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Mali-Assimi Goïta et Kemi Seba : anti-français de tous les pays, unissez-vous !

mai 9, 2022

La photo a enthousiasmé les réseaux sociaux : l’activiste franco-béninois a été reçu par le président malien de la transition. Shoot de nationalisme internationaliste…

© Damien Glez

Leurs domaines d’intervention respectifs ne sont pas vraiment les mêmes. Pour l’un, Kemi Seba – de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capochichi –, africaniste militant né à Strasbourg, le message martelé est celui de la nécessaire réforme monétaire des pays francophones d’Afrique, jusqu’au happening de l’autodafé d’un billet de 5 000 F CFA. Pour l’autre, Assimi Goïta, nationaliste malien formé dans le camp du génie militaire de Bamako, le créneau politique est la dénonciation d’« atteintes françaises » à la souveraineté nationale, jusqu’à la rupture subite d’accords de défense avec un pays qui n’a pas encore terminé de sécuriser le repli d’une opération militaire pourtant chapeautée par ladite coopération.

Excitation mutuelle

Les occasions faisant les larrons, et les ennemis d’ennemis étant susceptibles d’être des amis, Kemi Seba et Assimi Goïta se retrouvent sur la solidarité générationnelle – ils ont respectivement 40 ans et 39 ans –, sur la convocation de leaders historiques intransigeants comme Thomas Sankara ou Sekou Touré, sur la dénonciation d’un certain néocolonialisme français et sur le réquisitoire contre des institutions sous-régionales présumées caporalisées. L’Uemoa et la Cemac pour l’un, la Cedeao pour l’autre.

Ils étaient faits pour s’enthousiasmer mutuellement, cliché à l’appui sur des réseaux sociaux forcément électrisés. C’est fait. Ce dimanche 8 mai, le président de l’ONG Urgences panafricaines a été reçu en audience par le président de la transition malienne…

Et Twitter de bruisser de saillies sur la « plus belle et rassurante image depuis le début de l’année », la « nouvelle résistante révolutionnaire » de « vrais patriotes » ou la prochaine « libération totale de l’Afrique sous la tutelle criminelle génocidaire française et ses alliés complices ». Des saillies qui frisent parfois une radicalité à laquelle Seba et Goïta eux-mêmes n’ont pas habitué. Au premier, la twittos Djeneba Konaté demande ainsi s’il est « assez courageux pour renoncer au passeport et nationalité française ». Au second, l’internaute Joseph Maka suggère de « demander à tous les Maliens résidants en France de rentrer au Mali ».

Oxymore ?

Et Vincent Hugeux d’apprécier la clarification qu’offre le cliché de Kemi Seba et Assimi Goïta : « Dis-moi qui tu honores, je te dirai qui tu es. » Champion de la concision qu’impose Twitter, le journaliste français décrit, en un seul post, un pouvoir « putschiste », « illégitime et poutinisé » et un « histrion racialiste, antisémite, kremlinolâtre » et « compagnon de route de la fachosphère ». Pas de quoi déstabiliser les groupies des stars du week-end, la nationalité française de l’homme de presse suffisant certainement à balayer l’idée du tweet, voire à l’utiliser comme une démonstration de la morgue gauloise.

Droit dans ses bottes activistes, Kemi Séba s’invitait dans le bras de fer Mali-Cedeao dès le mois de janvier. Tentant de combiner les termes « nationaliste » et « panafricaniste » à la limite de l’oxymore, il sonnait la mobilisation, en balayant « les histoires de démocratie à l’occidentale »…

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

La première dame américaine Jill Biden s’est rendue en Ukraine

mai 8, 2022
Jill Biden et Olena Zelenska.

La première dame américaine Jill Biden a rencontré l’épouse du président ukrainien, Olena Zelenska. Photo : Reuters

La première dame des États-Unis, Jill Biden, s’est rendue en Ukraine dimanche à l’occasion d’une brève visite surprise, a annoncé son porte-parole, et a rencontré son homologue ukrainienne Olena Zelenska dans une école proche de la frontière slovaque.

Je voulais venir pour la Fête des mères. Je pensais qu’il était important de montrer au peuple ukrainien que cette guerre doit s’arrêter, a-t-elle déclaré devant des journalistes, affirmant que le peuple américain se tient aux côtés du peuple ukrainien.

Jill Biden se trouvait en Slovaquie cette semaine, notamment pour rencontrer des familles de réfugiés ukrainiens et son incursion en Ukraine avait été gardée secrète jusqu’au dernier moment.

Jill Biden et Olena Zelenska se sont serrées dans les bras et la première dame des États-Unis a offert un bouquet de fleurs à l’épouse du président ukrainien.

C’est la première fois que Mme Zelenska apparaît en public depuis le début du conflit, le 24 février, a indiqué un responsable américain. Selon la même source, les deux dames ont échangé des courriers au cours des dernières semaines.

Je voulais venir à la Fête des mères, a dit Mme Biden aux journalistes qui ont assisté au début de la rencontre dans une petite salle de classe d’une école convertie en centre d’accueil pour réfugiés.

J’ai pensé qu’il était important de montrer au peuple ukrainien que cette guerre doit s’arrêter, que cette guerre était brutale et que le peuple des États-Unis est aux côtés du peuple ukrainien, a-t-elle poursuivi.

Mme Zelenska a répondu en ukrainien, ses propos étant traduits par un interprète.

Tout d’abord, je voudrais vous remercier pour un acte très courageux, a-t-elle dit.

Parce que nous comprenons ce qu’il faut pour que la première dame des États-Unis vienne ici pendant une guerre où les opérations militaires ont lieu tous les jours, où les sirènes d’alerte aérienne résonnent tous les jours, même aujourd’hui, a ajouté Olena Zelenska.

Nous ressentons tous votre soutien et nous ressentons tous le leadership du président américain, mais nous tenons à souligner que la Fête des mères est une journée très symbolique pour nous, car nous ressentons également votre amour et votre soutien lors d’une journée aussi importante, a-t-elle ajouté.

Par Radio-canada avec Agence France-Presse

Canada: Une Autochtone de la Première Nation d’Eel River Bar rencontrera le pape François

mars 27, 2022

Rosalie LaBillois, co-présidente de l’Assemblée jeunesse des Premières Nations. Photo: Linkdin/Rosalie Labillois

Rosalie LaBillois, une Autochtone de la Première Nation d’Eel River Bar au Nouveau-Brunswick, s’envolera pour le Vatican dans quelques jours pour y rencontrer le pape François.

La rencontre historique au Vatican entre le pape François, des évêques catholiques canadiens et 30 membres des Premières Nations du Canada va se tenir du 28 mars au 1er avril.

Déléguée du Nouveau-Brunswick et aussi co-présidente de l’Assemblée jeunesse des Premières Nations, Rosalie LaBillois sera de la délégation d’aînés, de gardiens du savoir, de jeunes et de survivants des pensionnats.

L’objectif du groupe est simple : obtenir pour la première fois, des excuses officielles de l’Église catholique pour sa gestion des pensionnats autochtones.

Source de traumatisme pour bien des Autochtones et leur fréquentation devenue obligatoire en 1894, ces écoles d’assimilation ont été le site d’abus physiques, sexuels et psychologiques.

Les restes de milliers d’enfants ont d’ailleurs été retrouvés près de plusieurs anciens pensionnats au cours de la dernière année.

Des excuses sincères

Rosalie LaBillois ne veut pas que de simples excuses, mais plutôt des excuses sincères. C’est quelque chose qui doit venir du cœur, clame-t-elle.

La déléguée du Nouveau-Brunswick estime que la rencontre avec le pape François doit permettre de lui faire comprendre la souffrance des peuples autochtones.

Le pape François s’est engagé à venir au Canada en 2022. Photo: AFP via Getty Images/Filippo Monteforte

Nous voulons que le Vatican comprenne que ces histoires sont vraies et que l’Église catholique y a joué un rôle important. Cela doit être reconnu, affirme-t-elle.

Rosalie LaBillois croit que le pape François pourrait attendre une visite au Canada plus tard cette année avant d’exprimer ses excuses officielles.

Avec Radio-Canada d’après le reportage de Frédéric Cammarano

Ukraine : face à Macron, Poutine salue les « efforts » de la France

février 7, 2022

Dans l’espoir de désamorcer la crise ukrainienne, Emmanuel Macron est parti à la rencontre de Vladimir Poutine à Moscou. L’échange a démarré.

Le face-a-face Emmanuel Macron-Vladimir Poutine a Moscou, lundi 7 fevrier 2022.
Le face-à-face Emmanuel Macron-Vladimir Poutine à Moscou, lundi 7 février 2022.© – / SPUTNIK / AFP

Les présidents français et russe ont entamé une grande discussion, lundi 7 février depuis Moscou. Très attendu à l’international, ce rendez-vous est destiné à avancer vers une désescalade dans la crise russo-occidentale autour de l’Ukraine. La réunion entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine a débuté vers 18 h 30 (15 h 30 GMT), selon des images de la télévision russe, les deux dirigeants étant assis à une très longue table blanche au Kremlin.

« La discussion peut amorcer ce vers quoi nous devons aller, ce qui est une désescalade », a déclaré Emmanuel Macron durant les premières minutes de la rencontre, ajoutant vouloir « éviter la guerre » et « construire les éléments de confiance, de stabilité, de visibilité pour tout le monde ». Le président russe Vladimir Poutine a salué lundi les efforts français : « Je vois combien d’efforts sont faits par les autorités françaises pour résoudre la question de la sécurité en Europe, pour trouver un règlement à la crise. »

Les deux hommes ont commencé leur rencontre au Kremlin assis de part et d’autre d’une longue table blanche. Une mise en scène d’ores et déjà moquée par les spectateurs français, même si ce format avait déjà été adopté par Vladimir Poutine lors de ses rencontres avec des dignitaires étrangers, en raison de la pandémie. La visite d’Emmanuel Macron à Moscou intervient en pleine flambée de tensions entre les Occidentaux et la Russie, accusée d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne en vue d’une invasion. Le président français est le premier dirigeant occidental de premier plan à rencontrer le président russe depuis l’accroissement des tensions en décembre. Mardi, il se rendra en Ukraine pour s’y entretenir avec le président Volodymyr Zelensky.

Avec Le Point

Décembre: des survivants de pensionnats pour Autochtones rencontreront le pape

novembre 10, 2021

OTTAWA — La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) annonce mercredi qu’une délégation notamment composée de survivants des pensionnats pour Autochtones et de jeunes des Premières Nations, des Inuits et des Métis rencontrera le pape François au Vatican du 17 au 20 décembre.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

La délégation sera accompagnée pour l’occasion d’un petit groupe d’évêques canadiens de même que d’intervenants en santé mentale.   

Le président de la CECC, Mgr Raymond Poisson, croit qu’il s’agira d’une étape importante dans les efforts de l’Église catholique pour renouveler, renforcer et réparer les relations avec les peuples autochtones du Canada.  

Mgr Poisson affirme que l’Église réfléchira aux actions qu’elle peut entreprendre pour venir en aide aux survivants des pensionnats, à leurs familles et à leurs communautés.    

La Conférence des évêques catholiques du Canada explique que ce voyage sera l’aboutissement d’échanges continus avec l’Assemblée des Premières Nations (APN), le Ralliement national des Métis, l’Inuit Tapiriit Kanatami et d’autres chefs autochtones.   

Les délégués élaborent actuellement le programme et l’itinéraire du voyage, mais la CECC assure que les représentants du Vatican ont d’ores et déjà confirmé que le Saint-Père participera à des réunions privées avec les délégués des Premières Nations, des Inuits et des Métis pour entendre leurs témoignages personnels à propos des pensionnats pour Autochtones et des séquelles qu’ils ont laissées.   

Les délégués auront également l’occasion d’exprimer leurs espoirs et leurs attentes en vue de l’éventuelle visite papale au Canada.   

La Conférence des évêques catholiques du Canada signale qu’elle assumera les frais de voyage et d’accueil de la délégation officielle au Vatican.

Avec La Presse Canadienne

Côte d’Ivoire : ce qu’Alassane Ouattara et Pascal Affi N’Guessan se sont dit

octobre 29, 2021
Pascal AFFI N’Guessan avec le président Alassane Ouattara le 28 octobre 2021. © Présidence

Le président du Front populaire ivoirien (FPI) a été reçu au palais présidentiel le 28 octobre. L’occasion d’évoquer plusieurs sujets politiques avec le chef de l’État.

Lors de cette audience, Alassane Ouattara et Pascal Affi N’Guessan étaient accompagnés de leurs proches collaborateurs. Le président du Front populaire ivoirien (FPI) avait à ses côtés son secrétaire général et porte-parole, Issiaka Sangaré, son secrétaire national de la jeunesse, Lia Gnan Ferdinand, et la première vice-présidente du parti, Christine Konan

Le chef de l’État, lui, était notamment entouré de son directeur de cabinet, Fidèle Sarassoro, et de son conseiller spécial chargé des affaires politiques, Ibrahim Cissé Bacongo.

Paix et réconciliation

Pendant près d’une heure, ce jeudi 28 octobre, ils ont parlé de réconciliation nationale et de paix. Ils ont aussi évoqué les arrestations liées aux élections d’octobre 2020. Affi N’Guessan a demandé la libération des prisonniers et la réintégration de fonctionnaires radiés ou, à défaut, le versement de compensations pour qu’ils puissent se prendre en charge.

C’EST PASCAL AFFI N’GUESSAN QUI AVAIT SOLLICITÉ CETTE AUDIENCE

Le président du FPI était également porteur d’un message émanant de planteurs d’hévéa de Grand-Lahou qui l’ont prié de faire part de leur contentieux avec une entreprise privée.

C’est Pascal Affi N’Guessan qui avait sollicité cette audience il y a quelques mois.  « Nous avons affirmé au chef de l’État que le FPI est un parti de propositions, a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre. Un parti d’opposition responsable. Nous sommes pour la paix et la stabilité socio-économique du pays. Nous sommes toujours disponibles. [Alassane Ouattara] peut compter sur nous. »

Affi Nguessan a également insisté sur la nécessité d’aboutir à un consensus avant les échéances électorale de 2025 et Alassane Ouattara a annoncé qu’il allait donner des instructions à son Premier ministre, Patrick Achi, pour la reprise du dialogue politique.

Depuis le retour de Laurent Gbagbo, les divisions au sein du FPI se sont soldées par une séparation. Alors que l’ancien président a lancé le le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire » (PPA-CI) le 17 octobre, le FPI prépare son sixième congrès extraordinaire, qui aura lieu le 13 novembre 2021 au Palais des sports de Treichville. Ce sera l’occasion de débattre de l’avenir du parti.

Avec Jeune Afrique par Aissatou Diallo

Pologne : Emmanuel Macron a rencontré le président Andrzej Duda

octobre 27, 2021

Le chef de l’État a souhaité « la poursuite d’un dialogue approfondi » avec la Pologne dont il a reçu le président à l’occasion d’un déjeuner.

Emmanuel Macrona rencontre Andrzej Duda mercredi.
Emmanuel Macrona rencontré Andrzej Duda mercredi.© LUDOVIC MARIN / AFP

Le président français Emmanuel Macron souhaite « la poursuite d’un dialogue approfondi » avec la Pologne pour résoudre le bras de fer entre Bruxelles et Varsovie sur la primauté du droit européen, a indiqué l’Élysée mercredi après une rencontre avec le président polonais. Recevant Andrzej Duda pour un déjeuner de travail, le chef d’Etat français a lui fait part de « ses préoccupations sur l’indépendance de la justice » polonaise, selon un communiqué de l’Élysée. La Pologne est en conflit ouvert avec Bruxelles depuis plusieurs années en raison des réformes judiciaires controversées mises en oeuvre par le parti populiste de droite, Droit et Justice (PiS).

Les tensions se sont accrues depuis début octobre, quand le Tribunal constitutionnel polonais, institution proche du parti au pouvoir, a jugé dans un arrêt certains articles des traités de l’UE « incompatibles » avec la Constitution du pays. Alors que la Commission et plusieurs États membres y voient une attaque sans précédent contre la primauté du droit européen et la compétence de la Cour de justice de l’UE, des piliers fondateurs de l’Union, Emmanuel Macron a souhaité « la poursuite d’un dialogue approfondi » avec Varsovie « permettant de résoudre les difficultés posées par cet arrêt ».

Protéger la frontière avec le Bélarus

Les deux chefs d’Etat ont également abordé la question de la frontière avec le Bélarus « et la nécessité », selon l’Élysée, « d’une protection de nos frontières extérieures qui soit à la fois efficace et respectueuse de nos valeurs ». Paris a accusé mercredi la famille du président bélarusse Alexandre Loukachenko d’être derrière un trafic d’êtres humains « savamment organisé » vers l’Union européenne, via la Turquie et Dubaï.

Les Européens soupçonnent le président Loukachenko de faire venir les migrants par avion du Moyen-Orient et d’Afrique à Minsk, avant de les renvoyer vers la Lituanie, la Lettonie et la Pologne, en représailles aux sanctions économiques infligées par l’Union européenne à son régime. Sur le volet énergétique, les deux présidents ont, toujours selon l’Elysée, souligné « l’importance du recours à l’énergie nucléaire » pour à la fois limiter les émissions de gaz à effet de serre et « renforcer notre indépendance à l’égard des pays tiers ».

Par Le Point avec AFP

Canada: Le premier ministre Justin Trudeau rencontre des réfugiés afghans

octobre 10, 2021

OTTAWA — Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a amorcé le week-end de l’Action de grâce en rencontrant une famille de réfugiés afghans qui est récemment arrivée au pays.

© Fournis par La Presse Canadienne

Obaidullah Rahimi a été engagé à l’ambassade du Canada à Kaboul en 2008. L’an dernier, il est devenu employé à temps plein.

M. Rahimi est arrivé au Canada avec sa femme, sa fille de trois ans et un bébé âgé d’un mois et demi.

«C’est l’essence même de l’Action de grâce. Nous songeons à quel point nous sommes chanceux», a affirmé M. Trudeau lors de sa rencontre avec M. Rahimi à Ottawa samedi.

Le premier ministre a rencontré la famille dans une maison où des bénévoles ont préparé des paniers-cadeaux pour les réfugiés afghans. M. Trudeau en a enveloppé un.

M. Rahimi a raconté au premier ministre qu’il aimait son travail à l’ambassade canadienne. Il juge que les Canadiens sont très amicaux et se dit heureux d’être au pays.

«Merci, merci de nous avoir accueillis ici et merci pour tout ce que vous avez fait», a-t-il exprimé.

Le Canada a accueilli plus de 1000 réfugiés afghans. Le Canada s’est engagé à en recevoir 40 000, à la suite de la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans au cours de l’été.

M. Trudeau a déclaré que les Canadiens étaient heureux que Obaidullah Rahimi et sa famille soient en sécurité.

«Nous sommes heureux de vous amener ici pour la prochaine étape de votre vie», a déclaré le premier ministre.

«C’est une chose importante d’être là pour plusieurs de vos compatriotes qui ont souffert et qui ont maintenant subi un revers avec les talibans  —  une chose terrible, mais nous continuerons à travailler ensemble pour un avenir meilleur», a-t-il ajouté.

Pour une famille afghane à Calgary, il y a de quoi être reconnaissant, même si elle n’a pas l’habitude de célébrer l’Action de grâce.

M. Azatullah a dit que les 13 membres de sa famille ont emménagé dans un logement permanent vendredi, après être restés dans un logement temporaire depuis leur arrivée au Canada il y a un mois et demi. Il a demandé que son nom de famille ne soit pas utilisé, car certains membres de sa famille sont encore en Afghanistan. 

«Nous apprécions le gouvernement du Canada qui nous a aidés dans une période très difficile», a-t-il déclaré lors d’une entrevue samedi. Il apprécie également les organisations et les personnes qui ont aidé sa famille à trouver un logement et lui ont fourni des informations sur la vie au Canada. 

Sa famille est venue au Canada parce que son défunt frère travaillait à l’ambassade, a-t-il dit. M. Azatullah a été accompagné au Canada par sa mère, sa belle-sœur et les enfants de ses frères et sœurs. 

Il s’inquiète pour ses deux frères, sa sœur et sa belle-sœur qui sont toujours en Afghanistan et espère les faire venir au Canada également. Trois des neveux qui l’ont accompagné au Canada sont venus sans leur mère, a-t-il ajouté.

Malgré tout, il est plein d’espoir pour son avenir au Canada et, bien que l’Action de grâce soit tranquille cette année, il a dit qu’il prévoyait de célébrer la fête l’année prochaine.

«Je me sens bien ici».

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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

Avec La Presse Canadienne

Note aux lecteurs: Dans une version précédente, La Presse Canadienne écrivait erronément que le Canada s’était engagé à en recevoir 20 000 réfugiés afghans. En réalité, le nombre s’élève à 40 000.

Côte d’Ivoire : Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo de nouveau réunis

octobre 6, 2021
Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo le 6 octobre 2021 © Aissatou Diallo

Pour la deuxième fois depuis le retour de l’ancien président socialiste, en juin, les deux hommes se sont entretenus ce mercredi à Abidjan, marquant encore leur rapprochement.

« Le président Bédié est en deuil. Nous sommes venus le saluer et lui présenter nos condoléances », a simplement déclaré Laurent Gbagbo au sortir d’un échange d’une demi-heure avec Henri Konan Bédié, à Abidjan. Le patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) a récemment subi la disparition de plusieurs membres de son entourage, dont celle de son frère aîné, Marcelin Koffi Bédié, le 27 septembre, et celle de l’ancien Premier ministre Charles Konan Banny, mort des suites du Covid-19 à Paris le 10 septembre, et dont la dépouille a été rapatriée dans la capitale économique le 23 septembre.

« Rencontre fraternelle »

Alors que beaucoup cherchent les marques d’une éventuelle alliance entre les deux hommes, chacune de leur rencontre est scrutée. Mais Laurent Gbagbo a qualifié cette visite à la résidence de Bédié de « non-politique ». « C’est une rencontre fraternelle », a-t-il insisté. Leurs épouses, Henriette Bédié et Nady Bamba, étaient aussi présentes et ont eu un échange en tête-à-tête avant de les rejoindre.

Henri Konan Bédié était notamment entouré de poids lourds du PDCI, dont le secrétaire exécutif du parti, Maurice Kakou Guikahué, et le coordonnateur général du comité politique, Allah Kouadio Rémi. Laurent Gbagbo, quant à lui, a fait le déplacement avec plusieurs fidèles dont Assoa Adou, l’ancien secrétaire général de son parti.

Depuis son retour d’exil le 17 juin, c’est la deuxième fois que l’ancien prisonnier de la Cour pénale internationale rend visite à Henri Konan Bédié. Le 10 juillet dernier, il avait été chaleureusement accueilli à Daoukro, fief du Sphinx, en signe d’un rapprochement entre les deux anciens ennemis.

Futur parti

Quelques jours plus tard, le 27 juillet, il avait été invité par Alassane Ouattara à la présidence. Les deux hommes, qui ne s’étaient pas revus depuis le 25 novembre 2010, à l’occasion d’un débat télévisé avant le second tour de la présidentielle, avaient parlé de réconciliation nationale et évoqué une éventuelle rencontre à trois, avec Bédié.

Rentré d’un voyage privé en Europe le 30 septembre, Laurent Gbagbo s’attèle aux derniers préparatifs du congrès constitutif de son futur parti, qui se tiendra les 16 et 17 octobre à l’hôtel Ivoire. Selon nos informations, plusieurs VIP et responsables politiques y prendront part. Mais aucun des deux présidents n’a dit si Henri Konan Bédié y sera convié.

Avec Jeune Afrique par Aïssatou Diallo

Madagascar-France: Tête-à-tête en vue Andry Rajoelina avec Emmanuel Macron

août 16, 2021

Andry Rajoelina, Président de la République de Madagascar et Emmanuel Macron, Président français, auront un tête-à-tête ce vendredi 27 août prochain à Paris.

La raison de la rencontre est encore à découvrir, mais qu’en est-il de l’autorisation de Andry Rajoelina, à entrer dans l’Hexagone, et précisément dans la zone d’intimité du président français.

Rappelons que Andry Rajoelina a annoncé publiquement qu’il ne s’est pas fait vacciner et qu’il ne le fera pas. Il n’arrête pas de vanter l’efficacité du CVO, remède traditionnel amélioré non reconnu par les autorités françaises, mais seule arme du président malgache face à la pandémie de Covid-19.

Quelle stratégie Andry Rajoelina va-t-il utiliser afin d’entrer sur le territoire français sans être vacciné ? Il est vrai qu’un test PCR est acceptable pour y entrer, mais est-ce suffisant pour rencontrer le président Macron ?

Notons que le professeur Philippe Juvin, patron du service des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou et maire (LR) de La Garenne-Colombe a déclaré que « toute personne pénétrant le territoire de la république française devrait être vaccinée ». Il a ajouté qu’ «  Il y a des variants qui apparaissent dans les pays en développement  et qui viendront challenger nos vaccins ». Ce qui laisse entendre que malgré la confiance totale de Rajoelina envers le CVO, il présente quand même un risque élevé de contamination.

Soit Andry Rajoelina s’est fait vacciner en secret, soit la France est assez idiote pour prendre le risque de contaminer son Président de la République avec ce tête-à-tête.

Avec La Gazette de la Grande Ile