Posts Tagged ‘rencontre’

RDC – M23 : William Ruto attendu à Kinshasa alors que les combats reprennent

novembre 21, 2022

Plusieurs initiatives diplomatiques ont été lancées pour faire taire les armes. Le président kényan William Ruto doit s’entretenir ce 21 novembre à Kinshasa avec son homologue congolais Félix Tshisekedi.

Le président kényan William Ruto et le président congolais Félix Tshisekedi lors d’une visite officielle à Kinshasa, le 21 novembre 2022. © Photo by Arsene Mpiana / AFP

Signe des tensions, les offices religieux ont été brusquement écourtés ce dimanche 20 novembre dans plusieurs villages du nord-est de la RDC par l’irruption des rebelles du M23 toujours à l’offensive. Les lignes de front étaient restées calmes samedi, laissant croire que les appels à cesser-le-feu pouvaient avoir été entendus. Mais l’accalmie n’a duré qu’une journée.

« Nous étions à l’église pour le culte et le M23 a surgi en tirant beaucoup de coups de feu », a déclaré à l’AFP par téléphone un pasteur de Katwiguru, agglomération du territoire de Rutshuru située sur le front nord-est des combats entre l’armée congolaise et le « Mouvement du 23 mars ».

« Les combats font rage »

Selon Jean Bosco Bahati, un responsable de la société civile locale, les rebelles se sont emparés de plusieurs villages de la région, à quelque 35 km d’Ishasha, localité frontalière de l’Ouganda située non loin du Lac Édouard. « La population est en débandade », a-t-il témoigné. Selon un autre habitant, l’armée s’est repliée vers le Nord.

Plus au Sud, les combats ont aussi repris dimanche matin à une vingtaine de km au nord de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, au niveau de Kibumba, qui marque depuis plusieurs jours la ligne du front sud.À LIRECrise entre la RDC et le Rwanda, coups d’État… Au cœur des premiers débats du sommet de l’OIF

« Depuis ce matin les combats font rage » dans la région, a indiqué un habitant. « Trois officiers dont un colonel viennent d’être blessés dans les combats », a précisé une source sécuritaire sous couvert d’anonymat.

Il y a vingt ans jour pour jour, le 20 novembre 2012, le M23 s’était emparé de la ville de Goma, qu’il avait occupée pendant une dizaine de jours avant de se retirer et d’être vaincu l’année suivante.

William Ruto à Kinshasa

Reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté ses engagements sur la démobilisation et la réinsertion de ses combattants, le mouvement a repris les armes en fin d’année dernière et étend depuis son territoire.

Sa résurgence a provoqué un regain de tension entre la RDC et le Rwanda, accusé de soutenir cette rébellion. Kigali conteste, en accusant en retour Kinshasa de collusion avec des rebelles hutu rwandais implantés en RD Congo depuis le génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda.

Plusieurs initiatives diplomatiques ont été lancées pour tenter de surmonter la crise. Le président kényan William Ruto doit avoir lundi à Kinshasa un entretien avec son homologue congolais Félix Tshisekedi.

Rencontre Tshisekedi et Kagame à Luanda

Sa visite fait suite à celle de son prédécesseur, l’ex-président Uhuru Kenyatta, désormais facilitateur de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC) pour la RDC, venu préparer une nouvelle session de pourparlers de paix prévus dans les prochains jours à Nairobi.

Vendredi soir, Uhuru Kenyatta a indiqué que le président rwandais Paul Kagame s’était joint aux appels demandant aux rebelles du M23 de cesser les combats et de se retirer des territoires qu’ils occupent.

L’EAC a par ailleurs décidé de créer une force régionale pour tenter de ramener la paix dans l’est de la RDC, en proie depuis près de trente ans aux violences de multiples groupes armés, dont le M23.

Le Kenya devrait contribuer à cette force à hauteur de 900 hommes, dont les premiers sont arrivés à Goma, où se situe le quartier général de la force.

Une autre initiative diplomatique est conduite en parallèle par le chef de l’État angolais João Lourenço, qui prévoit une nouvelle rencontre dans les prochains jours entre les présidents congolais et rwandais à Luanda.

Par Jeune Afrique (Avec AFP)

Congo-Diaspora : rencontre à Paris entre le Conseil national de la sécurité et  » Les combattants »

octobre 7, 2022

Souhaitée par le collectif  » Les combattants », une rencontre citoyenne s’est tenue à l’ambassade du Congo en France, au lendemain de l’agression à Paris d’un des membres de la délégation d’une mission du Conseil supérieur de la liberté de communication.

Photo de groupe à l'issue de la rencontre citoyenne du 6 octobre 2022 à l'ambassade du Congo en France

La photo de groupe à l’issue de la rencontre citoyenne du 6 octobre 2022, à l’ambassade du Congo en France / Yhan Akomo

Pure coïncidence ou hasard du calendrier ? Quelques jours seulement après l’agression d’une personnalité congolaise en mission en France, à l’initiative exprimée  par écrit de la part d’une frange de la diaspora congolaise dans ce pays dite « Les combattants », il s’est tenu, le 6 octobre, une rencontre citoyenne sous  la présidence de Jean-Dominique Okemba, secrétaire général du Conseil national de sécurité, en présence  du chargé d’affaires  Jean Félix Mokiemo.

Dans son propos, le secrétaire général du Conseil national de sécurité a souligné  le triple caractère que revêtait cette réunion, à savoir « l’amour partagé pour le pays ; l’opportunité pour renforcer la fraternité et le vivre ensemble et l’ouverture d’une nouvelle ère entre les gouvernants et les Congolais résidant en France, dans le cadre d’une République unie, fraternelle et solidaire ».

Selon le président du collectif des combattants, Rostel Bakwa, c’était l’occasion de remercier les autorités de la République pour leur écoute, en soulignant que ce jour marquera le début d’un processus de normalisation des relations entre les autorités et la diaspora congolaise aux nombreuses attentes. Il a confié que ce processus, qui n’est pas exclusif à la France, s’étendra aux autres pays dans le monde.

Le porte-parole du collectif a également indiqué: « Tout ce que nous avons posé comme acte, nous l’avons fait non seulement pour nous faire entendre, mais aussi pour le bien de la nation, et que ces actions n’étaient nullement dirigées contre une personne mais étaient plutôt l’expression d’un désir d’apport à l’enrichissement de la culture démocratique et du bien-être de la nation. Pour toutes ces raisons, le Congo saura nous pardonner ».

À l’issue de cette rencontre, le collectif a pris l’engagement, consigné dans une déclaration solennelle paraphée par les deux parties, de travailler désormais de concert avec les autorités congolaises, dans le sens de l’apaisement, en promouvant le dialogue et l’intérêt général. 

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Justin Trudeau va rencontrer le premier ministre de l’Ukraine dimanche soir à Londres

septembre 18, 2022
Le premier ministre Justin Trudeau quittant une maison.

Justin Trudeau quitte le 10 Downing Street, à Londres. Photo : La Presse Canadienne/Nathan Denette

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau profite de son séjour à Londres pour rencontrer plusieurs dirigeants, dont son homologue ukrainien, Denys Chmyhal, dimanche soir.

« Mon message est constant pour l’Ukraine : nous serons là. Le Canada est ferme dans son soutien à l’Ukraine », a déclaré Justin Trudeau en point de presse dimanche matin. Cela implique d’envoyer davantage d’aide financière, humanitaire et militaire et de continuer ses sanctions contre la Russie, a-t-il ajouté.

Justin Trudeau a aussi affirmé que le Canada continuera d’aider les alliés proches, « comme le Royaume-Uni », pour s’assurer que les pays démocratiques restent fermes dans leur soutien pour l’Ukraine.

« Nous faisons tous face à des défis importants comme la hausse des prix des aliments et du gaz, mais nous devons comprendre que nous défendons nos démocraties », a-t-il dit.

Parmi ceux-ci, l’Allemagne, qui tente de se défaire de sa dépendance au gaz russe, travaille présentement à accumuler des réserves d’énergie qui pourront être utilisées pendant les mois les plus froids de l’année. Le chancelier allemand, Olaf Scholz, et Justin Trudeau ont d’ailleurs signé un accord sur l’hydrogène en août dernier.

Une série de rencontres entre dirigeants

Justin Trudeau est à Londres depuis vendredi soir avec la délégation canadienne pour assister aux funérailles de la reine Élisabeth II, qui auront lieu lundi matin.

Samedi, il s’est d’abord recueilli devant le cercueil de la reine et a ensuite rencontré le roi Charles III.

Mais dimanche, les nombreux dirigeants présents à Londres en profitent pour se rencontrer. Justin Trudeau a affirmé qu’ils se réunissaient à l’occasion d’un moment de « réflexion et de condoléances », mais qu’ils avaient aussi des questions importantes à discuter. Il a d’abord rencontré la nouvelle première ministre du Royaume-Uni, Liz Truss, avant de s’entretenir avec le premier ministre australien, Anthony Albanese.

Puis dimanche soir, il se joindra au président des États-Unis, Joe Biden, et à d’autres dirigeants lors d’une réception organisée par le roi Charles III au palais de Buckingham.

C’est à la suite de cette réception qu’il pourra s’entretenir avec Denys Chmyhal, son homologue ukrainien.

Radio-Canada avec les informations de La Presse canadienne

En rencontre avec Poutine, Erdogan tente de négocier une trêve pour l’Ukraine

août 5, 2022
Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à droite) et le président russe Vladimir Poutine.

Les discussions entre le chef de l’État turc et son homologue russe se porteront sur la Syrie et la guerre en Ukraine. Photo : Getty Images / Spuntnik / AFP / Sergei Savostyanov

Une trêve dans la guerre en Ukraine et le lancement d’une opération en Syrie? Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, doit évoquer vendredi avec le président russe, Vladimir Poutine, ces deux sujets brûlants.

Trois semaines après leur entretien à Téhéran, le chef de l’État turc retrouve son homologue russe à Sotchi sur la mer Noire, fort de son récent succès diplomatique qui a favorisé l’accord international sur la reprise des exportations de céréales ukrainiennes via le Bosphore.

Trois nouveaux bateaux chargés de maïs ont ainsi quitté les ports ukrainiens vendredi matin à destination de l’Irlande, du Royaume-Uni et de la Turquie.

Les deux dirigeants se sont retrouvés en tête-à-tête à 12 h (GMT) avant de partager un déjeuner avec leurs délégations. Aucune rencontre avec la presse ne figure au programme officiel.

Le mois dernier à Téhéran, le président turc avait été clairement mis en garde par Vladimir Poutine contre toute nouvelle opération en Syrie contre les combattants kurdes du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan et ses alliés.

Juste avant l’atterrissage de M. Erdogan, vendredi, le Kremlin a de nouveau appelé Ankara à ne pas déstabiliser la Syrie avec une incursion militaire, malgré ses inquiétudes légitimes.

Pour les analystes, ces tensions récurrentes font partie de la coopération compétitive qui définit la relation entre les deux dirigeants depuis vingt ans.

Restaurer l’image de la Turquie

La guerre de la Russie contre l’Ukraine a restauré l’image que la Turquie veut donner d’elle-même, celle d’un acteur géopolitique clé, et redonné de la visibilité à Erdogan, écrivait récemment Asli Aydintasbas, membre du Conseil européen des relations étrangères.

Pour elle, la plupart des Turcs soutiennent la position de leur pays de quasi-neutralité entre l’Est et l’Ouest.

La volonté de la Turquie, quoique membre de l’OTAN, de rester neutre entre Kiev et Moscou commence à porter ses fruits.

Après des mois d’efforts, les deux pays ont signé à Istanbul un accord soutenu par l’ONU permettant de reprendre les exportations de céréales ukrainiennes suspendues depuis le début de la guerre le 24 février.

La Turquie veut maintenant tenter d’en tirer parti pour obtenir l’ouverture de négociations directes entre le président russe et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, si possible à Istanbul.

Nous avons discuté [pour voir] si l’accord sur les céréales pouvait être l’occasion d’un cessez-le-feu durable, a confié mercredi le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, après une rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, en Asie.

Des efforts minés par la situation en Syrie

Mais ces efforts sont compliqués par les menaces répétées d’Ankara d’opération militaire en Syrie, où les intérêts russes et turcs s’entrechoquent.

Moscou a largement soutenu le président syrien, Bachar Al-Assad, face à des groupes appuyés en partie par la Turquie.

Aujourd’hui, Erdogan veut de nouveau traverser la frontière pour établir une zone de sécurité dans une région où patrouillent les troupes russes et leurs affidés, mais d’où il veut chasser les groupes kurdes qu’il considère comme des terroristes.

Il est probable que la réunion [de vendredi] portera sur une éventuelle incursion en Syrie, pour laquelle la Turquie n’a pas obtenu le feu vert de la Russie ou de l’Iran, remarque le spécialiste en relations internationales Soli Ozel, de l’Université Has d’Istanbul. La Russie devrait obtenir quelque chose en retour, estime-t-il.

Pour certains médias turcs, ce que veut vraiment Vladimir Poutine, ce sont des drones.

À la recherche de drones

Ankara a fourni à l’Ukraine ses fameux drones de combats Bayraktar-TB2 à l’efficacité prouvée face aux chars russes.

Selon des responsables américains, une délégation russe s’est rendue en Iran pour envisager l’achat de centaines de drones. Et Erdogan lui-même a rapporté à son retour de Téhéran une demande de Poutine en ce sens.

Un responsable turc a ensuite assuré que le président plaisantait. Mais le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a donné corps à l’idée, assurant que la coopération militaire et technologique figure toujours à l’agenda des deux pays.

Et vendredi, le président des industries de défense turques, Ismail Demir, accompagnait M. Erdogan à Sotchi.

M. Erdogan a également embarqué ses ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Économie et de l’Énergie, ce qui témoigne de ses attentes alors que la Turquie, qui importe l’essentiel de son énergie, subit une crise économique et une inflation proche de 80 % sur l’année.

Selon le Washington Post, les services de renseignement ukrainiens auraient divulgué une proposition de Moscou détaillant les possibilités d’investissements russes en Turquie afin de contourner les sanctions occidentales.

Reste enfin une possible source de tension entre les deux présidents, connus pour leurs retards chroniques.

A Téhéran, Erdogan a fait patienter Vladimir Poutine seul, pendant 50 secondes, debout dans une pièce sous la caméra de l’agence de presse officielle turque centrée sur son visage tendu.

Pour beaucoup, c’était la riposte du président turc au retard que lui avait infligé le patron du Kremlin, près de deux minutes durant, en 2020.

Par Radio-Canada avec AFP

Côte d’Ivoire : Ouattara, Bédié et Gbagbo réunis pour une rencontre historique

juillet 14, 2022

Le président Alassane Ouattara a reçu ses deux prédécesseurs ce jeudi 14 juillet. Un rendez-vous de « réconciliation » et « d’apaisement » destiné à devenir le premier d’une série.

Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, le 14 juillet 2022. © DR / Aïssatou Diallo

Accolades, sourires et complicité… C’est dans une atmosphère détendue qu’Alassane Ouattara a accueilli Laurent Gbagbo à presque 17 heures locales puis, quelques minutes plus tard, Henri Konan Bédié, sur le perron du petit palais de la présidence. Un moment historique : les trois hommes qui ne s’étaient pas revus depuis l’élection présidentielle de 2010 et la crise qui s’en est suivie.

Ils ont échangé en tête-à-tête pendant plus d’une heure. « Nous avons eu une très bonne séance de travail », a déclaré Alassane Ouattara au sortir des discussions, avant de laisser la parole au benjamin des trois, Laurent Gbagbo, qui s’est exprimé en leur nom à tous.

Décrispations

« La rencontre de ce jour a été une rencontre de retrouvailles pour renouer le contact et échanger dans la vérité sur toutes les grandes questions. Le président de la République et ses deux prédécesseurs ont exprimé leur volonté de faire de cette première rencontre un levier de la décrispation du climat politique et social en Côte d’Ivoire », a dit l’ancien président (2000-2011).

« Les uns et les autres considèrent que c’est une réunion extraordinaire. Mais on doit considérer qu’elle est ordinaire et qu’elle sera régulière. Chaque fois que mes prédécesseurs auront le temps de reprendre ces échanges, je leur ferai appel pour recueillir leur avis et recommandations. Je trouve que ce sera une bonne chose pour la nation d’entendre et d’écouter mes prédécesseurs, leur connaissance du pays, leur expérience et le poids politique qu’ils représentent. Nous auront l’occasion de nous revoir régulièrement », a pour sa part ajouté Alassane Ouattara.

Fraternelle

Cette rencontre des trois piliers de la scène politique, prévue de longue date, avait été reportée pour des questions de calendrier. Elle était l’une des propositions issues du dialogue politique, dans la perspective des élections locales qui se tiendront en 2023 et de la présidentielle de 2025.

Ces derniers mois, Gbagbo et Bédié se sont vus à plusieurs reprises depuis le retour du premier en Côte d’Ivoire le 17 juin 2021 après son acquittement définitif par la Cour pénale internationale. Plusieurs coups de fils entre Ouattara et Bédié ont également permis d’apaiser les tensions entre les deux hommes depuis la crise électorale de 2020.

Un an plus tôt, le 27 juillet 2021, Ouattara avait rencontré Gbagbo lors d’une rencontre « fraternelle ». Ils s’étaient alors engagés à œuvrer pour la réconciliation.

Avec Jeune Afrique

Burkina: l’ex-président Blaise Compaoré à Ouagadougou en fin de semaine

juillet 6, 2022
Burkina: l'ex-president Blaise Compaore a Ouagadougou en fin de semaine
Burkina: l’ex-président Blaise Compaoré à Ouagadougou en fin de semaine© AFP/Archives/ISSOUF SANOGO

L’ex-président du Burkina FasoBlaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire depuis sa chute en 2014, est attendu à Ouagadougou en fin de semaine pour y rencontrer les autorités militaires issues du coup d’Etat de janvier.

M. Compaoré, qui a été condamné par contumace à la prison à perpétuité en avril par un tribunal militaire de son pays, « est attendu en fin de semaine, il doit arriver jeudi ou vendredi pour un court séjour » et « être reçu par le chef de l’Etat dans le cadre de la réconciliation nationale », a déclaré à l’AFP une source proche du pouvoir burkinabè.

Une information confirmée par l’entourage de l’ancien président.

Un émissaire du chef de la junte militaire, auteur du coup d’Etat du 24 janvier, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, « l’a rencontré la semaine dernière à Abidjan à cet effet », selon la source proche du pouvoir, qui a précisé que le président ivoirien Alassane Ouattara, l’avait également reçu.

Pendant son séjour, il résidera dans une villa d’Etat dans laquelle avait été placé en résidence surveillé le président Roch Marc Christian Kaboré, renversé en janvier, selon elle.

« Mais si son retour définitif était acté, il devra par la suite se retirer dans sa résidence de Ziniaré, son village natal », situé au nord-est de Ouagadougou, a-t-elle ajouté.

Sur les réseaux sociaux, des partisans de l’ancien président ont appelé à un rassemblement à l’aéroport de Ouagadougou vendredi matin.

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a reçu fin juin l’ex-président Roch Marc Christian Kaboré qu’il avait renversé, « pour décrisper la situation ».

Il semble qu’il cherche à créer une « union sacrée » autour de lui pour l’aider dans la lutte contre les groupes jihadistes qui ensanglantent le Burkina Faso depuis 2015 et dont les attaques de plus en plus meurtrières se multiplient ces dernières semaines.

Perpétuité pour la mort de Sankara

Le président Compaoré avait été contraint de partir en exil en Côte d’Ivoire en octobre 2014, au lendemain de violentes émeutes populaires et sous la pression de l’armée et de l’opposition, qui s’opposaient à sa volonté de vouloir rester au pouvoir qu’il détenait depuis 1987.

Le 6 avril, il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité à l’issue d’un procès de six mois devant le tribunal militaire de Ouagadougou, pour son rôle dans l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara, lors d’un coup d’Etat qui l’a porté au pouvoir cette année là.

Ce procès historique s’était ouvert en octobre 2021, 34 ans après la mort de Sankara, icône panafricaine.

Les avocats de Blaise Compaoré avocats avaient dès le début dénoncé « un procès politique » devant « une juridiction d’exception ».

L’ex-président était soupçonné d’être le commanditaire de l’assassinat de son ancien compagnon d’armes et ami arrivé au pouvoir par un putsch en 1983, ce qu’il a toujours nié.

La mort de Thomas Sankara, qui voulait « décoloniser les mentalités » et bouleverser l’ordre mondial en prenant la défense des pauvres et des opprimés, a été un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de M. Compaoré.

Par Jeune Afrique par AFP

Mali-Assimi Goïta et Kemi Seba : anti-français de tous les pays, unissez-vous !

mai 9, 2022

La photo a enthousiasmé les réseaux sociaux : l’activiste franco-béninois a été reçu par le président malien de la transition. Shoot de nationalisme internationaliste…

© Damien Glez

Leurs domaines d’intervention respectifs ne sont pas vraiment les mêmes. Pour l’un, Kemi Seba – de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capochichi –, africaniste militant né à Strasbourg, le message martelé est celui de la nécessaire réforme monétaire des pays francophones d’Afrique, jusqu’au happening de l’autodafé d’un billet de 5 000 F CFA. Pour l’autre, Assimi Goïta, nationaliste malien formé dans le camp du génie militaire de Bamako, le créneau politique est la dénonciation d’« atteintes françaises » à la souveraineté nationale, jusqu’à la rupture subite d’accords de défense avec un pays qui n’a pas encore terminé de sécuriser le repli d’une opération militaire pourtant chapeautée par ladite coopération.

Excitation mutuelle

Les occasions faisant les larrons, et les ennemis d’ennemis étant susceptibles d’être des amis, Kemi Seba et Assimi Goïta se retrouvent sur la solidarité générationnelle – ils ont respectivement 40 ans et 39 ans –, sur la convocation de leaders historiques intransigeants comme Thomas Sankara ou Sekou Touré, sur la dénonciation d’un certain néocolonialisme français et sur le réquisitoire contre des institutions sous-régionales présumées caporalisées. L’Uemoa et la Cemac pour l’un, la Cedeao pour l’autre.

Ils étaient faits pour s’enthousiasmer mutuellement, cliché à l’appui sur des réseaux sociaux forcément électrisés. C’est fait. Ce dimanche 8 mai, le président de l’ONG Urgences panafricaines a été reçu en audience par le président de la transition malienne…

Et Twitter de bruisser de saillies sur la « plus belle et rassurante image depuis le début de l’année », la « nouvelle résistante révolutionnaire » de « vrais patriotes » ou la prochaine « libération totale de l’Afrique sous la tutelle criminelle génocidaire française et ses alliés complices ». Des saillies qui frisent parfois une radicalité à laquelle Seba et Goïta eux-mêmes n’ont pas habitué. Au premier, la twittos Djeneba Konaté demande ainsi s’il est « assez courageux pour renoncer au passeport et nationalité française ». Au second, l’internaute Joseph Maka suggère de « demander à tous les Maliens résidants en France de rentrer au Mali ».

Oxymore ?

Et Vincent Hugeux d’apprécier la clarification qu’offre le cliché de Kemi Seba et Assimi Goïta : « Dis-moi qui tu honores, je te dirai qui tu es. » Champion de la concision qu’impose Twitter, le journaliste français décrit, en un seul post, un pouvoir « putschiste », « illégitime et poutinisé » et un « histrion racialiste, antisémite, kremlinolâtre » et « compagnon de route de la fachosphère ». Pas de quoi déstabiliser les groupies des stars du week-end, la nationalité française de l’homme de presse suffisant certainement à balayer l’idée du tweet, voire à l’utiliser comme une démonstration de la morgue gauloise.

Droit dans ses bottes activistes, Kemi Séba s’invitait dans le bras de fer Mali-Cedeao dès le mois de janvier. Tentant de combiner les termes « nationaliste » et « panafricaniste » à la limite de l’oxymore, il sonnait la mobilisation, en balayant « les histoires de démocratie à l’occidentale »…

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

La première dame américaine Jill Biden s’est rendue en Ukraine

mai 8, 2022
Jill Biden et Olena Zelenska.

La première dame américaine Jill Biden a rencontré l’épouse du président ukrainien, Olena Zelenska. Photo : Reuters

La première dame des États-Unis, Jill Biden, s’est rendue en Ukraine dimanche à l’occasion d’une brève visite surprise, a annoncé son porte-parole, et a rencontré son homologue ukrainienne Olena Zelenska dans une école proche de la frontière slovaque.

Je voulais venir pour la Fête des mères. Je pensais qu’il était important de montrer au peuple ukrainien que cette guerre doit s’arrêter, a-t-elle déclaré devant des journalistes, affirmant que le peuple américain se tient aux côtés du peuple ukrainien.

Jill Biden se trouvait en Slovaquie cette semaine, notamment pour rencontrer des familles de réfugiés ukrainiens et son incursion en Ukraine avait été gardée secrète jusqu’au dernier moment.

Jill Biden et Olena Zelenska se sont serrées dans les bras et la première dame des États-Unis a offert un bouquet de fleurs à l’épouse du président ukrainien.

C’est la première fois que Mme Zelenska apparaît en public depuis le début du conflit, le 24 février, a indiqué un responsable américain. Selon la même source, les deux dames ont échangé des courriers au cours des dernières semaines.

Je voulais venir à la Fête des mères, a dit Mme Biden aux journalistes qui ont assisté au début de la rencontre dans une petite salle de classe d’une école convertie en centre d’accueil pour réfugiés.

J’ai pensé qu’il était important de montrer au peuple ukrainien que cette guerre doit s’arrêter, que cette guerre était brutale et que le peuple des États-Unis est aux côtés du peuple ukrainien, a-t-elle poursuivi.

Mme Zelenska a répondu en ukrainien, ses propos étant traduits par un interprète.

Tout d’abord, je voudrais vous remercier pour un acte très courageux, a-t-elle dit.

Parce que nous comprenons ce qu’il faut pour que la première dame des États-Unis vienne ici pendant une guerre où les opérations militaires ont lieu tous les jours, où les sirènes d’alerte aérienne résonnent tous les jours, même aujourd’hui, a ajouté Olena Zelenska.

Nous ressentons tous votre soutien et nous ressentons tous le leadership du président américain, mais nous tenons à souligner que la Fête des mères est une journée très symbolique pour nous, car nous ressentons également votre amour et votre soutien lors d’une journée aussi importante, a-t-elle ajouté.

Par Radio-canada avec Agence France-Presse

Canada: Une Autochtone de la Première Nation d’Eel River Bar rencontrera le pape François

mars 27, 2022

Rosalie LaBillois, co-présidente de l’Assemblée jeunesse des Premières Nations. Photo: Linkdin/Rosalie Labillois

Rosalie LaBillois, une Autochtone de la Première Nation d’Eel River Bar au Nouveau-Brunswick, s’envolera pour le Vatican dans quelques jours pour y rencontrer le pape François.

La rencontre historique au Vatican entre le pape François, des évêques catholiques canadiens et 30 membres des Premières Nations du Canada va se tenir du 28 mars au 1er avril.

Déléguée du Nouveau-Brunswick et aussi co-présidente de l’Assemblée jeunesse des Premières Nations, Rosalie LaBillois sera de la délégation d’aînés, de gardiens du savoir, de jeunes et de survivants des pensionnats.

L’objectif du groupe est simple : obtenir pour la première fois, des excuses officielles de l’Église catholique pour sa gestion des pensionnats autochtones.

Source de traumatisme pour bien des Autochtones et leur fréquentation devenue obligatoire en 1894, ces écoles d’assimilation ont été le site d’abus physiques, sexuels et psychologiques.

Les restes de milliers d’enfants ont d’ailleurs été retrouvés près de plusieurs anciens pensionnats au cours de la dernière année.

Des excuses sincères

Rosalie LaBillois ne veut pas que de simples excuses, mais plutôt des excuses sincères. C’est quelque chose qui doit venir du cœur, clame-t-elle.

La déléguée du Nouveau-Brunswick estime que la rencontre avec le pape François doit permettre de lui faire comprendre la souffrance des peuples autochtones.

Le pape François s’est engagé à venir au Canada en 2022. Photo: AFP via Getty Images/Filippo Monteforte

Nous voulons que le Vatican comprenne que ces histoires sont vraies et que l’Église catholique y a joué un rôle important. Cela doit être reconnu, affirme-t-elle.

Rosalie LaBillois croit que le pape François pourrait attendre une visite au Canada plus tard cette année avant d’exprimer ses excuses officielles.

Avec Radio-Canada d’après le reportage de Frédéric Cammarano

Ukraine : face à Macron, Poutine salue les « efforts » de la France

février 7, 2022

Dans l’espoir de désamorcer la crise ukrainienne, Emmanuel Macron est parti à la rencontre de Vladimir Poutine à Moscou. L’échange a démarré.

Le face-a-face Emmanuel Macron-Vladimir Poutine a Moscou, lundi 7 fevrier 2022.
Le face-à-face Emmanuel Macron-Vladimir Poutine à Moscou, lundi 7 février 2022.© – / SPUTNIK / AFP

Les présidents français et russe ont entamé une grande discussion, lundi 7 février depuis Moscou. Très attendu à l’international, ce rendez-vous est destiné à avancer vers une désescalade dans la crise russo-occidentale autour de l’Ukraine. La réunion entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine a débuté vers 18 h 30 (15 h 30 GMT), selon des images de la télévision russe, les deux dirigeants étant assis à une très longue table blanche au Kremlin.

« La discussion peut amorcer ce vers quoi nous devons aller, ce qui est une désescalade », a déclaré Emmanuel Macron durant les premières minutes de la rencontre, ajoutant vouloir « éviter la guerre » et « construire les éléments de confiance, de stabilité, de visibilité pour tout le monde ». Le président russe Vladimir Poutine a salué lundi les efforts français : « Je vois combien d’efforts sont faits par les autorités françaises pour résoudre la question de la sécurité en Europe, pour trouver un règlement à la crise. »

Les deux hommes ont commencé leur rencontre au Kremlin assis de part et d’autre d’une longue table blanche. Une mise en scène d’ores et déjà moquée par les spectateurs français, même si ce format avait déjà été adopté par Vladimir Poutine lors de ses rencontres avec des dignitaires étrangers, en raison de la pandémie. La visite d’Emmanuel Macron à Moscou intervient en pleine flambée de tensions entre les Occidentaux et la Russie, accusée d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne en vue d’une invasion. Le président français est le premier dirigeant occidental de premier plan à rencontrer le président russe depuis l’accroissement des tensions en décembre. Mardi, il se rendra en Ukraine pour s’y entretenir avec le président Volodymyr Zelensky.

Avec Le Point