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Canada: les finissants en médecine pourraient être appelés en renfort dans le réseau

mars 24, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
MONTRÉAL — Les finissants en médecine pourraient être appelés en renfort dans le réseau de la santé du Québec, même s’ils n’ont pas passé tous les examens requis par leur spécialité.

Le Collège des médecins du Québec a annoncé mardi que son conseil d’administration a adopté des mesures qui permettront exceptionnellement aux résidents ayant complété leur formation d’exercer à titre de médecin, avec un permis restrictif.

Cette mesure spéciale a été mise en place dans le contexte d’urgence sanitaire actuelle, indique le Collège des médecins.

C’est aussi parce que la crise de la COVID-19, qui sévit actuellement, a mené le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, le Collège des médecins de famille du Canada et le Conseil médical du Canada à reporter leurs examens menant à la certification dans leur spécialité.

Les résidents finissants qui obtiendront un permis restrictif seront autorisés à exercer dans leurs domaines respectifs. À noter que leur formation médicale dure déjà depuis sept à 10 ans, et qu’ils ont déjà en poche leur diplôme de médecine. Il ne leur manque que leur diplôme de spécialité ou de médecine familiale, qu’ils obtiennent après un examen réussi au terme de deux à cinq ans de résidence.

«La situation exceptionnelle liée à la pandémie de la COVID-19 exige que nous prenions des mesures qui contribuent à augmenter la présence des effectifs médicaux sur le terrain», a affirmé par communiqué le président du Collège des médecins, le Dr Mauril Gaudreault.

Le permis restrictif sera valide jusqu’au 30 juin 2021.

Il ne sera renouvelé qu’en cas d’autre report ou d’annulation des examens, est-il précisé.

Pas l’unanimité

Cette façon de procéder ne fait pas l’unanimité chez les médecins résidents.

S’ils ont hâte d’aller aider sur le terrain, surtout en ces temps de pandémie où les besoins sont nombreux, la mesure est source d’inquiétude pour plusieurs.

Puisque les examens post-résidence seront reportés de plusieurs mois — et peut-être plus — les résidents devront les passer pendant qu’ils seront en exercice à temps plein (bien qu’avec un permis restrictif) en tant que médecins.

Or, la première année de pratique est la plus ardue et des résidents s’inquiètent de ne pas avoir le temps d’étudier, alors que la préparation pour ces examens peut durer des mois. Ils craignent donc d’échouer leurs examens de certification, ce qui retarderait énormément le moment où ils peuvent avoir leur permis professionnel, a confié une médecin résidente de Montréal, qui n’a pas voulu révéler son identité, et qui s’apprêtait à passer ses examens ce printemps.

Elle rapporte que d’autres songent à reporter le début de leur pratique plutôt que de risquer une mention échec. La situation du report des examens serait encore plus complexe pour ceux qui devaient aller pratiquer en région et ceux qui s’apprêtaient à poursuivre un fellowship en médecine (surspécialisation).

Bref, même si des résidents applaudissent le permis restrictif, elle estime — comme plusieurs de ses collègues, dit-elle — que d’autres solutions devraient être examinées.

Des membres du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada ont manifesté des inquiétudes similaires: ils demandent au Collège de trouver une alternative pour la certification, plutôt que de simplement reporter les examens des résidents, «ce qui causerait du tort au système de santé», écrivent-ils. Il pourrait s’agir, par exemple, d’une évaluation sur la base du dossier académique (avec un résumé du responsable du résident), en plus d’un examen qui se pourrait être fait en ligne — donc sans risque de contamination. Quelque 1750 médecins ont signé la demande.

Avec La Presse canadienne par Stéphanie Marin

Papouasie: les troubles continuent et l’Indonésie envoie des renforts

août 21, 2019

 

La province indonésienne de Papouasie a connu ce mercredi un troisième jour de manifestations qui ont par endroits dégénéré en affrontements, poussant Jakarta à envoyer quelque 1200 militaires et policiers en renfort.

Le gouvernement a appelé au retour au calme dans cette province pauvre de l’extrême est de l’archipel. Les émeutes ont commencé lundi après l’arrestation pendant le week-end de 43 étudiants papous et des injures racistes prononcées à leur égard. Un millier de personnes a manifesté mercredi dans les rues de Timika (sud de la Papouasie), où un journaliste de l’AFP a vu des manifestants jeter des pierres vers les fenêtres du parlement local et tenter de détruire la barrière y donnant accès. La foule n’a été dispersée dans cette ville qu’après des tirs de sommation de la police. Plusieurs centaines de manifestants ont aussi défilé dans les rues des villes de Sorong et de FakFak à l’ouest de l’île.

Plusieurs villes de cette région riche en matières premières étaient paralysées ce mercredi, dont Manokwari où des magasins et le parlement local ont été incendiés par des émeutiers lundi. Plusieurs policiers ont été blessés, selon les autorités. Des informations non confirmées ont fait état de manifestants blessés. Quelque 900 policiers et 300 militaires ont été déployés à Manokwari et Sorong, ont indiqué mercredi le gouvernement et les autorités de Papouasie. Le porte-parole de la police nationale Muhammad Iqbal a estimé que la situation restait «globalement sous contrôle», précisant les forces de l’ordre n’étaient pas équipées de balles réelles.

La colère s’est répandue à travers la Papouasie après des informations sur l’arrestation samedi de 43 étudiants papous par la police à Surabaya, la deuxième ville du pays, sur l’île de Java.

a police anti-émeute a investi un dortoir pour déloger des étudiants papous qui avaient été accusés d’avoir détruit un drapeau indonésien le jour de la fête de l’Indépendance de l’Indonésie. Les policiers les ont arrêtés et interrogés avant de les libérer. Parallèlement, une manifestation contre la présence des étudiants papous a été organisée au cours de laquelle des injures raciales ont été proférées. Le président indonésien Joko Widodo a promis une enquête sur les incidents survenus à Surabaya et devrait se rendre dans la province prochainement.

La région, riche en ressources naturelle, connait une rébellion indépendantiste sporadique contre le gouvernement indonésien. La Papouasie s’est déclarée indépendante en 1961, mais l’Indonésie en a pris le contrôle par la force en 1963 et l’a officiellement annexée en 1969. De nombreux Papous réclament l’indépendance, comme la Papouasie Nouvelle-Guinée, autre moitié de cette grande île qui l’a obtenue en 1975 après avoir été une colonie australienne.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le feu de Fort McMurray avance toujours, des pompiers en renfort

mai 26, 2016

Montréal – Le gigantesque feu de forêt dans la région pétrolière de Fort McMurray en Alberta (ouest du Canada) toujours hors de contrôle poursuivait son avancée jeudi avec l’arrivée de près de 500 pompiers de l’étranger.

Dans son bilan quotidien, le service des incendies a indiqué jeudi que plus de 566.200 hectares de forêts et de broussailles ont été ravagés par les flammes, dont 4.600 hectares dans la province voisine de Saskatchewan. En une semaine, 60.000 hectares de plus ont été brûlés.

Parti le 1er mai aux abords de Fort McMurray, le feu a été alimenté par les vents et la sécheresse de la forêt boréale à la sortie de l’hiver.

Au total, selon les chiffres de la cellule de crise du gouvernement de l’Alberta, 2.054 pompiers combattent les flammes assistés de 88 hélicoptères, 25 avions bombardier d’eau et 256 engins de travaux publics pour déboiser les zones forestières trop proches des sites pétroliers et des logements.

Des équipes de pompiers sud-africaines et américaines, comme de pratiquement toutes les provinces canadiennes, prêtent main forte aux hommes du feu de l’Alberta, a indiqué cette cellule de crise.

A la demande du gouvernement canadien, les Etats-Unis ont envoyé 10 équipes pour un total de 200 pompiers pour aider à combattre les feux en Alberta, a indiqué l’ambassade américaine à Ottawa.

De son côté, l’Afrique du sud a envoyé 280 pompiers dans la province.

Depuis maintenant quatre semaines, près de 100.000 habitants de Fort McMurray et des bourgades alentours ont été évacués.

Si les premiers travailleurs des compagnies pétrolières ont commencé à réintégrer les immenses villages préfabriqués du nord de la ville près des sites d’exploitation des sables bitumineux, le retour des premiers habitants de Fort McMurray commencera seulement le 1er juin.

Ce retour sur une base volontaire doit s’étaler sur deux semaines. Les autorités ont demandé aux habitants de s’équiper de bottes en caoutchouc, de masques et de vêtements recouvrant la peau.

Vous allez revenir dans une ville qui a été profondément touchée par les feux, a rappelé aux habitants la municipalité régionale de Wood Buffalo dont dépend Fort McMurray.

Il vous est demandé d’apporter les biens de premières nécessité pour au moins 14 jours, y compris l’alimentation, de l’eau et des médicaments, a indiqué la ville.

L’aéroport de Fort McMurray a annoncé que la reprise des vols commerciaux n’aurait lieu qu’à partir du 10 juin afin de laisser l’espace aérien aux avions bombardier d’eau et hélicoptères.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2016 20h11)

La France envoie des forces de l’ordre en renfort sur l’île de Mayotte après des violences

avril 13, 2016

Mamoudzou – Le gouvernement français a annoncé mercredi l’envoi de forces de l’ordre en renfort à Mayotte pour faire face aux violences urbaines qui secouent depuis plusieurs nuits cette île française de l’Océan Indien, en proie depuis plus de deux semaines à un mouvement social.

La ministre de l’Outremer, George Pau-Langevin, a expliqué à l’AFP que Mayotte était confrontée à la fois à un mouvement social de revendications et aux comportements de certains jeunes, à la dérive, qui ne sont pas encadrés et n’ont pas de perspectives.

Dans ce contexte, Mme Pau-Langevin a décidé avec le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve d’envoyer des forces de l’ordre en renfort, a-t-elle dit à l’issue de leur rencontre sans plus de précisions sur le dispositif.

La ministre a également dit vouloir renforcer la prise en charge de la protection de la jeunesse, qui représente la moitié des 220.000 habitants.

Selon un syndicaliste de l’île, Rivomalala Rakotondravelo, les violences sont liées au manque d’encadrement. Un élève en école élémentaire en métropole représente 7.400 euros (d’investissement par l’Etat, ndlr). A Mayotte, on est à 4.300 euros. Voilà l’injustice.

Une grève générale a été déclenchée le 30 mars pour réclamer l’alignement de ce département français sur la métropole, notamment en matière de prestations sociales, de salaires des fonctionnaires ou de services publics.

Les grévistes ont érigé des barrages routiers sur toute l’île, dont l’activité économique tourne au ralenti.

Se greffant sur ce mouvement social, des groupes de jeunes encagoulés ont commencé le week-end dernier à caillasser chaque nuit voitures et habitations, selon les autorités locales qui parlent d’affrontements entre bandes rivales.

Après une nouvelle explosion de violences dans la nuit de lundi à mardi, les autorités locales ont mis en place mardi soir un dispositif de sécurité renforcé dans certains quartiers de la ville principale Mamoudzou. Une centaine de jeunes ont néanmoins réussi à dégrader des véhicules.

Mercredi, le calme régnait sur l’île. Les écoles étaient vides et les rues quasi désertes.

Située à 8.000 kilomètres de Paris, Mayotte est la seule île de l’archipel des Comores qui, au moment du référendum d’indépendance en 1975, a décidé de rester dans le giron de la France, l’ancienne puissance coloniale.

D’abord territoire d’outre-mer, elle est devenue le 101e département français en 2011. Ce changement de statut administratif lui ouvre en théorie les mêmes droits que les autres collectivités locales, malgré d’importants écarts socio-économiques. Le PIB y est de 7.900 euros par personne, soit quatre fois moins qu’au niveau national.

Romandie.com