négligence ou par une action extérieure, avec un missile ou une bombe», a déclaré le chef de l’État lors d’un entretien avec des journalistes retransmis à la télévision, trois jours après la catastrophe qui a fait plus de 150 morts. C’est la première fois qu’un responsable libanais évoque une piste extérieure dans l’affaire de l’explosion, les autorités affirmant jusqu’à présent qu’elle a été provoquée par un incendie dans un énorme dépôt de nitrate d’ammonium.

Michel Aoun a également rejeté toute enquête internationale, pourtant évoquée par Emmanuel Macron la veille, estimant qu’elle ne ferait que «diluer la vérité».

Images aériennes demandées à la France

Le chef de l’État, âgé de 85 ans, a ajouté avoir «personnellement» demandé jeudi au président français Emmanuel Macron qu’il a reçu au palais présidentiel «de nous fournir des images aériennes pour que nous puissions déterminer s’il y avait des avions dans l’espace (aérien) ou des missiles» au moment de l’explosion mardi.

«Si ces images ne sont pas disponibles chez les Français, on demandera à d’autres pays», a ajouté Michel Aoun, violemment critiqué par la population qui dénonce l’incompétence des autorités et la corruption. Outre le nitrate d’ammonium, une substance explosive, le procureur militaire a évoqué la présence de «matériaux hautement inflammables et des mèches lentes» selon un communiqué.

Revoir un régime politique «paralysé»

Le président libanais a également jugé nécessaire de revoir un régime politique «paralysé», au lendemain d’une visite de son homologue français, Emmanuel Macron, qui avait appelé les responsables à «changer le système».

«Nous sommes confrontés à une révision de notre système basé sur le consensus car il est paralysé et ne permet pas de prendre des décisions qui peuvent être mises en œuvre rapidement: elles doivent être consensuelles et passer par plusieurs autorités», a estimé le président, conspué par une grande partie de l’opinion publique libanaise, encore plus après l’explosion effroyable au port de Beyrouth.

Par Le Figaro avec AFP

Le PDCI rejette la candidature de Kouadio Konan Bertin à la présidentielle ivoirienne

juillet 3, 2020

Kouadio Konan Bertin est un cadre du PDCI.

Kouadio Konan Bertin est un cadre du PDCI. © Issous Sanogo/AFP

 

Le comité des candidatures du PDCI a annoncé le rejet de celle de Kouadio Konan Bertin pour la prochaine élection présidentielle. Celle d’Henri Konan Bédié a, en revanche, été validée.

Il n’y aura même pas match. Jeudi 2 juillet, quelques jours après avoir validé celle d’Henri Konan Bédié, le comité des candidatures du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) a annoncé qu’il rejetait la candidature de Kouadio Konan Bertin à l’investiture du parti pour l’élection présidentielle d’octobre.

Dans leur communiqué, les membres du comité ont notamment estimé que l’ex-député de Port-Bouët avait versé à son dossier de candidature des informations inexactes et qu’il avait refusé de s’engager sur l’honneur à ne pas se présenter à la présidentielle et à ne pas démissionner du PDCI s’il n’était pas investi par le parti.

Nouveau défi à l’égard de Bédié

Kouadio Konan Bertin, dit KKB, avait déposé sa candidature à la fin de juin. Un nouveau geste de défi à l’égard d’Henri Konan Bédié, cinq ans après une première rupture avant la présidentielle de 2015. À l’époque, il s’était opposé à la décision du Sphinx de Daoukro de soutenir Alassane Ouattara et s’était présenté en indépendant à la magistrature suprême. Crédité de 3,9 % des voix, il avait ensuite fait amende honorable auprès de son mentor pour revenir dans les rangs du PDCI.

Dans une interview accordée à JA après le dépôt de son dossier, KKB, 51 ans, avait estimé « que le temps des candidatures uniques [était] révolu ». « Ma candidature a le mérite de nourrir le débat démocratique interne au PDCI-RDA, qui, pour moi, doit mériter le nom qu’il porte en donnant l’exemple », avait-il ajouté. Le rejet de son dossier n’aidera pas Henri Konan Bédié, de nouveau candidat à 86 ans, à faire taire les critiques de ses adversaires sur son hégémonie au sein du parti. 

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger

Mali : le mouvement de contestation rejette l’option d’un gouvernement d’union nationale

juin 21, 2020

Une manifestation réclamant le départ du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, le 5 juin 2020 à Bamako.

Une manifestation réclamant le départ du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, le 5 juin 2020 à Bamako. © Baba Ahmed/AP/SIPA

 

Les dirigeants de la contestation en cours contre le président malien Ibrahim Boubacar Keïta ont rejeté samedi soir les pistes proposées par des médiateurs ouest-africains pour sortir le pays de la crise et réitéré leur demande de voir le chef de l’État démissionner.

« Dans les circonstances actuelles, aucun gouvernement, même “d’union nationale”, dont le M5-RFP n’est ni demandeur, ni preneur, ne saurait résoudre les problèmes du Mali », a affirmé dans un communiqué le mouvement contestataire, qui prône une « refondation » aux contours flous du Mali.

« Aussi, le M5-RFP réitère sa demande de démission du Président Ibrahim Boubacar Keïta et (de) son régime », selon le communiqué.

À l’appel du « Mouvement du 5 juin » (M5-RFP), coalition hétéroclite dont la figure emblématique est l’influent imam Mahmoud Dicko, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté vendredi à Bamako pour réclamer le départ immédiat du chef de l’État, au pouvoir depuis 2013.

Médiation de la Cedeao

Au soir de cette manifestation, les chefs de la diplomatie du Niger, du Nigeria et de la Côte d’Ivoire, en mission de bons offices au Mali au nom de la Cedeao, ont évoqué la « nécessité » de mettre en place un « gouvernement consensuel d’union nationale », une option à laquelle le président Keïta a récemment ouvert la voie.

Ils prônaient également l’organisation d’élections législatives partielles dans des circonscriptions où une intervention de la Cour constitutionnelle a été favorable au camp présidentiel, ce qui avait suscité la colère de l’opposition. Leurs efforts de médiation ont reçu samedi le « plein soutien » du secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

Samedi soir, le M5-RFP a estimé que les envoyés de la Cedeao n’avaient tenu « aucunement compte de la source de tous les maux et de toutes les crises du Mali, à savoir la mauvaise gouvernance, la corruption et la violation des principes républicains et démocratiques dont le Président Ibrahim Boubacar Keïta est le seul et unique responsable ».

Il dénonce également la « totale illégalité » d’éventuelles élections partielles et souligne sa « détermination à mettre en oeuvre tous les moyens légaux et légitimes » pour obtenir le départ du président, « qui seul peut aujourd’hui sauver le Mali ».

 Par Jeune Afrique avec AFP

Commission européenne : la candidature de Sylvie Goulard rejetée par les eurodéputés

octobre 10, 2019

 

Parmi les eurodéputés appelés à s’exprimer, 82 ont voté contre elle, 29 pour et un s’est abstenu. La Française est visée par deux enquêtes, dont l’une menée par l’office anti-fraude de l’UE.

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Sylvie Goulard, ce jeudi au Parlement Européen. Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

Sylvie Goulard, ancienne ministre française désignée par le président Emmanuel Macron pour siéger dans la future Commission européenne, a vu jeudi sa candidature rejetée à une forte majorité lors d’un vote des eurodéputés, a appris l’AFP auprès de sources parlementaires.

Parmi les eurodéputés appelés à s’exprimer, 82 ont voté contre, 29 pour et un s’est abstenu, selon les mêmes sources. Deux enquêtes sont en cours, l’une par la justice française, l’autre par l’office anti-fraude de l’UE (Olaf), sur la participation de Sylvie Goulard à un système d’emplois fictifs pour son parti, le MoDem (centre).

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Église anglicane du Canada rejette une motion approuvant le mariage gay

juillet 14, 2019

 

Le synode général de l’Eglise anglicane du Canada a rejeté une motion visant à modifier sa définition du mariage pour reconnaître le mariage entre personnes de même sexe, légalisé au Canada en 2005. La motion proposait de supprimer la définition du mariage comme «l’union d’un homme et d’une femme».

Pour être adoptée, elle devait recueillir les deux tiers des votes des trois ordres de délégués au synode, évêques, prêtres et laïcs. Lors d’un vote vendredi soir à Vancouver (ouest) où se tient le synode jusqu’à mardi, prêtres et laïcs ont voté largement en faveur de la motion mais elle n’a pas obtenu la majorité des deux tiers requise dans le groupe des évêques.

La motion avait été adoptée de justesse lors du précédent synode général mais elle devait être validée lors de deux synodes successifs pour entrer en vigueur. Le synode général, assemblée gouvernante de l’église anglicane du Canada, se réunit tous les trois ans.

Certains diocèses continueront à célébrer des mariages homosexuels

Le vote a provoqué des réactions de déception au sein même de l’église. L’évêque Andrew Asbil de Toronto a ainsi écrit sur Facebook qu’il s’agissait d’une «nouvelle dévastatrice pour les membres de la communauté LGBTQ, leurs familles et leurs amis» et qu’il «partageait leur désarroi».

Si le synode général n’a pas reconnu officiellement le mariage homosexuel, une autre motion adoptée à Vancouver laisse toutefois une certaine marge de manœuvre aux diocèses pour célébrer ou non des mariages de personnes de même sexe.

Certains diocèses permettent la célébration de ces unions depuis le premier vote sur la motion de 2016 et plusieurs d’entre eux entendent bien continuer, a indiqué Meghan Kilty, directrice des communications de l’Eglise, à la chaîne publique CBC. L’Eglise anglicane du Canada compte plus de 500.000 membres regroupés dans 1700 paroisses, selon son site internet.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: demande de mise en liberté de Tariq Ramadan rejetée, nouveaux éléments à charge

septembre 26, 2018

Paris – Les juges d’instruction français ont refusé une troisième demande de mise en liberté de Tariq Ramadan après une expertise informatique à charge pour l’intellectuel musulman, incarcéré depuis sept mois en France pour deux viols qu’il conteste, a appris mercredi l’AFP de sources concordantes.

La version du théologien suisse de 56 ans, qui niait toute relation sexuelle avec deux plaignantes, est contredite par cette expertise de son téléphone et de son ordinateur remise lundi aux magistrats, selon une source proche du dossier qui a confirmé des informations du Muslim Post.

Après le refus des juges d’instruction, un juge des libertés et de la détention doit encore se prononcer dans les trois jours sur cette demande de l’intellectuel.

Tariq Ramadan, qui souffre d’une sclérose en plaque dont le traitement a été jugé administrable en prison, réclame un placement sous contrôle judiciaire avec remise de son passeport suisse et une caution préalable de 300.000 euros.

Confronté en juillet et en septembre à ses accusatrices dans le bureau des juges, Tariq Ramadan, qui a reconnu des relations extraconjugales consenties et des « rapports fougueux, de domination » avec d’anciennes maîtresses, avait réaffirmé n’avoir jamais entretenu de tels rapports avec les plaignantes.

Figure influente et controversée de l’islam francophone, Tariq Ramadan est accusé de viols depuis octobre 2017 par Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue militante laïque, et par une femme surnommée « Christelle » dans les médias.

« M. Tariq Ramadan a maintenu sa position, fermement: il n’a jamais eu de relations sexuelles avec cette plaignante », avait déclaré son avocat Me Emmanuel Marsigny à la sortie d’une confrontation de plus de huit heures avec « Christelle » le 18 septembre au tribunal de Paris.

En Suisse, Tariq Ramadan est également visé par une instruction pour viol, ouverte mi-septembre à Genève après une plainte d’une femme déposée en avril.

Romandie.com avec(©AFP / 26 septembre 2018 09h23)                                                        

Russie: rejet de la candidature de l’opposant Navalny à la présidentielle

décembre 25, 2017

L’opposant russe Alexeï Navalny s’adresse à la presse devant les bureaux de la Commission électorale russe à Moscou, le 25 décembre 2017 / © AFP / Dmitry Serebryakov

La Commission électorale russe a rejeté lundi la candidature à la présidentielle du 18 mars prochain de l’opposant Alexeï Navalny, qui a aussitôt appelé ses partisans à boycotter le scrutin.

Invoquant une condamnation judiciaire dénoncée comme « fabriquée » par l’opposant, la Commission a voté à l’unanimité, lors d’une réunion publique, pour refuser le dossier présenté la veille au soir par le juriste de 41 ans à l’issue d’une journée de mobilisation de ses partisans.

« Nous allons appeler tout le monde à boycotter ces élections, nous ne reconnaîtrons pas les résultats », a aussitôt annoncé Alexeï Navalny à la presse.

Cette décision est loin de constituer une surprise car cette instance avait à plusieurs reprises averti que l’opposant ne pourrait se présenter avant 2028 en raison d’une condamnation en février dernier à cinq ans de prison avec sursis pour détournement de fonds dans une affaire remontant à 2009.

La présidente de la Commission Ella Pamfilova a assuré n’avoir « aucune observation » à faire quant aux documents apportés par Alexeï Navalny, répétant qu’il s’agissait de faire respecter la loi.

« Il est évident que ces affaires ont été fabriquées pour ne pas me laisser me présenter », a dénoncé M. Navalny lors des débats publics précédant la décision, s’appuyant sur une décision de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH).

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2017 16h36)                

Gabon/violences post-électorales: le gouvernement rejette toute « enquête internationale » autre que la CPI

octobre 23, 2017

Libreville – Le Gabon ne donnera suite « à aucune demande d’enquête internationale » sur les violences post-électorales d’août et septembre 2016 autre que celle lancée par la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement en réponse à une requête de l’Union européenne (UE).

Mercredi, dans un communiqué publié à Libreville, la délégation de l’UE dans le pays avait « insisté » de nouveau sur la nécessité d’une « enquête indépendante portant sur ces faits ».

« Nous sommes surpris de cette demande, alors que le Gabon a déjà saisi, de sa propre initiative, la CPI, seul juge international reconnu par tous », a réagi au cours d’une conférence de presse le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie By Nze.

« Nous nous en tiendrons à ce que dira la CPI. Nous n’entendons, à ce stade, n’accéder à aucune autre demande d’enquête internationale », a souligné M. Bilie By Nze, déplorant une « communication intempestive » de part de l’UE.

L’annonce de la réélection du président Ali Bongo Odimba, le 31 août 2016, avait provoqué des violences inédites: manifestations contre le pouvoir, interpellations par centaines, Assemblée nationale incendiée, assaut des forces de sécurité contre le QG du rival du président, Jean Ping.

Le gouvernement a fait état de trois morts. Une partie de l’opposition et de la société civile affirme avoir identifié une trentaine de morts, et parle de disparus.

En décembre, une mission électorale de l’UE avait conclu que le scrutin avait été entaché « d’anomalies » qui « mettent en question l’intégrité du processus de consolidation des résultats et du résultat final de l’élection ». Les autorités gabonaises ont dénoncé à plusieurs reprises une « ingérence » de l’UE.

La délégation européenne au Gabon est engagée depuis début octobre dans un « dialogue politique intensifié » (DPI) avec Libreville, qui se poursuit sur les questions des « droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

« Le Gabon s’est engagé de bonne foi à participer pleinement » à ce dialogue, a réaffirmé M. Bilie By Nze. « Cependant, le Gabon est un Etat souverain. Nous n’accepterons aucun diktat ou une quelconque forme de mainmise. (…) Il n’est pas question que l’UE au Gabon devienne juge et se transforme en tribunal ».

« Un travail est en train d’être fait (…), des mécanismes d’apaisement ont été mis en place pour ramener la sérénité dans le pays: dialogue avec l’opposition, ouverture des institutions à ses représentants, projet de réforme constitutionnelle, etc. Nous sommes engagés à aller au bout de ce processus », a assuré le porte-parole.

La demande de l’UE « nous ramène au point de départ, comme si rien n’avait été fait », a-t-il estimé.

Le représentant de l’UE au Gabon a par ailleurs rencontré l’opposant Jean Ping lundi à Libreville, a indiqué à l’AFP un membre de l’entourage de l’opposant.

« Ils (le gouvernement, ndlr) ont le mérite de la cohérence. Ils ne peuvent pas accepter une enquête sur des faits dont ils sont responsables », a déclaré un autre proche de M. Ping, commentant les déclarations du porte-parole du gouvernement.

« L’UE appréciera cette réponse à une demande qui est pourtant le minimum, et que nous avons nous-même exprimé », a ajouté cette source.

Vendredi, au cours d’un petit déjeuner de presse, M. Ping avait lui-même déclaré, commentant le dialogue en cours avec l’UE: « ça piétine, le gouvernement ne veut pas aller dans le sens du dialogue ».

Il a rappelé à cette occasion avoir demandé à la communauté internationale une « médiation pour la vérité des urnes et le départ d’Ali Bongo » du pouvoir ».

Plus d’un an après l’élection, M. Ping se revendique toujours « président élu » du Gabon. Certains de ses soutiens ont rejoint le nouveau gouvernement formé fin août. Il est par ailleurs l’objet d’une saisie de ses biens par la justice gabonaise pour une affaire datant de 2015 contre à un proche de la présidence.

Romandie.com avec(©AFP / 23 octobre 2017 22h35)