Posts Tagged ‘Report’

Guinée : Alpha Condé annonce le report des législatives et du référendum constitutionnel

février 28, 2020

Alpha Condé, au palais présidentiel en octobre 2016.

Alpha Condé, au palais présidentiel en octobre 2016. © Vincent Fournier pour Jeune Afrique

 

Le président guinéen Alpha Condé a annoncé ce soir le report du double scrutin – les législatives et le référendum constitutionnel – qui devait se tenir ce dimanche. « Ce n’est ni une capitulation, ni une reculade », a-t-il affirmé lors d’un discours retransmis par la télévision nationale.

« La Guinée a été depuis 1958 le champion du panafricanisme. Nous savons les sacrifices que notre pays a consenti pour soutenir les mouvements de libération. (…) C’est par responsabilité nationale et sous-régionale que nous avons accepté un report léger de la date des élections ». C’est par ces mots que le président guinéen Alpha Condé a annoncé ce vendredi soir le report du double scrutin qui devait se tenir le 1er mars.

Les électeurs étaient appelés aux urnes pour des élections législatives couplées à un référendum sur une nouvelle Constitution, dans un contexte de tensions croissantes entre le pouvoir et l’opposition, dont les principales composantes appelaient au boycott du double scrutin.

« Ce n’est ni une capitulation ni une reculade », a insisté Alpha Condé, qui a par ailleurs précisé que le double scrutin serait reporté de « deux semaines », précisant que la Cour constitutionnelle sera consultée pour valider cette décision. « Je sais que beaucoup d’entre vous seront mécontents, déçus et révoltés. Mais la Guinée, qui était la patrie du panafricanisme, peut-elle s’isoler de ses frères? Nous disons non ! », a ajouté le président guinéen.

« Je persiste encore, et c’est important : ne seront concernés (par le scrutin à venir) que les partis qui sont déjà en compétition, c’est à dire qui sont en règle devant la Ceni, les partis déjà engagés dans la compétition électorale », a précisé le président guinéen.

L’annonce d’Alpha Condé intervient dans un contexte où plusieurs organisations internationales ont émis des doutes sur la possibilité d’organiser le scrutin dans de bonnes conditions. Ces derniers jours, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la Communauté économique des Etats de l’AFrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union africaine (UA) ont ainsi annoncé leur décision de ne pas déployer de mission d’observation lors de ces élections.

Avec Jeuneafrique par Diawo Barry – à Conakry

 

Monnaie unique : le Nigeria souhaite un report du lancement de l’eco

février 11, 2020

Muhammadu Buhari

Muhammadu Buhari © Cliff Owen/AP/SIPA

 

Dans une déclaration sur son compte Twitter, la présidence nigériane demande un report du lancement de l’eco, future monnaie unique d’Afrique de l’Ouest, et qui vise à remplacer entre autres le franc CFA. Pour Abuja, les critères de convergence établis dans la feuille de route des pays membres de la Cedeao, et nécessaires à la mise en place de l’eco, ne sont pas encore remplis.

Nouvelle étape dans la guerre de tranchées amorcée il y a plusieurs semaines quant à l’adoption d’une future monnaie unique par les États d’Afrique de l’Ouest.

Après une première réaction, mi-janvier, des ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO), qui ont dénoncé la décision « unilatérale » de renommer le CFA en « eco », le Nigeria réitère. « La position du Nigeria sur l’eco est que les critères de convergence (entre États) n’ont pas été atteints par la majorité des pays » devant adopter cette monnaie commune, a indiqué la présidence nigériane sur son compte Twitter dans l’après-midi du lundi 10 février. Et d’ajouter : « Il doit par conséquent y avoir un report du lancement de la monnaie unique ».

La sortie nigériane de ce lundi s’annonce comme un avant-goût de la future réunion des ministres pays anglophones qui, selon les informations de Jeune Afrique, devrait se tenir vendredi 14 février à Freetown, en Sierra Leone.

Critères de convergence

Les quinze pays membres de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dont le Nigeria est membre, avaient indiqué l’an dernier qu’ils souhaitaient lancer l’eco en 2020, après bientôt quarante ans de débats. Mais fin décembre, huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest, qui utilisent le franc CFA, avaient annoncé leur décision de remplacer leur monnaie commune par l’eco et de distendre ainsi les liens très controversés avec la France, ancienne puissance coloniale, qui accueillait notamment la moitié de leurs réserves de changes en échange de la convertibilité du CFA avec l’euro.

L’annonce surprise avait été faite par le président ivoirien, Alassane Ouattara, lors d’une visite de son homologue français, Emmanuel Macron, au lendemain d’un sommet de la Cedeao qui avait encouragé les efforts visant à mettre en place une monnaie unique ouest-africaine d’ici à juillet.

Le Nigeria et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment anglophones, avaient en effet trois semaines plus tard dénoncé cette décision, affirmant qu’elle n’était « pas conforme » au programme adopté récemment par l’ensemble de la région pour mettre en place une monnaie unique. Pour ces pays non CFA, il n’est pas envisageable que le nom « eco » soit associé à une monnaie qui ne remplit pas les critères retenus par tous à Abuja en juin 2019. Ce que rappelle le tweet du 10 février.

Jeuneafrique.com par Aurélie M’Bida – avec AFP

Côte d’Ivoire : le procès de Charles Blé Goudé reporté

décembre 18, 2019

Charles Blé Goudé, le 15 janvier 2019 à La Haye.

Charles Blé Goudé, le 15 janvier 2019 à La Haye. © ICC-CPI

 

Le procès de Charles Blé Goudé qui devait s’ouvrir mercredi a été reporté, un pourvoi en cassation ayant été déposé.

Le président du tribunal criminel d’Abidjan a décidé de « retirer l’affaire du rôle » dans l’attente de l’examen du pourvoi par la cour de cassation, qui pourrait prendre plusieurs mois, a expliqué l’avocat. Charles Blé Goudé est accusé par la justice ivoirienne d’ »actes de torture, homicides volontaires et viol », selon ses avocats, qui dénoncent une « violation flagrante » de ses droits.

Bloqué à La Haye

En effet Charles Blé Goudé, acquitté en première instance par la Cour pénale internationale de crimes contre l’humanité, est en liberté conditionnelle aux Pays-Bas, dans l’attente de l’examen de l’appel de la procureure. Il ne peut pas rentrer en Côte d’Ivoire tant que la procédure n’est pas terminée.

L’audience qui programmée mercredi constituait « une violation flagrante » du « droit élémentaire (de Charles Blé Goudé) à un procès équitable, qui requiert la présence de l’accusé », avait estimé mardi Me Ndry Claver, un autre de ses avocats, lors d’une conférence de presse.

Charles Blé Goudé n’est pas en fuite, il ne se soustrait pas à la justice ivoirienne

Le pourvoi en cassation est fondé sur l’absence de Blé Goudé et sur d’autres vices de forme dans la procédure, a indiqué Me Suy Bi Gohoré. « Charles Blé Goudé n’est pas en fuite, il ne se soustrait pas à la justice ivoirienne. Il est à la CPI par l’action des autorités ivoiriennes », avait souligné Me Ndry Claver.

Charles Blé Goudé avait été transféré à la CPI en 2014 par les autorités ivoiriennes. Son parti, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples, a dénoncé un « harcèlement politique contre son président ».

L’ancien « général de la rue », ainsi surnommé pour sa capacité à mobiliser les partisans de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a annoncé avoir des ambitions présidentielles à long terme, après la prochaine élection d’octobre 2020.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Burkina Faso : Le procès du putsch manqué de 2015 à nouveau reporté

juillet 23, 2019

 

Le procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso a de nouveau été renvoyé au 29 juillet, dans l’attente d’une décision du Conseil constitutionnel saisi par les avocats du général Gilbert Diendéré, un des principaux accusés.

C’est le deuxième renvoi depuis le 15 juillet, date à laquelle devaient commencer les plaidoyers de la défense. Les avocats du général Diendéré ont informé avoir déposé une «question prioritaire d’inconstitutionnalité». «Le tribunal doit, sans chercher à apprécier, surseoir à appliquer les dispositions qui posent problème et saisir le conseil constitutionnel qui doit statuer dans un délai maximum d’un mois», avait expliqué Me Mathieu Somé, un des avocats du général Gilbert Diendéré.

Le 16 septembre 2015, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute du président Blaise Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par une insurrection populaire après 27 ans au pouvoir.

Au total, 84 accusés sont jugés depuis février 2018, dont le général Gilbert Diendéré, principal accusé et cerveau présumé du coup de force manqué, qui avait fait 14 morts et 270 blessés. Lors du putsch, le général Diendéré avait pris la tête du Conseil national pour la démocratie, organe dirigeant des putschistes, avant de rendre le pouvoir face à la pression populaire et à l’armée loyaliste.

Le procureur du tribunal militaire de Ouagadougou a requis la prison à vie à l’encontre des généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, les deux principaux accusés du procès du putsch manqué de 2015, après avoir demandé la reconnaissance de leur culpabilité pour «attentat à la sûreté de l’état», «trahison», «meurtres et coups et blessures».

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : la police reporte la convocation de l’opposant Martin Fayulu

mai 5, 2019

Martin Fayulu, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le 8 janvier 2019. © AP/SIPA/Jerome Delay

 

La police a annoncé samedi avoir reporté, pour des raisons de « sérénité », la convocation de l’opposant Martin Fayulu à la suite d’une plainte déposée contre lui. Aucune date n’a été fixée pour une nouvelle audition.

La police judiciaire avait « invité » jeudi 2 mai Martin Fayulu à se présenter à la police lundi. Objectif : fournir « des renseignements utiles » après le dépôt d’une plainte déposée contre lui auprès du procureur général près de la Cour de cassation de la RDC par un membre de la communauté luba (l’ethnie du président Tshisekedi), qui accuse l’opposant d’incitation à la haine tribale, de massacres des Balubas, et de pillage.

Les proches du candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre, qui revendique toujours la victoire, avaient affirmé le même jour que l’opposant répondrait lundi à cette convocation de la police.

Report à une « date ultérieure »

Sa convocation a finalement été reportée. « Pour éviter que la sérénité de la population ne soit rompue, des instructions précises viennent d’être données à la police judiciaire de décaler l’audition de M. Fayulu pour une date ultérieure », écrit dans un communiqué le colonel Pierrot Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise.

La police dit regretter que certaines personnes aient donné à « cette invitation de la police un caractère politique », poursuit le texte.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Présidentielle en RDC: vers un report de la publication des candidats ?

août 24, 2018

 

Jean-Pierre Kalamba, porte-parole de la Ceni de la RDC lors de la présentation à la presse des machines à voter. © DR / Ceni RDC

La liste provisoire des candidats retenus pour les législatives et la présidentielle devait être rendue publique le 24 août. Mais « il reste encore beaucoup à faire », selon la commission électorale, en particulier concernant des « vérifications » portant sur d’éventuelles inéligibilités de certains candidats.

« Nous délibérons depuis le 20 août. Hier [jeudi 23 août], nous avons travaillé jusqu’à 4 heures du matin. » Ce membre du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), contacté par Jeune Afrique, justifie ce « rythme intense » par le « nombre important » de dossiers de candidats députés nationaux à examiner : « Près de 16 000 », 15 450 plus précisément.

Sur les réseaux sociaux, la Ceni a fait savoir le soir du 23 août que « les travaux de délibération des candidats aux législatives et à la présidentielle vont se poursuivre jusqu’à l’épuisement des dossiers ». La publication de la liste provisoire, programmée le 24 août par le calendrier électoral, pourrait ainsi être reportée. « Il reste encore beaucoup à faire, confirme la Ceni à Jeune Afrique. Nous publierons les deux listes [pour les candidats à la présidentielle et à la députation nationale, ndlr], probablement le 25 août, mais si nous terminons les travaux aujourd’hui, tant mieux. »

D’après nos informations, les délibérations de la plénière de la Ceni s’annoncent beaucoup plus complexes pour les 25 candidatures au scrutin présidentiel du 23 décembre. « Certains ont déposé leur dossier sans réellement payer la caution [environ 86 400 euros, ndlr]. Nous procédons donc à des vérifications », indique un responsable de la commission électorale. Des « vérifications » qui concernent surtout d’éventuelles inéligibilités de certains candidats à la présidentielle.

Des « gros poissons dans le filet » ?

Le cas de Jean-Pierre Bemba est le plus cité. L’ancien chef de guerre et leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) pourrait voir sa candidature rejetée par la Ceni. Il a été acquitté début juin de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité mais il reste, pour l’instant, condamné pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI).

Nous allons appliquer la loi. Celle-ci dit que la personne qui a volé ou corrompu ne peut être candidate, il en sera ainsi

Toutefois, dans cette seconde affaire annexe, la CPI a demandé à sa première chambre d’instance de réexaminer le dossier : le bureau du procureur a requis cinq ans de prison contre Jean-Pierre Bemba, la défense de ce dernier a plaidé la relaxe. La décision des juges, elle, se fait encore attendre. Qu’à cela ne tienne, du côté de la Ceni, la messe semble être dite : « Nous allons appliquer la loi congolaise. Celle-ci dit que la personne qui a volé ou corrompu ne peut être candidate, il en sera donc ainsi », affirme un membre du bureau de la Commission.

La question qui divise encore la Ceni est la suivante : peut-on considérer la subornation de témoins comme de la corruption ? Les 13 membres de la plénière en débattent. S’ils ne parviennent pas à trouver un consensus, ils procéderont alors au vote.

« Des candidats vont certainement tomber, assure notre source au sein du bureau de la Ceni. Si un gros poisson se retrouve dans les cas d’inéligibilité définis par la loi, il sera pris dans le filet. » Modifiée fin décembre, la loi électorale de la RDC frappe d’inéligibilité les personnes, entre autres, « condamnées par un jugement irrévocable du chef de viol, d’exploitations illégales des ressources naturelles, de corruption, de détournement des deniers publics, d’assassinat, des tortures, de banqueroute et les faillis ».

Vingt-cinq candidats avaient déposé leurs dossiers pour le scrutin présidentiel. Parmi eux : quelques gros poissons de l’opposition – Jean-Pierre Bemba, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Martin Fayulu – qui risquent finalement de ne pas être alignés pour le sprint final. Contraint à l’exil depuis deux ans, l’opposant Moïse Katumbi a de son côté saisi le Conseil d’État après avoir été empêché de regagner le pays, à la suite de deux tentatives début août à la frontière de Kasumbalesa, entre la RDC et la Zambie.

Jeuneafrique.com par

 

Canada/Nouvelle-Calédonie: Anthony Kavanagh victime d’une embolie pulmonaire

décembre 19, 2017
Anthony Kavanagh victime d'une embolie pulmonaire© Jobboj92/Wikimedia Anthony Kavanagh victime d’une embolie pulmonaire
 

MONTRÉAL – L’humoriste Anthony Kavanagh a été victime d’une embolie pulmonaire à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, où il devait se produire, le forçant à reporter plusieurs dates de spectacle au Québec.

Son attachée de presse, Sylvie Savard, a assuré lundi soir qu’il était maintenant hors de danger.

L’humoriste devra toutefois être au repos pendant plusieurs semaines.

Anthony Kavanagh devra donc reporter plusieurs représentations qui devaient avoir lieu au début de l’année au Québec.

Le promoteur Evenko informe les spectateurs de conserver leurs billets, qui seront valides pour les nouvelles dates.

Selon la Chaire de transfert de connaissances, éducation et prévention en santé respiratoire et cardiovasculaire de l’Université Laval, une embolie pulmonaire survient lorsqu’une partie du flot sanguin menant au poumon est bloquée. La plupart du temps, l’obstruction est causée par un caillot qui s’est formé dans une jambe et qui s’est détaché.

Selon la chaire de recherche, l’immobilisation prolongée, une chirurgie récente, la grossesse, la prise d’hormonothérapie, ainsi que la présence d’autres maladies telles qu’une insuffisance cardiaque ou un cancer, sont des facteurs de risque.

Voici les dates reportées:

— Le spectacle prévu le 4 janvier à Saint-Jean-sur-Richelieu aura lieu le 14 juin 2018

— Le spectacle prévu le 6 janvier à Valleyfield sera présenté le 6 mai 2018

— Le spectacle prévu le 9 janvier à la Salle André-Mathieu à Laval est reporté au 5 mars 2018

— Le spectacle prévu le 10 janvier à la Salle Albert-Rousseau à Québec sera présenté le 20 mars 2018

— Les spectacles prévus les 12 et 13 janvier au Théâtre St-Denis à Montréal auront lieu les 6 et 7 avril 2018

La Presse canadienne

Le vice-président américain reporte son voyage au Proche-Orient

décembre 18, 2017

Washington – Le vice-président des États-Unis Mike Pence a décidé de reporter son voyage controversé au Proche-Orient, a annoncé lundi la Maison Blanche sur fond de tensions dans la région et de vote crucial à venir au Congrès.

Le voyage de M. Pence au Caire puis à Jérusalem, qui devait débuter mardi, a été repoussé à mi-janvier pour lui permettre d’être présent pour un vote décisif au Sénat sur la réforme fiscale, a indiqué un responsable américain.

« Le vote sur la réforme fiscale se présente très bien mais nous ne voulons pas prendre le moindre risque », a-t-il indiqué.

Les républicains disposent d’une toute petite majorité au Sénat: 52 sièges sur 100. Or en cas d’égalité 50-50, le vice-président peut apporter la voix cruciale.

Le sénateur John McCain, malade, est retourné dans l’Arizona pour se faire soigner et passer les fêtes de fin d’année, ce qui réduit le groupe majoritaire à 51, les procurations n’étant pas autorisées. Le vote devrait avoir lieu mardi soir tard ou mercredi matin.

M. Pence devait en particulier prononcer un discours devant la Knesset, le parlement israélien.

La Maison Blanche a assuré que ce report n’était pas liée aux violences et aux vives tensions diplomatiques nées de la décision unilatérale et controversée de Donald Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël.

Annoncée le 6 décembre, la reconnaissance unilatérale de la ville comme capitale d’Israël, qui rompt des décennies de diplomatie américaine et internationale, continue à causer l’émoi avec des manifestations dans les Territoires palestiniens et plusieurs pays arabes et musulmans principalement.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annulé une rencontre prévue avec M. Pence, affirmant que les Etats-Unis n’avaient plus de rôle à jouer dans le processus de paix israélo-palestinien. Le Fatah avait appelé à des manifestations dans et autour de Jérusalem mercredi pour protester contre sa visite.

Le grand imam d’Al-Azhar a également refusé de s’entretenir avec lui tout comme le pape des coptes d’Egypte Tawadros II qui a estimé que M. Trump avait « fait fi des sentiments de millions d’Arabes ».

Même si elle n’a pas déclenché la spirale de violence redoutée, la décision américaine et les violences qu’elle a suscitées ont causé la mort de huit Palestiniens, fait des centaines de blessés et conduit à des dizaines d’arrestations.

Romandie.com avec(©AFP / 18 décembre 2017 23h45)                                            

Kenya: face aux tensions, report de l’élection dans les fiefs de l’opposition

octobre 27, 2017

Des policiers anti-émeutes opposés à des manifestants, à Nairobi, le 27 octobre 2017 / © AFP / SIMON MAINA

La crise électorale s’est encore aggravée vendredi au Kenya, où le scrutin prévu samedi dans les bastions de l’opposition a été à nouveau reporté pour des raisons sécuritaires, retardant d’autant l’annonce de la victoire attendue d’Uhuru Kenyatta à cette présidentielle boycottée par l’opposition.

Dans un nouvel épisode de cette saga présidentielle ayant causé instabilité et inquiétudes dans l’économie la plus dynamique d’Afrique de l’Est, la Commission électorale (IEBC) a décidé de reporter le vote qui devait avoir lieu samedi dans l’ouest du pays, majoritairement peuplé par l’ethnie luo, celle de l’opposant historique, Raila Odinga.

Dans ces quatre comtés de l’ouest (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya) sur les 47 que compte le pays, la présidentielle de jeudi n’avait pu être organisée à cause d’une situation chaotique et des menaces sécuritaires. La plupart des bureaux de vote y étaient restés fermés, le matériel électoral n’ayant pu être acheminé et les agents électoraux craignant pour leur sécurité.

En raison des menaces pesant sur le personnel électoral, la Commission électorale (IEBC) a décidé de « reporter l’élection (…) à une date qui sera annoncée dans les jours prochains », a déclaré son chef, Wafula Chebukati.

Vies en danger

« Quand il s’agit de notre personnel (…), quand leurs vies sont en danger, nous, en tant que commission, sommes profondément préoccupés », a-t-il expliqué.

Plus la journée de vendredi avançait, plus la situation se tendait dans les bastions de l’opposition, avec des heurts dans le bidonville de Kawangware (dans la capitale, Nairobi), où des groupes de jeunes se confrontaient à la police, et dans des villes de l’Ouest.

A Kawangware, des partisans de l’opposition ont incendié plusieurs échoppes de commerçants kikuyu, l’ethnie du président Uhuru Kenyatta, majoritaire dans le pays.

Le scrutin de jeudi était organisé après un coup de théâtre et une première en Afrique: l’annulation le 1er septembre par la justice de l’élection du 8 août, à l’issue de laquelle M. Kenyatta avait été proclamé vainqueur avec 54,27% des voix, contre 44,74% à M. Odinga.

La Cour suprême avait justifié cette décision par des irrégularités dans la transmission des résultats, faisant peser la responsabilité de ce scrutin « ni transparent, ni vérifiable » sur la Commission électorale.

M. Odinga, 72 ans et trois fois candidat malheureux à la présidence (1997, 2007, 2013), a fait pression pour obtenir une réforme de cette Commission, mais l’opposition a jugés insuffisants les changements récemment mis en œuvre.

Malgré les appels à la retenue des deux camps, des affrontements violents entre partisans de l’opposition et la police ont eu lieu jeudi et vendredi dans les places fortes de l’opposition, où les frustrations et le sentiment de marginalisation ont été exacerbés depuis des années.

Le Kenya a connu depuis l’indépendance (1963) trois présidents sur quatre issus de l’ethnie kikuyu, qui domine également l’économie du pays.

Ces affrontements ont fait depuis deux jours au moins sept tués par balle et des dizaines de blessés, selon un nouveau bilan de sources hospitalière et policière.

Nombre de partisans de l’opposition avaient laissé entendre qu’ils feraient tout pour empêcher la tenue du scrutin de samedi.

Plus tôt vendredi, l’un des leaders de l’opposition, Musalia Mudavadi avait exhorté ses partisans dans l’ouest à « rester à l’écart » de ce scrutin, qu’il avait qualifié de « piège de la mort ». « Nous appelons l’IEBC à annuler ce scrutin forcé. La motivation est clairement malveillante et néfaste et le processus entier est une mascarade », avait-il martelé.

– Pire crise électorale depuis 10 ans –

Au moins 47 personnes ont été tuées depuis le scrutin présidentiel du 8 août, la plupart dans la répression brutale des manifestations par la police.

Le Kenya est plongé dans sa pire crise électorale depuis les violences politico-ethniques de 2007-2008, les pires depuis l’indépendance du pays en 1963, qui avaient fait au moins 1.100 morts et 600.000 déplacés.

Les opérations de compilation des résultats se sont poursuivies vendredi, la Commission électorale ayant reçu les procès-verbaux de plus de 36.000 des 40.883 bureaux de vote, selon M. Chebukati.

Le résultat ne fait aucun doute: Uhuru Kenyatta est assuré de l’emporter, Raila Odinga ayant décidé de ne pas participer à ce qu’il a qualifié de « mascarade » électorale.

Mais le très faible taux de participation, estimé à moins de 35%, questionne d’ores et déjà la légitimité de M. Kenyatta. S’il est confirmé, ce taux serait, de loin, le plus bas depuis les premières élections multipartites dans le pays en 1992.

Outre le boycottage de l’opposition et les menaces contre les électeurs de M. Kenyatta dans les bastions de M. Odinga, nombre de partisans traditionnels du président sortant ne se sont, semble-t-il, pas déplacés.

Un manque d’engouement qu’expliquent très probablement une lassitude de plus en plus prégnante face aux turpitudes de l’élite politique et un ras-le-bol de la gestion de la crise électorale, qui affecte durement l’économie.

Le journal The Standard synthétisait bien vendredi l’image d’un pays éprouvé, titrant à la une : « Un Kenya, deux visages ».

Romandie.com avec(©AFP / 27 octobre 2017 19h30)

Kenya: la Commission électorale reporte la présidentielle à samedi dans quatre comtés de l’ouest

octobre 26, 2017

 

Des partisans de l’opposition affrontent la police en périphérie de Nairobi, en marge de l’élection présidentielle, jeudi 26 octobre. © Khalil Senosi/AP/SIPA

L’élection présidentielle est reportée à samedi dans quatre comtés de l’ouest du Kenya, touchés ce jeudi par de violents affrontements entre partisans de l’opposition et la police, ayant occasionné trois morts, a annoncé le président de la Commission électorale (IEBC). Alors que le président Uhuru Kenyatta appelle les Kényans à voter en masse, le principal opposant, Raila Odinga, a demandé à ses partisans de boycotter le scrutin.

« Dans les zones touchées (par les violences), qui incluent les comtés suivants : Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya (…), la commission a reporté les élections au samedi 28 octobre », a annoncé ce jeudi Wafula Chebukati lors d’une conférence de presse. Le Kenya compte 47 comtés.

Ce midi, le Kenya donnait l’image d’un pays coupé en deux. Alors que le vote se déroulait normalement dans les fiefs d’Uhuru Kenyatta, les bureaux de votes étaient presque vides dans les quartiers de la capitale favorables à l’opposition, comme à Mathare et à Kibera. « La situation est très différente de la première élection, en août, déclare Douglas Namale, un habitant. La mobilisation est très faible, et certaines parties du bidonville sont inaccessibles ».

Des échauffourées ont en effet éclaté ce matin dans les bidonvilles de Nairobi entre les partisans de l’opposition et la police, déployée en masse. À Nakuru, dans la vallée du rift, particulièrement touchée par les violences post-électorales de 2007-2008, une observatrice rapporte que le vote se déroule dans le calme, mais que la participation reste plus faible qu’en août.

Jeuneafrique.com par AFP et – à Nairobi