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Décembre: des survivants de pensionnats pour Autochtones rencontreront le pape

novembre 10, 2021

OTTAWA — La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) annonce mercredi qu’une délégation notamment composée de survivants des pensionnats pour Autochtones et de jeunes des Premières Nations, des Inuits et des Métis rencontrera le pape François au Vatican du 17 au 20 décembre.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

La délégation sera accompagnée pour l’occasion d’un petit groupe d’évêques canadiens de même que d’intervenants en santé mentale.   

Le président de la CECC, Mgr Raymond Poisson, croit qu’il s’agira d’une étape importante dans les efforts de l’Église catholique pour renouveler, renforcer et réparer les relations avec les peuples autochtones du Canada.  

Mgr Poisson affirme que l’Église réfléchira aux actions qu’elle peut entreprendre pour venir en aide aux survivants des pensionnats, à leurs familles et à leurs communautés.    

La Conférence des évêques catholiques du Canada explique que ce voyage sera l’aboutissement d’échanges continus avec l’Assemblée des Premières Nations (APN), le Ralliement national des Métis, l’Inuit Tapiriit Kanatami et d’autres chefs autochtones.   

Les délégués élaborent actuellement le programme et l’itinéraire du voyage, mais la CECC assure que les représentants du Vatican ont d’ores et déjà confirmé que le Saint-Père participera à des réunions privées avec les délégués des Premières Nations, des Inuits et des Métis pour entendre leurs témoignages personnels à propos des pensionnats pour Autochtones et des séquelles qu’ils ont laissées.   

Les délégués auront également l’occasion d’exprimer leurs espoirs et leurs attentes en vue de l’éventuelle visite papale au Canada.   

La Conférence des évêques catholiques du Canada signale qu’elle assumera les frais de voyage et d’accueil de la délégation officielle au Vatican.

Avec La Presse Canadienne

Côte d’Ivoire : ce qu’Alassane Ouattara et Pascal Affi N’Guessan se sont dit

octobre 29, 2021
Pascal AFFI N’Guessan avec le président Alassane Ouattara le 28 octobre 2021. © Présidence

Le président du Front populaire ivoirien (FPI) a été reçu au palais présidentiel le 28 octobre. L’occasion d’évoquer plusieurs sujets politiques avec le chef de l’État.

Lors de cette audience, Alassane Ouattara et Pascal Affi N’Guessan étaient accompagnés de leurs proches collaborateurs. Le président du Front populaire ivoirien (FPI) avait à ses côtés son secrétaire général et porte-parole, Issiaka Sangaré, son secrétaire national de la jeunesse, Lia Gnan Ferdinand, et la première vice-présidente du parti, Christine Konan

Le chef de l’État, lui, était notamment entouré de son directeur de cabinet, Fidèle Sarassoro, et de son conseiller spécial chargé des affaires politiques, Ibrahim Cissé Bacongo.

Paix et réconciliation

Pendant près d’une heure, ce jeudi 28 octobre, ils ont parlé de réconciliation nationale et de paix. Ils ont aussi évoqué les arrestations liées aux élections d’octobre 2020. Affi N’Guessan a demandé la libération des prisonniers et la réintégration de fonctionnaires radiés ou, à défaut, le versement de compensations pour qu’ils puissent se prendre en charge.

C’EST PASCAL AFFI N’GUESSAN QUI AVAIT SOLLICITÉ CETTE AUDIENCE

Le président du FPI était également porteur d’un message émanant de planteurs d’hévéa de Grand-Lahou qui l’ont prié de faire part de leur contentieux avec une entreprise privée.

C’est Pascal Affi N’Guessan qui avait sollicité cette audience il y a quelques mois.  « Nous avons affirmé au chef de l’État que le FPI est un parti de propositions, a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre. Un parti d’opposition responsable. Nous sommes pour la paix et la stabilité socio-économique du pays. Nous sommes toujours disponibles. [Alassane Ouattara] peut compter sur nous. »

Affi Nguessan a également insisté sur la nécessité d’aboutir à un consensus avant les échéances électorale de 2025 et Alassane Ouattara a annoncé qu’il allait donner des instructions à son Premier ministre, Patrick Achi, pour la reprise du dialogue politique.

Depuis le retour de Laurent Gbagbo, les divisions au sein du FPI se sont soldées par une séparation. Alors que l’ancien président a lancé le le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire » (PPA-CI) le 17 octobre, le FPI prépare son sixième congrès extraordinaire, qui aura lieu le 13 novembre 2021 au Palais des sports de Treichville. Ce sera l’occasion de débattre de l’avenir du parti.

Avec Jeune Afrique par Aissatou Diallo

Pologne : Emmanuel Macron a rencontré le président Andrzej Duda

octobre 27, 2021

Le chef de l’État a souhaité « la poursuite d’un dialogue approfondi » avec la Pologne dont il a reçu le président à l’occasion d’un déjeuner.

Emmanuel Macrona rencontre Andrzej Duda mercredi.
Emmanuel Macrona rencontré Andrzej Duda mercredi.© LUDOVIC MARIN / AFP

Le président français Emmanuel Macron souhaite « la poursuite d’un dialogue approfondi » avec la Pologne pour résoudre le bras de fer entre Bruxelles et Varsovie sur la primauté du droit européen, a indiqué l’Élysée mercredi après une rencontre avec le président polonais. Recevant Andrzej Duda pour un déjeuner de travail, le chef d’Etat français a lui fait part de « ses préoccupations sur l’indépendance de la justice » polonaise, selon un communiqué de l’Élysée. La Pologne est en conflit ouvert avec Bruxelles depuis plusieurs années en raison des réformes judiciaires controversées mises en oeuvre par le parti populiste de droite, Droit et Justice (PiS).

Les tensions se sont accrues depuis début octobre, quand le Tribunal constitutionnel polonais, institution proche du parti au pouvoir, a jugé dans un arrêt certains articles des traités de l’UE « incompatibles » avec la Constitution du pays. Alors que la Commission et plusieurs États membres y voient une attaque sans précédent contre la primauté du droit européen et la compétence de la Cour de justice de l’UE, des piliers fondateurs de l’Union, Emmanuel Macron a souhaité « la poursuite d’un dialogue approfondi » avec Varsovie « permettant de résoudre les difficultés posées par cet arrêt ».

Protéger la frontière avec le Bélarus

Les deux chefs d’Etat ont également abordé la question de la frontière avec le Bélarus « et la nécessité », selon l’Élysée, « d’une protection de nos frontières extérieures qui soit à la fois efficace et respectueuse de nos valeurs ». Paris a accusé mercredi la famille du président bélarusse Alexandre Loukachenko d’être derrière un trafic d’êtres humains « savamment organisé » vers l’Union européenne, via la Turquie et Dubaï.

Les Européens soupçonnent le président Loukachenko de faire venir les migrants par avion du Moyen-Orient et d’Afrique à Minsk, avant de les renvoyer vers la Lituanie, la Lettonie et la Pologne, en représailles aux sanctions économiques infligées par l’Union européenne à son régime. Sur le volet énergétique, les deux présidents ont, toujours selon l’Elysée, souligné « l’importance du recours à l’énergie nucléaire » pour à la fois limiter les émissions de gaz à effet de serre et « renforcer notre indépendance à l’égard des pays tiers ».

Par Le Point avec AFP

Canada: Le premier ministre Justin Trudeau rencontre des réfugiés afghans

octobre 10, 2021

OTTAWA — Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a amorcé le week-end de l’Action de grâce en rencontrant une famille de réfugiés afghans qui est récemment arrivée au pays.

© Fournis par La Presse Canadienne

Obaidullah Rahimi a été engagé à l’ambassade du Canada à Kaboul en 2008. L’an dernier, il est devenu employé à temps plein.

M. Rahimi est arrivé au Canada avec sa femme, sa fille de trois ans et un bébé âgé d’un mois et demi.

«C’est l’essence même de l’Action de grâce. Nous songeons à quel point nous sommes chanceux», a affirmé M. Trudeau lors de sa rencontre avec M. Rahimi à Ottawa samedi.

Le premier ministre a rencontré la famille dans une maison où des bénévoles ont préparé des paniers-cadeaux pour les réfugiés afghans. M. Trudeau en a enveloppé un.

M. Rahimi a raconté au premier ministre qu’il aimait son travail à l’ambassade canadienne. Il juge que les Canadiens sont très amicaux et se dit heureux d’être au pays.

«Merci, merci de nous avoir accueillis ici et merci pour tout ce que vous avez fait», a-t-il exprimé.

Le Canada a accueilli plus de 1000 réfugiés afghans. Le Canada s’est engagé à en recevoir 40 000, à la suite de la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans au cours de l’été.

M. Trudeau a déclaré que les Canadiens étaient heureux que Obaidullah Rahimi et sa famille soient en sécurité.

«Nous sommes heureux de vous amener ici pour la prochaine étape de votre vie», a déclaré le premier ministre.

«C’est une chose importante d’être là pour plusieurs de vos compatriotes qui ont souffert et qui ont maintenant subi un revers avec les talibans  —  une chose terrible, mais nous continuerons à travailler ensemble pour un avenir meilleur», a-t-il ajouté.

Pour une famille afghane à Calgary, il y a de quoi être reconnaissant, même si elle n’a pas l’habitude de célébrer l’Action de grâce.

M. Azatullah a dit que les 13 membres de sa famille ont emménagé dans un logement permanent vendredi, après être restés dans un logement temporaire depuis leur arrivée au Canada il y a un mois et demi. Il a demandé que son nom de famille ne soit pas utilisé, car certains membres de sa famille sont encore en Afghanistan. 

«Nous apprécions le gouvernement du Canada qui nous a aidés dans une période très difficile», a-t-il déclaré lors d’une entrevue samedi. Il apprécie également les organisations et les personnes qui ont aidé sa famille à trouver un logement et lui ont fourni des informations sur la vie au Canada. 

Sa famille est venue au Canada parce que son défunt frère travaillait à l’ambassade, a-t-il dit. M. Azatullah a été accompagné au Canada par sa mère, sa belle-sœur et les enfants de ses frères et sœurs. 

Il s’inquiète pour ses deux frères, sa sœur et sa belle-sœur qui sont toujours en Afghanistan et espère les faire venir au Canada également. Trois des neveux qui l’ont accompagné au Canada sont venus sans leur mère, a-t-il ajouté.

Malgré tout, il est plein d’espoir pour son avenir au Canada et, bien que l’Action de grâce soit tranquille cette année, il a dit qu’il prévoyait de célébrer la fête l’année prochaine.

«Je me sens bien ici».

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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

Avec La Presse Canadienne

Note aux lecteurs: Dans une version précédente, La Presse Canadienne écrivait erronément que le Canada s’était engagé à en recevoir 20 000 réfugiés afghans. En réalité, le nombre s’élève à 40 000.

Côte d’Ivoire : Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo de nouveau réunis

octobre 6, 2021
Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo le 6 octobre 2021 © Aissatou Diallo

Pour la deuxième fois depuis le retour de l’ancien président socialiste, en juin, les deux hommes se sont entretenus ce mercredi à Abidjan, marquant encore leur rapprochement.

« Le président Bédié est en deuil. Nous sommes venus le saluer et lui présenter nos condoléances », a simplement déclaré Laurent Gbagbo au sortir d’un échange d’une demi-heure avec Henri Konan Bédié, à Abidjan. Le patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a récemment subi la disparition de plusieurs membres de son entourage, dont celle de son frère aîné, Marcelin Koffi Bédié, le 27 septembre, et celle de l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny, mort des suites du Covid-19 à Paris le 10 septembre, et dont la dépouille a été rapatriée dans la capitale économique le 23 septembre.

« Rencontre fraternelle »

Alors que beaucoup cherchent les marques d’une éventuelle alliance entre les deux hommes, chacune de leur rencontre est scrutée. Mais Laurent Gbagbo a qualifié cette visite à la résidence de Bédié de « non-politique ». « C’est une rencontre fraternelle », a-t-il insisté. Leurs épouses, Henriette Bédié et Nady Bamba, étaient aussi présentes et ont eu un échange en tête-à-tête avant de les rejoindre.

Henri Konan Bédié était notamment entouré de poids lourds du PDCI, dont le secrétaire exécutif du parti, Maurice Kakou Guikahué, et le coordonnateur général du comité politique, Allah Kouadio Rémi. Laurent Gbagbo, quant à lui, a fait le déplacement avec plusieurs fidèles dont Assoa Adou, l’ancien secrétaire général de son parti.

Depuis son retour d’exil le 17 juin, c’est la deuxième fois que l’ancien prisonnier de la Cour pénale internationale rend visite à Henri Konan Bédié. Le 10 juillet dernier, il avait été chaleureusement accueilli à Daoukro, fief du Sphinx, en signe d’un rapprochement entre les deux anciens ennemis.

Futur parti

Quelques jours plus tard, le 27 juillet, il avait été invité par Alassane Ouattara à la présidence. Les deux hommes, qui ne s’étaient pas revus depuis le 25 novembre 2010, à l’occasion d’un débat télévisé avant le second tour de la présidentielle, avaient parlé de réconciliation nationale et évoqué une éventuelle rencontre à trois, avec Bédié.

Rentré d’un voyage privé en Europe le 30 septembre, Laurent Gbagbo s’attèle aux derniers préparatifs du congrès constitutif de son futur parti, qui se tiendra les 16 et 17 octobre à l’hôtel Ivoire. Selon nos informations, plusieurs VIP et responsables politiques y prendront part. Mais aucun des deux présidents n’a dit si Henri Konan Bédié y sera convié.

Avec Jeune Afrique par Aïssatou Diallo

Madagascar-France: Tête-à-tête en vue Andry Rajoelina avec Emmanuel Macron

août 16, 2021

Andry Rajoelina, Président de la République de Madagascar et Emmanuel Macron, Président français, auront un tête-à-tête ce vendredi 27 août prochain à Paris.

La raison de la rencontre est encore à découvrir, mais qu’en est-il de l’autorisation de Andry Rajoelina, à entrer dans l’Hexagone, et précisément dans la zone d’intimité du président français.

Rappelons que Andry Rajoelina a annoncé publiquement qu’il ne s’est pas fait vacciner et qu’il ne le fera pas. Il n’arrête pas de vanter l’efficacité du CVO, remède traditionnel amélioré non reconnu par les autorités françaises, mais seule arme du président malgache face à la pandémie de Covid-19.

Quelle stratégie Andry Rajoelina va-t-il utiliser afin d’entrer sur le territoire français sans être vacciné ? Il est vrai qu’un test PCR est acceptable pour y entrer, mais est-ce suffisant pour rencontrer le président Macron ?

Notons que le professeur Philippe Juvin, patron du service des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou et maire (LR) de La Garenne-Colombe a déclaré que « toute personne pénétrant le territoire de la république française devrait être vaccinée ». Il a ajouté qu’ «  Il y a des variants qui apparaissent dans les pays en développement  et qui viendront challenger nos vaccins ». Ce qui laisse entendre que malgré la confiance totale de Rajoelina envers le CVO, il présente quand même un risque élevé de contamination.

Soit Andry Rajoelina s’est fait vacciner en secret, soit la France est assez idiote pour prendre le risque de contaminer son Président de la République avec ce tête-à-tête.

Avec La Gazette de la Grande Ile

Côte d’Ivoire: La rencontre entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara

juillet 27, 2021

Avec Ivoir Net

Côte d’Ivoire : entre Ouattara et Bédié, une rencontre pour « rétablir la confiance »

novembre 12, 2020
Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, à l’issue de leur rencontre du 11 novembre 2020 à l’hôtel du Golf.

Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié se sont vus, mercredi 11 novembre. Leur première rencontre depuis plus de deux ans.

Ils s’étaient quittés le 8 août 2018 à l’issue d’un tête-à-tête glacial au palais présidentiel, à Abidjan. Ils se sont retrouvés plus de deux ans après dans un salon de l’hôtel du Golf, ce lieu qui forgea leur alliance contre Laurent Gbagbo. Entretemps, leurs divergences auront été à l’origine d’une nouvelle crise politique, qui a fait au moins 85 morts depuis le mois d’août, selon un bilan officiel publié ce mercredi.

Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié se sont rencontrés ce mercredi en fin de journée. Le chef de l’État ivoirien est arrivé le premier, peu avant 17h GMT, suivi de son aîné quinze minutes plus tard. « Et comment va Dominique ? », a d’abord demandé Bédié. « Dominique va bien », lui a répondu Ouattara.

Les deux anciens alliés ont échangé pendant 45 minutes en présence de Fidèle Sarrassoro, le directeur de cabinet du chef de l’État, et du général Gaston Ouassénan Koné, l’un des vice-présidents du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié se sont ensuite isolés quelques minutes avant de s’adresser à la presse.

« Nous avons brisé le mur de glace »

Le premier a évoqué « un entretien fraternel pour rétablir la confiance ». « Nous avons convenu que la paix est la chose la plus chère à tous les deux et à tous les Ivoiriens. Ceci était une première rencontre pour briser la glace pour rétablir la confiance. Nous avons convenu de nous revoir très prochainement pour continuer ce dialogue qui a bien démarré. La confiance est rétablie », a affirmé le président ivoirien.

NOUS ALLONS CONTINUER DE NOUS TÉLÉPHONER, DE NOUS RENCONTRER ».

« Par la rencontre d’aujourd’hui, nous avons brisé le mur de glace, le silence. Nous allons, dans les jours et les semaines à venir, continuer de nous téléphoner, de nous rencontrer pour que, enfin, le pays soit ce qu’il était avant », a enchaîné Bédié avant d’être raccompagné à son véhicule par le chef de l’État.

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.

Discrets intermédiaires

Selon nos sources, si le principe de la rencontre était acquis depuis au moins dix jours, tout s’est accéléré ces derniers jours sous l’impulsion de discrets intermédiaires et la pression de la communauté internationale – la France en tête. Et ce malgré les réticences de certains cadres du PDCI. Détenu depuis le 4 novembre, le neveu et chargé du protocole de Bédié, Jean-Claude N’dri, avait été libéré lundi. Le blocus imposé depuis le 3 novembre autour de la résidence de Bédié avait ensuite été levé mercredi à la mi-journée.

« Cette rencontre était avant tout symbolique, confie une source proche des négociations. C’est le début d’un long processus qui pourrait prendre plusieurs mois avant que la situation ne s’apaise complètement. »

Au lendemain du scrutin du 31 octobre, les principaux leaders de l’opposition, qui l’avaient boycotté, avaient annoncé ne pas reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara et créé un Conseil national de transition (CNT), dirigé par l’ancien président Bédié. Cette décision avait provoqué la colère du chef de l’État ivoirien, l’ouverture d’une instruction judiciaire et l’arrestation de plusieurs personnalités, comme Pascal Affi N’Guessan, Albert Mabri Toikeusse, Maurice Kakou Guikahué ou Narcisse N’dri.

Avec Jeune Afrique par Vinecent Duhem- à Abidjan

Côte d’Ivoire: selon le PDCI, le principe d’une rencontre Bédié-Ouattara est acquis

novembre 11, 2020

 

En Côte d’Ivoire, l’ancien président Henri Konan Bédié répond favorablement à la proposition de dialogue qui lui a été faite par le chef de l’État, Alassane Ouattara. La rencontre pourrait avoir lieu ce mercredi soir ou ce jeudi.

Le président ivoirien Alassane Ouattara (g.) aux côtés d'Henri Konan Bédié, le 27 octobre 2015 (photo d'illustration).© AFP/SIA KAMBOU Le président ivoirien Alassane Ouattara (g.) aux côtés d’Henri Konan Bédié, le 27 octobre 2015 (photo d’illustration).

C’est un très proche du président Bédié qui l’annonce, le général Gaston Ouassénan Koné, vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Selon ce responsable, le principe d’une rencontre Bédié-Ouattara est acquis et celle-ci pourrait avoir lieu très rapidement.

« Vous savez, indique Gaston Ouassénan Koné à RFI, les deux présidents, à savoir le président Alassane Ouattara et le président Henri Konan Bédié sont des disciples du président Félix Houphouët-Boigny. Or le président Félix Houphouët-Boigny a toujours été un homme de dialogue et un homme de paix. De telle sorte que la proposition du président a été acceptée, et je peux vous dire que dans très peu de temps, ça peut être ce soir comme ça peut être demain, les deux vont se rencontrer, ils vont nouer le dialogue et nous espérons que cela va aboutir à la paix que le président Houphouët-Boigny a toujours recherchée. »

Selon le responsable, il ne s‘agira dans un premier temps que « d’une rencontre de contact », mais « le principe, lui, est acquis ».

Lors de l’adresse à la nation qu’il avait prononcée le lundi 9 novembre, après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel, Alassane Ouattara avait renouvelé une invitation au dialogue à Henri Konan Bédié : « Je voudrais donc, avait-il déclaré, inviter mon aîné, le président Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA, à une rencontre, dans les tout prochains jours, pour un dialogue franc et sincère en vue de rétablir la confiance. »

Avec RFI

Côte d’Ivoire : le président Alassane Ouattara invite Henri Konan Bédié à une « rencontre »

novembre 10, 2020

Le chef de l’Etat dit vouloir engager « un dialogue franc et sincère » avec l’opposition, qui refuse de reconnaître sa réélection.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, à Abidjan, le 31 octobre 2020.
Le président ivoirien, Alassane Ouattara, à Abidjan, le 31 octobre 2020. Macline Hien / REUTERS

Le président Alassane Ouattara, réélu à la tête de la Côte d’Ivoire pour un troisième mandat controversé, a appelé son principal opposant, l’ex-président Henri Konan Bédié, à une « rencontre », lundi 9 novembre, après que le Conseil constitutionnel a validé sa victoire sur le score de 94,27 % à l’élection présidentielle du 31 octobre.

Lors d’une adresse télévisée à la nation, M. Ouattara, 78 ans, a invité son « aîné Henri Konan Bédié [86 ans] à une rencontre dans les tout prochains jours pour un dialogue franc et sincère en vue de rétablir la confiance », a-t-il dit alors que l’opposition a refusé de reconnaître sa réélection et a créé un Conseil national de transition (CNT). La journée de lundi, lors de laquelle l’opposition avait appelé à manifester, a été marquée par des violences qui ont fait au moins neuf morts dans le pays.

S’il a « demandé » à l’opposition de mettre un terme « définitif » au CNT, le président Ouattara, qui a dit deux fois qu’il serait le « président de tous les Ivoiriens », a « réaffirmé sa disponibilité pour un dialogue sincère et constructif avec l’opposition dans le respect de l’ordre constitutionnel »« Je demande à tous nos concitoyens, dans un élan d’apaisement des esprits et des cœurs, d’œuvrer pour renforcer la paix », a-t-il ajouté.

Appel au « pardon » et à la « tolérance »

Il a aussi exprimé sa « compassion » aux personnes mortes, citant même les noms d’une dizaine de victimes de tous âges et de toutes ethnies. « Je vous invite au pardon mutuel et à la tolérance pour continuer de vivre ensemble dans la paix », a-t-il ajouté. Les violences électorales, qui ont souvent dégénéré en affrontements intercommunautaires, ont fait une cinquantaine de morts depuis le mois d’août. La crainte d’une escalade des violences reste présente en Côte d’Ivoire, dix ans après la crise postélectorale de 2010-2011, qui avait fait 3 000 morts.

Elu en 2010, réélu en 2015, M. Ouattara avait annoncé en mars qu’il renonçait à une nouvelle candidature, avant de changer d’avis en août, à la suite de la mort de son dauphin désigné, le premier ministre Amadou Gon Coulibaly, à qui il a « dédié [sa] victoire ». La loi fondamentale ivoirienne prévoit un maximum de deux mandats, mais le Conseil constitutionnel a estimé qu’avec la nouvelle Constitution adoptée en 2016 le compteur des mandats présidentiels avait été remis à zéro. Ce que l’opposition conteste.

Le Monde avec AFP