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Canada: Des universités défient Québec en planifiant une rentrée en présence pour février

janvier 15, 2022

Le ministère les appelle à observer ses directives, qui commandent un retour en classe d’ici le 31 janvier.

Le pavillon Henry-F.-Hall de l'Université Concordia, à Montréal.

L’Université Concordia fait partie des établissements d’enseignement ayant décidé de repousser la rentrée en présence au-delà du 31 janvier. Photo: Radio-Canada/Martin Thibault

Des établissements d’enseignement postsecondaire visiblement inquiets de la déferlante du variant Omicron du coronavirus ont décidé unilatéralement d’outrepasser la date limite fixée par le gouvernement Legault pour renouer avec les cours en classe.

En théorie, le retour en présence sur les campus devrait être réalisé d’ici le lundi 31 janvier. Or, certains établissements ont annoncé cette semaine qu’ils entendaient maintenir leurs cours à distance jusqu’en février.

C’est le cas de l’Université Concordia, à Montréal. L’établissement a annoncé sur son site web jeudi que la rentrée en présence n’aura lieu que le jeudi 3 février, soit trois jours après la date limite fixée par Québec.

De même, les étudiants et professeurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) ne devraient pas retourner en classe avant la mi-février. Sur son site web, l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT écrit même que l’enseignement à distance sera privilégié tant que 75 % des étudiants n’auront pas reçu leur dose de rappel contre la COVID-19.L'entrée principale de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue à Rouyn-Noranda.

Le campus de Rouyn-Noranda de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue Photo: Radio-Canada/Andrei Audet

En outre, au moins un établissement d’enseignement collégial, soit le Cégep régional de Lanaudière, a confirmé dans les derniers jours qu’il entendait reporter sa rentrée. Ainsi, les cours reprendront le 7 février, en présence. D’ici là, il n’y aura pas de cours à distance; le calendrier a simplement été décalé.

Québec demande aux établissements de se conformer

Le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, avait pourtant prévu une « période de transition » de deux semaines pour permettre aux cégeps et aux universités de renouer avec les cours en classe au-delà du lundi 17 janvier – date initialement fixée par le premier ministre Legault, le 30 décembre dernier.

Ce sursis avait été décrété le 7 janvier après l’annonce par certains établissements, comme l’Université de Montréal et l’UQAM, d’une rentrée en présence le lundi 24 janvier, voire le lundi suivant, le 31 janvier.

Le gouvernement Legault a tenu à rappeler les règles du jeu vendredi soir. Dans une communication transmise à Radio-Canada, le cabinet de la ministre McCann a appelé les établissements rétifs à se conformer aux directives qui leur ont été communiquées dès le 30 décembre dernier.Gros plan de Danielle McCann en conférence de presse.

La ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Danielle McCann Photo: Radio-Canada/Sylvain Roy Roussel

Le retour en présence sur les campus devra s’effectuer dès le 17 janvier, a-t-il rappelé, soulignant qu’il avait déjà fait preuve de flexibilité en donnant aux cégeps et aux universités la possibilité de compléter ce retour d’ici le 31 janvier.

En entrevue à l’émission Midi info, sur ICI Première, la ministre McCann avait elle-même rappelé plus tôt dans la journée que le 31 janvier représentait la date ultime pour renouer avec le retour en classe des étudiants dans les établissements d’enseignement postsecondaire.

Des étudiants veulent retourner en classe

Le report de semaine en semaine de la rentrée en présence au cégep et à l’université ne plaît pas à tout le monde.

En Abitibi, par exemple, une lettre ouverte a commencé à circuler vendredi pour demander à l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT de faire marche arrière et d’amorcer un retour en présentiel entre le 17 et le 31 janvier, car de nombreux étudiants préféreraient largement vivre un retour en classe comme les mesures gouvernementales le permettent.

Concrètement, la mesure exigée par l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT ciblant une couverture vaccinale de 75 % pour la troisième dose […] empêcherait des cohortes complètes d’avoir un enseignement en présentiel, et ce, pour encore plusieurs semaines, écrivent ses auteurs, ajoutant que Québec n’a jamais fait mention d’une mesure aussi extrême.

Sans compter qu’il est évident, selon eux, que la qualité de l’enseignement reçu en ligne n’équivaut pas à celle des cours en présentiel.

« Pour certains étudiants, le parcours universitaire tire à sa fin. Malheureusement, pendant les trois dernières années de celui-ci, ils n’ont eu que deux sessions complètes en présentiel, ce qui nuit beaucoup à la qualité de la formation qu’ils ont reçue. Il est assez navrant de sortir avec un diplôme et un titre, mais sans l’intégralité des compétences qui auraient dû être développées pendant cette formation. »— Une citation de  Extrait de la lettre ouverte à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

La lettre avait été signée vendredi soir par plus de 70 étudiants, selon ses auteurs. Ceux-ci font front commun contre la position officielle de l’Association générale étudiante de l’UQATAGEUQAT, l’association étudiante locale, qui a déclaré sur Facebook cette semaine que cette mesure lui semblait satisfaisante.

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue UQAT et Concordia s’expliquent

L’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT s’est justifiée par courriel vendredi soir en soulignant que plusieurs de ses activités de recherche […] se sont poursuivies en présentiel sans interruption aucune et que le retour de l’enseignement en présentiel sera amorcé dès le 24 janvier en commençant par les cours comprenant une composante pratique ou expérientielle.

De plus, l’accès aux campus et centres est possible en suivant les mesures sanitaires et les services aux étudiants, dont le soutien psychosocial, l’aide à la réussite et le soutien technopédagogique, sont disponibles en présence ou à distance, a fait valoir la directrice des communications de l’université, Stéphanie Duchesne.

Celle-ci a également rappelé que des représentants de l’Association générale étudiante de l’UQATAGEUQAT et des quatre syndicats de l’université avaient été consultés. En outre, le ministère est au courant des orientations qui ont été prises par l’Université du Québec en Abitibi-TémiscamingueUQAT, assure Mme Duchesne.

L’Université Concordia, pour sa part, a précisé vendredi soir par courriel que sa session d’hiver [avait] commencé le 6 janvier, soit un jeudi, et que, pour des raisons de planification, il [était] plus cohérent de reprendre les cours en personne un jeudi afin de faciliter la structure des cours.

Le retour en personne est donc prévu dans la semaine du 31 janvier, a fait valoir sa porte-parole, Vannina Maestracci.

Avec Radio-Canada par

Jérôme Labbé

Jérôme Labbé

Canada: La rentrée en présence au cégep et à l’université pourra être repoussée au 31 janvier

janvier 7, 2022
Des personnes assises à des tables dans un grand local vitré.

Les étudiants du Québec devront suivre leurs cours en ligne pour les premières semaines de la session d’hiver 2022. Photo: Radio-Canada/Ivanoh Demers

Québec accorde une « période de transition » de deux semaines supplémentaires pour permettre aux cégeps et aux universités de compléter le retour en présence de leur personnel et de leurs étudiants. Ainsi, l’enseignement pourra continuer d’être offert à distance jusqu’au lundi 31 janvier.

Le 30 décembre dernier, le premier ministre François Legault avait annoncé en conférence de presse que la rentrée en présence dans les écoles, les cégeps et les universités ne serait pas permise avant le lundi 17 janvier en raison de la propagation rapide du variant Omicron du coronavirus.

Depuis, plusieurs établissements d’enseignement postsecondaire ont toutefois annoncé que leurs cours devraient être suivis à distance au-delà de cette date – certains d’entre eux, comme l’Université de Montréal et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), ayant même reporté la rentrée en présence au 31 janvier.

La communication transmise vendredi aux cégeps et aux universités par le ministère de l’Enseignement supérieur – qui avait prévenu plus tôt cette semaine qu’il aurait le dernier mot – vient leur donner une marge de manœuvre.

Cela dit, il n’est pas impossible que certains établissements ayant prévu un retour en classe avant le 31 janvier décident de repousser celui-ci. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait vendredi l’Université Laval, à Québec, et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Entretemps, la formation à distance demeure obligatoire pour les services d’enseignement, à moins que l’acquisition ou l’évaluation des connaissances prévues au programme d’études de l’étudiant nécessite la présence de celui-ci en classe ou en milieu de travail dans le cadre d’un stage, rappelle le ministère.

Dates de reprise des cours en présence dans les universités du Québec (en date du 7 janvier, à 19 h ) :

  • Lundi 17 janvier : Université de Sherbrooke, Bishop’s, UQO, UQAR, Polytechnique, ÉTS
  • Jeudi 20 janvier : Concordia
  • Lundi 24 janvier : UQAM, McGill, UQAT
  • Lundi 31 janvier : Université de Montréal, HEC Montréal, UQTR, Université Laval, UQAC

Cette « période de transition », d’abord révélée par le quotidien Le Devoir, a été confirmée par Radio-Canada vendredi soir.

Par courriel, le porte-parole Bryan St-Louis a fait savoir que le ministère de l’Enseignement supérieur [travaillait] de concert avec les autorités de santé publique afin de suivre l’évolution de la situation sanitaire et de s’assurer que la reprise des activités sur les campus est sécuritaire.

La session d’automne 2021 s’est bien déroulée et les éclosions dans les établissements d’enseignement supérieur ont été peu nombreuses et contrôlées, a-t-il rappelé.

Par ailleurs, il n’y a pas qu’au Québec que la rentrée en présence fait débat. Dans plusieurs autres provinces, des universités ont décidé de prolonger l’enseignement à distance pour protéger leurs communautés. C’est le cas en Ontarioen Colombie-Britanniqueen Alberta et en Saskatchewan.

Jérôme Labbé

Par Radio-Canada avec Jérôme Labbé

Canada-Rentrée sous tension sur les campus universitaires montréalais

septembre 4, 2021

Les frictions sont vives en ce moment entre la direction de l’Université de Montréal, qui a exigé un retour en classe cet automne, et le syndicat qui représente ses professeurs. Certains d’entre eux aimeraient avoir l’option d’enseigner à distance. Les membres du Syndicat général des professeures et professeurs de l’Université de Montréal (SGPUUM) ont adopté plus tôt cette semaine des résolutions formulées sur un ton des plus durs envers leur employeur.

Les professeurs de l'Université de Montréal demandent davantage de flexibilité et une meilleure protection pour la rentrée scolaire au moment où la quatrième vague de la pandémie sévit.

© Marc Bruxelle/Getty Images Les professeurs de l’Université de Montréal demandent davantage de flexibilité et une meilleure protection pour la rentrée scolaire au moment où la quatrième vague de la pandémie sévit.

Le SGPPUM condamne vivement l’intransigeance de l’Université de Montréal en matière de gestion de la pandémie», peut-on lire dans le document adopté à l’unanimité lors d’une assemblée générale extraordinaire convoquée pour discuter des enjeux liés à cette rentrée pas comme les autres.

Son intransigeance face à toute forme de compromis, d’adaptation ou d’accommodement quant à l’organisation de l’enseignement est un manque de respect inacceptable envers les appréhensions justifiées de plusieurs membres de son corps professoral».

Le Syndicat presse la direction de changer de cap» et de respecter la volonté des professeurs qui préféreraient enseigner de manière virtuelle en raison de la situation sanitaire actuelle.

Il demande aussi l’ajout de détecteurs de dioxyde de carbone dans les classes afin d’évaluer la qualité de l’air dans ces salles où parfois des centaines d’élèves se rassembleront.

Les professeurs sont très frustrés et ne comprennent pas l’obstination de l’université à vouloir à tout prix faire comme si la pandémie n’existait plus», explique Audrey Laplante, la présidente du SGPPUM. Ils ont l’impression que leur santé psychologique et physique n’est pas considérée.»

La présidente du Syndicat général des professeures et professeurs de l’Université de Montréal, Audrey Laplante.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada La présidente du Syndicat général des professeures et professeurs de l’Université de Montréal, Audrey Laplante.

Ce n’est pas très rassurant pour la plupart des professeurs», ajoute-t-elle.

La présidente du syndicat déplore que la direction décide de s’aligner avec les directives du ministère de l’Enseignement supérieur alors même qu’elle perçoit des contradictions dans le discours du gouvernement du Québec, qui vient de reporter le retour au bureau de ses fonctionnaires au début octobre.

Elle souligne que d’autres universités dans la province, dont l’Université Concordia et l’Université Laval, ont opté pour des formules hybrides» ou flexibles» où l’enseignement virtuel et en présentiel» cohabitent.

Loin d’un consensus

Mais la question du retour en classe, alors que le Québec est plongé dans la quatrième vague de la pandémie en cours, est loin de faire consensus. Il y a ceux qui prônent la prudence et préféreraient éviter les rassemblements dans les salles de cours. Et il y a une autre portion de la communauté universitaire qui est emballée de voir leur campus reprendre vie.

Le professeur d’histoire Carl Bouchard fait partie de ce groupe. Il s’était ennuyé de ses étudiants. Je suis absolument ravi. L’ambiance est super! Je suis très très heureux de revenir en classe avec les jeunes», dit-il.

Le professeur d'histoire de la première guerre mondiale Carl Bouchard était tout sourire après avoir enseigné son premier cours en «présentiel» depuis près de deux ans.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Le professeur d’histoire de la première guerre mondiale Carl Bouchard était tout sourire après avoir enseigné son premier cours en «présentiel» depuis près de deux ans.

La chargée de cours Françoise Guay penche dans la même direction. Elle appuie la directive stricte, mais sans ambages de l’université. Selon moi, c’est important que l’université envoie le message clair à tous les étudiants qu’il faut rentrer en classe», dit-elle. Sinon ça va se faire à moitié et ça va faire des classes avec une atmosphère désagréable.»

Elle a donné son premier cours devant une classe pleine, à sa grande satisfaction. Mes étudiants se sont presque tous présentés, avec des masques, et ils étaient franchement contents d’être là», assure-t-elle.

Entre soulagement et crainte chez les étudiants

La Fédération des associations étudiantes de l’Université de Montréal (FAECUM) refuse de prendre position sur les demandes que les professeurs formulent à la direction. Sa présidente, Marie-Hélène Rivest, affirme toutefois que le retour en présentiel est libérateur pour la santé mentale des étudiants.

Les étudiants rencontrés sont d’ailleurs nombreux à montrer leur enthousiasme à l’idée de réintégrer les salles de cours.

Satisfait, soulagé, c’est le bon mot!» lance Étienne Théberge en souriant. Je peux comprendre l’inquiétude des professeurs, mais en même temps, j’ai l’impression que beaucoup de nos professeurs avaient hâte de nous retrouver», ajoute l’étudiant en cinéma.

Je suis tellement content! Pour la première fois depuis deux ans, je suis vraiment motivé», explique pour sa part Andres Frias, qui entame sa deuxième année à la Faculté de droit, mais sa première dans les salles de classe.

Ses collègues de classe sont sur la même longueur d’onde. Je crois que les professeurs doivent prendre en compte ce que les étudiants veulent. Si les étudiants veulent revenir en classe, il faut respecter ça. En personne, tu apprends mieux!», estime William Houle.

Je trouve ça un peu décevant de la part du syndicat des professeurs. Je trouve que la qualité de l’enseignement diminue quand on est à distance», ajoute Kanitha Marcoux, elle aussi étudiante en droit. Ça fait un an qu’on subit ça, je suis tannée!»

Ces trois étudiants en droit sont ravis d'enfin rencontrer leurs camarades de classe.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Ces trois étudiants en droit sont ravis d’enfin rencontrer leurs camarades de classe.

D’autres étudiants se montraient pour leur part très sensibles aux arguments des professeurs craintifs.

Moi, je ne comprends pas quelle était l’urgence de retourner sur le campus», lance Félix Ducharme, qui étudie en relations industrielles. On a beau porter des masques, on est entassé comme des sardines en classe», déplore-t-il.

Un avis que partage sa collègue Maude Martin : C’est difficile d’être à l’aise avec la situation lorsqu’on ne sait pas ce qui va arriver si un de nos camarades contracte la COVID-19», souligne-t-elle. Est-ce qu’on va perdre des heures de formation importantes? Est-ce qu’on va retomber en ligne en milieu de session? Il faut arrêter de jouer avec l’anxiété des étudiants», demande l’étudiante.

Certains d’entre nous ont une santé fragile, d’autres fréquentent des gens à risque», précise-t-elle. Il y avait certainement une autre façon de faire que celle d’exiger le retour sur les bancs d’école.»

Ces deux étudiants en relations industrielles auraient préféré avoir la possibilité de choisir entre un retour partiel ou complet en classe.

© Fannie Bussières McNicoll/Radio-Canada Ces deux étudiants en relations industrielles auraient préféré avoir la possibilité de choisir entre un retour partiel ou complet en classe.

Invitée à réagir aux résolutions adoptées par le SGPPUM, l’Université de Montréal dit avoir entendu les inquiétudes exprimées par certains professeurs», mais aussi les préoccupations des étudiants qui sont majoritaires à souhaiter un retour en classe». Elle ajoute que des mesures d’accommodement ont été offertes aux professeurs dont la condition médicale présente un risque particulier».

Concernant la ventilation des classes, la direction indique que des tests récents montraient une qualité de l’air adéquate dans tous les bâtiments testés» et qu’elle a confiance en la qualité de l’air de [ses] campus.»

Insatisfaction sur d’autres campus

Le président de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), Jean Portugais, confirme que les tensions sont présentes sur d’autres campus montréalais présentement.

On observe que dans les grands centres, notamment les universités montréalaises, les inquiétudes sont plus vives, sans doute parce que la concentration d’étudiants par classe est plus grande», indique-t-il. Après plus d’un an de pandémie, les gens sont étonnés, à juste titre, qu’il y ait encore du laxisme et de l’improvisation de la part des directions d’université et du gouvernement.»

Geneviève Hervieux, du Syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ) affirme recevoir beaucoup de questions pratico-pratique» de la part de ses membres qui se demandent une clarification des règles sanitaires.

Mme Hervieux s’inquiète par ailleurs d’avoir observé bien peu d’ouverture de la part de l’UQAM pour des accommodements pour des enseignants. Elle indique avoir vu plusieurs collègues se faire refuser une exemption d’enseignement en classe malgré des problèmes de santé sévères et attestés. Les personnes dites à risque» ou qui ont un membre de leur entourage particulièrement vulnérable sont laissées pour compte selon elle.

Un passeport vaccinal pour aller à ses cours?

À l’Université McGill, la décision d’imposer le retour en classe pour tous, sauf pour les très grands groupes, fait aussi grincer des dents dans le corps professoral.

Dans un mémo interne obtenu par Radio-Canada, l’Association des professeurs de l’Université McGill (MAUT) écrit que l’administration nous dise que la seule façon approuvée d’enseigner est de le faire 100 % en personne ne repose sur aucune base pédagogique solide et ne respecte pas la liberté académique de l’enseignant».

Janine Mauzeroll, ex-présidente de l’Association, ne parle pas de tensions franches avec la direction, mais la MAUT lance un pavé dans la mare en demandant ce que bien d’autres hésitent à faire : l’imposition du passeport vaccinal pour les activités d’enseignement assorti d’une possibilité de se faire dépister.

Si la FQPPU ne se positionne pas pour la vaccination obligatoire sur les campus, son président demande toutefois au gouvernement d’uniformiser les directives en matière de mesures sanitaires, de vaccination et d’accommodements.

Les mesures sanitaires sont laissées à la discrétion de chaque institution en ce moment» , déplore Jean Portugais. Nous demandons au gouvernement du Québec de dicter des règles de fonctionnement claires pour l’ensemble des universités. Il ne le fait pas. Il doit le faire maintenant! La rentrée est commencée!»

Avec CBC/Radio-Canada

Canada-Québec; Une rentrée avec masque dans les aires communes, mais pas en classe

août 11, 2021

 

Le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, a fait savoir mercredi lors de la présentation du plan du gouvernement en vue de la rentrée scolaire 2021-2022 qu’en raison des risques que fait peser le variant Delta, le masque devra être porté par les élèves du primaire et secondaire en certaines circonstances.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, à l'école du Campanile.

© Guillaume Croteau-Langevin /Radio-Canada Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, à l’école du Campanile.

En fait, les élèves pourront évoluer sans masque pour la plus grande partie de leur présence à l’école. Celui-ci sera cependant requis dans les autobus scolaires et dans les aires communes.

Quant aux enseignants, ils ne seront pas obligés de porter le masque en classe si une distance de deux mètres avec les élèves est respectée.

Malgré la crainte d’une résurgence d’éclosions de COVID-19, le ministre Roberge a aussi fait savoir que les bulles-classes ne seront pas de mise cette année, ce qui permettra le retour des cours à option au secondaire, ainsi que les programmes de sport-étude, d’art-étude et les activités parascolaires.

Le passeport vaccinal sera cependant obligatoire au secondaire pour les activités parascolaires jugées à haut risque de transmission. Les modalités exactes de cette nouvelle règle seront précisés sous peu et concorderont avec les obligations que l’on retrouvera dans « la vie civile ».

Le ministère de l’Éducation compte donner la possibilité à tous les jeunes du secondaire d’avoir accès aux activités parascolaires cette année. Selon la ministre déléguée à l’Éducation Isabelle Charest, « toutes les écoles secondaires auront la capacité d’offrir une heure d’activité parascolaire gratuite chaque jour à tous les élèves ».

Cette initiative se veut une réponse aux préoccupations des adolescents, dont beaucoup ont affirmé avoir vu leur motivation baisser en raison de l’arrêt des activités parascolaires cette année.

Situation changeante, plan changeant

Jean-François Roberge prévient toutefois que le plan qu’il annonce pourrait changer en fonction de la situation épidémiologique, ou que des mesures spécifiques à certaines écoles soient adoptées si des éclosions s’y développaient.

Le ministre insiste sur le fait que ce plan est possible en raison de « l’effort vaccinal » et demande à tous les jeunes qui ne sont pas vaccinés de le faire le plus tôt possible.

Il annonce d’ailleurs que des initiatives de vaccination» seront mises en branle dès la semaine prochaine dans les quartiers où le taux de vaccination est faible. La campagne de vaccination reprendra pour sa part à la rentrée dans les écoles.

M. Roberge indique que presque 83 % des jeunes de 12 à 17 ans ont maintenant reçu ou ont pris rendez-vous pour recevoir une première dose de vaccin contre la COVID-19. Cette proportion passe à 77 % pour la deuxième dose. La rentrée scolaire aura lieu dans moins de trois semaines.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada: La rentrée dans les collèges et universités soulève des inquiétudes

juillet 23, 2021

Le retour à la normale aux collèges et aux universités suscite de l’inquiétude parmi les étudiants. Le 19 juillet dernier, la province a demandé aux établissements collégiaux et universitaires de se préparer à un retour en classe sans limite d’accueil.

Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d'Oshawa

© University of Ontario Institute of Technology Le campus de University of Ontario Institute of Technology dans le nord d’Oshawa

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, il est important que le gouvernement présente des directives claires afin d’assurer la sécurité des étudiants.

Il faut un plan concret pour un système de ventilation, de nombreux établissements datent de centaines d’années et doivent avoir un système de ventilation adéquat», explique Kayla Weiler, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ).

Elle aimerait également qu’une limite d’accueil soit imposée dans les salles de classe.

Alain Simard, professeur d’immunologie à l’École de médecine du Nord de l’Ontario, souligne que les universités demeurent les mieux placées pour prendre leurs décisions en matière de sécurité, mais des recommandations gouvernementales ne seraient pas de trop.

On ne peut pas obliger une personne à se faire vacciner, mais on pourrait empêcher les personnes non vaccinées d’aller dans des salles de classe afin de protéger les droits des personnes qui ne veulent pas être infectées», a-t-il expliqué.

Plusieurs organismes et étudiants s'inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Plusieurs organismes et étudiants s’inquiètent de la propagation du virus dans les campus.

La Dre Hsiu-Li Wang, médecin hygiéniste de la région de Waterloo, a fortement recommandé la vaccination obligatoire dans les résidences de sa région.

Dans une lettre adressée aux établissements collégiaux et universitaires le 22 juillet, elle explique que l’adoption de réglementation de vaccination serait la meilleure façon de combattre les éclosions dans les campus.

La double dose du vaccin chez la population étudiante sera l’outil le plus puissant dans la prévention de la propagation dans la prochaine année scolaire», explique-t-elle.

Avec Radio-Canada par Marwa Siam-Abdou 

Covid-19 : confinement étendu en Angleterre, la rentrée repoussée pour certains élèves

décembre 30, 2020

Le gouvernement britannique a étendu le confinement appliqué à une partie de l’Angleterre mercredi 30 décembre et repoussé la rentrée scolaire pour certains élèves afin de contrer une flambée du nombre des cas de nouveau coronavirus attribuée à un variant du virus. Le Royaume-Uni est l’un des plus touchés par la pandémie en Europe avec plus de 72.500 morts, dont 981 enregistrées mercredi, un record journalier par rapport à la première vague de Covid-19. Pour le deuxième jour consécutif, plus de 50.000 cas supplémentaires ont été comptabilisés mercredi.

Les services de santé subissent une pression «très importante», a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock à la chambre des Communes, avec «plus de 21.000 personnes hospitalisées atteintes du nouveau coronavirus en ce moment», soit plus qu’au pic de la première vague au printemps. Pour tenter de freiner sa propagation, le ministre a déclaré qu’il était «nécessaire» de placer à partir de jeudi de nombreuses régions du centre, du sud et du nord de l’Angleterre en niveau d’alerte 4, où se trouvait jusqu’alors autour de 40% de la population anglaise.

Cela implique notamment la fermeture des bars et restaurants, sauf s’ils font de la vente à emporter, des cinémas, des salles de spectacles et des hôtels. Dans ces zones, la consigne est donnée aux habitants de rester chez eux. Dans le reste du Royaume-Uni, l’Écosse continentale, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord sont actuellement confinés.

Les collégiens et lycéens d’Angleterre voient par ailleurs leur rentrée scolaire repoussée d’une semaine pour ceux ayant des examens à la fin de l’année, et de deux semaines pour les autres, a annoncé le ministre de l’Éducation Gavin Williamson, devant le Parlement. Les élèves d’école primaire «d’un petit nombre de régions aux taux d’infection les plus élevés» seront aussi concernés, même si «la majorité des écoles primaires rouvriront comme prévu lundi 4 janvier», a ajouté le ministre.

Une journée aux «sentiments mêlés»

Ces nouvelles annonces jettent un froid sur la bonne nouvelle du feu vert donné par le régulateur britannique au vaccin AstraZeneca/Oxford, qui permettra la vaccination de centaines de milliers de Britanniques dès la semaine prochaine. «Nous avons déjà 530.000 doses disponibles au Royaume-Uni à partir de lundi et des millions dues par AstraZeneca début février», a précisé le ministre de la Santé. Ce vaccin est bien moins cher que celui de Pfizer/BioNTech déjà injecté à quelque 800.000 personnes et peut être conservé dans un réfrigérateur, à une température située entre deux et huit degrés Celsius, ce qui facilite une vaccination à grande échelle.

Le ministre de la Santé a évoqué une journée aux «sentiments mêlés», entre «la joie» du feu vert au vaccin et «la tristesse face aux morts et aux souffrances causées par le virus», appelant à ne pas relâcher les efforts pendant les «difficiles semaines d’hiver à venir».

Par Le Figaro avec AFP

Québec/COVID-19 : la rentrée scolaire repoussée de deux semaines à Wemotaci en Haute-Mauricie

août 8, 2020

 

La rentrée se fera deux semaines plus tard que prévu, soit le 31 août, dans les écoles Seskitin et Nikanik de Wemotaci.
© Audrey Tremblay La rentrée se fera deux semaines plus tard que prévu, soit le 31 août, dans les écoles Seskitin et Nikanik de Wemotaci
WEMOTACI — La rentrée scolaire des écoles primaires Seskitin et Nikanik, à Wemotaci, sera repoussée de deux semaines. Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci a annoncé avoir pris cette décision en raison de la présence d’un premier cas confirmé de COVID-19 au sein de sa population.Les cours débuteront donc le 31 août pour les écoliers de Wemotaci. Selon une communication sur la page Facebook du Conseil, ce report va lui permettre, ainsi qu’au Comité restreint des mesures d’urgence et aux directions du secteur Éducation et formation et des deux écoles «d’évaluer la situation à la suite de nombreux tests de dépistage de la COVID-19 réalisés dans la communauté et de mettre en place des mesures de protection afin d’assurer la sécurité des élèves et du personnel». Le personnel venant de l’extérieur devra par ailleurs obligatoirement passer un test de dépistage avant d’arriver dans la communauté.

Le Conseil ajoute que le report de la rentrée aura comme conséquence le retrait d’une semaine culturelle ou de la semaine de relâche. «Pour le personnel qui recevrait un résultat positif, l’accès à la communauté et/ou l’école seront interdits et le protocole de la santé publique s’appliquera», est-il indiqué dans la communication.

La situation sera réévaluée la semaine prochaine. Si d’autres changements devaient affecter davantage la rentrée scolaire, la population sera avisée, promet le Conseil.

Rappelons qu’un premier cas de COVID-19 à Wemotaci a été confirmé le 2 août dernier par le Conseil. Il s’agissait du second cas enregistré en Haute-Mauricie, le premier ayant été enregistré à La Tuque, le 31 juillet. Depuis, le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec n’a recensé aucun autre cas dans ce secteur, selon son plus récent bilan.

Vendredi, on comptait 2103 cas de COVID-19 dans la région, dont 1669 en Mauricie et 434 au Centre-du-Québec.

Avec Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local – Le Nouvelliste