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RDC : la police reporte la convocation de l’opposant Martin Fayulu

mai 5, 2019

Martin Fayulu, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le 8 janvier 2019. © AP/SIPA/Jerome Delay

 

La police a annoncé samedi avoir reporté, pour des raisons de « sérénité », la convocation de l’opposant Martin Fayulu à la suite d’une plainte déposée contre lui. Aucune date n’a été fixée pour une nouvelle audition.

La police judiciaire avait « invité » jeudi 2 mai Martin Fayulu à se présenter à la police lundi. Objectif : fournir « des renseignements utiles » après le dépôt d’une plainte déposée contre lui auprès du procureur général près de la Cour de cassation de la RDC par un membre de la communauté luba (l’ethnie du président Tshisekedi), qui accuse l’opposant d’incitation à la haine tribale, de massacres des Balubas, et de pillage.

Les proches du candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre, qui revendique toujours la victoire, avaient affirmé le même jour que l’opposant répondrait lundi à cette convocation de la police.

Report à une « date ultérieure »

Sa convocation a finalement été reportée. « Pour éviter que la sérénité de la population ne soit rompue, des instructions précises viennent d’être données à la police judiciaire de décaler l’audition de M. Fayulu pour une date ultérieure », écrit dans un communiqué le colonel Pierrot Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise.

La police dit regretter que certaines personnes aient donné à « cette invitation de la police un caractère politique », poursuit le texte.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Présidentielle en RDC: vers un report de la publication des candidats ?

août 24, 2018

 

Jean-Pierre Kalamba, porte-parole de la Ceni de la RDC lors de la présentation à la presse des machines à voter. © DR / Ceni RDC

La liste provisoire des candidats retenus pour les législatives et la présidentielle devait être rendue publique le 24 août. Mais « il reste encore beaucoup à faire », selon la commission électorale, en particulier concernant des « vérifications » portant sur d’éventuelles inéligibilités de certains candidats.

« Nous délibérons depuis le 20 août. Hier [jeudi 23 août], nous avons travaillé jusqu’à 4 heures du matin. » Ce membre du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), contacté par Jeune Afrique, justifie ce « rythme intense » par le « nombre important » de dossiers de candidats députés nationaux à examiner : « Près de 16 000 », 15 450 plus précisément.

Sur les réseaux sociaux, la Ceni a fait savoir le soir du 23 août que « les travaux de délibération des candidats aux législatives et à la présidentielle vont se poursuivre jusqu’à l’épuisement des dossiers ». La publication de la liste provisoire, programmée le 24 août par le calendrier électoral, pourrait ainsi être reportée. « Il reste encore beaucoup à faire, confirme la Ceni à Jeune Afrique. Nous publierons les deux listes [pour les candidats à la présidentielle et à la députation nationale, ndlr], probablement le 25 août, mais si nous terminons les travaux aujourd’hui, tant mieux. »

D’après nos informations, les délibérations de la plénière de la Ceni s’annoncent beaucoup plus complexes pour les 25 candidatures au scrutin présidentiel du 23 décembre. « Certains ont déposé leur dossier sans réellement payer la caution [environ 86 400 euros, ndlr]. Nous procédons donc à des vérifications », indique un responsable de la commission électorale. Des « vérifications » qui concernent surtout d’éventuelles inéligibilités de certains candidats à la présidentielle.

Des « gros poissons dans le filet » ?

Le cas de Jean-Pierre Bemba est le plus cité. L’ancien chef de guerre et leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) pourrait voir sa candidature rejetée par la Ceni. Il a été acquitté début juin de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité mais il reste, pour l’instant, condamné pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI).

Nous allons appliquer la loi. Celle-ci dit que la personne qui a volé ou corrompu ne peut être candidate, il en sera ainsi

Toutefois, dans cette seconde affaire annexe, la CPI a demandé à sa première chambre d’instance de réexaminer le dossier : le bureau du procureur a requis cinq ans de prison contre Jean-Pierre Bemba, la défense de ce dernier a plaidé la relaxe. La décision des juges, elle, se fait encore attendre. Qu’à cela ne tienne, du côté de la Ceni, la messe semble être dite : « Nous allons appliquer la loi congolaise. Celle-ci dit que la personne qui a volé ou corrompu ne peut être candidate, il en sera donc ainsi », affirme un membre du bureau de la Commission.

La question qui divise encore la Ceni est la suivante : peut-on considérer la subornation de témoins comme de la corruption ? Les 13 membres de la plénière en débattent. S’ils ne parviennent pas à trouver un consensus, ils procéderont alors au vote.

« Des candidats vont certainement tomber, assure notre source au sein du bureau de la Ceni. Si un gros poisson se retrouve dans les cas d’inéligibilité définis par la loi, il sera pris dans le filet. » Modifiée fin décembre, la loi électorale de la RDC frappe d’inéligibilité les personnes, entre autres, « condamnées par un jugement irrévocable du chef de viol, d’exploitations illégales des ressources naturelles, de corruption, de détournement des deniers publics, d’assassinat, des tortures, de banqueroute et les faillis ».

Vingt-cinq candidats avaient déposé leurs dossiers pour le scrutin présidentiel. Parmi eux : quelques gros poissons de l’opposition – Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Martin Fayulu – qui risquent finalement de ne pas être alignés pour le sprint final. Contraint à l’exil depuis deux ans, l’opposant Moïse Katumbi a de son côté saisi le Conseil d’État après avoir été empêché de regagner le pays, à la suite de deux tentatives début août à la frontière de Kasumbalesa, entre la RDC et la Zambie.

Jeuneafrique.com par

 

Canada/Nouvelle-Calédonie: Anthony Kavanagh victime d’une embolie pulmonaire

décembre 19, 2017
Anthony Kavanagh victime d'une embolie pulmonaire© Jobboj92/Wikimedia Anthony Kavanagh victime d’une embolie pulmonaire
 

MONTRÉAL – L’humoriste Anthony Kavanagh a été victime d’une embolie pulmonaire à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, où il devait se produire, le forçant à reporter plusieurs dates de spectacle au Québec.

Son attachée de presse, Sylvie Savard, a assuré lundi soir qu’il était maintenant hors de danger.

L’humoriste devra toutefois être au repos pendant plusieurs semaines.

Anthony Kavanagh devra donc reporter plusieurs représentations qui devaient avoir lieu au début de l’année au Québec.

Le promoteur Evenko informe les spectateurs de conserver leurs billets, qui seront valides pour les nouvelles dates.

Selon la Chaire de transfert de connaissances, éducation et prévention en santé respiratoire et cardiovasculaire de l’Université Laval, une embolie pulmonaire survient lorsqu’une partie du flot sanguin menant au poumon est bloquée. La plupart du temps, l’obstruction est causée par un caillot qui s’est formé dans une jambe et qui s’est détaché.

Selon la chaire de recherche, l’immobilisation prolongée, une chirurgie récente, la grossesse, la prise d’hormonothérapie, ainsi que la présence d’autres maladies telles qu’une insuffisance cardiaque ou un cancer, sont des facteurs de risque.

Voici les dates reportées:

— Le spectacle prévu le 4 janvier à Saint-Jean-sur-Richelieu aura lieu le 14 juin 2018

— Le spectacle prévu le 6 janvier à Valleyfield sera présenté le 6 mai 2018

— Le spectacle prévu le 9 janvier à la Salle André-Mathieu à Laval est reporté au 5 mars 2018

— Le spectacle prévu le 10 janvier à la Salle Albert-Rousseau à Québec sera présenté le 20 mars 2018

— Les spectacles prévus les 12 et 13 janvier au Théâtre St-Denis à Montréal auront lieu les 6 et 7 avril 2018

La Presse canadienne

Le vice-président américain reporte son voyage au Proche-Orient

décembre 18, 2017

Washington – Le vice-président des États-Unis Mike Pence a décidé de reporter son voyage controversé au Proche-Orient, a annoncé lundi la Maison Blanche sur fond de tensions dans la région et de vote crucial à venir au Congrès.

Le voyage de M. Pence au Caire puis à Jérusalem, qui devait débuter mardi, a été repoussé à mi-janvier pour lui permettre d’être présent pour un vote décisif au Sénat sur la réforme fiscale, a indiqué un responsable américain.

« Le vote sur la réforme fiscale se présente très bien mais nous ne voulons pas prendre le moindre risque », a-t-il indiqué.

Les républicains disposent d’une toute petite majorité au Sénat: 52 sièges sur 100. Or en cas d’égalité 50-50, le vice-président peut apporter la voix cruciale.

Le sénateur John McCain, malade, est retourné dans l’Arizona pour se faire soigner et passer les fêtes de fin d’année, ce qui réduit le groupe majoritaire à 51, les procurations n’étant pas autorisées. Le vote devrait avoir lieu mardi soir tard ou mercredi matin.

M. Pence devait en particulier prononcer un discours devant la Knesset, le parlement israélien.

La Maison Blanche a assuré que ce report n’était pas liée aux violences et aux vives tensions diplomatiques nées de la décision unilatérale et controversée de Donald Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël.

Annoncée le 6 décembre, la reconnaissance unilatérale de la ville comme capitale d’Israël, qui rompt des décennies de diplomatie américaine et internationale, continue à causer l’émoi avec des manifestations dans les Territoires palestiniens et plusieurs pays arabes et musulmans principalement.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annulé une rencontre prévue avec M. Pence, affirmant que les Etats-Unis n’avaient plus de rôle à jouer dans le processus de paix israélo-palestinien. Le Fatah avait appelé à des manifestations dans et autour de Jérusalem mercredi pour protester contre sa visite.

Le grand imam d’Al-Azhar a également refusé de s’entretenir avec lui tout comme le pape des coptes d’Egypte Tawadros II qui a estimé que M. Trump avait « fait fi des sentiments de millions d’Arabes ».

Même si elle n’a pas déclenché la spirale de violence redoutée, la décision américaine et les violences qu’elle a suscitées ont causé la mort de huit Palestiniens, fait des centaines de blessés et conduit à des dizaines d’arrestations.

Romandie.com avec(©AFP / 18 décembre 2017 23h45)                                            

Kenya: face aux tensions, report de l’élection dans les fiefs de l’opposition

octobre 27, 2017

Des policiers anti-émeutes opposés à des manifestants, à Nairobi, le 27 octobre 2017 / © AFP / SIMON MAINA

La crise électorale s’est encore aggravée vendredi au Kenya, où le scrutin prévu samedi dans les bastions de l’opposition a été à nouveau reporté pour des raisons sécuritaires, retardant d’autant l’annonce de la victoire attendue d’Uhuru Kenyatta à cette présidentielle boycottée par l’opposition.

Dans un nouvel épisode de cette saga présidentielle ayant causé instabilité et inquiétudes dans l’économie la plus dynamique d’Afrique de l’Est, la Commission électorale (IEBC) a décidé de reporter le vote qui devait avoir lieu samedi dans l’ouest du pays, majoritairement peuplé par l’ethnie luo, celle de l’opposant historique, Raila Odinga.

Dans ces quatre comtés de l’ouest (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya) sur les 47 que compte le pays, la présidentielle de jeudi n’avait pu être organisée à cause d’une situation chaotique et des menaces sécuritaires. La plupart des bureaux de vote y étaient restés fermés, le matériel électoral n’ayant pu être acheminé et les agents électoraux craignant pour leur sécurité.

En raison des menaces pesant sur le personnel électoral, la Commission électorale (IEBC) a décidé de « reporter l’élection (…) à une date qui sera annoncée dans les jours prochains », a déclaré son chef, Wafula Chebukati.

Vies en danger

« Quand il s’agit de notre personnel (…), quand leurs vies sont en danger, nous, en tant que commission, sommes profondément préoccupés », a-t-il expliqué.

Plus la journée de vendredi avançait, plus la situation se tendait dans les bastions de l’opposition, avec des heurts dans le bidonville de Kawangware (dans la capitale, Nairobi), où des groupes de jeunes se confrontaient à la police, et dans des villes de l’Ouest.

A Kawangware, des partisans de l’opposition ont incendié plusieurs échoppes de commerçants kikuyu, l’ethnie du président Uhuru Kenyatta, majoritaire dans le pays.

Le scrutin de jeudi était organisé après un coup de théâtre et une première en Afrique: l’annulation le 1er septembre par la justice de l’élection du 8 août, à l’issue de laquelle M. Kenyatta avait été proclamé vainqueur avec 54,27% des voix, contre 44,74% à M. Odinga.

La Cour suprême avait justifié cette décision par des irrégularités dans la transmission des résultats, faisant peser la responsabilité de ce scrutin « ni transparent, ni vérifiable » sur la Commission électorale.

M. Odinga, 72 ans et trois fois candidat malheureux à la présidence (1997, 2007, 2013), a fait pression pour obtenir une réforme de cette Commission, mais l’opposition a jugés insuffisants les changements récemment mis en œuvre.

Malgré les appels à la retenue des deux camps, des affrontements violents entre partisans de l’opposition et la police ont eu lieu jeudi et vendredi dans les places fortes de l’opposition, où les frustrations et le sentiment de marginalisation ont été exacerbés depuis des années.

Le Kenya a connu depuis l’indépendance (1963) trois présidents sur quatre issus de l’ethnie kikuyu, qui domine également l’économie du pays.

Ces affrontements ont fait depuis deux jours au moins sept tués par balle et des dizaines de blessés, selon un nouveau bilan de sources hospitalière et policière.

Nombre de partisans de l’opposition avaient laissé entendre qu’ils feraient tout pour empêcher la tenue du scrutin de samedi.

Plus tôt vendredi, l’un des leaders de l’opposition, Musalia Mudavadi avait exhorté ses partisans dans l’ouest à « rester à l’écart » de ce scrutin, qu’il avait qualifié de « piège de la mort ». « Nous appelons l’IEBC à annuler ce scrutin forcé. La motivation est clairement malveillante et néfaste et le processus entier est une mascarade », avait-il martelé.

– Pire crise électorale depuis 10 ans –

Au moins 47 personnes ont été tuées depuis le scrutin présidentiel du 8 août, la plupart dans la répression brutale des manifestations par la police.

Le Kenya est plongé dans sa pire crise électorale depuis les violences politico-ethniques de 2007-2008, les pires depuis l’indépendance du pays en 1963, qui avaient fait au moins 1.100 morts et 600.000 déplacés.

Les opérations de compilation des résultats se sont poursuivies vendredi, la Commission électorale ayant reçu les procès-verbaux de plus de 36.000 des 40.883 bureaux de vote, selon M. Chebukati.

Le résultat ne fait aucun doute: Uhuru Kenyatta est assuré de l’emporter, Raila Odinga ayant décidé de ne pas participer à ce qu’il a qualifié de « mascarade » électorale.

Mais le très faible taux de participation, estimé à moins de 35%, questionne d’ores et déjà la légitimité de M. Kenyatta. S’il est confirmé, ce taux serait, de loin, le plus bas depuis les premières élections multipartites dans le pays en 1992.

Outre le boycottage de l’opposition et les menaces contre les électeurs de M. Kenyatta dans les bastions de M. Odinga, nombre de partisans traditionnels du président sortant ne se sont, semble-t-il, pas déplacés.

Un manque d’engouement qu’expliquent très probablement une lassitude de plus en plus prégnante face aux turpitudes de l’élite politique et un ras-le-bol de la gestion de la crise électorale, qui affecte durement l’économie.

Le journal The Standard synthétisait bien vendredi l’image d’un pays éprouvé, titrant à la une : « Un Kenya, deux visages ».

Romandie.com avec(©AFP / 27 octobre 2017 19h30)

Kenya: la Commission électorale reporte la présidentielle à samedi dans quatre comtés de l’ouest

octobre 26, 2017

 

Des partisans de l’opposition affrontent la police en périphérie de Nairobi, en marge de l’élection présidentielle, jeudi 26 octobre. © Khalil Senosi/AP/SIPA

L’élection présidentielle est reportée à samedi dans quatre comtés de l’ouest du Kenya, touchés ce jeudi par de violents affrontements entre partisans de l’opposition et la police, ayant occasionné trois morts, a annoncé le président de la Commission électorale (IEBC). Alors que le président Uhuru Kenyatta appelle les Kényans à voter en masse, le principal opposant, Raila Odinga, a demandé à ses partisans de boycotter le scrutin.

« Dans les zones touchées (par les violences), qui incluent les comtés suivants : Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya (…), la commission a reporté les élections au samedi 28 octobre », a annoncé ce jeudi Wafula Chebukati lors d’une conférence de presse. Le Kenya compte 47 comtés.

Ce midi, le Kenya donnait l’image d’un pays coupé en deux. Alors que le vote se déroulait normalement dans les fiefs d’Uhuru Kenyatta, les bureaux de votes étaient presque vides dans les quartiers de la capitale favorables à l’opposition, comme à Mathare et à Kibera. « La situation est très différente de la première élection, en août, déclare Douglas Namale, un habitant. La mobilisation est très faible, et certaines parties du bidonville sont inaccessibles ».

Des échauffourées ont en effet éclaté ce matin dans les bidonvilles de Nairobi entre les partisans de l’opposition et la police, déployée en masse. À Nakuru, dans la vallée du rift, particulièrement touchée par les violences post-électorales de 2007-2008, une observatrice rapporte que le vote se déroule dans le calme, mais que la participation reste plus faible qu’en août.

Jeuneafrique.com par AFP et – à Nairobi

France: L’élection présidentielle ne peut être reportée pour cause d’attentat

avril 21, 2017

Malgré l'attaque terroriste jeudi soir à Paris, le premier tour de l'élection présidentielle aura bien lieu dimanche.

Malgré l’attaque terroriste jeudi soir à Paris, le premier tour de l’élection présidentielle aura bien lieu dimanche. Crédits photo : Christophe Ena/AP

La Constitution indique que seul un décès ou un empêchement d’un candidat peut reporter l’élection.

Continuer malgré tout. L’attaque terroriste qui a coûté la vie à un policier jeudi soir sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris est venue troubler la campagne présidentielle. Pour autant, hors de question de renoncer à l’élection. Au terme d’un Conseil de sécurité convoqué par François Hollande ce vendredi matin, le premier ministre, Bernard Cazeneuve, a estimé que «rien ne devait entraver ce moment démocratique fondamental pour notre pays.» Le premier ministre a rappelé qu’au «cours des prochains jours, plus de 50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés». A ceux-ci s’ajouteront les 7000 militaires déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle.

Une règle définie par la Constitution

Seul l’article 7 de la Constitution, relative à l’organisation de l’élection présidentielle, développe deux critères pour que celle-ci soit reportée. «Si, avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, le Conseil constitutionnel prononce le report de l’élection», explique l’article.

Bien que le terme «empêché» est et reste encore aujourd’hui relativement flou pour les constitutionnalistes, une attaque terroriste ne suffirait pas pour permettre au Conseil Constitutionnel de provoquer un report, dans la mesure où celle-ci ne concerne aucun des onze candidats.

Depuis 1958, jamais une élection présidentielle n’a été reportée. En mars dernier, face aux ennuis judicaires de François Fillon, certains proches du candidat avaient fait savoir qu’il comptait démarcher le Conseil constitutionnel pour décaler les dates de l’élection. Une démarche qui n’aura jamais abouti.

Lefigaro.fr Par Pierre Lepelletier

Le Danemark demande au Premier ministre turc de reporter sa visite prévue fin mars

mars 12, 2017

Stockholm – Le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen a « proposé » dimanche à son homologue turc Binali Yildirim de reporter une visite au Danemark prévue fin mars en raison de « l’escalade » entre Ankara et les Pays-Bas.

« Une telle visite ne pourrait se tenir en faisant abstraction des attaques actuelles de la Turquie contre les Pays-Bas. J’ai donc proposé à mon collègue turc de reporter notre rencontre », a écrit le chef du gouvernement danois dans un communiqué.

« En temps normal, ce serait un plaisir d’accueillir le Premier ministre Turc Yildirim avec lequel j’ai eu un dialogue franc et constructif le 10 décembre à Ankara », a-t-il ajouté.

M. Rasmussen a souligné que le Danemark « voyait avec une vive préoccupation l’évolution de la Turquie, où les principes démocratiques sont sous forte pression ».

Une visite du Premier ministre turc pourrait être perçue comme la manifestation « d’une vision plus complaisante » du Danemark quant à l’évolution politique en Turquie, « ce qui est loin d’être le cas », a-t-il assuré.

La visite officielle de M. Yildirim devait se tenir le 20 mars, selon la radio danoise DR.

La participation de ministres turcs à des meetings visant à promouvoir auprès de la diaspora turque le vote du +oui+ lors du référendum du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan a donné lieu ces derniers semaines à des passes d’armes entre Ankara et plusieurs capitales européennes.

M. Erdogan a dénoncé dimanche un comportement rappelant « le nazisme et le fascisme » après l’expulsion par les Pays-Bas d’une ministre turque qui devait participer à un meeting.

Romandie.com avec(©AFP / 12 mars 2017 15h57)             

Tchad : Idriss Déby Itno reporte la tenue des élections législatives « par manque de moyens »

février 3, 2017

Idriss Déby Itno à Abuja, en mai 2015. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Le président tchadien Idriss Déby Itno a annoncé ce jeudi lors d’une conférence de presse le report des élections législatives à une date inconnue. Le chef d’Etat a justifié cette décision par un manque de moyens pour les organiser.

« Quand je dis que nous ne pouvons pas faire des législatives, c’est par manque des moyens. En période de vache maigre, on ne peut rien faire. Quand nous aurons des ressources, on pourra organiser des élections législatives », a-t-il précisé jeudi 02 février devant la presse.

Les élections législatives devaient se dérouler courant 2016 rappelle la FIDH. Aucune nouvelle date n’a été fixée. C’est donc le statu quo pour l’instant à l’Assemblée nationale, où le Mouvement patriotique du Salut (MPS), le parti du président Déby, occupe 133 des 188 sièges depuis les dernières législatives en février 2011.

Appel au dialogue avec l’opposition

De retour du sommet d’Addis Abeba où il a fait élire son ministre des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, à la tête de la commission de l’Union africaine (UA), Idriss Déby Into a lancé un appel au dialogue en direction de l’opposition.

« Qu’elle n’ait pas peur de dialoguer avec moi, je suis Tchadien comme eux », a-t-il insisté, ajoutant que « l’opposition doit cesser de cultiver la haine qui a pour conséquence la déchirure du pays. Le Tchad n’a pas besoin de cela ».

L’opposition, emmené par l’ancien ministre Saleh Kebzabo, a contesté la réélection d’Idriss Déby pour un cinquième mandat en avril dernier avec près de 60%. L’opposition n’a recueilli que 12, 80 % des voix. Une réélection dès le premier tour donc qui marquait néanmoins un recul de presque 30 points par rapport à la présidentielle de 2011 (88%).

« Boko Haram est terminé »

Idriss Déby Itno a également profité de cette conférence de presse pour témoigner de son optimisme sur l’issue de la lutte contre les terroristes de Boko Haram, très dans la région du Lac Tchad. Le Tchad est un allié majeur de l’Occident en Afrique sub-saharienne contre les jihadistes dans la région. « Boko Haram est terminé, dans le cas contraire il est très affaibli. En plus des efforts faits par notre armée, la force mixte (composée du Tchad, du Niger, Nigeria et du Cameroun) a réduit la capacité de nuisance de Boko Haram », a-t-il assuré, avant d’ajouter « nous parviendrons à endiguer totalement Boko Haram ».

Pour rappel, Idriss Déby Itno avait déjà déclaré que Boko Haram était « décapité » en août 2015. L’organisation jihadiste continue de semer la terreur dans le nord Cameroun et du Nigéria où elle a pris d’assaut un convoi sous escorte militaire, faisant au passage 15 morts.

Jeuneafrique.com

Gabon: législatives de décembre reportées au plus tard au 29 juillet 2017

décembre 3, 2016

Libreville – Les élections législatives au Gabon, qui devaient se tenir en décembre, ont été reportées au plus tard au 29 juillet 2017 pour cas de force majeure, a indiqué samedi dans une déclaration le ministre de l’Intérieur.

Cette décision a été prise par la Cour constitutionnelle, saisie par le Premier ministre, lui-même informé par la Commission électorale de l’impossibilité d’organiser cette élection en ce mois de décembre 2016, en raison de l’insuffisance des dotations financières prévues à cet effet, d’après la déclaration écrite du ministre de l’Intérieur Lambert Matha transmise à l’AFP.

La Cour a pris en compte des dépenses imprévues consécutives aux violences enregistrées à l’issue de l’élection du président de la République en septembre, indique samedi le quotidien l’Union.

La proclamation le 31 août de la réélection d’Ali Bongo Ondimba avait provoqué des violences rares au Gabon, avec des morts, des manifestations et des pillages sévèrement réprimés.

La réélection de M. Bongo avait été confirmée le 23 septembre par la Cour constitutionnelle qui avait rejeté le recours de son rival Jean Ping.

Après sa réélection, M. Bongo avait proposé un dialogue politique à l’opposition que M. Ping, qui se proclame le président élu, a toujours refusé jusqu’à présent, ce qui compromettait l’organisation du scrutin législatif dans un climat apaisé.

Il nous est apparu de bon sens de commencer d’abord par réunir les conditions du dialogue pour une élection législative apaisée, avait répété mardi le porte-parole du gouvernement Alain-Claude Bilie-By-Nze. Il se trouve que certains estiment qu’ils ne peuvent pas dialoguer avec Ali Bongo Ondimba et qu’ils vont organiser leur propre dialogue.

La Cour constitutionnelle a décidé le report de la tenue du scrutin dont la date limite d’organisation est fixée au 29 juillet 2017 ainsi que la prorogation du mandat de l’actuelle législature jusqu’à la proclamation des résultats de ces prochaines élections, selon le ministre de l’Intérieur.

Le gouvernement s’engage à prendre toutes les mesures appropriées pour respecter ce nouveau délai, ajoute le ministre.

Le Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo dispose d’une majorité écrasante (114 députés sur 120) dans l’actuelle assemblée issue des élections législatives de décembre 2011.

L’expiration du mandat de l’actuelle législature est fixée au 27 février 2017. Dans ces conditions, l’élection des députés devant siéger à la prochaine législature devait avoir lieu le 27 décembre 2016 au plus tard, selon le ministre de l’Intérieur.

Romandie.com avec(©AFP / 03 décembre 2016 12h39)