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Canada-Québec: Une première rentrée « normale » dans les cégeps

août 22, 2022
Des étudiants devant le pavillon des sciences du Cégep de Sherbrooke.

Le Cégep de Sherbrooke va accueillir à partir de lundi près de 5600 étudiants. Son directeur général, Éric Gagné, assure que l’établissement aura assez d’enseignants pour offrir les cours. Photo : Radio-Canada/Brigitte Marcoux

C’est jour de rentrée ce lundi dans les 48 cégeps du Québec. Et c’est aussi la première rentrée qui se passe sous le signe de la normalité, les mesures sanitaires ayant été levées au cours des derniers mois. Mais la pénurie d’enseignants et de logements pour les étudiants teinte également cette journée remplie de fébrilité.

Le retour à la routine et à la normale réjouit le directeur général du Cégep de Sherbrooke, Éric Gagné. Ça fait du bien de voir du mouvement sur notre campus, ajoute-t-il.

Cet automne, ce sont 5600 étudiants qui vont fréquenter le Cégep de Sherbrooke, indique M. Gagné. Et dans l’éventualité d’une nouvelle vague de la COVID-19 durant la session, un plan de recul, de repli a été prévu, s’il fallait retourner à distance pour poursuivre les enseignements et limiter les effets sur les étudiants.

Mais deux situations préoccupent davantage M. Gagné. S’il assure qu’il y aura un professeur dans chaque classe, la pénurie d’enseignants dans le réseau collégial demeure criante. Il manquait pourtant un enseignant en technique informatique, mais la solution du collège a été de faire appel à un retraité. On règle la pénurie d’enseignants, insiste-t-il toutefois.

On a presque tous nos profs, affirme le directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Blais. Cependant, l’établissement a pris la décision plus tôt en juillet d’accélérer le partage avec le Cégep de Baie-Comeau pour la nouvelle technique en pharmacie, faute d’avoir réussi à recruter un pharmacien d’institution pour assurer la formation. Dans ce cas, certains cours seront offerts à distance; et du soutien et des appariteurs seront offerts aux étudiants de l’Abitibi-Témiscamingue.

Aussi, la pénurie de logements frappe chacune des régions du Québec, et Sherbrooke n’y échappe pas. Pour les étudiants sans logis, M. Gagné note qu’aucun élève du Cégep de Sherbrooke ne se trouve dans cette situation, mais il précise qu’il y a une liste d’attente pour la résidence étudiante.

Les trois campus du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (à Rouyn-Noranda, Amos et Val-d’Or) sont dotés de résidences étudiantes qui disposent de 388 oreillers, lance M. Blais, mais la crise qui est vécue dans le sud est la même qui existe en Abitibi-Témiscamingue.

Cette problématique est aussi rencontrée par les étudiants étrangers. M. Blais mentionne que son institution d’enseignement accueille 150 étudiants étrangers, dont 40 nouveaux qui ont leur rentrée cette semaine, et la situation qu’ils vivent au niveau du logement ne diffère pas d’ailleurs.

Selon la Fédération des cégeps, ce sont 175 000 étudiants qui sont inscrits à l’enseignement régulier dans la province, dans l’un des 9 programmes de formation préuniversitaires et des 133 programmes de formation technique. Les cégeps emploient environ 26 000 personnes, dont 17 000 enseignants.

Rentrée sportive

L’allègement des mesures sanitaires fait aussi des heureux dans les équipes sportives. Déjà là, avec la rentrée, de voir des sourires, ça faisait du bien au moral cet automne, commente l’entraîneur-chef des Diablos du Cégep de Trois-Rivières, François Dussault.

Il rappelle que tous les entraînements de l’équipe de football avaient lieu avec un masque. Il affirme ainsi que diriger l’équipe pas de masque, ça fait beaucoup de bien.

Si les joueurs ont un engouement pour la rentrée scolaire, c’est que le retour au sport organisé sans plusieurs des mesures sanitaires est une bénédiction pour eux. Il y avait des règles sanitaires spécifiques par programme durant la pandémie. Chaque établissement avait ses propres mesures, notamment sur l’accueil des spectateurs qui assistaient aux événements.

C’était énormément de logistique, avoue M. Dussault, mais jouer fait beaucoup de bien, note-t-il. Je crois que la pandémie a fait ressortir que le sport est important pour les jeunes, ajoute M. Dussault.

Il concède toutefois que la pandémie a eu des effets sur l’entraînement et la préparation physique des joueurs, mais que le retour aux pratiques typiques va les aider à progresser.

Une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur touristique

La rentrée dans les cégeps ne fait pourtant pas que des heureux. Le directeur général de Tourisme Chaudière-Appalaches, Richard Moreau, croit qu’il faudrait différer la rentrée pour combler la pénurie de personnel dans l’industrie touristique.

C’est une idée lancée comme ça, concède-t-il toutefois. M. Moreau n’a pas de chiffres précis sur la main-d’œuvre qui est étudiante dans le réseau collégial, mais il l’évalue à 20 % ou 25 %.

Il insiste sur le fait que le mois d’août est le mois le plus fort de l’été, et que la main-d’œuvre étudiante est précieuse en temps de pénurie.

Il déplore que la rentrée dans les cégeps ne se fasse pas en même temps que dans les universités. Selon lui, les familles visitent moins les régions à partir de cette date, et que les autres travailleurs sont fatigués, car ils doivent prolonger leur période de travail.

Il demande donc un effort collectif. M. Moreau croit qu’il serait possible de jouer sur le mois de janvier, un moment où le commerce de détail connaît une baisse de ses activités.

Il recommande également d’étaler la semaine de relâche durant l’hiver pour favoriser l’industrie touristique, plutôt qu’une semaine où tous les étudiants sont en congé en même temps.

Radio-Canada avec des informations de Brigitte Marcoux

Canada: Une rentrée scolaire tardive à Montréal pour de jeunes Ukrainiennes

avril 18, 2022

Les jeunes Ukrainiennes Katerina (à gauche), 11 ans, et Darina, 13 ans, commencent leur nouvelle vie au Québec. Photo: Radio-Canada/Marie-Josée Paquette-Comeau

Après 53 jours de guerre, on voit apparaître de jeunes Ukrainiens sur les bancs d’école à Montréal, comme Darina Galamay et sa sœur. Elles ont eu le courage de quitter Kiev sans leurs parents, mais il leur en faudra peut-être encore plus pour s’adapter à leur nouvelle réalité.

Dans la classe d’accueil de l’école secondaire d’Anjou, Isabelle Bujold enseigne les noms communs. Âgée de 13 ans, Darina voit les lèvres de son enseignante bouger, mais les sons sont indéchiffrables.

Le défi est titanesque pour Darina. Avec un peu de vocabulaire en anglais et son téléphone, elle réussit à se faire comprendre de ses camarades de classe, faute d’avoir un dictionnaire ukrainien-français.

Darina Galamay assiste à un cours donné par son enseignante de l’école secondaire d’Anjou. Photo: Radio-Canada

Mme Bujold enseigne à de jeunes immigrants depuis 13 ans. Une classe multiniveaux qui représente son lot de défis. Dans la classe de Darina, il y a 17 élèves, pour la plupart des hispanophones qui ont franchi le chemin Roxham. Ils ont tous des parcours migratoires différents. Souvent, quand on reçoit des élèves qui ont vécu des choses très difficiles, le pire est derrière eux contrairement à Darina, qui voit son pays natal être pilonné chaque jour sur Internet.

« C’est particulier de me lever le matin, de lire le journal et de me demander : est-ce qu’il est arrivé quelque chose de vraiment dramatique qui va avoir un impact important sur la vie de mon élève? »— Une citation de  Isabelle Bujold, enseignante en classe d’accueil à l’école secondaire d’Anjou

L’école secondaire d’Anjou offre un suivi particulier à ses élèves. La classe doit devenir un lieu sécurisant, un cadre sur lequel se reposer. Un service psychologique est offert en temps et lieu selon les besoins de chacun. Ils peuvent avoir vécu des séparations. Ils peuvent avoir vu des images choquantes, explique la psychologue scolaire Stéphanie Limoges.

Le reportage de Marie-Josée Paquette-Comeau Photo : Radio-Canada

Bien que l’école secondaire d’Anjou ne ressemble pas à celle de l’adolescente en Ukraine, Darina apprécie ses journées.

« Ça me sauve dans un sens, parce qu’à l’école, je ne lis pas toujours les nouvelles qui ne sont pas très bonnes. J’occupe ma tête avec les choses moins stressantes. »— Une citation de  Darina Galamay

Elle tente d’oublier les images de gens qui sortaient de leurs maisons en courant. Elle se souvient de la peur sur les visages et du vrombissement des avions. 

Un long périple

Darina et Katerina Galamay ont dormi durant plus d’une semaine dans des lits de fortune situés au sous-sol d’un hôpital à Kiev. Photo : Courtoisie

Au déclenchement de la guerre, Darina et sa sœur, Katerina, ont dormi pendant une semaine dans le sous-sol de l’hôpital où leur mère travaille. Les aéroports étant visés, elles n’ont pas pu fuir en avion. Elles ont donc attendu le signal pour s’enfuir au Canada en famille. Le moment est venu de partir au début de mars, mais leur mère leur a annoncé qu’elles quitteraient le pays sans elle, avec des inconnus.

Leur mère étant médecin, elle est forcée de rester au pays, tout comme leur père, réquisitionné par l’armée ukrainienne. Les jeunes filles âgées de seulement 13 et 11 ans ont pris le bus jusqu’en Pologne pour ensuite s’envoler, seules, vers Montréal.

« Tu as juste 13 ans, mais tu as déjà de très grandes responsabilités pour ta vie, pour la vie de ta sœur. »— Une citation de  Darina Galamay

Daria et sa sœur habitent maintenant chez leur tante, Olena Lipatova. Il était impensable pour elle de laisser ses nièces à Kiev.

« Elles représentent vraiment les enfants de l’Ukraine. C’est terrible… C’est des vies qui commencent. »— Une citation de  Olena Lipatova, tante de Darina et Katerina Galamay

Les jeunes filles s’adaptent tranquillement à la vie au Québec, tout en faisant leur effort pour mettre fin à la guerre. Chaque fin de semaine, elles participent aux manifestations organisées par la communauté ukrainienne. Elles scandent Arrêtez Poutine, fermez le ciel entourées de centaines d’Ukrainiens d’origine. Ces mots sont probablement les premiers qu’elles ont appris en français.

Déterminées, Darina Galamay (13 ans) et sa sœur, Katerina (11 ans), manifestent chaque fin de semaine pour que cesse la guerre en Ukraine. Photo : Radio-Canada

Darina et Katerina ignorent quand elles retourneront dans leur pays natal.

Avec Radio-Canada par Marie-Josée Paquette-Comeau

Covid: la rentrée scolaire reportée au 13 septembre aux Antilles

août 25, 2021
Covid: la rentree scolaire reportee au 13 septembre aux Antilles
Covid: la rentrée scolaire reportée au 13 septembre aux Antilles© AFP/Archives/Lionel CHAMOISEAU

Face à une situation sanitaire toujours « grave » à cause du Covid-19, le gouvernement a décidé mercredi de repousser au 13 septembre la rentrée scolaire dans les Antilles et dans la zone « rouge » de la Guyane.

En Martinique, le préfet a également prolongé jusqu’au 19 septembre le confinement et le couvre-feu en vigueur depuis le 30 juillet.

A l’issue du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a observé que le taux d’incidence aux Antilles commençait certes à « refluer légèrement » grâce au « confinement ». La situation « reste néanmoins très grave », a-t-il ajouté, notamment en Polynésie où « le taux d’incidence est colossal » avec 2.800 cas positifs pour 100.000 habitants et où les écoles ont été fermées pour 15 jours.

« Nous sommes également très vigilants quant à la situation en Guyane, où le taux d’incidence qui dépasse 400 a augmenté de 40 % en une semaine », a noté Gabriel Attal. Il a insisté sur « la solidarité nationale » avec l’envoi de « centaines de soignants en renfort sur place pour organiser des évacuations et garantir l’approvisionnement en oxygène ».

Gabriel Attal a ajouté que l’état d’urgence sanitaire serait prolongé « jusqu’au 15 novembre aux Antilles, en Guyane et en Polynésie française », avec un projet de loi présenté « la semaine prochaine ».

« Nous sommes satisfaits d’avoir été entendus » sur le report de la rentrée, a déclaré à l’AFP Valérie Vertale Loriot, co-secrétaire académique du Snes Martinique, demandant cependant des « précisions sur l’organisation ».

Serge Letchimy, président du conseil exécutif de la Martinique, avait décidé la semaine dernière de repousser la rentrée des agents de la collectivité affectés aux collèges et aux lycées, qui était prévue le 23 août.

Ce territoire est particulièrement touché par le covid depuis plusieurs semaines au point que les urgences de l’hôpital de Fort-de-France ont basculé dans « l’horreur », a assuré un urgentiste à l’AFP. La Martinique a enregistré 405 décès à l’hôpital dus au Covid-19 depuis le début de la pandémie, dont 162 entre les 9 et 22 août.

La Guadeloupe est elle aussi durement frappée par le covid avec un taux d’incidence de 1.822 cas pour 100.000 habitants observé au 20 août.

« Vaccinobus »

Sur le plan économique, Philippe Jock, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Martinique, a espéré que « les mesures d’accompagnement pour faire face à la crise seront vite réactivées et adaptées ». Par exemple, « nous n’avons pas de visibilité pour le mois de septembre puisque les aides sont accessibles lorsque les fermetures administratives sont supérieures à 21 jours ».

Signe des difficultés, Patrick Fabre, PDG des hôtels Karibéa basés en Guadeloupe et en Martinique, a déploré une baisse de l’activité partielle de 9 %.

Le président de région de la Martinique Serge Letchimy et celui la Guadeloupe Ary Chalus ont également écrit au Premier ministre pour demander une plus grande souplesse sur l’accès aux aides afin de contrer les « lourdes conséquences économiques ».

Sur l’éducation, la députée de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe et les sénateurs de la Guadeloupe Victoire Jasmin et Victorin Lurel ont demandé, au-delà du report de la rentrée scolaire, d' »anticiper une reprise coordonnée, sécurisée et efficace des enseignements », dans un courrier adressé au ministre Jean-Michel Blanquer.

En dehors des restrictions, les autorités comptent sur la progression de la vaccination, après un démarrage lent en raison de la méfiance d’une partie de la population et la difficulté d’accès aux centres dans certaines zones. Un « vaccinobus » a commencé à sillonner la Martinique mardi.

Seulement 22,51 % des habitants de 12 ans et plus y ont achevé leur parcours vaccinal. Mercredi, la 100.000e personne devrait recevoir sa première injection.

« Une majorité de la population n’est pas encore convaincue », a regretté sur RTL Alain Fischer, président du Conseil d’orientation vaccinale. Selon lui, « il faut recourir à des ambassadeurs, des personnes proches culturellement de ces populations qui viennent les convaincre: Teddy Riner, Lilian Thuram, tous les judokas qui ont gagné à Tokyo, des artistes, des personnalités culturelles… »

Le contexte sanitaire est moins pesant en France métropolitaine mais un pic des hospitalisations est attendu d’ici « quelques jours », a prévenu le ministre de la Santé Olivier Véran. Le nombre d’hospitalisations de patients atteints du covid a grimpé à 11.066 avec l’arrivée de 1.145 malades entre lundi et mardi.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Une rentrée scolaire difficile à prévoir mercredi

avril 12, 2021

Les parents et les élèves devront composer avec une rentrée scolaire très difficile, mercredi matin, alors que les classes ne débuteront qu’à 9 h 30.

Des pourparlers entre les CSS et les transporteurs scolaires sont en cours.

© LE SOLEIL Des pourparlers entre les CSS et les transporteurs scolaires sont en cours.

Les enseignants affiliés à la FSE-CSQ déclencheront en effet une grève à compter de minuit, dans la nuit de mardi à mercredi, laquelle se terminera à 9 h 30 mercredi matin. Cela touche également les enseignants membres de l’Association des enseignants de commissions scolaires anglophones (APEQ).

C’est donc le branle-bas de combat en prévision de cet événement.

Mis au fait de la tenue de ce mandat depuis le 31 mars, les Centres de services scolaires ont tenté d’obtenir une injonction interlocutoire pour empêcher cette grève, mais la Cour supérieure a rejeté la requête, lundi matin, car la demande aurait dû être adressée plutôt au Tribunal administratif du travail, indique la présidente du Syndicat de l’enseignement de la Mauricie, Chantal Légaré, qui venait tout juste de recevoir la décision du tribunal, lundi matin.

Luc Lafrance, président de la Fédération des transporteurs par autobus, indique que «c’est sûr que ça va venir perturber le transport scolaire le matin. C’est bien évident», dit-il.

«Déjà, il y a eu des échanges entre les CSS et les transporteurs pour voir comment ils pourraient réorganiser les circuits de transport scolaire pour faire entrer les élèves plus tard le matin», dit-il, c’est-à-dire faire entrer les élèves à 9 h 15, plutôt qu’à 8 h 15 ou 8 h 30, dit-il.

«C’est complexe parce que les transporteurs ont plus d’un circuit à faire le matin. L’autobus va faire entrer le primaire à 8 h ou 8 h 15 et le secondaire un peu plus tard. Ça vient compliquer les choses lorsqu’il y a double circuit comme ça.» M. Lafrance ne savait pas si les écoles secondaires allaient elles aussi retarder l’entrée de leurs élèves. «Je n’ai pas ce détail-là», dit-il.

Il est donc clair que cette situation évoluera d’heure en heure lundi et mardi.

Les enseignants tiennent cette journée de grève parce ce qu’ils sont sans contrat de travail depuis un an et que les négociations traînent, explique Mme Légaré.

Avec Brigitte Trahan – Le Nouvelliste 

Canada-Québec/Rentrée scolaire : le gouvernement Legault pressé de clarifier son plan

août 3, 2020
Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge.
© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge
Divers acteurs du milieu de l’éducation réclament des clarifications rapides du gouvernement à moins d’un mois de la rentrée scolaire au Québec. Des flous persistent sur le port du masque au secondaire et à la formation à distance en cas de deuxième vague de coronavirus.Le plan québécois de la rentrée scolaire a été présenté en juin dernier. L’annonce avant le départ pour les vacances se voulait un coup de pouce et une façon de donner du temps de préparation aux centres de services scolaires.

Au cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, on confirme que ce plan est «toujours d’actualité», à quelques semaines du retour en classes.

Divers acteurs du milieu de l’éducation répliquent que des interrogations signifiées il y a des mois sont elles aussi toujours d’actualité. De plus, les mesures sanitaires ont continué d’évoluer dans la province, soulevant de nouvelles questions.

«Il y a une urgence d’avoir des directives précises […] étant donné l’évolution de la situation depuis le début de l’été», plaide Brigitte Bilodeau, vice-présidente à la Fédération des syndicats de l’enseigne (FSE). «Dans les centres de services scolaires, les gens vont rentrer au boulot à partir de la semaine prochaine, je pense qu’il y aura un besoin.»

Les élèves du primaire de la grande majorité du Québec ont vécu une rentrée pas comme les autres le printemps dernier.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Les élèves du primaire de la grande majorité du Québec ont vécu une rentrée pas comme les autres le printemps dernier.
Casse-tête au secondaire
L’incertitude semble davantage marquée au secondaire. Brigitte Bilodeau rappelle que dans ce cas-ci, les élèves ne sont pas retournés en classes au printemps après le confinement.
Au primaire, à l’exception du Grand Montréal, les parents, le personnel, les directions et les jeunes ont tous vécu l’expérience d’un retour à l’école en contexte de pandémie.
«Dans les écoles secondaires, les gens sont partis [en vacances] sans savoir comment ça s’organiserait. […] Dans la majorité des cas, le personnel n’a pas été saisi du tout de la question de la rentrée», affirme Mme Bilodeau. Ne serait-ce que pour eux, les consignes méritent selon elle d’être clarifiées.L’une des questions pour le secondaire concerne le concept de «bulle» dans les salles de classe. Selon le plan actuel, on prévoit parmi les mesures sanitaires «la formation de groupes fermés, divisés en sous-groupes d’un maximum de 6 élèves».

«C’est bien beau dans les locaux, mais les jeunes vont faire quoi pendant les pauses? Ils vont faire quoi quand ils arrivent le matin, quand ils quittent le soir, sur les heures de dîner?», demande Mme Bilodeau.

Et le masque?

Le port du masque fait lui aussi jaser dans le milieu de l’éducation.

Depuis la mi-juillet, le couvre-visage est obligatoire au Québec pour les personnes de 12 ans et plus dans les lieux publics fermés ainsi que dans les transports en commun.

Le seuil d’âge établi pour obliger le port du masque dans certaines circonstances correspond à celui de l’âge d’entrée au secondaire.

Or le port du masque ne sera pas obligatoire dans ces établissements scolaires selon le plan du gouvernement. Il le sera cependant dans les autobus scolaires, toujours pour cette catégorie d’étudiants.

Les élèves du primaire, eux, en seront exemptés en toutes circonstances, bien qu’il soit recommandé.

La page couverture du plan pour la rentrée de la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) dépeint des élèves portant un masque.

© /FEEO La page couverture du plan pour la rentrée de la Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) dépeint des élèves portant un masque.
Toutes ces nuances risquent de générer «une certaine confusion», selon Kévin Roy, président de la Fédération des comités de parents du Québec. À son avis, que le plan du gouvernement demeure le même ou non, il faudra une mise à jour avant le début des classes.«Je m’attends à ce qu’il y ait des clarifications sur le port du masque. Ça peut porter à confusion étant donné qu’il y a eu des changements [dans les directives]», dit-il.

Toujours sur la question du masque, l’Ontario a fait le choix de l’obliger dès la 4e année lors de la rentrée d’automne. Dans ce contexte, Kévin Roy estime que tout peut encore changer au Québec. «Il reste encore quatre semaines.»

Il a confiance que la Santé publique saura fournir les explications aux parents, quelle que soit la décision finale.

Le port du masque sera obligatoire dans les autobus pour les élèves du secondaire, mais pas pour ceux du primaire.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Le port du masque sera obligatoire dans les autobus pour les élèves du secondaire, mais pas pour ceux du primaire.
Deuxième vague
Autre élément, et non le moindre pour les parents, concerne les plans d’urgence en cas de deuxième vague de coronavirus ou d’une éclosion dans un milieu scolaire. Ces plans doivent être mis en place par les centres de services scolaires.
Selon le gouvernement, ces plans serviront à «maintenir des services de qualité aux élèves en cas de nouvelle fermeture». Tant Brigitte Bilodeau que Kévin Roy réclament des précisions sur ce qui sera attendu des centres de services.M. Roy a une préoccupation particulière par rapport à l’école à distance. «Si on retombe en confinement complet, comme en mars et avril, qu’est-ce qu’on fait? Comment ça va être fait? Est-ce qu’il va y avoir une plateforme unique?», énumère-t-il, rappelant des enjeux technologiques et de disponibilités pour les parents.

Il soutient que l’expérience du printemps n’a pas été de tout repos pour nombre d’entre eux. Un certain laisser-aller sur l’encadrement des élèves avait d’ailleurs été dénoncé, forçant le ministre Jean-François Roberge à intervenir.

Le plan tient

Le cabinet du ministre de l’Éducation assure de son côté qu’une nouvelle ronde de communications sera menée au cours des prochaines semaines afin de répondre aux interrogations de la population et du personnel.

Toutes les mesures établies dans le plan dévoilé en juin ont été approuvées par la Santé publique et établies «conjointement avec acteurs du réseau scolaire», souligne Claudia Landry, directrice des communications au cabinet.

Sur le port du masque, elle réitère qu’il n’est pas prévu de l’obliger pour le moment. «La Santé publique juge que l’ensemble [des mesures] permettra de minimiser tout risque de propagation de la COVID-19, et n’a pas demandé, à ce stade-ci, le port du masque obligatoire dans les écoles.»

Le gouvernement ne ferme cependant pas la porte à des changements dans les prochaines semaines, si les autorités de santé publique en décidaient autrement.

«Nous resterons toutefois attentifs à l’évolution de la situation et à toute potentielle recommandation de la Santé publique en ce sens. Le cas échéant, nous donnerons suite et en informerons rapidement le réseau scolaire», conclut le cabinet du ministre.

Avec Radio-Canada par David Rémillard

France: Comment est attribuée et versée l’allocation de rentrée scolaire

août 19, 2019

 

Près de trois millions de familles vont bénéficier d’une allocation de rentrée scolaire dès demain, mardi 20 août. À quelles conditions peut-on la toucher? Quel montant puis-je espérer percevoir? Le Figaro vous répond.

Le coût de la scolarité stagne cette année. Comparé à la rentrée 2018, il n’a augmenté que de 0,17%, selon la Confédération syndicale des familles (CSF). Malgré cela, la CSF réclame une revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) qui sera versée à partir de ce mardi 20 août en métropole ainsi que dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique. À Mayotte et à la Réunion, elle l’est déjà depuis le 1er août.

  • À qui est versée l’allocation de rentrée scolaire?

Pour la rentrée 2019, l’ARS est attribuée par la Caisse d’allocations familiales (Caf) pour chaque enfant scolarisé né entre le 16 septembre 2001 et le 31 décembre 2013 inclus. Autrement dit, votre enfant doit être âgé de 6 à 18 ans. Au total, ce sont environ trois millions de familles qui perçoivent cette aide qui a coûté près de deux milliards d’euros par an à l’État depuis 2014 (voir ci-dessous), soit un peu moins de 700 euros par famille.

  • À quelles conditions puis-je la toucher?

Pour toucher l’ARS (instituée en 1974), les revenus de la famille ne doivent pas dépasser un certain plafond. Cette année, il a été fixé à 24.697 euros par an pour un couple avec un enfant à charge, à 30.396 euros si vous avez deux enfants, 36.095 euros pour trois enfants et 5699 euros par enfant supplémentaire. Attention: pour fixer le montant de l’aide, la Caf se base sur les revenus de l’année 2017. Pensez donc à vous munir de votre avis d’impôt 2018.

Par ailleurs, l’enfant doit être scolarisé dans un établissement privé ou public ou suivre des cours via un organisme à distance comme le Cned. En revanche, les familles qui ont choisi l’instruction à domicile, ne pourront pas bénéficier de la prime de rentrée. Pour les élèves de moins de 18 ans qui sont en apprentissage, leur famille pourra toucher l’ARS à condition que leur rémunération ne dépasse pas 55% du smic.

  • Si mes ressources sont légèrement supérieures au plafond, puis-je toucher l’aide?

Lorsque les ressources de la famille dépassent légèrement le plafond, «elle bénéficie alors d’une allocation de rentrée scolaire à taux réduit, dégressive en fonction de ses revenus», selon le ministère des Solidarités et de la Santé. Prenons l’exemple d’une famille avec un enfant à charge, dont les revenus annuels s’élèvent à 25.000 euros. Or, dans son cas, le plafond est fixé à 24.697 euros. Après déduction de la CRDS, elle touchera tout de même une aide de 67,36 euros (au lieu des 368,84 euros prévus – voir la dernière question), selon le simulateur de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole. Le seuil de tolérance, dans ce cas, a été fixé à 25.052 euros par an. Au-delà, vous ne pouvez pas bénéficier de l’aide.

  • L’aide est-elle automatiquement versée ou dois-je en faire la demande?

Tout dépend de votre situation. Si vous avez déjà bénéficié de la prime l’année dernière et si vous remplissez toujours les conditions pour l’obtenir cette année, elle vous sera versée automatiquement. En revanche, si vous ne l’avez pas perçue l’année dernière et que votre enfant a moins de 16 ans, vous devez remplir une déclaration de situation pour les prestations familiales (le document est disponible sur le site de la Caf). Vous devez également joindre une déclaration de ressources 2017 ainsi qu’un certificat de scolarité si votre enfant entre en CP à la rentrée mais n’atteindra ses 6 ans qu’après le 31 décembre 2019. En revanche, pour les enfants, âgés de 16 à 18 ans, les parents n’ont pas besoin de fournir de justificatif de scolarité pour bénéficier de cette aide. Seule une déclaration sur l’honneur «assurant que l’enfant est bien scolarisé, suffit», selon le ministère des Solidarités et de la Santé.

  • Les parents de l’enfant sont séparés. Qui touche la prime?

Votre enfant est âgé de 6 à 18 ans et vous respectez les plafonds de revenus. Mais vous êtes séparé de son père ou de sa mère. L’allocation de rentrée scolaire ne peut être partagée entre les deux parents. L’aide sera accordée en totalité au premier d’entre eux qui en fera la demande auprès de la Caf. S’il n’y a pas de garde alternée, la prime de rentrée est accordée au parent chez qui l’enfant vit la semaine. L’autre parent ne pourra pas toucher l’ARS.

  • Quel est le montant de l’allocation de rentrée scolaire?

Le montant de l’allocation de rentrée scolaire diffère selon l’âge de votre enfant. L’ARS a été augmentée d’environ 0,3% par rapport à l’année dernière. Elle s’élève désormais à 368,84 euros pour les élèves de 6 à 10 ans, à 389,19 euros pour les 11-14 ans et à 402,67 euros pour les 15-18 ans. Prenons l’exemple d’une famille ayant trois enfants âgés de 8, 13 et 17 ans. Elle touchera, au total, une aide de 1160 euros. À noter qu’à Mayotte, ces montants sont de 370,69 euros pour les enfants inscrits en école primaire, 391,14 euros pour les collégiens et de 404,69 euros pour les lycéens.

Par Le Figaro.fr par Guillaume Errard

Tchad: Risque d’une année blanche

novembre 5, 2016

La rentrée scolaire devait, officiellement, avoir lieu le 15 septembre. Mais plus de six semaines, après, toujours, rien. Enseignants, parents, élèves et étudiants, se tournent, encore, les pouces, chez eux. Et la situation ne risque pas de s’arranger, d’autres corps sociaux entrant, eux aussi, en grève. Il en est, par exemple, de la garde présidentielle, jusque-là, très choyée, qui a vu ses primes de septembre réduites, ce qui ne l’a pas du tout enchantée. Résultat, elle a gagné, à son tour, le mouvement de protestation. Le risque d’une année blanche n’est pas négligeable, même si, officiellement, le gouvernement se démène pour trouver des solutions à cette crise qui n’a pas commencé hier.

De manière générale, les salaires du mois dernier n’ont pas encore été payés. Cette situation est due, certes, par la baisse des recettes pétrolières, mais aussi, par la mal-gouvernance. Le budget de cette année, par exemple, est absorbée à 75% par le seul ministère de la Défense. Idriss Déby Itno qui joue la sécurisation à fond de son régime, avait prévu le recrutement de 8.000 soldats, pour renforcer ses forces de défense et de sécurité. Sauf que cette décision n’a pas été appréciée par les syndicats enseignants et de la fonction publique, qui désapprouvent de tels choix.

Le pouvoir a voulu remédier à cette situation en recourant au soutien de certains partenaires extérieurs, mais, l’aide sollicitée à l’Arabie Saoudite, par exemple, n’a pas été accordée. Le royaume wahhabite aurait alloué une forte aide à N’Djamena, l’année dernière, soit, l’équivalent de deux années de son budget national, pour lui permettre d’envoyer un fort contingent militaire tchadien destiné au renforcement de ses combattants au Yémen. Est-ce pour cela que le Tchad avait inscrit 8.000 nouveaux militaires à son budget de cette année ? Toujours est-il que personne ne sait où est passée cette grosse somme d’argent, le Tchad ayant sollicité, il y a quelque temps, une nouvelle aide auprès des autorités saoudiennes afin de renflouer son budget alors qu’il n’a, pas encore, satisfait à l’envoi des troupes.

Et même quand la rentrée aura eu lieu, au total, près de 200.000 enfants affectés par les crises (à l’Est, au Sud et à l’Ouest du pays) risquent de rester sans accès à l’éducation. Le dernier rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Tchad, récemment, publié, souligne l’ampleur du phénomène.

Les cours ont, toutefois, repris dans certaines écoles, ainsi que, dans les camps de réfugiés dans la région du Lac Tchad et à l’Est, mais, avec des effectifs réduits. Beaucoup de ces structures fonctionnent grâce à l’aide étrangère (notre photo montrant des table-bancs don de l’Unicef).

La qualité de l’enseignement pose, aussi, problème. Selon l’UNESCO, le ratio élève par enseignant au niveau primaire au Tchad est de 96 élèves par enseignant formé, contre une moyenne de 53 en Afrique sub-saharienne. Par ailleurs, les espaces éducatifs font défaut. Certaines infrastructures éducatives du pays sont, particulièrement, exposées aux catastrophes naturelles, telles que les inondations (30% des écoles, soit 552 écoles), pouvant entraîner des dégâts matériels et humains importants. Les fournitures scolaires et autres matériels didactiques manquent également. Selon l’UNESCO, environ, 90% des élèves au Tchad doivent partager leur manuel scolaire avec, au moins, deux autres élèves. On est, très loin, des standards universels qui exigent un manuel par apprenant.

Afriqueeducation.com

France/Rentrée scolaire 2016-2017 : les principales nouveautés

août 29, 2016

 

 Quels sont les principaux changements annoncés pour l’année scolaire 2016-2017, qui débutera jeudi 1er septembre avec la rentrée des classes ? D’abord la réforme du collège, ainsi que celle des programmes du CP jusqu’à la 3e. Mais aussi des nouveautés pour développer le numérique, qui concernent les élèves de tous les niveaux, et des mesures de sécurité renforcées. Les grandes lignes des nouveautés, à destination des élèves et de leurs parents, sont détaillées lundi 29 août par la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem.

Lire :   Vacances scolaires 2016 et 2017 : les dates officielles des zones A, B et C

Le collège réformé

La réforme du collège, qui a fait débat depuis sa présentation au printemps 2015, plafonne les horaires à 26 heures par semaine pour les élèves. Elle permet à chaque établissement d’allouer de manière autonome 20 % des horaires à du travail en petits groupes, à de l’accompagnement personnalisé (destiné à tous les élèves) et à des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI, avec des projets associant au moins deux matières différentes au sein d’un même cours). Ces derniers deviennent obligatoires, à raison d’une à trois heures par semaine à partir de la 5e.

Lire :   A quoi ressembleront les « enseignements pratiques interdisciplinaires » du nouveau collège ?

Les élèves apprennent une deuxième langue vivante à partir de la 5e (jusqu’ici, ils la débutaient en 4e). Une partie des classes bilangues (avec apprentissage de deux langues dès la sixième) disparaissent, ainsi que les sections européennes.

Lire :   Rentrée scolaire : la mise en œuvre de la réforme du collège s’annonce difficile

Les options latin (15 à 20 % des élèves) et grec (moins de 3% des élèves de 3e), disparaissent au profit d’un EPI « langues et culture de l’Antiquité », renforcé par un « enseignement de complément » pour les volontaires (1 heure hebdomadaire en 5e, 2 heures en 4e et 3e, contre 2 heures puis deux fois 3 heures pour l’option).

Lire :   Rentrée scolaire : la polémique autour du latin et du grec couve toujours

L’examen du brevet des collèges est remanié, avec une part de contrôle continu sur l’acquisition du socle commun, une épreuve orale (présentation d’un travail fait dans le cadre des EPI ou des parcours éducatifs) et deux épreuves écrites au lieu de trois précédemment. La première portera sur les mathématiques, la physique-chimie, les sciences et vie de la terre et la technologie, la deuxième sur le français, l’histoire-géographie, l’enseignement moral et civique. Une « cérémonie républicaine » de remise du diplôme est créée.

Les élèves de la 6e à la 3e doivent avoir cette année de nouveaux manuels de français, mathématiques et histoire-géographie, les élèves de 5e, un manuel de LV2 (2e langue vivante), dont l’enseignement est avancé d’un an, et les élèves de 6e, un nouveau manuel de sciences.

Des programmes remodelés, du CP à la troisième

Les nouveaux programmes sont conçus par cycles de trois ans (CP-CE2, CM1-6e, 5e-3e), afin de permettre d’assimiler progressivement un savoir. L’idée est de donner aux élèves les « fondamentaux », avec l’accent mis sur « lire, écrire, compter et penser ». C’est particulièrement marqué du CP au CE2, avec des séances « quotidiennes » d’écriture et de calcul mental. La première langue démarre en CP, au lieu du CE1 auparavant. Parmi les nouveautés, l’enseignement du codage informatique débutera au CE1. Il faudra établir un bilan par compétences en fin de CE2, 6e et 3e.

Lire :   Cycles, progressivité, fondamentaux… ce qui change dans les nouveaux programmes

Un plan pour le numérique

Les élèves de cinquième d’un quart des collèges disposeront d’une tablette ou d’un ordinateur portable, avec l’objectif que tous les collégiens soient équipés d’ici à trois ans. Mille huit cents écoles sont également dotées à cette rentrée d’équipements numériques mobiles.

Un nouveau livret scolaire unique numérique (LSUN) sera accessible en ligne du CP à la 3e, mais le livret papier demeure.

Lire :   Najat Vallaud-Belkacem : « Le plan numérique à l’école renforce encore le rôle des enseignants »

L’accent mis sur la sécurité

En plus des mesures prises après les attentats de novembre 2015, qui sont renouvelées, il devient obligatoire d’effectuer trois exercices de simulation par an, dont l’un d’attentat-intrusion. Les élèves seront, dès la maternelle, sensibilisés aux gestes de secours. Tous les élèves délégués, au collège et au lycée, pourront bénéficier d’une formation aux premiers secours en vue d’obtenir le certificat de compétences de citoyen de sécurité civile (PSC1, soit huit heures de formation). Et tous les élèves de 5e auront au moins bénéficié du module de sensibilisation aux gestes qui sauvent (deux heures de formation), contre 30 % actuellement.

Lire :   Rentrée des classes : l’école en première ligne face à la menace terroriste

Des enseignants plus nombreux

Dans le public sont créés 3.411 postes équivalent temps plein (ETP) d’enseignants en primaire, et 2 509 dans le secondaire. Dans le privé, la hausse est de 3 753 postes supplémentaires depuis 2012. La ministre assure que la promesse des 60 000 créations de postes durant le quinquennat sera tenue

Par Claire Ané Journaliste au Monde.fr avec Reuters

Nigeria: réouverture partielle des écoles après le report lié à Ebola

septembre 22, 2014

 

Nigeria: réouverture partielle des écoles après le report lié à Ebola
Nigeria: réouverture partielle des écoles après le report lié à Ebola © AFP

Les écoliers nigérians ont fait leur rentrée dans une partie du pays après des vacances d’été prolongées pour cause d’Ébola tandis que d’autres, notamment à Lagos et Port-Harcourt, devront encore patienter.

Le gouvernement fédéral a demandé aux écoles d’ouvrir leurs portes lundi, après avoir initialement repoussé la rentrée scolaire du 22 septembre au 13 octobre dans le but de contenir une éventuelle épidémie du virus Ébola.

Plusieurs cas avaient été découverts à Lagos, la capitale économique du pays, et Port Harcourt, dans le Sud pétrolifère. Jusqu’à présent le virus Ébola a tué huit personnes au Nigeria sur 20 cas confirmés.

A Abuja, chaque élève devait en passer par un contrôle de température et laver ses mains avant de pouvoir entrer dans son établissement scolaire, conformément aux règles d’hygiène édictées par le gouvernement

Les enfants de Kano, au nord du pays, ont également repris le chemin de l’école.

En revanche, le gouverneur de Lagos, Babatunde Fashola, a annoncé tardivement dimanche que les écoles ne rouvriraient pas avant le 8 octobre afin de donner plus de temps aux autorités pour distribuer le matériel nécessaire aux professeurs et autres personnels des écoles.

« Ma première préoccupation est qu’il ne vous arrive rien, ni à vous, ni aux enfants », a déclaré M. Fashola lors d’une rencontre avec des enseignants.

Le gouvernement de l’État de Rivers, dont Port Harcourt est la capitale, a lui aussi reporté au 6 octobre la rentrée scolaire et des médias rapportaient lundi que 12 autres États avaient pris des décisions similaires.

Les 230 personnes qui se trouvent toujours en observation à Port-Harcourt, arrivent au terme de la période de surveillance de 21 jours, correspondant à la durée d’incubation du virus, selon le responsable local de la Santé.

Cela fait près de deux semaines qu’aucun nouveau cas n’a été confirmé au Nigeria.

Le principal syndicat d’enseignants au Nigeria avait appelé ses adhérents à ne pas se présenter au travail lundi, en raison d’un manque d’équipement hygiénique.

Jeuneafrique.com avec AFP