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RDC : face au rebond du Covid, Tshisekedi reporte l’hommage à Lumumba

juin 12, 2021
Félix Tshisekedi devant un portrait de Patrice Lumumba, figure de l’indépendance, assassiné dans l’ex-Katanga en janvier 1961.

La RDC va reporter à janvier 2022 une série d’hommages à son « héros national » Patrice Lumumba, initialement prévus en juin, en raison d’une hausse « exponentielle » des cas de Covid-19, a annoncé samedi le président Félix Tshisekedi.

« Il faut privilégier la santé de nos compatriotes. Et donc malheureusement je suis au regret d’annoncer le report de cette cérémonie », a déclaré le chef de l’État lors d’un point presse. La cérémonie est « reportée au 17 janvier de l’année prochaine », 61e anniversaire de la mort du héros de l’indépendance Patrice Lumumba, exécuté avec deux frères d’armes par des séparatistes du Katanga, avec l’appui de mercenaires de l’ancienne puissance coloniale belge. « Il y aura la même chose, des hommages en Belgique », a poursuivi le président.

Inhumation de la relique

Selon le programme initial, la Belgique devait restituer le 21 juin au président congolais une « relique » de Patrice Lumumba lors d’une cérémonie à Bruxelles, présidée par le Premier ministre Alexander De Croo.

Dans le détail, la RDC doit récupérer auprès de la justice belge une dent qui aurait été prélevée sur le corps de Patrice Lumumba par un commissaire de police belge, qui prétend avoir contribué à faire disparaître le corps. Des hommages étaient ensuite prévus au Sankuru, la région natale de Lumumba dans le centre du pays, puis à Kisangani, avant l’inhumation de la relique à Kinshasa.

« Le nouveau programme de la récupération, du rapatriement et de l’inhumation de la dépouille aura lieu du 8 au 17 janvier de l’année prochaine », a déclaré le président.

Multiplier les variétés de vaccins

Le chef de l’État a annoncé « dans les jours qui viennent des mesures assez draconiennes pour faire face à cette recrudescence (des cas de Covid-19) qui a la particularité d’être plus virulente que les deux premières vagues ». « Les cas de contamination sont en augmentation exponentielle, dangereusement exponentielle, et les cas de décès également », a déclaré le président, ajoutant que « nos hôpitaux sont saturés.

La RDC a enregistré 254 nouveaux dont 210 dans la capitale Kinshasa, et trois décès, selon le dernier point épidémiologique en date de vendredi. Depuis mars 2020, le pays d’au moins 80 millions d’habitants a officiellement cumulé 34 949 cas, pour 834 décès.

La RDC a lancé le 21 avril une campagne de vaccination après avoir reçu 1,7 million de doses d’AstraZeneca. « AstraZeneca a posé des problèmes et continue à en poser, à la fois d’effets secondaires mais également de confiance », a estimé le chef de l’État. « Il serait mieux que nous multiplions les variétés de vaccins et nous avons très bon espoir d’en avoir de Pfizer, des Chinois et des Russes », a-t-il dit. « J’espère que d’ici la fin de l’année non seulement la RDC mais aussi toute l’Afrique sera vaccinée à 60% de sa population ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo/UDH-Yuki : les obsèques de Guy-Brice Parfait Kolélas reportées à une date ultérieure

juin 10, 2021

Prévues pour le 11 juin en France, les obsèques du président fondateur de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), Guy-Brice Parfait Kolélas, ont été reportées, a annoncé le 9 juin à Brazzaville, le chargé de la communication et des médias de ce parti, Justin Nzoloufoua.

Justin Nzoloufoua

« La date du 11 juin retenue pour les obsèques du président de l’UDH-Yuki Guy-Brice Parfait Kolélas a été reportée pour des raisons diverses mais elle sera fixée bientôt en attendant que les diverses parties prenantes se retrouvent c’est-à-dire, la veuve, les enfants, la famille biologique et naturellement la famille politique. Rien et absolument rien ne coince », a-t-il déclaré.

« Vous savez que dans nos familles, lorsque quelqu’un décède, ce n’est pas une seule personne qui décide. Le moment venu, on n’arrêtera une date qui conviendra à tout le monde et ceci ne va pas tarder », a ajouté Justin Nzoloufoua.

Interrogé sur l’avenir du parti, il a laissé entendre que l’UDH-Yuki n’est pas en vacances, elle n’est pas non plus morte. Le parti est dans l’introspection profonde pour que chaque militant puisse intérioriser cette lourde perte.

« Il y a des réunions qui se tiennent. En ce moment toutes les instances travaillent pour pérenniser d’abord la mémoire du président fondateur. Après les obsèques, le parti mettra le cap sur les prochaines échéances électorales. Nous sommes un parti qui a déjà pris part à deux élections présidentielles et il n’y a pas de raison qu’il ne puisse pas continuer sa marche vers sa croissance », a souligné Justin Nzoloufoua.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Congo-Diaspora: Report des obsèques de PAKO. Par téléphone, Lydie KOLELAS

juin 2, 2021

Avec Ziana TV

Côte d’Ivoire – Procès Guillaume Soro : les raisons du report

mai 20, 2021
Guillaume Soro, à Paris le 17 septembre 2020.

Le procès de Guillaume Soro et de dix-neuf de ses proches soupçonnés d’avoir tenté de déstabiliser les institutions de Côte d’Ivoire s’est ouvert mercredi à Abidjan pour finalement être renvoyé au 26 mai. Un renvoi réclamé par les avocats de la défense, le temps pour eux d’avoir accès à certaines pièces du dossier.

Des gardes débordés et une porte qui a bien failli céder sous la pression de la foule. Le procès de Guillaume Soro et de dix-neuf de ses proches ou membres de son mouvement politique, Générations et peuples solidaires (GPS), soupçonnés d’ « atteinte à la sureté de l’État », de « complot » et de « diffusion de fausses informations » en 2019, s’est ouvert hier dans la grande salle du Tribunal criminel d’Abidjan. Un procès très attendu finalement renvoyé au 26 mai.

Ce délai d’une semaine doit permettre aux avocats de la défense d’avoir accès à certaines pièces du dossier, notamment à l’ enregistrement sonore de sept minutes d’un échange entre Guillaume Soro et un interlocuteur. Dans cette conversation qui daterait de 2017, après la deuxième mutinerie du mois de mai de cette année-là, l’ancien président de l’Assemblée nationale dit s’être « positionné un peu partout » et avoir la « télécommande » pour passer à l’action. Cet enregistrement est la pièce maîtresse de l’accusation pour appuyer la thèse d’une tentative de déstabilisation des institutions ivoiriennes.

« Simulacre de procès »

La défense réclame aussi l’accès aux scellés des armes découvertes dans des locaux abidjanais de Soro ainsi qu’ à Assinie. « Nous ne savons rien de ces armes », assure Me Diallo, membre du collectif des avocats. Il insiste : « en matière de procédure procédurale, on ne fait pas n’importe quoi, n’importe comment. Il y a des règles qui gouvernent le procès pénal, un procès qui doit pouvoir se tenir dans un esprit de clarté et la transparence. Ainsi, il est indispensable que nous puissions examiner les pièces dont se prévaut le ministère public ».

La défense a également demandé l’application de l’arrêt rendu le 22 avril 2020 par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) ordonnant que le mandat d’arrêt international émis par la justice ivoirienne à l’encontre de Guillaume Soro soit suspendu et de « surseoir à l’exécution des mandats de dépôt » contre ses proches, accusés de complicité à différents degrés. Une demande jugée non-recevable par la justice ivoirienne. Le gouvernement ivoirien, qui ne souhaitait pas exécuter cet arrêt, avait opté pour un retrait pur et simple du protocole.

Guillaume Soro, exilé en France depuis décembre 2009, est jugé en son absence, comme six autres accusés – l’ancienne ministre Affoussiata Bamba Lamine, l’ex-directeur de la communication de Soro, Moussa Touré, son aide de camp, Abdoulaye Fofana, et l’ancien député Issiaka Fofana-, eux-aussi en exil. Les défenseurs de l’ancien président de l’Assemblée nationale ont fait savoir, par un courrier du 17 mai adressé au président et aux juges du tribunal, qu’ils ne « prêteront pas leur concours au simulacre de procès ». Dans le box des accusés, ils ne sont donc que treize. Parmi eux, l’ancien député Alain Lobognon, les deux frères de Guillaume Soro Simon et Rigobert Soro, et Souleymane Kamagaté, dit « Soul to Soul ».

Avec Jeune Afrique par Florence Richard – à Abidjan

RDC : Koffi Olomidé abonné aux procès reportés

avril 14, 2021
Glez

Condamné en France en première instance pour agressions sexuelles et séquestration, le roi de la rumba congolaise attend un procès en appel dont la date vient encore d’être décalée de six mois.

Le rythme de la justice française est inversement proportionnel à la cadence de la production musicale congolaise. Alors que Koffi Olomidé a mis en ligne, mi-mars, le clip « Excellence » en hommage à feu Hamed Bakayoko, l’ancien Premier ministre ivoirien, et qu’il annonce, d’ici le week-end prochain, une chanson en featuring avec Charlotte Dipanda, c’est une information judiciaire qui semble le rattraper. À moins de considérer celle-ci comme une non-information…

Le procès en appel du roi de la rumba a de nouveau été reporté en France. Condamné en première instance à deux ans de prison avec sursis, il y a deux ans, l’artiste aux multiples surnoms – Grand Mopao, Mokonzi, Quadra Kora Man, Patraõ, Le Rambo, Nkolo Lupemba ou encore Mokolo Bilanga – doit être rejugé. Le rendez-vous avait déjà été décalé de six mois, en octobre dernier. Ce lundi 12 mars, le procès a de nouveau été reporté d’un semestre supplémentaire. L’audience est renvoyée au 25 octobre prochain, avec un déménagement du tribunal de Nanterre à la cour d’appel de Versailles.

Agressions sexuelles et séquestration

Les chefs d’accusation, eux, ne changent pas : agressions sexuelles contre quatre anciennes danseuses, y compris une mineure de 15 ans, et séquestration, pour des faits qui se seraient produits entre 2002 et 2006 dans la villa du chanteur,  à Asnières, commune de la région parisienne.

Les motifs des différents reports sont variés : en octobre, son avocat était mobilisé par une autre affaire aux assises. Cette fois, les parties civiles invoquent des problèmes de garde d’enfant et l’absence d’avocat pour la plaignante mineure au moment des faits. La crise sanitaire ne serait pas non plus étrangère aux turbulences de calendrier : les parties civiles déplorent l’absence de réponse de Grand Mopao à l’ensemble des convocations de la justice. Les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 pourraient lui fournir un nouveau prétexte…

Les calendriers artistique et judiciaire pourraient se télescoper, Antoine Christophe Agbepa Mumba – le vrai nom de Koffi Olomidé – annonçant son retour sur une scène parisienne en novembre…

Nombreuses procédures

Le pedigree judiciaire du fondateur du groupe « Quartier latin international » ne se limite pas à cette procédure française débutée par la mise en examen de février 2012. En 2012 également, à Kinshasa, il était condamné à trois mois de prison avec sursis pour coups et blessures sur son ancien producteur Diego Music.

Plus tôt, en 2006, c’est pour fraude fiscale qu’une sentence d’un an de prison avec sursis avait été prononcée à son encontre en France. En 2016, c’est à nouveau aux autorités congolaises que l’auteur compositeur eut affaire, après avoir asséné un violent coup de pied à l’une de ses danseuses, lors d’un séjour à Nairobi.

En 2018, la justice zambienne ordonnait l’émission d’un mandat d’arrêt contre le chanteur, pour l’agression d’un photographe à Lusaka. Peut-être les titres des chansons de Koffi Olomidé permettent-ils de cerner sa personnalité, comme « La chicotte à papa 

Par  Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.

Centrafrique : la Cour constitutionnelle rejette tout report des élections

décembre 26, 2020
Des soldats de l’Onu à Bangui en février 2016.

La Cour constitutionnelle a rejeté samedi d’ultimes recours de l’opposition pour reporter les élections présidentielle et législatives prévues dimanche en Centrafrique, en proie à une offensive des groupes rebelles.

Au moins six candidats opposés au président Faustin Archange Touadéra, favori du scrutin, avaient déposé des recours, arguant notamment de l’insécurité sur la majeure partie du territoire et du retrait récent d’un des candidats, de nature, selon eux à justifier un report du scrutin.

« Il y a lieu de rejeter les demandes de report », selon la décision lue à l’audience par la présidente de la Cour, Danielle Darlan.

Vendredi, trois Casques bleus burundais ont été tués en Centrafrique, où la coalition de rebelles a rompu son cessez-le-feu peu avant les élections présidentielle et législatives prévues dimanche.

« Trois casques bleus du Burundi ont été tués et deux autres blessés à Dékoa » (centre), a annoncé l’ONU vendredi, en condamnant des attaques menées par « des combattants armés non identifiés ».

Les attaques se sont produites à Dékoa et Bakouma (sud), a précisé l’ONU dans un communiqué.

La tenue des élections en Centrafrique, pays au territoire encore contrôlé aux deux tiers par des groupes armés, est un enjeu majeur pour le président sortant Faustin-Archange Touadéra, grand favori, et la communauté internationale.

La coalition rebelle avait décrété mercredi un « cessez-le-feu unilatéral » de trois jours arrivant à échéance avant le vote, tout en demandant au président Touadéra de « suspendre les élections dont les conditions de bon déroulement n’ont jamais été réunies ».

Mais Faustin-Archange Touadéra s’est montré déterminé dans son refus de tout report. En outre, Ange-Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement, avait réagi jeudi en dénonçant « un non-événement », disant n’avoir pas constaté de volonté des rebelles de « s’arrêter dans leurs actions ».

Reprise des combats

Le gouvernement a « rejeté de façon cavalière » cette « chance à la paix », a affirmé la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). « Il s’en est suivi plusieurs attaques sur les positions occupées par les patriotes de la CPC », selon un communiqué.

Face à « l’entêtement irresponsable du gouvernement », la coalition « décide de rompre la trêve de 72H qu’elle s’était jusque là imposée et de reprendre sa marche implacable jusqu’à son objectif final », selon le texte.

SOIT LE GOUVERNEMENT NOUS DISPERSE, SOIT NOUS MARCHONS SUR BANGUI, QUI EST NOTRE OBJECTIF FINAL

Après une légère accalmie jeudi matin, des combats ont repris à Bakouma, à environ 800 km au nord-est de Bangui, selon Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

« Désormais, soit le gouvernement nous disperse, soit nous marchons sur Bangui, qui est notre objectif final », a déclaré le général Bobo, commandant au sein du mouvement 3R (Retour, réclamation, réhabilitation), l’un des piliers de la coalition.

La progression des rebelles a été enrayée depuis mercredi, avec notamment la reprise de la quatrième ville du pays, Bambari, par les Casques bleus, l’armée, et des centaines de renforts dépêchés par le Rwanda et la Russie dans le cadre d’accords de coopération bilatérale.

Jeudi soir, la Minusca a également reçu le soutien de 300 Casques bleus rwandais « dans le cadre du plan intégré de sécurisation des élections ».

La semaine dernière, les principaux groupes armés se sont coalisés et ont lancé une offensive. Le camp Touadéra y a vu une tentative de « coup d’État » à l’instigation de l’ancien président François Bozizé, renversé en 2013 et dont la candidature a été invalidée, qui dément.

Demande de report

La menace persistante des groupes armés rend illusoire une participation conséquente dimanche, ou du moins libre et sereine. Et l’opposition exige un report, dénonçant par avance des fraudes massives pour faire réélire Faustin-Archange Touadéra dès le premier tour.

Dans les rues de Bangui, l’ambiance vendredi était davantage aux fêtes de Noël qu’aux élections. Mais le gouvernement exhorte encore des inscrits à aller retirer leur carte d’électeur. « Je n’ai pas peur. Je vais voter dimanche et je pense que la paix reviendra après les élections », estime Wallace, 27 ans.

Fin de campagne

Vendredi était le dernier jour de la campagne officielle mais la plupart des quelque 1 500 candidats à l’Assemblée nationale n’ont pu la mener pour des raisons de sécurité.

Le 20 décembre, le G5+, qui comprend notamment la France, la Russie, l’ONU, l’Union européenne et la Banque mondiale, a martelé que les élections, dans l’organisation desquelles la communauté internationale a investi plus de 30 millions d’euros, devaient « se tenir dans le respect du délai constitutionnel ».

Mais mercredi, l’ONU s’est déclarée « profondément alarmée » par les violences qui « présentent de sérieux risques pour la sécurité des civils et l’exercice du droit de vote ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Dans un tweet, Donald Trump évoque, pour la première fois, un report de l’élection présidentielle américaine

juillet 30, 2020

 

Le président américain a mis en avant des risques de fraude liés selon lui à l’épidémie de Covid-19.

Le président américain Donald Trump a évoqué jeudi 30 juillet, pour la première fois, un possible report de l’élection présidentielle, mettant en avant des risques de fraude liés selon lui à l’épidémie de Covid-19.

«Avec le vote par correspondance (…) 2020 sera l’élection la plus inexacte et la plus frauduleuse de l’histoire», a-t-il tweeté. «Ce sera une véritable honte pour les États-Unis. Reporter l’élection jusqu’à ce que les gens puissent voter normalement, en toute sécurité???», a-t-il ajouté. Seul le Congrès a le pouvoir de décider du report d’une élection présidentielle.

Plusieurs États américains veulent rendre le vote par courrier plus accessible afin de limiter autant que possible la propagation du Covid-19. Nombreux d’entre eux autorisent ce système de vote depuis des années et n’ont pas signalé de problèmes majeurs, à part des incidents isolés. Depuis plusieurs semaines, Donald Trump, confronté à des sondages très défavorables, brandit pourtant le spectre de fraudes massives. Ses propos sur ce thème ont poussé fin mai Twitter à signaler pour la première fois l’un de ses tweets comme étant trompeur.

Je pense qu’il va essayer de faire reporter les élections d’une manière ou d’une autre

L’ancien vice-président Joe Biden

Fin avril, son adversaire démocrate, Joe Biden, avait prédit que le milliardaire ferait son possible pour reporter l’élection. «Souvenez vous de ce que je vous dis, je pense qu’il va essayer de faire reporter les élections d’une manière ou d’une autre, trouver des raisons pour lesquelles elles ne peuvent pas avoir lieu», avait-il lancé. Quelques jours plus tard, Donald Trump, interrogé lors d’un point de presse à la Maison-Blanche, avait catégoriquement écarté cette hypothèse. «Je n’ai jamais envisagé de changer la date (…) Pourquoi est-ce que je ferais cela?», avait-il répondu, évoquant «la propagande» du camp démocrate.

Le tweet présidentiel évoquant la possibilité d’un report du scrutin a été envoyé quelques minutes après l’annonce d’une chute historique du PIB américain au deuxième trimestre (-32,09%) sous l’effet de la pandémie de Covid-19.

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec: La date limite pour payer ses impôts est encore reportée, jusqu’au 30 septembre

juillet 27, 2020

 

© Fournis par La Presse canadienne
Ottawa et Québec reportent au 30 septembre la date limite de paiement pour les déclarations de revenus des particuliers, des sociétés et des fiducies.

L’Agence du revenu du Canada a précisé lundi qu’aucun intérêt ni pénalité ne seront imposés si les paiements sont faits avant le 30 septembre, y compris les versements d’acomptes provisionnels.

Le gouvernement du Québec a aussitôt annoncé la même «mesure d’assouplissement», lundi après-midi, «en cohérence» avec la nouvelle date limite annoncée par Ottawa.

Ottawa et Québec avaient déjà prolongé la date limite de paiement des impôts, habituellement dus à la fin d’avril, dans le but de maintenir plus d’argent dans l’économie, qui entrait dans une grave récession en raison de la pandémie de COVID-19.

Selon les estimations fédérales, les coûts à court terme de ce report atteindraient 55 milliards $, une somme qu’Ottawa devrait récupérer après le 30 septembre.

Par ailleurs, les Canadiens qui ne produisent pas de déclaration d’ici le 30 septembre pourraient être exclus des prestations fondées sur le revenu, comme l’Allocation canadienne pour enfants, ou devoir rembourser une partie de ces prestations s’il y a un changement important par rapport à la déclaration de l’année précédente.

Les personnes âgées à faible revenu qui reçoivent le Supplément de revenu garanti doivent aussi produire leur déclaration fédérale avant le 1er octobre pour éviter une interruption de ces prestations.

Avec La Presse canadienne

Niger: les élections municipales repoussées au 13 décembre 2020

juillet 23, 2020

 

La Commission nationale électorale indépendante du Niger (Céni) a annoncé jeudi le report au 13 décembre 2020 des élections municipales et régionales, sans cesse repoussées depuis 2016, et qui avaient été initialement programmées le 1er novembre. «La Céni propose la date du 13 décembre 2020 qui répond à vos préoccupations et qui tient aussi compte de ses capacités logistiques et financières», a déclaré le président de la Céni Issaka Souna lors d’une rencontre avec les partis politiques.

Début juillet, Issaka Souna a soulevé un tollé parmi des partis d’opposition et d’autres proches du régime en annonçant que les municipales et régionales ne pouvaient se tenir que le 17 janvier 2021, en raison notamment de «retard» accusé dans la confection du fichier électoral biométrique. Ces partis exigeaient des municipales et régionales avant le premier tour de la présidentielle, couplé aux législatives, qui est fixé au 27 décembre 2020. Les scrutins municipaux et régionaux avaient initialement été fixés au 9 mai 2016, mais ont subi de nombreux reports que les autorités ont justifiés par «la saison des pluies» ou «la nécessité impérieuse» d’élaborer «un fichier électoral biométrique».

Pour permettre aux mairies de fonctionner, les mandats des élus locaux – élus pour cinq ans en 2011 – qui ont expiré depuis 2016, sont prolongés tous les six mois par le gouvernement, grâce à une loi votée par le Parlement. Depuis 2017, l’opposition refuse de siéger à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et conteste le nouveau code électoral élaboré, selon elle, sur une base «non consensuelle, sans sa participation», qui a été adopté en juin 2019 par le Parlement. Jeudi, l’opposition a encore réitéré son «exigence de la dissolution de la Céni». Un «dialogue» annoncé fin octobre 2019 par le pouvoir et l’opposition en vue «d’apaiser» le climat politique tendu n’a toujours pas commencé à six mois de la présidentielle.

Par Le Figaro avec AFP

Gabon : Magloire Ngambia a refusé de se présenter face aux juges

juin 22, 2020

Magloire Ngambia, en janvier 2014 à la présidence gabonaise, à Libreville (archives).

Magloire Ngambia, en janvier 2014 à la présidence gabonaise, à Libreville (archives). © Afrikimages Agency

 

Le procès de l’ex-ministre de l’Économie, Magloire Ngambia, qui devait s’ouvrir ce lundi a finalement été reportée, l’accusé ayant refusé de se présenter faute de pouvoir être représenté par une partie de ses avocats.

L’audience prévue ce lundi 22 juin devant la Cour criminelle spéciale n’a pas eu lieu. Magloire Ngambia a refusé de comparaître en l’absence de ses avocats, le Français Pierre Olivier Sur et le Sénégalais Seydou Diagne.

Les deux avocats n’ont pas pu effectuer le voyage de Libreville à cause de l’interruption des liaisons aériennes due à l’épidémie du Covid-19. Le Français avait estimé que la programmation de cette audience était une « violation des droits de la défense » d’autant qu’il était par avance impossible aux avocats de la défense d’y prendre part. L’ex-bâtonnier de Paris a donc demandé le report de l’audience. Mais la justice gabonaise n’a pas accusé réception de la requête.

Selon nos informations, la Cour aurait un temps envisagé de tenir le procès en visioconférence, mais les deux juristes n’ont jamais été formellement été contactés. Deux demandes de visa de Pierre Olivier Sur n’ont pas abouti. En désespoir de cause, l’accusé a donc refusé de se présenter.

En détention depuis janvier 2017

L’ancien ministre (de l’Économie et des Finances, puis de la Promotion des investissements des Transports, des Travaux publics, de l’Habitat, du Tourisme et de l’Aménagement du territoire) est en détention préventive depuis le 10 janvier 2017. Son procès aurait dû s’ouvrir le 13 mars 2019, mais il n’avait pas pu se présenter à la barre faute d’avoir été extrait de sa cellule de la prison centrale de Libreville.

Détenu depuis 42 mois, Magloire Ngambia espère toujours obtenir de ses juges le droit de comparaître libre d’autant que, selon le code pénal gabonais, la détention préventive ne peut excéder 24 mois.

En novembre 2019, le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire avait estimé que la situation du Gabonais violait la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Il affirmait également que « la privation de liberté de M. Magloire Ngambia [était] arbitraire » et demandait sa libération immédiate.

Autrefois très influent, Magloire Ngambia, 49 ans, est accusé de détournements de fonds publics et de corruption passive, dans des dossiers de construction de logements et de routes notamment liés à l’homme d’affaires italien Guido Santullo. Selon l’acte d’accusation, il aurait détourné 4 milliards de F CFA des caisses de l’État.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueili