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États-Unis: Donald Trump accepte une rencontre historique avec Kim Jong Un

mars 8, 2018

Chung Eui-yong, le conseiller national sud-coréen à la Sécurité, faisant sa déclaration à la presse devant la Maison Blanche le 8 mars 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

L’annonce est aussi inattendue que spectaculaire: le président américain Donald Trump a accepté jeudi de rencontrer prochainement le leader nord-coréen Kim Jong Un, avec lequel il s’était engagé dans une agressive joute verbale depuis son arrivée au pouvoir.

Le lieu et la date d’une telle rencontre entre le 45e président des Etats-Unis et le dirigeant nord-coréen n’a pas été précisé.

Ce rebondissement, impensable il y a quelques semaines, intervient après deux années de très vives tensions entre Washington et Pyongyang liées au programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Dans une brève allocution devant la West Wing de la Maison Blanche, à la nuit tombée, Chung Eui-yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité, a annoncé que M. Trump avait accepté l’invitation pour ce sommet historique.

Le leader nord-coréen « a fait part de son désir de rencontrer le président Trump le plus vite possible », a-t-il dit. « Le président Trump a apprécié le compte-rendu et a dit qu’il rencontrerait Kim Jong Un d’ici fin mai pour parvenir à la dénucléarisation permanente », a-t-il ajouté.

La Maison Blanche a confirmé que le président américain, 71 ans, avait accepté la proposition de l’énigmatique dirigeant trentenaire.

D’un tweet, Donald Trump, a salué de « grands progrès » sur le dossier nord-coréen, insistant sur le fait que l’homme fort de Pyongyang avait parlé de « dénucléarisation », pas seulement d’un « gel » des activités nucléaires. « Les sanctions doivent rester en place jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé », a-t-il ajouté.

– ‘Pression maximale’ –

Un responsable américain a précisé qu’aucune lettre du dirigeant nord-coréen n’avait été remise mais que son invitation avait été transmise « oralement ».

M. Chung a par ailleurs précisé que Kim Jong Un s’était engagé à oeuvrer à la « dénucléarisation » de la péninsule coréenne et a promis de s’abstenir « de tout nouveau test nucléaire ou de missile » pendant d’éventuelles négociations.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a salué vendredi le « changement de la part de la Corée du Nord » et l’annonce de la tenue d’un sommet Trump-Kim, le voyant comme « le résultat de la coopération entre le Japon et les Etats-Unis et entre le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud, destinée à maintenir une forte pression de concert avec la communauté internationale ».

« Il n’y a pas de changement de politique de la part du Japon et des Etats-Unis », a-t-il ajouté. « Nous continuerons à exercer une pression maximale jusqu’à ce que la Corée du Nord prenne des mesures concrètes vers une dénucléarisation de manière parfaite, vérifiable et irréversible. »

Cette annonce intervient à l’issue de la remarquable détente qui s’est amorcée sur la péninsule depuis le début de l’année à la faveur des jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang.

Après s’être longuement entretenu lundi avec le leader nord-coréen Kim Jong Un, M. Chung avait assuré que ce dernier était désormais prêt à bouger sur le dossier longtemps tabou de l’arsenal nucléaire de Pyongyang. Il avait ajouté le nord était prêt à un « dialogue franc » avec les Etats-Unis pour évoquer la dénucléarisation.

Nord et Sud ont décidé selon Séoul de la tenue fin avril d’un troisième sommet intercoréen, après ceux de 2000 et 2007. Le sommet aura lieu dans le village de Panmunjom, au milieu de la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

– ‘Dictature brutale’ –

Le président américain Donald Trump avait salué mardi ces signes d’ouverture tout en appelant à la prudence et en réaffirmant que toutes les options étaient sur la table.

« Ce serait bien pour le monde, bien pour la Corée du Nord, bien pour la péninsule, mais nous verrons ce qui va se passer », avait-il lancé.

D’autres responsables de son administration avaient néanmoins conseillé la prudence, certains se montrant même sceptiques après des mois de guerre des mots entre Washington et Pyongyang, sur fond de progrès nord-coréens dans les domaines nucléaire et balistique.

La Corée du Nord affirme désormais que ses missiles sont en mesure d’atteindre le territoire américain.

Visé par une série de sanctions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies et plusieurs pays, le régime nord-coréen avait jusqu’ici toujours affirmé que le développement de son programme nucléaire n’était tout simplement pas négociable.

Il y a moins de trois semaines, M. Trump avait annoncé de nouvelles sanctions, quelques heures après l’arrivée de sa fille Ivanka en Corée du Sud pour la fin des jeux Olympiques.

« Nous devons rester unis pour empêcher cette dictature brutale de menacer le monde de dévastation nucléaire », avait-il alors lancé.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2018 04h25)                

Le pape François dit avoir « pleuré » en rencontrant les Rohingyas

décembre 2, 2017

Le Pape François au cours d’une conférence de presse dans l’avion de retour de son voyage en Asie vers le Vatican, le 02 décembre 2017 / © AFP / Vincenzo PINTO

Le pape François a confié samedi avoir « pleuré » en écoutant la veille à Dacca seize réfugiés musulmans rohingyas, et révélé que les rencontrer avait été « une condition » à son déplacement en Birmanie et au Bangladesh.

« Je savais que je rencontrerais les Rohingyas, mais je ne savais pas où et comment, c’était la condition du voyage pour moi », a-t-il spécifié aux journalistes dans l’avion qui le ramenait à Rome après six jours de voyage.

Il a rendu un hommage appuyé au gouvernement du Bangladesh qui a permis aux réfugiés de venir à sa rencontre à Dacca, depuis leur camp du sud du pays. « Ce que fait le Bangladesh pour eux est énorme, un exemple d’accueil », a loué le pape.

Les réfugiés, « effrayés », ont formé une file indienne pour venir lui parler vendredi à l’issue d’une rencontre interreligieuse.

« Je pleurais, je cherchais à faire en sorte que cela ne se voit pas », a confié le pape. « Ils pleuraient aussi ».

« Je me suis dis, +je ne peux pas les laisser partir sans leur dire un mot+ », a raconté François qui a pris le micro pour leur demander « pardon » au nom de leurs persécuteurs.

François a précisé qu’une visite dans le plus grand camp de réfugiés au monde, où se trouvent 900.000 Rohingyas ayant fui la Birmanie, lui « aurait plu ».

« Les choses ont été étudiées et ça n’a pas été possible, pour plusieurs facteurs, le temps, également la distance. Mais le camp de réfugiés est venu avec des représentants ».

– Faire passer des messages –

Il a aussi répondu à tous ceux qui se sont étonnés de sa grande prudence verbale en Birmanie, où il n’a jamais évoqué directement la minorité musulmane apatride et a évité de l’appeler par son nom, prohibé dans ce pays bouddhiste.

« Si j’avais prononcé ce mot dans un discours officiel, j’aurais +claqué la porte au nez+ » des Birmans, à l’instar de jeunes en pleine crise d’adolescence, a-t-il dit.

« On savait déjà ce que je pensais », a-t-il noté, rappelant qu’il s’est publiquement exprimé à plusieurs reprises sur leur sort depuis la place Saint-Pierre.

« Pour moi, la chose la plus importante est que le message arrive », a-t-il insisté.

« Disons que je n’ai pas eu le plaisir de claquer la porte au nez, en proférant une accusation publique, mais j’ai eu la satisfaction de dialoguer, de faire parler l’autre », a-t-il décrit à propos de sa tactique diplomatique.

Le pape, « très satisfait » de ses entretiens en Birmanie, a laissé entendre qu’il avait exprimé son opinion beaucoup plus clairement en privé.

A propos de sa rencontre lundi à Rangoun avec le chef de l’armée birmane, le général Min Aung Hlaing, François a évoqué « une belle conversation » au cours de laquelle il a fait passer des messages.

Le puissant général avait avancé cette rencontre, donnant l’impression de griller la politesse à la dirigeante du gouvernement civil Aung San Suu Kyi qui l’a reçu le lendemain à Naypyidaw, la capitale administrative. « Il devait aller en Chine », a expliqué le pape, féru de « dialogue » et peu intéressé par le protocole.

L’ONU accuse les militaires birmans de mener une « épuration ethnique » contre les Rohingyas, qui sont 620.000 à avoir quitté leurs villages de l’Etat Rahkine ces trois derniers mois.

François, qui avait initialement pensé faire un voyage couplé avec l’Inde, n’a pas exclu de s’y rendre en 2018 (« si je suis encore en vie »).

En revanche un voyage en Chine « n’est pas en préparation », même si cela lui « plairait tellement ».

A propos des difficiles négociations de rapprochement en cours (les évêques nommés par le Vatican ne sont pas reconnus par Pékin), il a fait l’éloge de la lenteur, préconisant d’aller « pas à pas, avec délicatesse ».

Romandie.com avec(©AFP / 03 décembre 2017 02h17)                

Côte d’Ivoire: Ouattara et Soro se sont enfin rencontrés

novembre 4, 2017
Guillaume Soro et Alassane Ouattara, en décembre 2010 à Abidjan. © Thibault Camus/AP/SIPA

Le président de la République de Côte d’Ivoire et le président de l’Assemblée nationale se sont – enfin – rencontrés au Palais présidentiel à Abidjan ce vendredi en fin d’après-midi.

Le chef de l’État Ivoirien Alassane Dramane Ouattara (ADO) a reçu, au palais du Plateau le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, ce vendredi 3 novembre en fin d’après-midi. Une rencontre très attendue, depuis le retour de ce dernier, dimanche 22 octobre, après deux mois d’absence et de tensions entre les deux hommes.

Préparation minutieuse

Le rendez-vous avait été minutieusement préparé par leurs collaborateurs respectifs. D’après nos informations, ADO avait parallèlement demandé à son allié du  Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, de ne pas recevoir l’ancien chef de la rébellion avant lui.

Des contacts directs ont eu lieu ces dernières semaines entre Soro et ADO. Après s’être téléphoné le 9 octobre par l’entremise de l’ex-comzone Issiaka Ouattara – dit Wattao –, Alassane Ouattara et Guillaume Soro avaient à nouveau échangé par téléphone le 11 octobre. En marge d’une visite à Niamey, pour une réunion de la Cedeao, ADO avait affirmé qu’« il ne saurait y avoir de crise entre le président de l’Assemblée et [lui]-même ».

La rumeur d’une rencontre organisée au Palais le 29 octobre avait tourné sur les réseaux sociaux, rapidement démentie par le cabinet du président de l’Assemblée nationale.

Jeuneafrique.com

La France, l’Union africaine et la rencontre Sarraj-Haftar

août 1, 2017

Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, en 2012. © Maxim Shipenkov/AP/SIPA

Denis Sassou Nguesso (DSN), président du comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, n’a pas été associé mais dûment prévenu par le gouvernement français de la rencontre entre les frères ennemis libyens Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar à La Celle-Saint-Cloud, non loin de Paris…

Bien qu’il préside le comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, Denis Sassou Nguesso n’a pas été associé à l’avance par les Français à la rencontre entre Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar à La Celle-Saint-Cloud, mais il en a bien été tenu informé par les canaux diplomatiques.

Deux jours avant la rencontre du 25 juillet à La Celle Saint-Cloud, l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery, a en effet été reçu pendant deux heures par DSN pour l’informer en détail des attendus de ce mini-sommet. Le même jour, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a effectué la même démarche par téléphone, auprès du président en exercice de l’UA, le Guinéen Alpha Condé.

Compte rendu

Le 26 juillet, lendemain de la rencontre de La Celle Saint-Cloud, Bertrand Cochery s’est rendu auprès du secrétaire général du ministère congolais des Affaires étrangères à Brazzaville pour lui exposer les résultats de la rencontre.

« Peut-être voulaient-ils garder le secret sur ce rendez-vous pour ne pas prendre le risque qu’il échoue », commente un dignitaire congolais, qui ajoute : « Cet accord est une étape positive, mais il ne va pas tout régler d’un coup de baguette magique. Les chefs de tribus n’étaient pas présents, et la ville de Misrata échappe à tout contrôle. »

Jeuneafrique.com

Russie: Moscou « part du principe » que la rencontre Trump-Poutine aura lieu au G20 (Lavrov)

juin 28, 2017

Moscou – Moscou « part du principe » que la première rencontre entre les présidents russe Vladimir Poutine et américain Donald Trump aura lieu lors du G20 les 7 et 8 juillet à Hambourg (Allemagne), a annoncé mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

« Nous partons du principe que la rencontre se tiendra, étant donné que les deux présidents seront en même temps dans la même ville, le même bâtiment, la même salle et il ne serait pas normal qu’ils ne se parlent pas », a déclaré le ministre russe, lors d’une conférence de presse avec son homologue allemand Sigmar Gabriel.

Si cette rencontre a lieu, les présidents discuteront de « plusieurs questions », a-t-il ajouté, précisant qu’elles ne porteront pas uniquement sur les conflits syrien et ukrainien.

« Avant tout, il faut atteindre une normalisation du dialogue, pour que le dialogue s’appuie sur les intérêts vitaux de la Russie et des Etats-Unis », a-t-il estimé.

Le ministre n’a pas précisé le format de la rencontre, rappelant néanmoins que le G20 était souvent le lieu de rencontres « en marge » du sommet.

Le chef de la diplomatie allemande a salué l’éventualité de cette rencontre.

Vladimir Poutine et Donald Trump ne se sont pour l’heure pas rencontrés, malgré les promesses électorales du président américain de normalisation des relations entre Moscou et Washington.

Fin mars, M. Poutine s’était dit prêt à rencontrer M. Trump au G20, sans que la tenue de cette rencontre soit jamais confirmée par l’une des deux capitales.

Les tensions entre les Etats-Unis et la Russie sont montées d’un cran après les menaces de représailles lancées lundi par la Maison blanche contre le régime syrien, que Washington accuse de préparer une attaque chimique.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a jugé mardi ces menaces « inadmissibles ».

Si elles sont mises à exécution, la Russie, principal soutien de Damas, « réagira dignement, en proportion avec la situation », a déclaré mercredi Sergueï Lavrov.

Ces menaces de Washington interviennent après l’attaque chimique de Khan Cheikhoun le 4 avril, qui avait provoqué l’indignation à travers le monde. De nombreux pays, notamment occidentaux, avaient accusé le régime syrien d’en être responsable, ce que Bachar al-Assad avait démenti.

Provoquant la colère de Moscou, les Etats-Unis avaient riposté aux événements de Khan Cheikhoun dans la nuit du 6 au 7 avril, en tirant 59 missiles de croisière Tomahawk depuis deux navires américains en Méditerranée vers la base aérienne des forces syriennes d’Al-Chaayrate, près de Homs (centre).

Romandie.com avec(©AFP / 28 juin 2017 19h29)                                            

Rencontre Trump-Macron le 25 mai à Bruxelles

mai 8, 2017

 

Photomontage créé le 8 mai 2017 de portraits du président élu français Emmanuel Macron et du président américain Donald Trump / © AFP/Archives / STEPHANE DE SAKUTIN, MANDEL NGAN

Donald Trump va rencontrer pour la première fois le président élu français Emmanuel Macron en marge du sommet de l’Otan à Bruxelles le 25 mai, a annoncé lundi la Maison Blanche après une conversation téléphonique entre les deux hommes.

« Le président Trump a fait part de son souhait de travailler étroitement avec le président élu Macron pour faire face à des défis communs et il a souligné la longue et solide tradition de coopération entre les Etats-Unis et son plus vieil allié, la France », a poursuivi le compte-rendu de la Maison Blanche.

Dès dimanche, le président américain avait félicité M. Macron pour sa « large victoire », dans un tweet.

Le magnat de l’immobilier n’avait pas directement pris position dans l’élection présidentielle française, mais il avait laissé entendre que la récente attaque terroriste perpétrée à Paris profiterait à la candidate d’extrême droite Marine Le Pen.

Nombre de ses partisans ont pour leur part soutenu activement Mme Le Pen, qui affrontait M. Macron au second tour.

L’ancien président démocrate Barack Obama avait, lui, apporté très clairement son soutien à Emmanuel Macron.

« Il a défendu des valeurs progressistes, il a mis en avant le rôle important que la France joue dans l’Europe et dans le monde », avait-il souligné dans une vidéo s’achevant par ces mots en français: « En marche! Vive la France! ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 mai 2017 21h43)                

RDC : Joseph Kabila – Félix Tshisekedi, l’histoire d’un rendez-vous manqué

avril 4, 2017

Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, respectivement président de la RDC et chef du Rassemblement. © AP/SIPA et JA

Alors qu’il semblait vouloir rencontrer le chef de l’État, Félix Tshisekedi, président du Rassemblement, a finalement décliné l’invitation de Joseph Kabila. Celui-ci consulte depuis lundi la classe politique congolaise.

La rencontre tant attendue entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi n’aura pas lieu. En tout cas, pas dans le cadre voulu par le président de la République. Pendant deux jours, les 3 et 4 avril, ce dernier a invité au palais de la Nation les « différents groupes de la classe politique et sociale » ayant pris part aux pourparlers politiques. Au menu des échanges, une question : comment sortir de l’impasse ?

Depuis la signature de l’accord du 31 décembre, les parties prenantes n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur les modalités d’application du compromis politique. Les négociations sur cet « arrangement particulier » ont surtout achoppé sur le procédé du choix du Premier ministre qui doit être présenté par le Rassemblement – selon l’accord – mais aussi sur le nom de celui qui doit présider le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA). Ce poste devait être confié à Étienne Tshisekedi, décédé le 1er février à Bruxelles.

L’opposant historique a laissé une lettre dont le destinataire est Joseph Kabila. Dans cette missive, l’opposant historique aurait transmis au chef de l’État le nom de la personnalité devant être nommée chef du gouvernement. Pour certains, le nom contenu dans la lettre était celui de son propre fils, Félix Tshisekedi, aujourd’hui président du Rassemblement.

Le 20 février, les évêques catholiques, médiateurs des pourparlers en RDC, à qui les proches d’Étienne Tshisekedi avaient remis un mois plus tôt la fameuse lettre, sont allés la donner à Joseph Kabila. Mais ce dernier n’a pas souhaité la réceptionner, préférant que le courrier lui soit remis par le successeur d’Étienne Tshisekedi au sein du Rassemblement.

« Embarras » ou calcul ? 

Début mars, le Rassemblement se restructure. Tshisekedi fils et Pierre Lumbi, président du G7 et proche de l’opposant Moïse Katumbi, prennent les rênes du regroupement politique. Le 16 mars, « Félix » envoie un courrier à Kabila pour solliciter une audience. Problème : une faction dissidence conduite par l’opposant Joseph Olenghankoy aurait elle aussi demandé à rencontrer le président de la République.

« Les deux demandes ayant été portées à la connaissance du chef de l’État, celui-ci a éprouvé l’embarras d’y faire droit, dans ces circonstances, en raison par ailleurs des tractations en cours […] », explique Néhémie Mwilanya Wilondja, directeur de cabinet de Kabila, dans un accusé de réception datant du 20 mars et ayant fuité lundi 3 avril sur les réseaux sociaux.

« C’est en qualité de président du Rassemblement que Félix Tshisekedi avait demandé à rencontrer M. Joseph Kabila. Et il ne s’agissait que de lui remettre la lettre laissée par Étienne Tshisekedi, dans laquelle est indiqué le nom du Premier ministre », raconte de son côté un cadre de la plateforme.

« Malheureusement, pour bloquer la situation, le camp Kabila a demandé à la dissidence du Rassemblement de solliciter également un rendez-vous », déplore-t-il.

Un autre cadre ? 

Une semaine plus tard et face à la persistance du blocage, la médiation jette l’éponge et « en [appelle] à l’implication personnelle et à la responsabilité du chef de l’État en tant que garant de la nation, dans la mise en oeuvre rapide de l’accord de la Saint-Sylvestre. » Dans la foulée, Kabila initie des consultations. D’abord de manière informelle, puis des invitations sont envoyées aux différentes plateformes politiques et aux regroupements de la société civile.

En ce début de semaine, des délégations défilent au palais de la Nation. On y aperçoit entre autres Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale, à la tête de l’opposition dite « signataire de l’accord de la Cité de l’OUA », et Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat et autorité morale de l’opposition dite républicaine. Kabila reçoit même Olenghankoy et les autres dissidents du Rassemblement.

Ce n’est pas à Kabila de reconnaître, ou pas, l’une ou l’autre faction du Rassemblement, selon Geneviève Inagosi.

« Un très mauvais signal, regrette-t-on dans le camp de Félix Tshisekedi. Kabila, dont le mandat est arrivé à terme depuis le 19 décembre, ne cherche qu’à légitimer son plan de débouchage. On tourne en rond. » La députée Geneviève Inagosi, cadre de la Majorité présidentielle (MP), défend la position du chef de l’État : « Ce n’est pas à lui de reconnaître, ou pas, l’une ou l’autre faction du Rassemblement. Le président Kabila a décidé de consulter toutes les parties pour recevoir les différentes propositions de sortie de crise. Lui-même s’exprimera mercredi devant le Congrès. »

Pour Martin Fayulu en revanche, « Kabila est le problème congolais, il ne peut pas s’ériger en solution ». Le candidat déclaré à la présidentielle et cadre du Rassemblement estime par ailleurs que les consultations initiées ne constituent pas un « cadre approprié » pour une rencontre entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila.

« Si les deux hommes doivent se rencontrer, cela doit se faire dans le cadre de l’accord, sous les auspices des évêques ou de la Monusco dont les bons offices sont recommandés dans la résolution 2348 adoptée fin mars au Conseil de sécurité », ajoute-t-il. La balle revient finalement à Kabila qui va s’adresser ce mercredi à la nation. Saura-t-il (enfin) rassurer tout le monde et débloquer la situation ? « S’il n’y a pas une application stricte de l’accord, Kabila et toutes les institutions électives seront illégitimes », prévient déjà Martin Fayulu.

Jeuneafrique.com par

UE: le pape François recevra les dirigeants des Etats-membres le 24 mars

mars 3, 2017

Cité du Vatican – Le pape François recevra au Vatican tous les chefs d’Etat ou de gouvernement de l’UE le vendredi 24 mars, à la veille de leur sommet européen dans la capitale italienne célébrant les 60 ans du traité de Rome, ont indiqué à l’AFP des sources du Vatican.

La rencontre aura lieu dans l’après-midi, ont précisé ces sources.

Le pape avait déjà reçu les dirigeants européens au Vatican en mai 2016, en se faisant remettre le prix Charlemagne récompensant son engagement en faveur de l’unification européenne.

Dans un discours en forme de leçon sur l’Europe, le souverain pontife leur avait alors demandé de dépasser les égoïsmes nationaux pour « construire des ponts et abattre des murs ».

Il les avait aussi exhorté à revenir aux sources du projet européen et à « oser » un changement radical de modèle économique, injuste à l’égard du plus grand nombre.

Le pape avait prononcé un discours devant le Parlement européen à Strasbourg en novembre 2014.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mars 2017 20h38)             

Au soir de la rencontre

février 23, 2017

 

Avec la part belle de ma surprise

Je partagerai avec toi des cerises

Qui poussent facilement en France

Dans la joie indicible de notre distance

 

Devant ce rideau de gouttes de pluie

Tu me demandes de te joindre la nuit

Avec mon parapluie pour le souper

Te demandant de garder le secret

 

Je te préfèrerais en robe noire

Qui ressemble à la peau d’un loir

Quand tes doigts dans mes phalanges

Chantent le bonheur de leur assemblage.

 

Bernard NKOUNKOU

Libye : le chef du gouvernement d’union Fayez al-Sarraj confirme une rencontre avec son rival le maréchal Khalifa Haftar

janvier 25, 2017

Le chef du gouvernement libyen d’union nationale, Fayez al-Sarraj lors d’une conférence de presse, à Sikhrat, au Maroc, le 17 décembre 2015. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) en Libye, Fayez al-Sarraj, a confirmé une rencontre prochaine au Caire avec son rival, le maréchal Khalifa Haftar, dans un entretien publié mercredi par le Corriere della Sera.

« Je confirme, elle devrait avoir lieu bientôt, je crois avant un mois, peut-être dans les prochains jours », a répondu al-Sarraj, interrogé par le journal sur cette rencontre organisée par l’Égypte sous le patronage de la Russie.

Le chef du GNA a estimé que cette rencontre se ferait « entre quatre yeux, directement, sans médiateur », se disant « prêt à chercher avec lui une solution pour la Libye ». « Ensemble nous pouvons y arriver ».

Dans ce pays plongé dans le chaos, deux autorités politiques se disputent le pouvoir : le GNA basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, et un gouvernement contrôlant l’Est libyen basé à Al-Bayda qui soutient le maréchal Haftar qui s’est récemment rapproché de la Russie.

L’avertissement d’al-Sarraj

Il n’existe pas de solution militaire au conflit en Libye, « le risque est très élevé. Insister seulement sur le pouvoir des armes nous précipiterait dans une guerre civile sanguinaire avec des massacres et une anarchie encore plus graves », a encore averti al-Sarraj.

Samedi, l’Égypte a annoncé souhaiter organiser des pourparlers « directs » entre les principaux dirigeants rivaux à l’issue d’une réunion diplomatique des pays voisins de la Libye déchirée par des rivalités opposant ses différentes milices et tribus depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi.

Peu après sa nomination à la tête du GNA, Mal-Sarraj avait rencontré le maréchal Haftar une première fois à son QG à Al-Marj (est) en janvier 2016.

Les forces du maréchal Haftar annoncent avoir repris un fief des jihadistes près de Benghazi

Un nuage de fumée s’échappe des faubourgs de Benghazi le 19 mars 2011. © Anja Niedringhaus/AP/SIPA

L’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar a annoncé avoir repris mercredi l’un des derniers bastions des jihadistes près de Benghazi, dans l’est de la Libye, au terme de plusieurs mois de combats.

L’ANL « a libéré la totalité de la région de Qanfouda », située sur la côte à 15 kilomètres à l’ouest du centre de Benghazi, a annoncé son porte-parole Ahmed al-Mesmari. D’autres porte-paroles de deux brigades de l’ANL, Mondher al-Khartouch et Mohamad al-Azoumi, ont confirmé la prise de cette région, théâtre de combats depuis juin 2016.

Mohamad al-Azoumi a précisé que « ce qui reste des groupes terroristes a fui vers les immeubles 12 », un quartier résidentiel d’un kilomètre carré entre Qanfouda et Qawarcha, un ancien fief d’Ansar al-Sharia, groupe proche d’al-Qaïda. Les groupes de jihadistes contrôlent en outre toujours deux quartiers dans le centre de la ville, Al-Saberi et Soug al-Hout.

Parmi ces groupes figurent notamment le Conseil de la Choura des révolutionnaires de Benghazi, une coalition de milices islamistes dont fait partie Ansar al-Sharia. Depuis près de trois ans, la deuxième ville de Libye est le théâtre de combats entre ces groupes et les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar, appuyé par le Parlement élu et par un gouvernement parallèle dans l’est du pays.

Ces forces ont repris une grande partie de Benghazi mais ne parviennent toujours pas à imposer leur contrôle sur toute la ville.

Jeuneafrique.com avec AFP