Posts Tagged ‘Religieuses’

Le Vatican demande aux religieuses « discrétion et la sobriété » sur les réseaux sociaux

mai 18, 2018

En avril dernier, le Vatican a diffusé des consignes aux religieux au sujet de leur utilisation des réseaux sociaux.

S’exprimer sur les réseaux sociaux, oui mais… avec modération. Voilà le message qu’a fait passer le Vatican aux religieux adeptes de Twitter et autre Facebook, a rapporté jeudi Mashable.

Quatre consignes. Dans un document publié en avril dernier, le Vatican donne des instructions aux membres de congrégations religieuses féminines. Sur les 289 consignes, quatre concernent l’utilisation des réseaux sociaux. Ils doivent être « utilisés avec sobriété et discrétion, pas seulement au niveau des contenus mais aussi en terme de quantité d’information et de type de communication ».

« Ne pas perdre son temps ». Les réseaux sociaux « doivent être au service de la formation d’une vie contemplative et des communications nécessaires, et ne pas devenir une occasion de perdre du temps, d’échapper aux besoins de la vie en communauté ou représenter un danger pour votre vocation et être un obstacle à votre vie dédiée à la contemplation », développe ensuite le règlement.

Des religieuses à l’esprit critique. Ce document a été édité suite à des protestations survenues récemment dans les rangs des religieuses. Dans le sillon du mouvement #MeToo, certaines d’entre elles ont en effet critiqué les inégalités entre hommes et femmes dans la hiérarchie de l’Eglise, explique Mashable.

Europe.fr

Les évêques de Madagascar condamnent l’attaque d’un couvent

avril 11, 2017

 Jésus-Christ transportant la croix. /  Mbolina. / Fotolia

Jésus-Christ transportant la croix. / Mbolina. / Fotolia

Les condamnations des « actes odieux » perpétrés le 1er avril contre le couvent des sœurs de Notre Dame de la Salette à Antsahatanteraka Antsirabe, à Madagascar, continuent. En début de semaine, la Conférence des évêques de Madagascar (CEM) avait dénoncé « un acte inhumain ».

« Nous condamnons avec vigueur ce qui s’est passé », avaient déclaré les évêques malgaches, demandant aux autorités de « prendre leur responsabilité pour que la lumière soit faite dans cette affaire ». La commission Justice et Paix, de son côté, qualifie l’attaque de « crime contre l’humanité ».

Des ordinateurs et des téléphones portables

Cette nuit-là, le couvent a été attaqué par une dizaine d’hommes armés. Après avoir roué de coups un employé qui avait essayé de les repousser, les assaillants ont violé une religieuse malgache, une jeune bénévole allemande et trois pensionnaires. Avant de prendre la fuite, ils ont dérobé plus de 6 000 €, des ordinateurs et des téléphones portables.

« Aucune revendication n’a été faite ; il s’agit sans doute d’un acte de banditisme », estime Falihéry Razafindrakoto, interrogé par La Croix. Chargé de liaison et d’appui à Madagascar pour le Secours catholique Caritas France, ce dernier rappelle que l’enquête se poursuit et que la police locale annonce avoir arrêté six personnes dans le cadre de cette affaire.

Cette attaque est à mettre en relation avec Cri d’alarme des évêques de Madagascar face à l’augmentation des violences et de la pauvreté dans leur pays.

« La société sombre dans un climat de vols et de violences. La population se trouve livrée à elle-même », déclarait l’an dernier la CEM réunie en Assemblée plénière à Antanimena. Les évêques avaient aussi abordé le problème de la corruption, qui occupe une grande place dans la gestion des affaires nationales. « Les richesses naturelles sont galvaudées, surtout en ce qui concerne l’exploitation illicite de bois de rose, de l’or et des pierres précieuses. Aucune loi précise n’a été mise en place, et la gestion des ressources naturelles reste floue », avaient regretté les évêques.

La CEM poursuivait : « Ce n’est pas seulement les ressources naturelles, mais le droit et les valeurs de la société malgache qui se trouvent aussi bafoués et échangés contre de l’argent. En somme, on nourrit la population par des mensonges. »

Lacroix.com par Claire Lesegretain

Prêtre égorgé: dialogue surréaliste entre religieuses et tueurs

juillet 30, 2016

Un dialogue surréaliste s’est engagé mardi en France dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, après l’assassinat du prêtre, entre les djihadistes et les deux religieuses retenues à l’intérieur de l’édifice. Les tueurs ont brusquement changé de comportement.

Les deux agresseurs ont fait preuve d’agressivité et d’énervement jusqu’à ce que le prêtre de 85 ans, qui vient d’être égorgé, et un fidèle grièvement blessé gisaient à terre. Mais après, « j’ai eu droit à un sourire du second, pas un sourire de triomphe, mais un sourire doux, celui de quelqu’un d’heureux », raconte une des deux soeurs à l’hebdomadaire catholique La Vie.

L’autre nonne, âgée de 83 ans, et l’épouse du fidèle blessé, âgée aussi de plus de 80 ans, demandent à s’asseoir. L’un des deux tueurs accepte. « Je lui ai demandé ma canne, il me l’a donnée », précise la religieuse.

Puis la conversation prend une tournure religieuse. L’un des deux hommes demande à la soeur de 83 ans si elle connaît le Coran. « Oui, je le respecte comme je respecte la Bible. J’ai déjà lu plusieurs sourates et ce qui m’a frappé en particulier, ce sont les sourates sur la paix », répond la religieuse.

La paix
« La paix, c’est cela que l’on veut (…) Tant qu’il y aura des bombes sur la Syrie, nous continuerons les attentats. Et il y en aura tous les jours. Quand vous vous arrêterez, nous arrêterons « , répond son interlocuteur.

« As-tu peur de mourir? », interroge ensuite ce dernier. A la réponse négative de la religieuse, il poursuit: « Pourquoi? ». « Je crois en Dieu et je sais que je serai heureuse », réplique la nonne, qui confie avoir prié intérieurement la vierge Marie et pensé à Christian de Chergé, le prieur du monastère de Tibhirine (Algérie) assassiné avec six autres moines en 1996.

Avec l’autre soeur, la conversation porte sur Jésus. « Jésus ne peut pas être homme et Dieu. C’est vous qui avez tort », assène l’autre assaillant. « Peut-être, mais tant pis », répond la première. « Pensant que j’allais mourir, j’ai offert ma vie à Dieu », ajoute-t-elle.

« Visiblement, ils attendaient la police », considère la soeur. Peu après, les deux hommes tentent une sortie en prenant les trois femmes comme bouclier humain. « Mais ils ne se sont pas mis totalement derrière nous, à croire qu’ils allaient au devant de la mort ».

Présente à la messe lors de l’irruption des terroristes, une troisième religieuse était parvenue à sortir de l’église et à donner l’alerte.

Romandie.com avec(ats / 30.07.2016 03h04)