Posts Tagged ‘Renfort’

Canada: La Sûreté du Québec appelée en renfort à Ottawa

février 17, 2022
Un homme arrose un porc qui cuit sur une broche dans une rue.

Des manifestants occupent le centre-ville d’Ottawa depuis maintenant 21 jours. Photo : La Presse Canadienne/Justin Tang

Au 21e jour de l’occupation du centre-ville d’Ottawa par des manifestants contre les mesures sanitaires et la vaccination obligatoire, la Sûreté du Québec (SQ) se prépare à y envoyer un important contingent en renfort, selon ce qu’a appris Radio-Canada.

Selon nos informations, des pelotons du Groupe tactique d’intervention seront appelés à se déplacer en Ontario pour participer aux opérations policières sous le commandement de la Police provinciale de l’Ontario (PPO).

La Sûreté du QuébecSQ prévoit toutefois ériger un centre de commandement à Gatineau, du côté québécois de la rivière des Outaouais.

Le déploiement sera si important que la Sûreté du QuébecSQ estime qu’elle aura une plus grande présence du côté de l’Ontario que dans la Ville de Québec, où une autre manifestation contre les mesures sanitaires est prévue ce week-end.

On estime qu’il y aura des pelotons comprenant «  des dizaines » de policiers de la SQ formés pour le contrôle de foule.

RDI Matin

La SQ appelée en renfort à OttawaDes joueuses de hockey canadiennes avec une médaille d'or au coup.

Entrevue avec Pierre-Yves Bourduas, sous-commissaire à la retraite de la GRC

Jeudi matin, les forces de l’ordre ontariennes ont commencé à mettre en place des barrages au centre-ville d’Ottawa pour en rendre l’accès plus difficile.

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a aussi prévenu les résidents de la ville que l’opération d’évacuation des manifestants allait se dérouler sur plus de 24 heures.

Mercredi déjà, le Service de police d’OttawaSPO avait intensifié la pression en distribuant des avertissements aux manifestants les sommant de quitter les lieux maintenant sous peine de sanctions.Une main tient un bout de papier qui comporte une entête de la police d'Ottawa.

L’avis d’évacuation distribué aux manifestants par la police dans le centre-ville d’Ottawa, le 16 février 2022

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / ADRIAN WYLD

Par ailleurs, des manifestants québécois qui ont établi un camp de base du côté de Gatineau ont reçu un avis d’injonction de quitter le stationnement qu’ils occupent. La cour doit se prononcer sur cette question jeudi.

Même la situation du côté d’Ottawa a un impact sur les gens de l’Outaouais, a réagi André Fortin, leader parlementaire du Parti libéral du Québec et député de Pontiac, évoquant notamment les bouchons de circulation causés par les blocages.

Je m’attends à ce que tout le monde travaille avec la Ville de Gatineau, avec ses forces policières, pour s’assurer que le jugement qui sera pris par la cour soit respecté de tous, a-t-il fait savoir, disant également s’attendre à ce que les forces policières prennent les actions nécessaires si jamais le jugement n’était pas respecté.

Du côté de Québec solidaire, la députée Manon Massé a affirmé que les corps policiers québécois ont les outils pour agir. Selon elle, la police du Québec a les moyens, la SQ connaît ces tactiques-là. […] Moi, je leur fais confiance.

Risques de peines sévères

Rappelons que la Loi sur les mesures d’urgence donne le pouvoir aux autorités de saisir les véhicules utilisés pour occuper le centre-ville et d’interdire les déplacements dans certaines zones désignées.

Les manifestants qui persistent s’exposent à des amendes allant jusqu’à 5000 $ et à des peines de prison d’un maximum de cinq ans.

La motion concernant le recours à la Loi sur les mesures d’urgence a été déposée à la Chambre des communes mercredi soir, au lendemain de la publication des décrets nécessaires à l’application des dispositions de la législation.

Les débats entre les partis d’opposition et le gouvernement doivent avoir lieu jeudi. Justin Trudeau doit aussi prendre la parole en matinée.

Radio-Canada avec les informations de Pascal Robidas

Canada: La Croix-Rouge en renfort en Mauricie et au Centre-du-Québec

janvier 8, 2022
Un intervenant de la Croix-Rouge canadienne, de dos, entrant dans une tente.

La Croix-Rouge canadienne a été mise à contribution dans la lutte contre la pandémie en 2020, notamment dans les CHSLD. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

La Croix-Rouge débutera son déploiement d’aides de service dans les résidences pour aînés lundi prochain.

Une première équipe composée de huit personnes est attendue dans un Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Trois-Rivières. Il a été impossible de savoir lequel.

Par la suite, le personnel de la Croix-Rouge canadienne sera déployé rapidement nous confirme la Croix-Rouge. Elle apportera des précisions la semaine prochaine sur son plan de déploiement en Mauricie et au Centre-du-Québec, les deux régions parmi les plus touchées par la vague omicron.

Jusqu’à 300 personnes, des aides de service et des coordonnateurs viendront en renfort un peu partout au Québec durant cette cinquième vague.

Les formations se poursuivent pour certains d’entre eux.

Après l’appel à l’aide des Forces armées canadiennes, le ministère de la Santé du Québec a sollicité en décembre dernier le soutien des travailleurs de la Croix-Rouge. L’organisme humanitaire avait déjà apporté son aide en 2020 dans les Centre d’hébergement et de soins de longue durée CHSLD.

Avec Radio-Canada

Canada-Québec/Opération recrutement en santé : « les renforts s’en viennent », promet Dubé

octobre 7, 2021

Christian Dubé a dévoilé jeudi les premiers résultats de son opération de recrutement dans le réseau de la santé. Plus de 1000 personnes ont déjà levé la main pour travailler à temps complet et 1900 autres candidats sont en négociation pour venir prêter main-forte, selon le ministre de la Santé du Québec.

Christian Dubé a donné une conférence de presse jeudi pour dévoiler les premiers résultats de la campagne de recrutement dans le réseau de la santé lancée par Québec il y a deux semaines.

© Jacques Boissinot/La Presse canadienne Christian Dubé a donné une conférence de presse jeudi pour dévoiler les premiers résultats de la campagne de recrutement dans le réseau de la santé lancée par Québec il y a deux semaines.

«Il y a 1007 personnes à temps complet qui arrivent en renforts», a indiqué M. Dubé en conférence de presse, se disant excessivement encouragé» de voir comment la stratégie de recrutement annoncée il y a deux semaines a porté fruit».

Sur ces 1007 personnes, 56 retraités vont effectuer un retour au travail, 231 personnes ont été embauchées et 720 employés à temps partiel du réseau ont levé la main pour passer à temps complet.

De plus, 1900 candidats sont en train de négocier leurs conditions de travail pour venir prêter main-forte. «On se rappelle qu’on en cherche 4000» au total, a souligné Christian Dubé. «Ça augmente toutes les heures.»

« Ce que je dirais au réseau, je leur parle ce matin là : les renforts s’en viennent. […] La machine est partie. » – Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

C’est un début. Ça prend un mouvement positif pour que les gens reviennent», a-t-il ajouté.

À la fin septembre, le gouvernement de François Legault a promis une petite révolution», proposant des primes de 12 000 $ à 18 000 $ pour ramener 4300 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes à temps plein dans le réseau.

Le député solidaire Vincent Marissal n’a pour sa part pas semblé convaincu par les résultats de la campagne de recrutement lancée par Québec. «Vous avez vu comme moi que les premiers chiffres qu’on a, ça démontre que ça ne marche pas trop, trop sa petite révolution, c’est en train de virer en flop», a-t-il commenté jeudi matin.

Québec exige que les travailleurs de la santé soient adéquatement vaccinés d’ici le 15 octobre, ce qui fait craindre des bris de service dans le réseau.

«On va être ferme sur le 15 octobre», a dit le ministre, qualifiant au passage d’irresponsable» la sortie du Parti québécois et de syndicats du milieu de la santé mercredi réclamant le report de la date butoir.

Bris de service ou réorganisation?

Christian Dubé s’est engagé il y a trois semaines à ce qu’il n’y ait pas de bris de service dans le réseau de la santé en raison d’employés non vaccinés qui se verraient mis en congé sans solde, en plus de la pénurie de main-d’oeuvre qui sévit déjà. La solution passe par une «réorganisation» des ressources, selon le ministre.

Les partis d’opposition à Québec estiment que le gouvernement joue sur les mots et ne parviendra pas à maintenir tous les services. Pour le Parti libéral, Québec solidaire et le Parti québécois, cette «réorganisation» mènera nécessairement à des coupures.

«Oui, il y aura des bris de service, c’est clair», a lancé Vincent Marissal jeudi matin. «Mais ce n’est pas en se rentrant la tête dans le sable et en appelant ça de la réorganisation, qu’il n’y en aura plus.»

Le porte-parole du Parti québécois en matière de santé a laissé entendre que les réorganisations proposées par le gouvernement ne sont nulle autre que des «coupures planifiées» dans les services. «On demande au gouvernement de faire preuve de réelle transparence […] pour qu’on sache vers quelle catastrophe on se dirige», a affirmé Joël Arseneau, qui souligne que «le 15 octobre, c’est une date arbitraire».

Il réclame en outre, comme les autres partis d’opposition, «un plan de contingence réaliste» pour l’après 15 octobre, lorsque des milliers de travailleurs de la santé seront mis en congé sans solde faute d’être adéquatement vaccinés. Si le gouvernement a un plan, qu’il le dépose. On est inquiets, les organisations syndicales sont inquiètes.

Avec CBC/Radio-Canada 

Des médecins cubains sont arrivés en renfort en Martinique, une première

juin 27, 2020

Ces 15 médecins vont aider en pneumologie, en infectiologie, en radiologie ou encore en médecine d’urgence. Ils pourront aussi intervenir dans la lutte contre le coronavirus.

Quinze médecins cubains sont arrivés vendredi 26 juin en Martinique pour aider le territoire face à l’épidémie de coronavirus et pallier la pénurie de médecins, une première pour la France, a constaté l’AFP. Les médecins, tous en blouse blanche et masqués, sont arrivés en début d’après-midi (début de soirée pour Paris) à l’aéroport du Lamentin, avec un drapeau cubain, par un vol spécial.

Cette «brigade» compte un pneumologue, deux spécialistes en médecine interne, un infectiologue, deux anesthésistes, trois radiologues, deux néphrologues, un hématologue, un urgentiste, un chef de brigade et un directeur administratif. Leur mission en Martinique, qui durera trois mois, servira à couvrir certaines spécialités dont la pneumologie, l’infectiologie, la radiologie ou encore la médecine d’urgence, selon les autorités martiniquaises. Ces médecins pourront aussi aider à lutter contre l’épidémie de coronavirus.

La France devient donc le troisième Etat européen après l’Italie et Andorre, à recevoir l’aide directe de professionnels de santé cubains. L’île socialiste a mis en place de longue date l’exportation de services médicaux, qui constitue l’un des moteurs de son économie.

«Moment historique»

Les médecins ont effectué un contrôle de température avant d’être accueillis notamment par le président de la collectivité territoriale Alfred Marie-Jeanne. «Nous vivons un moment historique», a déclaré ce dernier. «La venue en Martinique pour la première fois d’une brigade médicale de Cuba symbolise ce que la Caraïbe a de plus grand en fraternité… Saint-Martin et la Guyane nous ont déjà contactés pour s’inscrire dans la même démarche que nous».

L’épidémie de coronavirus est pour l’instant stabilisée dans l’île, qui comptait jeudi 240 personnes infectées depuis le début de l’épidémie et 14 décès. «L’épidémie a bien été maîtrisée», se félicitent des médecins du CHU de Martinique, mais ils redoutent une nouvelle propagation du virus. La brigade cubaine «est aussi vécue comme un soulagement pour l’équipe médicale du CHUM», disent-ils.

Les médecins seront confinés pendant une semaine, avant de pouvoir prendre leur poste. Il leur sera ensuite dispensé des cours intensifs de langue française.

Au total, près de 30.000 médecins cubains sont déployés à l’année dans une soixantaine de pays, où ils aident à compléter le maillage sanitaire. Ce programme, lancé dans les années 1960 par Fidel Castro, a connu un véritable regain à l’occasion de la pandémie de coronavirus : Cuba a envoyé près de 2000 professionnels de santé en mission temporaire dans 27 pays. Mais il est durement critiqué par les Etats-Unis et le Brésil, qui dénoncent notamment les conditions de travail de ces professionnels, dont une grande partie du salaire revient à l’Etat. Jeudi, deux soignants cubains en Andorre ont demandé l’asile politique en Europe.

Par Le Figaro avec AFP