Posts Tagged ‘Remboursement’

États-Unis: Trump a remboursé à son avocat l’argent versé à une actrice porno, selon Giuliani

mai 3, 2018

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche le 14 février 2018 et l’actrice de films pornographiques Stormy Daniels à Las Vegas le 4 février 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / MANDEL NGAN

Le président américain Donald Trump a remboursé à son avocat Michael Cohen 130.000 dollars versés par ce dernier à l’actrice de films X Stormy Daniels, a révélé l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, semblant ainsi contredire des déclarations du président sur cette affaire.

« Cet argent versé par son avocat (…) le président l’a remboursé sur une période de plusieurs mois », a déclaré mercredi sur Fox News M. Giuliani qui a récemment rejoint l’équipe d’avocats du président. Il a assuré que ce paiement allait s’avérer « parfaitement légal » et « n’était pas de l’argent de la campagne » présidentielle.

M. Cohen avait versé, sur ses deniers personnels selon lui, 130.000 dollars à Stormy Daniels en novembre 2016, peu avant l’élection présidentielle, en échange de son silence à propos d’une liaison qu’elle affirme avoir eue en 2006-2007 avec M. Trump, déjà marié à l’époque avec son épouse actuelle Melania.

M. Trump a bien reconnu la semaine dernière que M. Cohen le représentait dans le litige l’opposant à Stormy Daniels, de son vrai nom Stephanie Clifford. Mais le président avait assuré auparavant ne pas avoir été au courant du versement à l’actrice.

M. Giuliani a déclaré au Wall Street Journal que Donald Trump « n’était probablement pas au courant » au moment où le versement a été fait par Michael Cohen étant donné la préoccupation de ce dernier de « résoudre cela d’une manière discrète ».

Et, peu après son interview à Fox News, M. Giuliani a assuré au New York Times avoir parlé à M. Trump avant et après cette intervention, affirmant que le président et ses autres avocats savaient ce qu’il allait dire.

M. Giuliani a précisé au Times détenir des documents prouvant que M. Trump avait remboursé la somme ce qui « supprime » l’éventualité d’une violation des règles de financement des campagnes électorales.

« Quelque temps après la fin de la campagne, ils ont procédé à un remboursement, 35.000 dollars par mois, pris sur son compte familial personnel », a-t-il dit au Times.

– « Il faut demander à Michael » –

Selon lui, M. Trump a ainsi versé à M. Cohen entre 460.000 et 470.000 dollars afin de rembourser la somme versée à l’actrice ainsi que « des dépenses secondaires », sans autre précision.

M. Trump s’était exprimé directement sur ce dossier pour la première fois le 5 avril devant des journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One. Interrogé pour savoir s’il était au courant du versement de M. Cohen à Stormy Daniels, il avait répondu: « non ».

A la question de savoir pourquoi l’avocat avait effectué ce paiement, M. Trump avait répondu: « il faut demander à Michael Cohen. Michael est mon avocat. Il faut demander à Michael ».

« Savez-vous où il a trouvé l’argent pour effectuer ce paiement? » lui avait encore demandé un journaliste. « Non, je ne sais pas », avait-il dit.

L’avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti, a rapidement réagi aux déclarations de M. Giuliani, accusant sur Twitter M. Trump d’avoir « ouvertement menti ». « Nous avions prédit il y a des mois qu’il serait prouvé que le peuple américain a été trompé concernant le paiement des 130.000 dollars et sur ce que savait M. Trump, quand il le savait », a-t-il tweeté.

L’affaire Stormy Daniels s’est transformée en saga judiciaire, avec deux recours en justice déposés par l’actrice tandis que M. Cohen fait lui-même l’objet d’une enquête criminelle du FBI. Le bureau du procureur de Manhattan a indiqué enquêter sur lui dans le cadre des investigations du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion entre l’équipe de campagne de M. Trump et la Russie en 2016.

Les bureaux de M. Cohen, qui ne fait l’objet d’aucune inculpation à ce stade, ont été perquisitionnés le 9 avril sans qu’on sache ce que cherchaient les enquêteurs dont le mandat n’a pas été rendu public.

L’actrice de 39 ans a déposé début mars un recours en justice à Los Angeles pour faire invalider l’accord de confidentialité de novembre 2016 arguant que M. Trump ne l’avait pas personnellement signé. Elle a en outre assigné en justice M. Trump pour diffamation lundi dernier à New York.

Romandie.com avec(©AFP / 03 mai 2018 13h34)                  

Des enfants achètent des applications sur ses tablettes: Amazon va rembourser

avril 4, 2017

Washington – Amazon a renoncé mardi à faire appel d’une injonction qui le tient pour responsable d’achats réalisés par des enfants à travers des applications installées sur ses tablettes: le géant de la distribution va ainsi rembourser 70 millions de dollars.

« Ce cas montre ce qui devrait être un principe fondateur de toutes les entreprises: vous devez obtenir l’accord du consommateur avant de lui facturer un achat », a souligné Thomas Paul, de la Federal Trade Commission (FTC), dont la protection des consommateurs est une des missions principales.

« Les consommateurs touchés par les pratiques d’Amazon peuvent à présent être indemnisés pour ces dépenses qu’ils n’attendaient pas et n’avaient pas autorisées », a-t-il ajouté.

La FTC avait déjà réglé à l’amiable dans le passé des affaires similaires avec Apple et Google, argumentant que l’absence de mots de passe permettait aux enfants de faire des achats à l’intérieur des applications (accessoires, aide pour accéder au niveau supérieur ou obtenir des vies supplémentaires dans un jeu…) à l’insu de leurs parents.

Ces achats pouvaient porter sur des sommes importantes.

Le géant de la distribution n’a pas commenté dans l’immédiat sa décision de renoncer à faire appel. La FTC a précisé qu’Amazon annoncerait prochainement le détail de ses remboursements.

Romandie.com avec(©AFP / 04 avril 2017 21h32)

Agrobusiness en Côte d’Ivoire : le gouvernement prêt à rembourser les souscripteurs lésés

février 16, 2017

Alors que les petits investisseurs lésés de l’agrobusiness restent très mobilisés, le gouvernement s’est dit prêt à les rembourser d’ici la fin du mois de février. Pas moins de 66 milliards de francs CFA (100,6 millions d’euros) auraient été investis par 37 000 souscripteurs.

« Le gouvernement est prêt à rembourser sur la base du capital investi et des soldes disponibles sur les comptes des sociétés », a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Bruno Koné, au terme du conseil des ministres mercredi 15 février.

« Reste à se mettre d’accord sur qui à droit à ces remboursements », a-t-il encore ajouté, précisant qu’une liste de bénéficiaires était en cours d’élaboration après un croisement entre les fichiers des entreprises d’agrobusiness et ceux détenus par les banques.

Appel à un rassemblement samedi

Une déclaration destinée à calmer les esprits, alors qu’un appel à un rassemblement samedi 18 février à Abidjan a été lancé par certaines associations de souscripteurs lésés, qui espèrent toujours obtenir le dégel des comptes des sociétés soupçonnées d’escroquerie et le paiement de leurs retours sur investissement (RSI).

« Nous ne sommes pas satisfaits et nous maintenons l’appel au rassemblement samedi », a rapidement réagi Kouamé Jules Aka, secrétaire général adjoint du Syndicat des investisseurs indépendants de l’Agrobusiness (Siiabci), contacté à la suite du conseil des ministres. 

« Nous ne sommes pas d’accord car certains souscripteurs sont exclus des modalités de remboursement proposées par l’État, mais aussi car nous ne sommes pas certains d’obtenir le remboursement intégral des capitaux investis », renchérit Guy Roland Nahounou, secrétaire d’organisation du Siiabci, affirmant « ne pas fermer la porte aux discussions avec le gouvernement ».

66 milliards de francs CFA investis dans ces sociétés

Ces investisseurs ne décolèrent pas depuis que le procureur de la République a gelé à la mi-janvier les comptes de 28 sociétés d’agrobusiness dans le collimateur des autorités en raison des accusations d’escroquerie visant plusieurs de ces entreprises.

Une enquête diligentée par les autorités avait de fait conclu que les juteux RSI promis aux souscripteurs, compris entre 300 et 1000% au bout de seulement quelques mois, étaient en réalité financés par un système pyramidal. En clair, que l’argent des derniers investisseurs était utilisé pour payer les premiers, selon les conclusions de l’étude dévoilées fin janvier.

Près de 37 000 personnes auraient souscrit à ces sociétés, selon cette même enquête, qui met par ailleurs en lumière les sommes considérables avancées par ces milliers d’investisseurs : près de 66 milliards de francs CFA, soit plus de 100,6 millions d’euros.

Jeuneafrique.com par Claire Rainfroy à Abidjan

Afrique du Sud: Jacob Zuma a 45 jours pour payer les 500.000 dollars à l’Etat

juillet 28, 2016

Le président sud-africain, Jacob Zuma, dispose de 45 jours pour rembourser, à l’Etat, 500.000 dollars, dans le scandale de sa résidence privée, à Nkandla.

En 2009, l’Etat avait payé 246 millions de rands (quelque 20 millions d’euros au cours de l’époque), officiellement, pour améliorer la sécurité de la résidence privée de Jacob Zuma, à Nkandla, en pays zoulou (Est).

Mais, fin mars, la plus haute juridiction sud-africaine, la Cour constitutionnelle, avait jugé que Jacob Zuma avait violé la constitution en refusant de rembourser les frais de rénovation de sa propriété privée non liés à la sécurité (piscine, centre pour visiteurs, enclos pour bétail, poulailler et amphithéâtre).

Le ministère des Finances avait, alors, évalué à 500.000 dollars, la somme que le président devait rembourser. Mardi, 26 juillet, conformément à la procédure, la Cour constitutionnelle a « approuvé cette somme », selon une lettre signée de la juridiction.

La balle est, désormais, dans le cas de Jacob Zuma, qui dispose de « 45 jours » pour s’acquitter de sa dette, selon Dylan Cron, avocat à l’origine de cette longue bataille judiciaire.

Le scandale Nkandla empoisonne, depuis des années, la présidence Zuma. Après la décision de la justice, en mars, l’opposition, mais aussi, des anciens combattants de lutte de Nelson Mandela membres du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), avaient appelé le chef de l’Etat à démissionner.

Les municipales du 3 août prochain pourraient éjecter Zuma de la présidence si jamais l’ANC perdait des grandes villes comme Johannesburg, Durban ou Pretoria. Une hypothèse qui n’est plus d’école et qui fait, déjà, trembler le président sud-africain, grand collectionneur de scandales.

Afriqueeducation.com

Afrique du Sud: Zuma doit rembourser 500.000 USD dans le scandale de sa résidence

juin 27, 2016

Johannesburg – Le président sud-africain Jacob Zuma doit rembourser à l’Etat 500.000 dollars dans le scandale de sa résidence privée, a recommandé lundi le ministère des Finances, chargé par la justice de déterminer le montant de la somme due.

La somme que le président devrait payer personnellement (…) correspond à 7.814.555 rands, soit l’équivalent d’une partie des travaux effectués dans sa propriété avec de l’argent public, a indiqué le Trésor dans un document remis à la Cour constitutionnelle et obtenu par l’AFP.

Fin mars, la Cour constitutionnelle avait jugé que le chef de l’Etat avait violé la constitution en refusant de rembourser les frais de rénovation de sa propriété privée non liés à la sécurité. En cause: la piscine, un centre pour visiteurs, un enclos pour bétail, un poulailler et un amphithéâtre.

La justice, qui avait été saisie par l’opposition dans cette affaire d’abus de biens sociaux, avait demandé au Trésor de déterminer la somme à rembourser.

La Cour constitutionnelle doit désormais approuver ou non ce montant. Une fois qu’elle aura donné le feu vert, le président Zuma, qui accumule les déboires, aura 45 jours pour rembourser la somme déterminée.

Romandie.com avec(©AFP / 27 juin 2016 15h51)

Etats-Unis: Les anciens étudiants de l’université Trump demandent des comptes

mai 18, 2016

Donald Trump se justifie dans une vidéo intitulée « La vérité sur l’Université Trump »

Donald Trump se justifie dans une vidéo intitulée « La vérité sur l’Université Trump » Capture d’écran https://www.youtube.com/watch?v=QqfsbQGPLAE
« Vous voulez le secret pour vous faire de l’argent ? », « Le temps est venu de faire des affaires incroyables sur le vrai marché ! » : telles étaient les promesses de l’université Trump, qui, entre 2005 et 2010, prétendait enseigner les secrets du millionnaire en matière de transactions immobilières.

Mais n’est pas Donald Trump qui veut. Loin d’avoir fait ériger des tours géantes à leurs noms, une partie des 10 000 anciens étudiants de l’établissement crient à l’arnaque, demandant le remboursement de leurs frais de scolarité, qui s’élèvent jusqu’à 35 000 dollars (31 000 euros) par tête. Ce qui vaut au magnat de l’immobilier d’être poursuivi en justice dans quatre Etats, alors qu’il est en passe d’obtenir l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de novembre.

Alors que Donald Trump faisait miroiter à ses futurs étudiants d’alléchantes « visites surprises », « la plupart des étudiants n’ont jamais vu Trump de près ou de loin », rapportait la chaîne de télévision américaine CNN en septembre 2015. Les plus chanceux ont pu s’offrir une photographie épaule contre épaule avec… une photo géante à l’effigie de « Donald ».

Quant aux « experts » annoncés pour enseigner, peu d’entre eux étaient en réalité spécialistes du domaine, explique le journal britannique The Telegraph. Et les séminaires de trois jours, coûtant la bagatelle de 1 495 dollars (1 319 euros), n’étaient que des appâts pour convaincre les étudiants de s’inscrire dans des programmes plus onéreux encore.

De plus, l’université Trump n’a jamais eu de localisation définie, les cours ayant eu lieu dans la Trump Tower ou dans des salles louées pour l’occasion.

Faux témoignages

Sommé de répliquer sur cette affaire des plus embarrassantes alors qu’il brigue la Maison Blanche, Donald Trump a publié, début mars, une vidéo intitulée « La vérité sur l’université Trump ». Sous fond de violons déchaînés, il dément toute fraude et montre des témoignages écrits d’étudiants ayant trouvé les cours « excellents » et « merveilleux ».

Une défense battue en brèche pas d’anciens étudiants qui ont indiqué avoir subi des pressions au moment de remplir les questionnaires de satisfaction. L’anonymat des réponses n’aurait pas été respecté et ils se seraient vus signifier qu’un avis positif était indispensable pour obtenir son diplôme. « C’est une escroquerie. Le rôle de ces évaluations était de se défendre contre des actions en justice », a expliqué l’un d’eux au New York Times.

Cent cinquante poursuites depuis 1980

« Vous vous intéressez tellement aux gens endettés par leurs études que vous avez gagné des millions à arnaquer des étudiants. » A l’instar de ce tweet de la pugnace sénatrice démocrate du Massachusetts Elizabeth Warren, l’opposition démocrate comme républicaine a largement relayé l’affaire par le biais de tweets ou de vidéos chocs.

Donald Trump est un habitué des tribunaux, ayant été poursuivi en son nom propre au moins cent cinquante fois depuis le début des années 1980, rappelle Fortune. Mardi 17 mai, ses avocats ont obtenu que l’affaire soit examinée par la cour d’appel de l’Etat de New York, reportant ainsi le procès après l’élection présidentielle de novembre. « Ce n’est pas une surprise que Donald Trump utilise le moindre recours juridique pour éviter de comparaître pour profits frauduleux sur son université », a déclaré dans un communiqué le procureur général de l’Etat de New York, Eric Schneiderman. Le démocrate s’est emparé de l’affaire et requiert 40 millions de dollars (35,6 millions d’euros) de dédommagement pour quelque 5 000 plaignants réunis en « class action ».

Donald Trump devrait également comparaître comme témoin à San Diego le 28 novembre. Son avocat, Daniel Petrocelli, a demandé à ce que le procès soit repoussé après l’investiture de Trump en cas de victoire à la présidence. « Ce procès ne doit pas devenir un instrument politique », précise-t-il. Mais ses adversaires espèrent bien que cette affaire permettra d’attribuer une note éliminatoire à l’élève Trump, trublion de la primaire républicaine, finalement parvenu à éliminer tous ses concurrents.

Lemonde.fr par Agathe Charnet

Le président sud-africain s’excuse et veut rembourser

avril 1, 2016

Le président sud-africain Jacob Zuma a clamé sa bonne foi lors d’une allocution télévisée vendredi soir. Il est mis en cause pour avoir effectué des travaux avec des fonds publics dans sa résidence privée de Nkandla, au KwaZulu-Natal.

Il a affirmé qu’il rembourserait une partie des sommes engagées, comme l’a exigé jeudi la Cour constitutionnelle. Il a aussi présenté des excuses pour « le malaise et la confusion » suscités par cette affaire.

La Cour constitutionnelle sud-africaine a ordonné à Jacob Zuma de rembourser une partie de la somme totale (l’équivalent de 15,3 millions de francs) dépensée pour sa résidence privée de Nkandla. La décision a été rendue à l’unanimité des onze juges, qui ont estimé que le président n’avait pas respecté la Constitution.

En 2014, une commission anti-corruption a établi que le président Zuma avait utilisé de l’argent public pour doter sa propriété d’une piscine, d’un centre pour visiteurs, d’un enclos pour le bétail et d’un poulailler. Le Trésor doit déterminer d’ici deux mois le « coût raisonnable » de ces travaux sans rapport avec la sécurité des lieux. Jacob Zuma aura ensuite quarante-cinq jours pour rembourser.

Mauvais conseils juridiques
Lors de son intervention télévisée, le président a affirmé que ses tergiversations et ses premières réponses au rapport rédigé il y a deux ans par la médiatrice de la République Thuli Madonsela, lui ordonnant un remboursement partiel, étaient dues à de « mauvais conseils juridiques » et qu’il avait toujours été « de bonne foi ».

« Je veux souligner que je n’ai jamais cherché délibérément ou consciemment à violer la Constitution », a-t-il dit. L’opposition, qui demande la démission du président âgé de 73 ans, n’a pas été convaincue par ses déclarations.

« Le président cherche à tromper l’Afrique du Sud. Il répète qu’il a toujours voulu rembourser. Mais en fait il n’a jamais voulu payer », a déclaré le dirigeant de l’Alliance démocratique, Mmusi Maimane. Le Congrès national africain (ANC), la formation politique de Jacob Zuma, a accusé l’opposition de se servir de cette affaire pour tenter de faire éclater le parti au pouvoir.

Romandie.com

Afrique du Sud: la Cour constitutionnelle ordonne au président Zuma de rembourser des frais de sa propriété

mars 31, 2016

Johannesburg – La Cour constitutionnelle sud-africaine a ordonné jeudi au président Jacob Zuma de rembourser une partie des frais de sa propriété privée payés par le contribuable, une affaire à l’origine d’un énorme scandale.

Le président doit personnellement payer la somme déterminée par le Trésor public, a déclaré le président de la Cour constitutionnelle sud-africain, Mogoeng Mogoeng, estimant que Jacob Zuma n’avait pas fait respecter, ni défendu, ni suivi la Constitution.

Le Trésor national doit déterminer le coût raisonnable des travaux réalisés pour rénover la résidence privée de Jacob Zuma et qui sont non liés à la sécurité, c’est-à-dire uniquement le centre pour visiteurs, l’enclos pour bétail, le poulailler et la piscine, a précisé le juge.

Les réparations exigées par la médiatrice de la République (chargée de veiller au bon usage des deniers publics) est contraignante, a insisté Mogoeng Mogoeng, ajoutant que le fait que le président n’ait pas obtempéré (…) est une violation de la Constitution.

La médiatrice de la République, Thuli Madonsela, avait exigé en 2014 que Jacob Zuma rembourse un pourcentage raisonnable des coûts de rénovation de sa propriété de Nkandla en pays zoulou (est).

Romandie.com avec(©AFP / 31 mars 2016 14h55)

Les Etats-Unis vont rembourser 1,7 milliard de dollars à l’Iran

janvier 17, 2016

Washington – Les Etats-Unis vont rembourser à l’Iran un total de 1,7 milliard de dollars de dette et d’intérêts qui remontent à la Révolution islamique de 1979 et à la rupture des relations diplomatiques, a indiqué dimanche dans un communiqué le secrétaire d’Etat John Kerry.

Ce remboursement, fruit d’un règlement du Tribunal arbitral de La Haye créé pour ce différend, concerne 400 millions de dollars de dette et 1,3 milliard de dollars en intérêts, mais n’a rien à voir avec les dizaines de milliards de dollars que Téhéran doit récupérer à la suite de l’entrée en vigueur samedi de l’accord sur son programme nucléaire et de la levée consécutive des sanctions.

Mais dans sa déclaration dimanche pour se féliciter des progrès historiques réalisés grâce à l’accord sur le nucléaire et à l’échange de prisonniers entre les Etats-Unis et l’Iran, le président Barack Obama a mentionné ce règlement de La Haye. Il a assuré que le montant de 1,7 milliard de dollars était bien moins que ce que l’Iran cherchait à obtenir.

Pour les Etats-Unis, le règlement a pu nous faire économiser des milliards de dollars qui auraient été réclamés par l’Iran. Les Etats-Unis n’avaient aucun intérêt à faire traîner les choses, a justifié le président.

Cette dette et ces intérêts remontent à la période antérieure à la Révolution islamique de 1979 et à la rupture des relations diplomatiques l’année suivante et concernaient notamment des ventes d’équipements militaires.

Le Iran-US Claims tribunal a été mis sur pied à La Haye en 1981 pour tenter de trouver une issue juridique à ce contentieux entre deux pays qui étaient alors devenus adversaires.

Dans son communiqué, John Kerry, artisan de l’accord sur le nucléaire et force motrice d’un rapprochement effectif entre Washington et Téhéran, a estimé que le règlement de La Haye était un juste (…) compromis.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2016 18h05)

Ouganda : il est désormais illégal de réclamer aux femmes le remboursement de la dot en cas de divorce

août 7, 2015

La Cour suprême ougandaise a statué jeudi sur l’illégalité de la pratique du remboursement préalable au divorce. Une femme ougandaise mariée était jusqu’alors dans l’incapacité de divorcer si sa famille ne rendait pas l’argent versé pour la dot.

« Je déclare inconstitutionnelle la pratique de rembourser la dot lors de la rupture d’un mariage », a annoncé aux médias ougandais, jeudi 6 août,  le président de la Cour suprême Bart Katureebe.

En Ouganda, si le paiement de la dot à la famille de la mariée est une condition sine qua non à l’union des époux, les femmes devaient restituer cette dot si elles souhaitaient divorcer. Une coutume depuis longtemps considérée comme une entrave à la dignité et la liberté des femmes.

Les associations féministes locales et internationales demandaient l’interdiction de cette pratique depuis près de 10 ans. « Un long combat vient de s’achever, cette décision restera dans les mémoires », a confié Idah Leah Nabunnya Ntale, chargée des relations publiques au sein de l’ONG ougandaise Mifumi.

«Depuis 2007 notre association se bat auprès de la justice pour faire abolir cette loi coutumière, nous avons prié et attendu si longtemps et aujourd’hui nous savourons cette victoire », a ajouté Idah triomphante.

En 2007 cette association avait saisi la Cour constitutionnelle lui demandant de reconsidérer les conditions de divorce. Selon Mifumi, l’obligation de rembourser la dot en vue de  dissoudre le mariage expose les femmes à la discrimination et la violence domestique. Une action qui était restée sans suite.

La loi l’interdit mais la coutume disparaîtra-t-elle pour autant ? 

En 2010, Mifumi avait fait appel auprès de la Cour suprême qui a donc rendu son verdict jeudi 6 août. « L’exigence du remboursement de la dot pour la dissolution du mariage est un facteur qui contribue à des violations des droits des femmes », a précisé le juge en chef de la dernière instance, appuyé par six autres juges.

Même si les coutumes sexistes ne vont pas toutes disparaître, cette décision judiciaire vient à point nommé pour la jeunesse ougandaise. « Traditionnellement la dot était un cadeau du garçon envers la famille de la fille pour l’excellente éducation qu’elle a reçu. Mais avec le remboursement qui conditionnait le divorce, la femme était l’objet de toutes les violences conjugales et ne pouvait pas partir faute de moyens », a confié à Jeune Afrique, Johanna Kabanda, jeune entrepreneure à Kampala (capitale). Elle reconnaît néanmoins que dans sa culture, une fille qui n’est pas dotée reste mal vue par la société.

Antony Kahaya, 30 ans et sur le point de se marier, ne remet pas en cause le principe de la dot mais regrette que cette pratique qui est initialement un signe de reconnaissance d’une famille à une autre soit devenue une « forme de salaire », voire pire, une manière « d’emprisonner les femmes dans des mariages abusifs », conclut-il en saluant la décision de la Cour.

Jeuneafrique.com par Nadine Muhorakeye