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Canada: Plus de 3315 aspirants préposés aux bénéficiaires ont quitté le programme

décembre 22, 2020

Des 9866 volontaires inscrits à la formation accélérée de préposés aux bénéficiaires (PAB) en juin, seuls 6551 prêtent main-forte aujourd’hui dans les CHSLD. Ceux qui sont partis doivent rendre la bourse reçue du gouvernement, ce qui n’est pas simple.

Èva Benoit-Dragon à proximité de son nouveau travail dans un dépanneur de Saint-Jérôme.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Èva Benoit-Dragon à proximité de son nouveau travail dans un dépanneur de Saint-Jérôme.

La vie d’Èva Benoit-Dragon a changé depuis l’échec de sa formation de PAB. La Montréalaise de 21 ans a dû retourner vivre chez ses parents à Saint-Jérôme et elle doit travailler dans un dépanneur.

«J’ai une grosse dette et je sais que ça va prendre du temps à la rembourser.» Elle doit remettre les 6140 $ de bourse du gouvernement qu’elle a reçus durant ses deux mois d’alternance travail-études en CHSLD.

Cet argent, elle ne l’a pas. Elle en a dépensé une bonne partie pour payer son loyer des derniers mois, sa nourriture et s’occuper de son frère. «Je ne pouvais pas m’inscrire à la PCU et je n’ai pas le droit au chômage, car je n’ai pas accès à une cessation d’emploi, puisqu’il s’agit d’études», explique-t-elle.

Plusieurs syndicats de préposés nous ont fait part de situations semblables.

Remboursement obligatoire en cas d’échec ou d’abandon

Le contrat qu’elle a signé était clair : en plus de réussir la formation, les aspirants PAB doivent offrir une disponibilité d’un an. En cas d’abandon ou d’échec, ils doivent rembourser la bourse de formation, qui atteint un maximum de 9210 $.

Èva Benoit-Dragon n’a pas été jugée assez compétente par ses formateurs, mais c’est seulement deux jours avant la fin des 375 heures de formation requises qu’ils le lui ont annoncé. Juste avant qu’elle ne puisse toucher le dernier paiement de sa bourse.

«Je me sens extorquée et flouée», dit-elle.

Elle reconnaît quelques «petites erreurs» durant sa formation, comme avoir oublié de porter des gants à une reprise, mais rien ne lui laissait présager qu’elle allait être écartée du jour au lendemain. «J’ai fait les heures qu’ils m’avaient dit de faire, on me disait que je faisais des progrès.»

«Ça manque d’humanité. Elle s’est fait jeter comme une vieille chaussette», dénonce le député de Rosemont de Québec solidaire, Vincent Marissal, qui a été contacté par la jeune femme, désespérée. «Peut-être que certains auraient besoin de plus de temps de formation.»

Le député de Québec solidaire rappelle que «ces gens-là ont travaillé en CHSLD durant leur formation, ils ont quand même donné des services».

Le ministère de la Santé explique que le remboursement n’est pas requis pour un candidat qui échoue pour une raison liée à une incapacité cognitive ou une maladie. «Un traitement humain au cas par cas est donc privilégié», ajoute le porte-parole Robert Maranda.

De plus, le ministère précise que «le candidat et l’établissement de santé et services sociaux qui a octroyé la bourse peuvent convenir d’une entente de remboursement étalée sur un nombre de mois convenu entre les parties».

Enfin, le contrat signé par les aspirants PAB prévoit la possibilité de retrancher du montant total le prorata du temps travaillé. Ce n’est toutefois pas ce qui a été proposé à Èva Benoit-Dragon.

La jeune femme avait été sélectionnée au départ parmi 80 000 volontaires. Le gouvernement avait un urgent besoin de 10 000 préposés dans les CHSLD de la province. Puisque seulement 6551 sont au travail, Québec a déjà prévu la formation de nouvelles cohortes pour ajouter 3000 personnes de plus.

Avec Thomas Gerbet par Radio-Canada

USA: Qui étudie s’appauvrit

mai 24, 2019

 

La dette moyenne des étudiants américains atteint pas moins de 30 000 $US.
© Drew Angerer Agence France-Presse La dette moyenne des étudiants américains atteint pas moins de 30 000 $US.
 

Marie-Pier Frigon, d’Albuquerque au Nouveau-Mexique, a 25 ans et une dette étudiante accumulée de plus de 160 000 $US, soit l’équivalent de 210 000 $ dans son Québec d’origine. Son remboursement lui gruge 1400 $US par mois, soit environ la moitié de son revenu de chargée de communications du groupe de pression Voices for Children.

« C’est un gros stress, confie-t-elle au Devoir. C’est extrêmement difficile pour moi. Je me demande si je vais sortir de ça. J’en ai pour encore vingt ans à rembourser cette dette qui va me coûter 350 000 $ au total. Il me reste juste le minimum pour vivre. Je ne pourrai peut-être pas m’acheter de maison. »

Mme Frigon s’exprime en français, sa langue maternelle. Elle est née à Montréal et a déménagé en Californie avec ses parents à l’âge de trois ans. Elle n’a pas encore demandé sa citoyenneté américaine.

Sitôt ses études secondaires terminées, elle a entamé une formation en photographie à l’Academy of Art, université privée de San Francisco, à plus de 21 000 $ par année. Elle ne se qualifiait pas pour des bourses et ses parents ont endossé ses emprunts à des banques privées. « J’avais 18 ans et je n’avais pas conscience de ce que ça voulait dire, de m’endetter autant avec des paiements qui reviennent chaque mois. »

La coûteuse formation a duré cinq ans, jusqu’en août 2017. Elle a ensuite assez vite quitté San Francisco et son coût de la vie exorbitant. Il y a deux mois, elle a décidé de lancer un appel à l’aide sur la plateforme de sociofinancement GoFundMe. « Parce qu’un ami m’a dit que parfois du monde riche paie pour ces affaires-là, dit-elle. Je n’espère pas vraiment que ça va marcher. Jusqu’à maintenant, je n’ai reçu que 100 $… »

Un océan rouge 

La recherche « student loan » donne plus de 23 000 dossiers sur GoFundMe et « student tuition », 25 200 pages. Une large majorité semblent en provenance des États-Unis. Le site sert aussi beaucoup, beaucoup à rechercher du financement pour payer les frais médicaux.

Les données du problème global donnent le vertige. La dette des prêts étudiants états-uniens dépasse maintenant les 1500 milliards $US. On répète : plus de 2 billions de dollars canadiens.

La moyenne de l’endettement pour scolarité s’établit maintenant à environ 30 000 $US par étudiant et fait une autre culbute quand on ajoute la part versée par les parents. La moyenne des bourses oscille autour de 15 000 $ par année.

Par comparaison, en 2015, l’emprunt moyen par étudiant universitaire auprès de diverses sources (État, banques ou parents) était de 26 800 $ au Canada, avec de fortes disparités allant de 12 500 $ environ au Québec à 35 200 $ au Nouveau-Brunswick.

Plus de 44 millions d’Américains remboursent des prêts liés à leurs études. Ce découvert dépasse les sommes dues par les détenteurs de cartes de crédit de tout le pays. Des experts redoutent d’ailleurs que la prochaine bulle financière à éclater vienne des dettes d’étude.

Trois facteurs expliquent cette coulée au fin fond du rouge : les droits de scolarité de plus en plus élevés (+ 85 % en 25 ans) ; la faiblesse du système des bourses ; puis la culture nationale qui encourage les étudiants du vaste pays à quitter le nid familial pour entrer dans l’âge adulte en s’installant à gros frais supplémentaires sur un campus, pendant plusieurs années.

Faire payer les riches 

La charité et l’entraide prennent plusieurs formes. Le milliardaire Robert F. Smith a profité dimanche de son discours devant 396 finissants de l’université Morehouse à Atlanta, tous des hommes afro-américains, pour annoncer qu’il allait se charger de la totalité de leurs dettes d’étude. En fait, sa richissime famille va créer une fondation qui va prendre en charge les prêts évalués à environ 40 millions de dollars, en récoltant au passage des abattements fiscaux.

Ces comptes établissent donc la moyenne de la dette à rembourser à quelque 100 000 $ par tête à mortier.

Tout en reconnaissant l’indéniable et généreuse contribution du citoyen Smith, un éditorial du New York Times publié il y a quelques jours soulignait à quel point cette situation témoigne d’un système vicié jusque dans sa moelle. La fiscalité des États-Unis ne prélève pas assez d’argent aux riches (16,5 % au fédéral) pour assurer l’école gratuite pour tous et la philanthropie ne règle ce problème qu’à la toute petite pièce.

Le sociofinancement sert d’ailleurs aussi à faire de l’activisme autour du problème social. Sur GoFundMe, le projet Scared to Debt demande 250 000 $ pour réaliser cet été un film sur le sujet de la dette étudiante. Plus de 40 personnes ont déjà donné 22 000 $ en une semaine.

Des candidats démocrates à l’investiture présidentielle promettent de s’y attaquer politiquement. La sénatrice Elizabeth Warren propose d’annuler une partie des dettes étudiantes et de mettre en place un réseau de garderies et de maternelles abordables en prélevant un impôt sur les grandes fortunes.

Marie-Pier Frigon se définit comme « très, très démocrate », même si elle ne peut pas encore voter aux États-Unis. Elle appuie les idées de Bernie Sanders qui veut lui aussi éliminer la dette étudiante et rendre l’éducation gratuite pour ne pas reproduire le cercle infernal. Elle doute cependant que cette utopie concrète se réalise.

« Pour y arriver, il faut un président qui ne fait pas de compromis et un Congrès démocrate, dit-elle en terminant l’entrevue. Je ne sais pas si c’est possible dans le climat politique actuel, mais si ça arrivait, je serais vraiment contente. »

Passer le chapeau 
L’Ontarienne Na’Shantéa Miller prend le problème à rebours en cherchant à financer ses études aux États-Unis avant de s’y engager. Elle a postulé à Oxford, à McGill, à l’Université de Toronto, à la London School of Economics et à Harvard. Elle a été acceptée partout.
Elle souhaite intégrer le programme de maîtrise en politiques publiques de la Harvard Kennedy School. Les charges scolaires et de vie sont fixées à environ 110 000 $CAN par année pour deux ans, disons près d’un quart de million de dollars au total dans une école qui n’offre pratiquement aucune bourse.

« C’est beaucoup d’argent, dit-elle au Devoir. Mais c’est la chance d’une vie, et j’ai décidé de tenter ma chance avec le sociofinancement. J’aime mieux essayer et voir ce qui arrive plutôt que de ne rien faire et de le regretter. »

La jeune femme de 24 ans a jusqu’au 15 juin pour s’inscrire à Boston. Elle a environ 40 000 $ en poche. Elle cherche 75 825 $ par l’entremise de GoFundMe pour boulonner sa première année de formation. Elle en avait amassé un peu moins de la moitié (34 000 $) en date de jeudi.

Pressecanadienne.ca par Stéphane Baillargeon

Fraude aux importations chinoises: l’UE donne deux mois à Londres pour rembourser 2,7 mds d’euros

septembre 24, 2018

L’UE donne deux mois au Royaume-Uni pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane destinés au budget européen / © AFP/Archives / Daniel LEAL-OLIVAS

La Commission européenne a donné lundi « deux mois » au Royaume-Uni pour rembourser 2,7 milliards d’euros de droits de douane destinés au budget européen, lui reprochant d’avoir frauduleusement laissé entrer en Europe des produits chinois soumis à un niveau de taxes inadéquat.

Cette demande, qui s’inscrit dans le cadre d’une procédure dite « d’infraction » engagée par Bruxelles, menace d’exacerber encore les tensions dans le cadre des négociations sur le Brexit, quelques jours seulement après un sommet européen tendu en Autriche.

Londres dispose « d’un délai de deux mois pour agir, à défaut de quoi, la Commission pourrait saisir la Cour de justice de l’UE », explique Bruxelles dans un communiqué.

« Bien qu’il ait été informé des risques de fraude liés à l’importation de textiles et de chaussures originaires de la République populaire de Chine dès 2007 et qu’il lui ait été demandé de prendre des mesures appropriées de maîtrise des risques, le Royaume-Uni n’est pas intervenu de manière efficace pour empêcher la fraude », poursuit la Commission.

Cet ultimatum constitue la deuxième étape de la procédure d’infraction, qui avait été lancée en mars par l’UE, à la suite d’un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf).

L’Olaf avait révélé qu’entre 2013 et 2016, des montants de droits de douane importants avaient été éludés grâce à de fausses factures, des factures fictives et en présentant des déclarations de valeur en douane incorrectes.

Or, les droits de douane font partie des ressources du budget de l’UE.

L’Olaf, qui estimait alors le préjudice à 2 milliards d’euros, avait recommandé à l’Union de « récupérer l’argent » auprès « du gouvernement du Royaume-Uni ».

D’autres contrôles menés par la Commission ont ensuite fait apparaître « une augmentation considérable de l’ampleur de ce mécanisme de fraude » pour la période comprise entre novembre 2011 et décembre 2017.

Cette fraude a selon elle « entraîné des pertes pour le budget de l’UE s’élevant à 2,7 milliards d’euros ».

L’affaire est d’autant plus inopportune que la proposition de Londres pour sa future relation avec l’UE après le Brexit repose sur un « accord douanier simplifié »: le Royaume-Uni collecterait les droits de douanes sur les biens entrant sur son territoire à destination de l’UE et appliquerait ses propres taxes sur ses importations en provenance de pays tiers.

Bruxelles et Londres prévoient de s’entendre sur un accord de retrait et le cadre de leur futur relation d’ici le moins de novembre, afin de permettre au Royaume-Uni de quitter comme prévu l’UE fin mars 2019.

Romandie.com avec(©AFP / (24 septembre 2018 13h07)

Des pays de l’Otan devraient « rembourser » des arriérés aux États-Unis (Trump)

juillet 10, 2018

Washington – Le président américain Donald Trump a accusé mardi des pays de l’Otan d’être défaillants depuis des années dans leurs dépenses militaires et a suggéré que ces pays « remboursent » aux États-Unis des arriérés.

« De nombreux pays de l’Otan, que nous sommes censés défendre, non seulement ne tiennent pas leur engagement de 2% (ce qui est bas), mais depuis des années sont défaillants dans leurs paiements qu’ils ne versent pas. Vont-ils rembourser les Etats-Unis ? », a tweeté M. Trump, qui n’a de cesse de réclamer aux Européens d’accroître leurs dépenses militaires afin de respecter leur engagement de les porter à 2% de leur PIB en 2024.

Donald Trump a rédigé ce tweet à bord de l’avion présidentiel Air Force One alors qu’il se rendait précisément à un sommet de l’Otan à Bruxelles qui se tiendra mercredi et jeudi.

Les 29 membres de l’Otan se sont engagés à consacrer 2% de leur PIB à leurs dépenses pour la Défense en 2024.

Quatre sont déjà à ce niveau –Etats-Unis, Royaume-Uni, Grèce et Estonie– et quatre autres –Lituanie, Lettonie, Pologne et Roumanie– le seront pour la fin de l’année, a assuré mardi Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance.

Ce déséquilibre mécontente M. Trump, qui considère notamment anormal que les dépenses de défense de l’Allemagne, la première économie européenne, ne représentent que 1,24% de son PIB.

Le président américain a prévenu que le sommet transatlantique mercredi et jeudi à Bruxelles risquait d’être tendu. Il a même estimé que sa rencontre avec Vladimir Poutine à Helsinki le 16 juillet pourrait être plus facile que cette réunion.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juillet 2018 17h50)                               

États-Unis: Trump a remboursé à son avocat l’argent versé à une actrice porno, selon Giuliani

mai 3, 2018

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 14 février 2018 et l’actrice de films pornographiques Stormy Daniels à Las Vegas le 4 février 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / MANDEL NGAN

Le président américain Donald Trump a remboursé à son avocat Michael Cohen 130.000 dollars versés par ce dernier à l’actrice de films X Stormy Daniels, a révélé l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, semblant ainsi contredire des déclarations du président sur cette affaire.

« Cet argent versé par son avocat (…) le président l’a remboursé sur une période de plusieurs mois », a déclaré mercredi sur Fox News M. Giuliani qui a récemment rejoint l’équipe d’avocats du président. Il a assuré que ce paiement allait s’avérer « parfaitement légal » et « n’était pas de l’argent de la campagne » présidentielle.

M. Cohen avait versé, sur ses deniers personnels selon lui, 130.000 dollars à Stormy Daniels en novembre 2016, peu avant l’élection présidentielle, en échange de son silence à propos d’une liaison qu’elle affirme avoir eue en 2006-2007 avec M. Trump, déjà marié à l’époque avec son épouse actuelle Melania.

M. Trump a bien reconnu la semaine dernière que M. Cohen le représentait dans le litige l’opposant à Stormy Daniels, de son vrai nom Stephanie Clifford. Mais le président avait assuré auparavant ne pas avoir été au courant du versement à l’actrice.

M. Giuliani a déclaré au Wall Street Journal que Donald Trump « n’était probablement pas au courant » au moment où le versement a été fait par Michael Cohen étant donné la préoccupation de ce dernier de « résoudre cela d’une manière discrète ».

Et, peu après son interview à Fox News, M. Giuliani a assuré au New York Times avoir parlé à M. Trump avant et après cette intervention, affirmant que le président et ses autres avocats savaient ce qu’il allait dire.

M. Giuliani a précisé au Times détenir des documents prouvant que M. Trump avait remboursé la somme ce qui « supprime » l’éventualité d’une violation des règles de financement des campagnes électorales.

« Quelque temps après la fin de la campagne, ils ont procédé à un remboursement, 35.000 dollars par mois, pris sur son compte familial personnel », a-t-il dit au Times.

– « Il faut demander à Michael » –

Selon lui, M. Trump a ainsi versé à M. Cohen entre 460.000 et 470.000 dollars afin de rembourser la somme versée à l’actrice ainsi que « des dépenses secondaires », sans autre précision.

M. Trump s’était exprimé directement sur ce dossier pour la première fois le 5 avril devant des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One. Interrogé pour savoir s’il était au courant du versement de M. Cohen à Stormy Daniels, il avait répondu: « non ».

A la question de savoir pourquoi l’avocat avait effectué ce paiement, M. Trump avait répondu: « il faut demander à Michael Cohen. Michael est mon avocat. Il faut demander à Michael ».

« Savez-vous où il a trouvé l’argent pour effectuer ce paiement? » lui avait encore demandé un journaliste. « Non, je ne sais pas », avait-il dit.

L’avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti, a rapidement réagi aux déclarations de M. Giuliani, accusant sur Twitter M. Trump d’avoir « ouvertement menti ». « Nous avions prédit il y a des mois qu’il serait prouvé que le peuple américain a été trompé concernant le paiement des 130.000 dollars et sur ce que savait M. Trump, quand il le savait », a-t-il tweeté.

L’affaire Stormy Daniels s’est transformée en saga judiciaire, avec deux recours en justice déposés par l’actrice tandis que M. Cohen fait lui-même l’objet d’une enquête criminelle du FBI. Le bureau du procureur de Manhattan a indiqué enquêter sur lui dans le cadre des investigations du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion entre l’équipe de campagne de M. Trump et la Russie en 2016.

Les bureaux de M. Cohen, qui ne fait l’objet d’aucune inculpation à ce stade, ont été perquisitionnés le 9 avril sans qu’on sache ce que cherchaient les enquêteurs dont le mandat n’a pas été rendu public.

L’actrice de 39 ans a déposé début mars un recours en justice à Los Angeles pour faire invalider l’accord de confidentialité de novembre 2016 arguant que M. Trump ne l’avait pas personnellement signé. Elle a en outre assigné en justice M. Trump pour diffamation lundi dernier à New York.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mai 2018 13h34)                  

Des enfants achètent des applications sur ses tablettes: Amazon va rembourser

avril 4, 2017

Washington – Amazon a renoncé mardi à faire appel d’une injonction qui le tient pour responsable d’achats réalisés par des enfants à travers des applications installées sur ses tablettes: le géant de la distribution va ainsi rembourser 70 millions de dollars.

« Ce cas montre ce qui devrait être un principe fondateur de toutes les entreprises: vous devez obtenir l’accord du consommateur avant de lui facturer un achat », a souligné Thomas Paul, de la Federal Trade Commission (FTC), dont la protection des consommateurs est une des missions principales.

« Les consommateurs touchés par les pratiques d’Amazon peuvent à présent être indemnisés pour ces dépenses qu’ils n’attendaient pas et n’avaient pas autorisées », a-t-il ajouté.

La FTC avait déjà réglé à l’amiable dans le passé des affaires similaires avec Apple et Google, argumentant que l’absence de mots de passe permettait aux enfants de faire des achats à l’intérieur des applications (accessoires, aide pour accéder au niveau supérieur ou obtenir des vies supplémentaires dans un jeu…) à l’insu de leurs parents.

Ces achats pouvaient porter sur des sommes importantes.

Le géant de la distribution n’a pas commenté dans l’immédiat sa décision de renoncer à faire appel. La FTC a précisé qu’Amazon annoncerait prochainement le détail de ses remboursements.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2017 21h32)

Agrobusiness en Côte d’Ivoire : le gouvernement prêt à rembourser les souscripteurs lésés

février 16, 2017

Alors que les petits investisseurs lésés de l’agrobusiness restent très mobilisés, le gouvernement s’est dit prêt à les rembourser d’ici la fin du mois de février. Pas moins de 66 milliards de francs CFA (100,6 millions d’euros) auraient été investis par 37 000 souscripteurs.

« Le gouvernement est prêt à rembourser sur la base du capital investi et des soldes disponibles sur les comptes des sociétés », a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Bruno Koné, au terme du conseil des ministres mercredi 15 février.

« Reste à se mettre d’accord sur qui à droit à ces remboursements », a-t-il encore ajouté, précisant qu’une liste de bénéficiaires était en cours d’élaboration après un croisement entre les fichiers des entreprises d’agrobusiness et ceux détenus par les banques.

Appel à un rassemblement samedi

Une déclaration destinée à calmer les esprits, alors qu’un appel à un rassemblement samedi 18 février à Abidjan a été lancé par certaines associations de souscripteurs lésés, qui espèrent toujours obtenir le dégel des comptes des sociétés soupçonnées d’escroquerie et le paiement de leurs retours sur investissement (RSI).

« Nous ne sommes pas satisfaits et nous maintenons l’appel au rassemblement samedi », a rapidement réagi Kouamé Jules Aka, secrétaire général adjoint du Syndicat des investisseurs indépendants de l’Agrobusiness (Siiabci), contacté à la suite du conseil des ministres. 

« Nous ne sommes pas d’accord car certains souscripteurs sont exclus des modalités de remboursement proposées par l’État, mais aussi car nous ne sommes pas certains d’obtenir le remboursement intégral des capitaux investis », renchérit Guy Roland Nahounou, secrétaire d’organisation du Siiabci, affirmant « ne pas fermer la porte aux discussions avec le gouvernement ».

66 milliards de francs CFA investis dans ces sociétés

Ces investisseurs ne décolèrent pas depuis que le procureur de la République a gelé à la mi-janvier les comptes de 28 sociétés d’agrobusiness dans le collimateur des autorités en raison des accusations d’escroquerie visant plusieurs de ces entreprises.

Une enquête diligentée par les autorités avait de fait conclu que les juteux RSI promis aux souscripteurs, compris entre 300 et 1000% au bout de seulement quelques mois, étaient en réalité financés par un système pyramidal. En clair, que l’argent des derniers investisseurs était utilisé pour payer les premiers, selon les conclusions de l’étude dévoilées fin janvier.

Près de 37 000 personnes auraient souscrit à ces sociétés, selon cette même enquête, qui met par ailleurs en lumière les sommes considérables avancées par ces milliers d’investisseurs : près de 66 milliards de francs CFA, soit plus de 100,6 millions d’euros.

Jeuneafrique.com par Claire Rainfroy à Abidjan

Afrique du Sud: Jacob Zuma a 45 jours pour payer les 500.000 dollars à l’Etat

juillet 28, 2016

Le président sud-africain, Jacob Zuma, dispose de 45 jours pour rembourser, à l’Etat, 500.000 dollars, dans le scandale de sa résidence privée, à Nkandla.

En 2009, l’Etat avait payé 246 millions de rands (quelque 20 millions d’euros au cours de l’époque), officiellement, pour améliorer la sécurité de la résidence privée de Jacob Zuma, à Nkandla, en pays zoulou (Est).

Mais, fin mars, la plus haute juridiction sud-africaine, la Cour constitutionnelle, avait jugé que Jacob Zuma avait violé la constitution en refusant de rembourser les frais de rénovation de sa propriété privée non liés à la sécurité (piscine, centre pour visiteurs, enclos pour bétail, poulailler et amphithéâtre).

Le ministère des Finances avait, alors, évalué à 500.000 dollars, la somme que le président devait rembourser. Mardi, 26 juillet, conformément à la procédure, la Cour constitutionnelle a « approuvé cette somme », selon une lettre signée de la juridiction.

La balle est, désormais, dans le cas de Jacob Zuma, qui dispose de « 45 jours » pour s’acquitter de sa dette, selon Dylan Cron, avocat à l’origine de cette longue bataille judiciaire.

Le scandale Nkandla empoisonne, depuis des années, la présidence Zuma. Après la décision de la justice, en mars, l’opposition, mais aussi, des anciens combattants de lutte de Nelson Mandela membres du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), avaient appelé le chef de l’Etat à démissionner.

Les municipales du 3 août prochain pourraient éjecter Zuma de la présidence si jamais l’ANC perdait des grandes villes comme Johannesburg, Durban ou Pretoria. Une hypothèse qui n’est plus d’école et qui fait, déjà, trembler le président sud-africain, grand collectionneur de scandales.

Afriqueeducation.com

Afrique du Sud: Zuma doit rembourser 500.000 USD dans le scandale de sa résidence

juin 27, 2016

Johannesburg – Le président sud-africain Jacob Zuma doit rembourser à l’Etat 500.000 dollars dans le scandale de sa résidence privée, a recommandé lundi le ministère des Finances, chargé par la justice de déterminer le montant de la somme due.

La somme que le président devrait payer personnellement (…) correspond à 7.814.555 rands, soit l’équivalent d’une partie des travaux effectués dans sa propriété avec de l’argent public, a indiqué le Trésor dans un document remis à la Cour constitutionnelle et obtenu par l’AFP.

Fin mars, la Cour constitutionnelle avait jugé que le chef de l’Etat avait violé la constitution en refusant de rembourser les frais de rénovation de sa propriété privée non liés à la sécurité. En cause: la piscine, un centre pour visiteurs, un enclos pour bétail, un poulailler et un amphithéâtre.

La justice, qui avait été saisie par l’opposition dans cette affaire d’abus de biens sociaux, avait demandé au Trésor de déterminer la somme à rembourser.

La Cour constitutionnelle doit désormais approuver ou non ce montant. Une fois qu’elle aura donné le feu vert, le président Zuma, qui accumule les déboires, aura 45 jours pour rembourser la somme déterminée.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juin 2016 15h51)

Etats-Unis: Les anciens étudiants de l’université Trump demandent des comptes

mai 18, 2016

Donald Trump se justifie dans une vidéo intitulée « La vérité sur l’Université Trump »

Donald Trump se justifie dans une vidéo intitulée « La vérité sur l’Université Trump » Capture d’écran https://www.youtube.com/watch?v=QqfsbQGPLAE
« Vous voulez le secret pour vous faire de l’argent ? », « Le temps est venu de faire des affaires incroyables sur le vrai marché ! » : telles étaient les promesses de l’université Trump, qui, entre 2005 et 2010, prétendait enseigner les secrets du millionnaire en matière de transactions immobilières.

Mais n’est pas Donald Trump qui veut. Loin d’avoir fait ériger des tours géantes à leurs noms, une partie des 10 000 anciens étudiants de l’établissement crient à l’arnaque, demandant le remboursement de leurs frais de scolarité, qui s’élèvent jusqu’à 35 000 dollars (31 000 euros) par tête. Ce qui vaut au magnat de l’immobilier d’être poursuivi en justice dans quatre Etats, alors qu’il est en passe d’obtenir l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de novembre.

Alors que Donald Trump faisait miroiter à ses futurs étudiants d’alléchantes « visites surprises », « la plupart des étudiants n’ont jamais vu Trump de près ou de loin », rapportait la chaîne de télévision américaine CNN en septembre 2015. Les plus chanceux ont pu s’offrir une photographie épaule contre épaule avec… une photo géante à l’effigie de « Donald ».

Quant aux « experts » annoncés pour enseigner, peu d’entre eux étaient en réalité spécialistes du domaine, explique le journal britannique The Telegraph. Et les séminaires de trois jours, coûtant la bagatelle de 1 495 dollars (1 319 euros), n’étaient que des appâts pour convaincre les étudiants de s’inscrire dans des programmes plus onéreux encore.

De plus, l’université Trump n’a jamais eu de localisation définie, les cours ayant eu lieu dans la Trump Tower ou dans des salles louées pour l’occasion.

Faux témoignages

Sommé de répliquer sur cette affaire des plus embarrassantes alors qu’il brigue la Maison Blanche, Donald Trump a publié, début mars, une vidéo intitulée « La vérité sur l’université Trump ». Sous fond de violons déchaînés, il dément toute fraude et montre des témoignages écrits d’étudiants ayant trouvé les cours « excellents » et « merveilleux ».

Une défense battue en brèche pas d’anciens étudiants qui ont indiqué avoir subi des pressions au moment de remplir les questionnaires de satisfaction. L’anonymat des réponses n’aurait pas été respecté et ils se seraient vus signifier qu’un avis positif était indispensable pour obtenir son diplôme. « C’est une escroquerie. Le rôle de ces évaluations était de se défendre contre des actions en justice », a expliqué l’un d’eux au New York Times.

Cent cinquante poursuites depuis 1980

« Vous vous intéressez tellement aux gens endettés par leurs études que vous avez gagné des millions à arnaquer des étudiants. » A l’instar de ce tweet de la pugnace sénatrice démocrate du Massachusetts Elizabeth Warren, l’opposition démocrate comme républicaine a largement relayé l’affaire par le biais de tweets ou de vidéos chocs.

Donald Trump est un habitué des tribunaux, ayant été poursuivi en son nom propre au moins cent cinquante fois depuis le début des années 1980, rappelle Fortune. Mardi 17 mai, ses avocats ont obtenu que l’affaire soit examinée par la cour d’appel de l’Etat de New York, reportant ainsi le procès après l’élection présidentielle de novembre. « Ce n’est pas une surprise que Donald Trump utilise le moindre recours juridique pour éviter de comparaître pour profits frauduleux sur son université », a déclaré dans un communiqué le procureur général de l’Etat de New York, Eric Schneiderman. Le démocrate s’est emparé de l’affaire et requiert 40 millions de dollars (35,6 millions d’euros) de dédommagement pour quelque 5 000 plaignants réunis en « class action ».

Donald Trump devrait également comparaître comme témoin à San Diego le 28 novembre. Son avocat, Daniel Petrocelli, a demandé à ce que le procès soit repoussé après l’investiture de Trump en cas de victoire à la présidence. « Ce procès ne doit pas devenir un instrument politique », précise-t-il. Mais ses adversaires espèrent bien que cette affaire permettra d’attribuer une note éliminatoire à l’élève Trump, trublion de la primaire républicaine, finalement parvenu à éliminer tous ses concurrents.

Lemonde.fr par Agathe Charnet