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États-Unis: Donald Trump déclare la guerre au sénateur républicain Mitch McConnell

février 17, 2021

Dans un long communiqué publié mardi, Donald Trump a attaqué de façon virulente le leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, qui l’a acquitté samedi dernier tout en le blâmant pour l’assaut du Capitole. L’ex-président a aussi servi un avertissement : ses adversaires au sein du camp républicain le trouveront sur leur chemin.

Mitch McConnell a voté pour l'acquittement de Donald Trump, samedi, tout en le blâmant pour l'assaut du Capitole.

© POOL/Reuters Mitch McConnell a voté pour l’acquittement de Donald Trump, samedi, tout en le blâmant pour l’assaut du Capitole.

La rupture entre les deux hommes est bien consommée, après un mariage de raison qui aura duré quatre ans. Et le combat pour l’orientation future du parti est bien engagé.

«Le Parti républicain ne peut plus jamais être respecté ou fort avec des « leaders » politiques comme le sénateur Mitch McConnell à sa tête», a tonné d’entrée de jeu Donald Trump dans un communiqué de son comité politique Save America (Sauvons l’Amérique) au titre qui renvoie au «45e président des États-Unis».

Il a perdu la majorité au Sénat et «cela ne fera qu’empirer», a-t-il lâché, en disant regretter d’avoir soutenu sa réélection, qu’il attribue à son appui.

«Il ne fera jamais ce qui doit être fait, ou ce qui est bon pour notre pays», a avancé Donald Trump. Il a traité son ancien allié d’«arriviste austère, renfrogné et qui ne sourit pas» et lui a reproché d’être un politicien du «statu quo» à qui «la perspicacité politique, la sagesse, les compétences et la personnalité» font défaut.

Donald Trump l’a également accusé d’avoir contribué aux deux défaites sénatoriales en Georgie, le 5 janvier, parce qu’il ne s’était selon lui pas battu pour défendre l’intégrité électorale. Les deux élections avaient redonné aux démocrates le contrôle du Sénat.

M. McConnell avait au contraire estimé que les accusations de fraudes électorales lancées à répétition par l’ex-président, démenties par les faits, avaient repoussé les électeurs.

Samedi dernier, Mitch McConnell s’est rangé derrière son caucus, qui a majoritairement refusé de condamner Donald Trump, accusé d’« incitation à l’insurrection » dans la foulée de l’assaut du Capitole par ses partisans.

«Il ne fait aucun doute – aucun – que le président Trump est concrètement et moralement responsable d’avoir provoqué les événements [du 6 janvier]. Il n’y a aucun doute à ce sujet», a-t-il toutefois martelé dans l’enceinte du Sénat après l’acquittement de l’ancien président.

«Les personnes qui ont pris d’assaut ce bâtiment pensaient qu’elles agissaient selon les souhaits et les instructions de leur président», a déploré le leader républicain, qui a toutefois avancé que le Sénat n’avait pas le pouvoir de destituer un ancien président devenu «simple citoyen».

Plusieurs des autres républicains qui ont acquitté Donald Trump ont eux aussi invoqué l’argument constitutionnel.

Les sénateurs l’ont jugé coupable, à 57 voix contre 43, un seuil néanmoins insuffisant pour le faire condamner. Seuls sept républicains se sont joints aux démocrates.

Les républicains qui ont osé s’opposer à l’ancien président, que ce soit ces sept sénateurs ou les dix représentants qui ont appuyé la mise en accusation de Donald Trump, ont subi les foudres des partisans de leur parti. La base électorale de la formation affiche, très majoritairement, une loyauté sans faille à l’endroit de l’ex-président.

Plusieurs de ces élus ont fait l’objet de motions de censure adoptées par les instances républicaines locales.

Lutte pour l’orientation du parti

Donald Trump fait un signe de la main avant d'embarquer à bord de l'hélicoptère présidentiel Marine One, après avoir quitté la Maison-Blanche pour la dernière fois, peu après 8 h.

© AFP/MANDEL NGAN/Getty Images Donald Trump fait un signe de la main avant d’embarquer à bord de l’hélicoptère présidentiel Marine One, après avoir quitté la Maison-Blanche pour la dernière fois, peu après 8 h.

L’ex-président républicain a par ailleurs menacé de soutenir, «là où ce sera nécessaire et approprié», les candidats qui veulent «rendre sa grandeur à l’Amérique» (Make America Great Again, MAGA) et qui s’opposeront à des élus de la formation qui seront en campagne de réélection.

«Nous voulons un leadership brillant, fort, réfléchi et compatissant», a-t-il affirmé.

Dans une entrevue avec le Wall Street Journal publiée la veille, Mitch McConnell, lui, n’a pas exclu de s’impliquer dans le processus des élections primaires du parti en vue des élections de mi-mandat de 2022 afin d’améliorer les chances de ses troupes de reprendre le contrôle du Sénat.

Des républicains sortis victorieux lors des primaires de la formation ont ensuite perdu aux élections générales, a-t-il fait valoir.

Dans des districts qui ne sont acquis à aucun des deux camps, certains candidats, appréciés par la base républicaine, se sont ensuite heurtés à la fin de non-recevoir de l’ensemble des électeurs, qui trouvaient leurs positions trop extrêmes.

«Ce qui m’importe, c’est la capacité à être élu», a tranché le sénateur Mc Connell.

Ce dernier semble depuis les dernières semaines vouloir amener la formation à prendre ses distances avec un ancien président fort apprécié de la base électorale républicaine, mais qui a perdu deux fois le vote populaire.

Selon un reportage publié par le média The Hill avant le verdict, des sénateurs qui entendaient acquitter Donald Trump se réjouissaient cependant, sous le couvert de l’anonymat, que les démocrates l’aient mis en accusation, car ils estimaient qu’il sortirait discrédité de la procédure.

À l’issue du procès, le gouverneur du Maryland, le républicain Larry Hogan, très critique à l’endroit de Donald Trump, a prédit une «bataille pour l’âme du parti».

L’ancienne ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley a critiqué son ancien patron. Après l’assaut du Capitole, elle a déclaré dans une entrevue au site Politico que les républicains n’auraient «pas dû le suivre […] et l’écouter» et ne devraient «jamais laisser cela recommencer.»

Tous sont loin de partager cet empressement. Des alliés de Donald Trump, comme les sénateurs Lindsey Graham et Ron Johnson, ont au contraire blâmé le leader de la minorité au Sénat pour sa sortie de samedi.

Le résident de Mar-a-Lago reste «la force la plus puissante du parti», a assuré le sénateur Graham sur les ondes de Fox News, ajoutant que le mouvement «MAGA» devait se poursuivre.

Autre signe de la force du mouvement trumpiste, la décision des républicains de se ranger derrière leur controversée collègue conspirationniste Marjorie Taylor Greene, expulsée des comités de la Chambre des représentants auxquels elle siégeait.

Mitch McConnell avait déclaré qu’elle «ne vit pas dans la réalité» et a qualifié les théories du complot de «cancer pour le Parti républicain».

Liz Cheney, une des dirigeantes du parti à la Chambre, a au contraire, après son vote en faveur de la mise en accusation, essuyé une contestation de son leadership. Elle y a cependant survécu.

Avec Radio-Canada par  Sophie-Hélène Lebeuf 

États-Unis: Donald Trump souhaite se tourner vers la Cour suprême

novembre 4, 2020
WASHINGTON — Le président Donald Trump a déclaré qu’il portera le résultat de l’élection présidentielle à la Cour suprême, mais on ne sait pas exactement ce qu’il veut dire dans un pays où le décompte des votes se poursuit régulièrement au-delà du jour du scrutin, et où les États fixent en grande partie les règles à ce sujet.

© Fournis par La Presse Canadienne
«Nous allons nous adresser à la Cour suprême des États-Unis — nous voulons que tous les votes cessent», a déclaré M. Trump tôt mercredi.Mais le vote est terminé, c’est le décompte des voix qui se poursuit à travers le pays. Aucun État ne comptera les votes oblitérés après le jour du scrutin.

La campagne du candidat démocrate Joe Biden a qualifié la déclaration de M. Trump de «scandaleuse, sans précédent et incorrecte».

«Si le président met à exécution sa menace de saisir le tribunal pour essayer d’empêcher la compilation adéquate des votes, nous avons des équipes juridiques prêtes à se déployer pour contrer cet effort», a déclaré Jen O’Malley Dillon, responsable de la campagne de Joe Biden dans un communiqué. «Et elles prévaudront.»

L’expert en droit électoral Richard Hasen a écrit dimanche dans le magazine «Slate» qu’«il n’y a jamais eu de fondement pour affirmer qu’un bulletin de vote arrivant à l’heure ne pourra pas être compté si les responsables ne peuvent pas terminer leur décompte le soir des élections.»

Le professeur de droit électoral de l’Université d’État de l’Ohio, Edward Foley, a écrit sur Twitter mercredi: «Les votes valides seront comptés. (La Cour suprême) ne serait impliquée que s’il y avait des votes de validité douteuse qui feraient une différence, ce qui pourrait ne pas être le cas. L’état de droit déterminera le vainqueur officiel du vote populaire dans chaque État. Laissez l’état de droit fonctionner.»

Il n’existe aucun moyen de s’adresser directement à la Haute Cour pour une allégation de fraude. M. Trump et sa campagne pourraient alléguer des problèmes avec la façon dont les votes sont comptés dans les États individuels, mais ils devraient commencer leur combat juridique dans un État ou un tribunal fédéral inférieur.

Il y a un appel républicain en instance devant la Cour suprême afin de savoir si la Pennsylvanie peut compter les votes qui arrivent par la poste de mercredi à vendredi, une prolongation ordonnée par la plus haute cour de l’État à la suite de l’objection des républicains. Ce cas ne concerne pas les bulletins de vote déjà déposés et en la possession de responsables électoraux, même s’ils n’ont pas encore été dépouillés.

La Haute Cour a refusé avant les élections d’exclure ces bulletins de vote, mais les juges conservateurs ont indiqué qu’ils pourraient réexaminer la question après les élections. La Cour suprême a également refusé de bloquer une prolongation pour la réception et le dépouillage des bulletins de vote par anticipation en Caroline du Nord au-delà des trois jours fixés par la loi de l’État.

Même un petit nombre de votes contestés pourrait avoir de l’importance si l’un ou l’autre des États détermine le vainqueur de l’élection et que l’écart entre MM. Trump et Biden est si petit que quelques milliers de voix, voire quelques centaines, pourraient faire la différence.

Par la Presse canadienne avec Mark Sherman, The Associated Press

France: Laurent Wauquiez démissionne de la présidence des Républicains

juin 2, 2019

Laurent Wauquiez démissionne de la présidence des Républicains

Laurent Wauquiez sur le plateau de TF1, le 11 décembre 2017. Capture d’écran TF1

Une semaine après la déroute historique de la droite aux européennes, de nombreux élus en avaient appelé à un changement de direction. Le patron de Vaugirard a accédé à leur demande ce dimanche soir au 20H de TF1.

La pression était devenue intenable. Une semaine jour pour jour après la déroute historique des Républicains aux élections européennes (8,48%), Laurent Wauquiez a annoncé dimanche soir qu’il quittait la présidence du parti. «Au fond, pour le dire assez simplement: les victoires sont collectives, et les échecs sont solitaires. C’est comme ça. Il faut que je prenne mes responsabilités», a-t-il expliqué sur le plateau du 20H de TF1, avant d’officialiser une «décision mûrement réfléchie» et «indispensable» selon lui. «J’ai décidé de prendre du recul et (…) je me retire de ma fonction de président des Républicains», a-t-il tranché.

Assurant qu’il ne ressentait pas «la moindre amertume» ni «la moindre aigreur», le démissionnaire a souhaité éviter le «risque d’une guerre des chefs» qui se profile selon lui à droite. «Je ne veux pas être un obstacle, à aucun prix. (…) Je veux que la droite se reconstruise», a-t-il poursuivi, avant de confier s’être «remis en question» et s’être interrogé sur «l’écart entre ce (qu’il) est et l’image qui est donnée» de sa personne. «Sans doute, parfois, je suis trop dur. (…) Au fond de moi, ça n’est pas de la dureté mais de la détermination», a-t-il martelé. Avant de glisser qu’il allait désormais se consacrer à son mandat de président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce qui allait «sans doute» lui faire «du bien», tant il a été «blessé» par l’«épreuve» qu’il vient de «traverser».

Face aux sondages marquant une image de plus en plus contestée auprès des Français – contrairement à celle de François-Xavier Bellamy ; aux critiques répétées en Bureau politique et en réunion de groupe sur sa ligne stratégique ; à l’échec de sa proposition de lancer des «états généraux de la refondation» ; et aux appels de la majorité présidentielle aux élus LR pour qu’ils quittent le parti, le patron de Vaugirard a préféré jeter l’éponge pour se consacrer à la région Auvergne-Rhône-Alpes. En famille ce week-end, il a toutefois tenté d’échanger avec plusieurs ténors de LR au téléphone, sans parvenir à trouver d’autre solution que sa démission pour faciliter la reconstruction du parti. «À mon avis, Les Républicains sont morts. On devra recréer autre chose», persiste à penser un élu, membre de la direction. En attendant, selon les statuts de LR, c’est au vice-président délégué Jean Leonetti d’assurer l’intérim, le temps que la Haute Autorité organise une nouvelle élection.

En 1999, Sarkozy avait quitté la présidence du RPR après l’échec aux européennes

Ce mardi, le président du Sénat a par ailleurs prévu de lancer un «travail de reconstruction collective» autour des présidents de région – à l’exception de Xavier Bertrand (Hauts-de-France), qui n’a pas l’intention de s’y rendre -, ainsi que des présidents d’associations d’élus et des présidents de groupe de la droite et du centre. «Il faut bien trouver une solution! Ça prend l’eau de toute part», s’inquiétait un élu en fin de semaine dernière, alors que les municipales de 2020 approchent à grands pas. «Laurent Wauquiez c’est François Fillon en pire» se réjouissait d’ailleurs un ex-LR rallié à LREM, convaincu de pouvoir bénéficier «de l’effet repoussoir» du président de LR pour attirer de nombreux élus de droite dans le camp pro-Macron.

Pour éviter ce scénario, Valérie Pécresse avait été la première à évoquer publiquement l’éventuel départ de Laurent Wauquiez, dès lundi dernier. «Si j’étais à sa place, et vu la situation, sans doute que je démissionnerais», avait assuré la présidente LR de la région Île-de-France sur RTL. Avant de rappeler que Nicolas Sarkozy, en 1999, avait «pris très courageusement et avec beaucoup de panache la décision de démissionner» de la présidence du RPR, après avoir obtenu 12,9% des suffrages. «J’espère qu’à sa place j’aurais démissionné», avait abondé, quelques heures plus tard, le patron de la droite sénatoriale, Bruno Retailleau. Si Gérard Larcher n’avait quant à lui «appelé à la démission de personne», le président du Sénat avait toutefois souligné que Laurent Wauquiez faisait face à un «sacré défi» qui exige de se «remettre très profondément en question». «La logique gaulliste voudrait qu’il démissionne mais s’il ne le fait pas, les statuts le protègent», avait ajouté le deuxième personnage de l’État.

Le mandat de Wauquiez aura duré moins d’un an et demi

Ce dimanche encore, dans une interview au JDD , le président de la Commission des finances de l’Assemblée, Éric Woerth, avait appelé Laurent Wauquiez à «prendre ses responsabilités». «Ce n’est pas en mettant la poussière sous le tapis, en ayant peur des débats que nous nous en sortirons. Oui, il faut le dire. Il y a aussi un débat sur le leadership. Oui, il y a un rejet des Républicains aujourd’hui. Il faut affronter ce sujet de façon claire, sereine et responsable», appuyait l’ex-ministre du Budget.

Toutes ces déclarations se sont accompagnées du départ de quelques élus ainsi que de menaces de scission au sein du groupe LR à l’Assemblée. Au point de faire redouter à nombre d’élus que le parti devienne «de plus en plus rétréci». «Il n’y a plus de droite», jugeait même Nicolas Sarkozy dimanche soir dernier, en découvrant les résultats des européennes en petit comité. Si rien dans les statuts de LR ne pouvait contraindre Laurent Wauquiez à quitter son poste, c’est donc cette pression des parlementaires et des maires qui l’aura emporté… Un an et demi seulement après son élection à la tête du parti.

Par Le Figaro.fr avec Marion Mourgue

Trump contre Obama: dernier week-end de campagne aux Etats-Unis

novembre 3, 2018

Donald Trump à un meeting le 2 novembre 2018 à Huntington, en Virginie occidentale / © AFP / Nicholas Kamm

Donald Trump sillonne ce week-end les États-Unis pour tenter de sauver la majorité républicaine au Congrès lors des élections législatives de mardi, face à un Barack Obama sorti de sa réserve pour mobiliser les démocrates.

Le premier rendez-vous électoral national depuis l’élection du milliardaire new-yorkais déterminera qui contrôlera les deux chambres du Congrès jusqu’à la prochaine présidentielle, en novembre 2020, à laquelle le président ne cache pas qu’il entend se présenter.

Il y a huit ans exactement, M. Obama s’apprêtait à subir un raz de marée républicain à ses propres premières élections de mi-mandat: c’était la « révolution » de la mouvance conservatrice du Tea Party, au pic d’impopularité du président démocrate.

Cette année, le retraité a la cote et est la figure la plus recherchée des candidats démocrates, remplissant un rôle autrefois occupé par Bill Clinton.

« Je suis là pour une simple raison: vous demander d’aller voter », a lancé Barack Obama vendredi soir à Atlanta, en Géorgie, pour soutenir la femme qui pourrait devenir mardi la première gouverneure noire élue de cet Etat du Sud, Stacey Abrams.

« Les conséquences de l’abstention sont profondes, car l’Amérique est à la croisée des chemins », a-t-il déclaré. « Les valeurs de notre pays sont en jeu ».

Quant à Donald Trump, il n’a pas cité son nom, mais a dénoncé un discours visant selon lui à « tenter de vous faire peur avec toute sorte d’épouvantails ».

– Immigration –

Les candidats républicains recherchent également activement le soutien de Donald Trump, qui reste la personnalité la plus rassembleuse et populaire du parti.

Le président est depuis plusieurs semaines pratiquement tous les jours sur le terrain, espérant convaincre ceux qui ont voté pour lui il y a deux ans de revenir aux urnes.

Contrairement à ce que faisaient ses prédécesseurs, il assume explicitement le fait que les élections de mi-mandat soient un référendum sur sa personne.

Après deux meetings vendredi, Donald Trump a encore quatre rassemblements prévus ce week-end: Montana, Floride, Géorgie et Tennessee.

Accusé par les démocrates d’avoir décomplexé l’extrême-droite et d’avoir servi de catalyseur à l’attaque mortelle dans une synagogue de Pittsburgh, il fait campagne sur deux thèmes principaux: la bonne santé économique du pays, et la lutte contre l’immigration clandestine, qu’il lie à l’insécurité.

Barack Obama avec la candidate démocrate au poste de gouverneure de Géorgie, Stacey Abrams, le 2 novembre 2018 à Atlanta / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Jessica McGowan

« Un Congrès républicain signifie davantage d’emplois, moins de criminalité », a répété le président vendredi soir à Indianapolis.

« Une vague bleue égale une vague criminelle, c’est très simple », a-t-il martelé. « Et une vague rouge égale emplois et sécurité ».

Lui cite volontiers « Barack H. Obama », comme il l’a appelé vendredi soir, en soulignant par le geste l’initiale du deuxième prénom de M. Obama, pour Hussein. « Je l’ai regardé aujourd’hui, il n’y avait pas grand monde » à son meeting, a-t-il lancé.

– Participation en hausse –

Echaudés par la surprise de l’élection présidentielle de 2016, les médias américains se montrent plus prudents et évitent toute prédiction définitive à partir des sondages qui donnent un avantage national aux démocrates pour la chambre basse du Congrès.

Pour les 435 sièges de la Chambre des représentants, qui seront renouvelés pour deux ans, la course se concentre en fait sur une soixantaine de circonscriptions, les autres étant assez solidement ancrées chez l’un ou l’autre parti.

Quant au Sénat, 35 sièges sur 100 sont en jeu, pour des mandats de six ans. Hasard du calendrier, ces 35 Etats sont pour la plupart dans des régions conservatrices, ce qui complique toute reconquête démocrate.

Centrées autour de Donald Trump, ces élections semblent bénéficier d’un enthousiasme inédit pour un rendez-vous qui habituellement ne suscite qu’une participation de 40 à 45%, contre plus de 60% aux présidentielles.

Plus de 32 millions d’électeurs ont déjà voté, selon Michael McDonald, professeur à l’Université de Floride qui se spécialise dans le vote anticipé, autorisé par correspondance ou en personne dans la plupart des Etats américains.

C’est déjà 20% de plus que l’ensemble des votes anticipés aux élections de mi-mandat de 2014, selon lui, soit un enthousiasme similaire à ce que l’on voit aux scrutins présidentiels.

Romandie.com avec(©AFP / (03 novembre 2018 15h48)

États-Unis: Obama cible Trump et appelle à la mobilisation

septembre 7, 2018

L’ancien président américain Barack Obama, le 7 septembre 2018 à Urbana (Illinois) / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / SCOTT OLSON

Barack Obama a dénoncé vendredi avec virulence le lourd silence des républicains face aux dérives de Donald Trump, appelant les démocrates à se mobiliser à l’approche d’élections législatives cruciales.

« Qu’est-il arrivé au parti républicain? », a lancé depuis l’Illinois l’ancien président américain, accusant son successeur de « capitaliser sur la peur ».

Relativement discret depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier 2017, le 44e président des Etats-Unis avait jusqu’ici soigneusement évité de s’attaquer nommément au 45e.

Depuis l’Illinois –Etat qu’il a représenté au Sénat avant d’être élu à la Maison Blanche– il a décidé d’ôter les gants.

Evoquant la tumultueuse semaine que vient de vivre Donald Trump, l’ex-président démocrate de 57 ans a dénoncé l’idée selon laquelle « tout ira bien parce » qu’il y a des gens au sein de la Maison Blanche qui, secrètement, ne suivent pas les ordres de l’occupant du Bureau ovale.

« Ce n’est pas comme cela que notre démocratie doit fonctionner! », a-t-il tonné, dans une allusion aux récentes révélations faites par le journaliste d’investigation Bob Woodward dans un livre décrivant un président colérique, inculte, en permanence « contourné » par son équipe, qui tente d’éviter le pire.

Stigmatisant ces élus qui s’en tiennent à « de vagues déclarations de désapprobation quand le président fait quelque chose de scandaleux », il a déploré leur manque de cran, de colonne vertébrale.

« Ils ne rendent service à personne en soutenant activement 90% des trucs fous qui viennent de cette Maison Blanche et en disant: +Ne vous inquiétez pas, on évite les 10% restants+ », a-t-il martelé.

S’inquiétant d’une administration qui affaiblit les alliances des Etats-Unis et se rapproche de la Russie, M. Obama a aussi dénoncé les attaques répétées de son successeur républicain contre l’indépendance de la justice ou la liberté de la presse.

– Trump, « symptôme » d’une crise –

Après avoir dressé un tableau très sombre de la situation politique aux Etats-Unis, l’ancien président a aussi exprimé son espoir face à la mobilisation en cours.

« Dans cette noirceur politique, je vois un réveil des citoyens à travers le pays », a-t-il affirmé, lançant un appel à tous les démocrates à se rendre aux urnes lors des élections législatives de novembre.

« Vous devez voter car notre démocratie dépend de vous », a-t-il lancé.

« Si vous pensez que les élections n’ont pas d’importance, j’espère que les deux années écoulées ont modifié votre perception », a-t-il martelé. « Vous devez faire davantage que retweeter des hashtags, vous devez voter ».

Prenant par moments un ton plus strictement politique, il s’est étonné que son successeur s’attribue tous les mérites d’un soi-disant « miracle économique » américain.

« Quand vous entendez combien l’économie se porte bien, rappelons-nous simplement quand cette reprise a commencé », a-t-il souligné.

En déplacement à Fargo, dans le Dakota du Nord, Donald Trump n’a pas laissé passer l’occasion d’ironiser sur l’allocution de son prédécesseur.

« Je suis désolé, j’ai regardé mais je me suis endormi », a-t-il lancé dans les rires, avant d’accuser le démocrate d’essayer de s’attribuer les mérites « des choses incroyables qui se passent dans ce pays en ce moment ».

En jeu lors des élections du 6 novembre: les 435 sièges de la Chambre des représentants, un tiers de ceux du Sénat et les postes de gouverneur dans 36 Etats.

A deux mois du scrutin, les sondages prédisent une « vague bleue » (démocrate) et les républicains, aujourd’hui aux commandes du Congrès, redoutent de perdre la Chambre des représentants.

Pour Barack Obama, Donald Trump n’est en définitive que le « symptôme » d’une crise profonde et dangereuse, une forme de désaffection pour la politique qui menace ses fondements même.

« La plus grande menace pour notre démocratie n’est pas Donald Trump (…), c’est l’indifférence, le cynisme », a-t-il lâché dans un discours très applaudi.

L’ex-président, qui a jusqu’ici consacré l’essentiel de son temps à la rédaction de ses mémoires et à la mise en place de sa fondation à Chicago, retrouvera –temporairement– le chemin des estrades de campagne dans les semaines à venir.

Il sera en Californie samedi et dans l’Ohio jeudi.

L’ancienne Première dame Michelle Obama, immensément populaire, a elle aussi l’intention de monter en première ligne, avec des apparitions à Las Vegas et à Miami fin septembre.

Romandie.com avec(©AFP / (07 septembre 2018 22h55)

L’Europe, (nouvelle) ligne de fracture chez les Républicains

novembre 13, 2017

 

L’Europe, (nouvelle) ligne de fracture chez Les Républicains
Laurent Wauquiez et Alain Juppé ne sont pas d’accord sur l’Europe. Il s’agit là d’un désaccord parmi d’autres. @ Thierry Zoccolan / AFP
Alain Juppé a créé des turbulences samedi en évoquant une alliance avec Emmanuel Macron pour les Européennes de 2019. Preuve que sur ce sujet – comme sur d’autres -, les Républicains se déchirent.
 

Pas sûr que Les Républicains avaient besoin d’une nouvelle ligne de fracture. C’est pourtant bel et bien ce qu’a créé Alain Juppé, peut-être à son corps défendant, samedi en évoquant devant des journalistes un « grand mouvement central en vue » des Européennes 2019, par le biais d’une alliance avec Emmanuel Macron. Le maire de Bordeaux a depuis rétropédalé, mais le mal est fait. Le sujet est sur la table, et met en lumière le fait qu’il existe, sur l’Europe comme sur d’autres sujets, deux camps au sein des Républicains. Sauf que la prochaine échéance électorale d’importance, ce sont précisément les européennes, en 2019. Cela va arriver vite.  »

« On n’en est pas là ».

Alain Juppé a en tout cas créé un embarras certain en faisant l’éloge du président de la République. « Si Macron reste dans la ligne de son discours à la Sorbonne, je ne vois pas d’incompatibilité, a-t-il notamment déclaré ». Dimanche, il a démenti sur Twitter vouloir une alliance. « Liste commune avec E. Macron aux européennes ? On n’en est pas là », a écrit l’ancien Premier ministre. On a connu démenti plus vigoureux.

Une « erreur » pour Wauquiez.

Si Alain Juppé a ainsi reculé, c’est parce que son idée n’a pas vraiment plu dans son camp. Laurent Wauquiez, favori pour prendre la présidence des Républicains en décembre, l’a qualifiée d’ »erreur » dimanche sur France 3. « Nous ne partageons pas la même vision de l’Europe qu’Emmanuel Macron », a affirmé le président d’Auvergne-Rhône-Alpes. « C’est dangereux et contre-productif », s’alarme de son côté Geoffroy Didier, directeur de campagne de Laurent Wauquiez, dans Le Monde. « Car en donnant l’impression qu’il n’y a qu’une seule voie possible sur l’Union européenne, le macronisme, il fait de l’extrémisme la seule alternative possible. »

Même Valérie Pécresse, tenante d’une ligne modérée, comme Alain Juppé, a renvoyé dans les cordes le maire de Bordeaux. « Des pro-Européens, il y en a toujours eu à gauche et à droite. François Mitterrand était pro-Européen, je n’ai jamais voté pour une liste socialiste » aux européennes, a souligné la présidente d’Ile-de-France dimanche sur Europe 1.

Mais attention à ne pas trop critiquer Alain Juppé. Certains veillent au grain, à l’image de Dominique Bussereau. « La parole d’Alain Juppé est tellement forte qu’elle est parfois détournée par les tenants d’une ligne tellement droite qu’ils en viennent à ignorer toute nuance », écrit ainsi le président de la Charente-Maritime sur Twitter.  Démontrant par là même que le sujet est potentiellement explosif.

« On va avoir des débats sur l’Europe ».

Il l’est d’autant plus que sur le fond, les divergences sont réelles. A l’opposé d’un Alain Juppé europhile, puisque sur la même ligne qu’Emmanuel Macron,  Laurent Wauquiez est lui volontiers tenté par l’euroscepticisme. Dans un ouvrage datant de 2014, Europe, il faut tout changer, le probable futur président des Républicains disait tout le mal qu’il pendant de l’UE sous sa forme actuelle, son fonctionnement et ses traités, Schengen en tête. Le 25 octobre dernier, lors d’un meeting, il fustigeait encore « l’Europe passoire, qui assiste passive à des vagues migratoires au-delà de la raison ».

Deux lignes qui ont tout l’air d’être irréconciliables coexistent donc au sein de la droite. Et cela a parfois été destructeur dans le passé. S’il commence à être lointain, le souvenir de 1999 demeure. A l’époque, la droite s’était déchirée entre les souverainistes, incarnés par Charles Pasqua et Philippe de Villiers, et les pro-UE, incarnés par Nicolas Sarkozy. Résultat : la liste socialiste, portée par un certain François Hollande, arrivée en tête, devant les deux listes de droite. Un camouflet qui a laissé des traces.  « Ce que je dis, c’est qu’on va avoir des débats sur l’Europe », a admis, lucide, Laurent Wauquiez sur France 3. Dégager une ligne claire s’annonce coton.

D’autres fractures.

D’autant que cette fracture s’ajoute à d’autres. La plus béante concerne l’attitude à adopter vis-à-vis d’Emmanuel Macron. Avec à la clé la constitution d’un groupe à part à l’Assemblée nationale, les Constructifs, et en point d’orgue l’exclusion pure et simple, mais longtemps contestée, de personnalités tels qu’Edouard Philippe, Gérald Darmanin et Thierry Solère.

C’est sans doute la divergence la plus spectaculaire, mais pas la plus sérieuse. Car c’est sur la ligne politique que Les Républicains se déchirent. Pour beaucoup, Laurent Wauquiez penche trop à droite, et ses liens assumés avec Sens commun déragent les tenants d’une droite modérée. Alain Juppé est évidemment de ceux-là. En mettant l’Europe sur la table, l’ancien Premier ministre a mis Laurent Wauquiez en position délicate. Il n’est pas impossible que c’était là l’objectif recherché.

Europe1.fr

États-Unis: les républicains renoncent à voter sur l’abrogation d’Obamacare

septembre 26, 2017

Le sénateur républicain Lindsey Graham à Washington, le 13 septembre 2017 / © AFP / JIM WATSON

La majorité républicaine du Sénat américain a renoncé mardi à voter cette semaine sur un projet d’abrogation partielle de la loi sur la couverture maladie de Barack Obama, faute de consensus au sein du parti et malgré la pression imposée par Donald Trump.

Les deux sénateurs coauteurs du projet de réforme l’ont annoncé à la presse au Capitole après une réunion de groupe, culmination de huit mois de tergiversations et de batailles internes au Congrès. Abroger « Obamacare » était l’une des grandes promesses électorales du parti républicain depuis l’adoption de la loi démocrate en 2010, un engagement repris par Donald Trump durant sa campagne.

« Nous avons décidé, puisque nous n’avons pas les voix, de reporter le vote », a déclaré Bill Cassidy, entouré de l’état-major républicain du Sénat.

« Nous y arriverons un jour », a ajouté son collègue Lindsey Graham.

Le chef de la majorité, Mitch McConnell, a immédiatement tourné la page et confirmé que la priorité était désormais la réforme des impôts désirée à la fois par les républicains du Congrès et par le président américain.

Les républicains n’avaient en réalité guère le choix après la défection annoncée de trois des 52 sénateurs de la majorité, sur un total de 100 sièges, ce qui empêchait mathématiquement un succès.

En juillet, une version précédente avait été rejetée par le Sénat, là encore en raison de défections, notamment de John McCain.

La nouvelle mouture de la réforme, dite Graham-Cassidy, n’aurait pas aboli entièrement Obamacare, mais aurait supprimé des pans entiers de la loi, ce qui aurait conduit, selon le Bureau du budget du Congrès, à la sortie de millions de personnes du système de couverture-maladie.

Romandie.com avec(©AFP / 26 septembre 2017 20h41)

France: des proches de Sarkozy demandent à Fillon de se choisir « un successeur » (sources concordantes)

mars 6, 2017

Paris – Des proches de l’ancien président de droite Nicolas Sarkozy ont demandé lundi à François Fillon, candidat à l’élection présidentielle française empêtré dans une affaire d’emplois présumés fictifs, de se choisir « un successeur ».

« La ligne politique de Fillon est la bonne mais ce dernier ne pouvant plus assurer l’unité de la famille politique de la droite et du centre, nous lui demandons de prendre ses responsabilités et de se choisir lui-même un successeur », ont expliqué des proches de Nicolas Sarkozy à l’issue d’une réunion avec l’ancien chef d’Etat.

Plus tôt dans la journée, l’ex-Premier ministre Alain Juppé, pressé par une partie de son camp de suppléer François Fillon, a annoncé qu’il renonçait à être candidat.

« Sarkozy a également exclu très clairement d’être candidat lui-même », a précisé l’une des sources.

« La position de Sarkozy est très claire: on ne plante pas de poignard dans le dos de Fillon, on veut l’unité de la famille politique de la droite et du centre, nous souhaitons que ce soit le projet de Fillon qui reste notre projet », a indiqué une autre de ces sources.

Après la primaire de droite en novembre, M. Fillon, 63 ans, était donné favori pour succéder en mai au président socialiste François Hollande mais le scandale déclenché par les salaires perçus par son épouse Penelope et deux de ses enfants avec des contrats d’assistants parlementaires a précipité sa chute dans les sondages.

Après plusieurs semaines d’enquête, il est convoqué par les juges le 15 mars en vue d’une probable inculpation.

Cherchant une légitimité auprès des électeurs face à ce qu’il dénonce un « complot », le candidat a réuni dimanche des dizaines de milliers de partisans à Paris. Il reste farouchement décidé à se maintenir, convaincu que son projet « est le seul qui puisse permettre le redressement national ».

Mais plus de 300 élus de droite et du centre lui ont retiré leur soutien, alarmés par sa chute dans l’opinion : selon de récents sondages, François Fillon est donné éliminé au premier tour le 23 avril, en troisième position derrière la chef d’extrême droite Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ex-ministre du gouvernement socialiste repositionné au centre.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mars 2017 13h51)

France/Affaire Fillon: Juppé a de plus en plus une tête de plan A

mars 2, 2017

Alain Juppé, le 13 février 2017 à Bordeaux.

Alain Juppé, le 13 février 2017 à Bordeaux.afp.com/Nicolas TUCAT

Chez Les Républicains, une partie des élus considèrent que François Fillon a franchi la ligne rouge en maintenant sa candidature malgré sa probable mise en examen. Ils en appellent désormais explicitement au maire de Bordeaux qu’ils veulent parrainer, tandis que ce dernier reste silencieux.

Les élus LR vont-ils réussir à faire renoncer François Fillon? Le « jusqu’au-boutisme » du candidat à la présidentielle et l’appel à manifester pour le soutenir dimanche provoquent depuis mercredi des désistements à la chaîne au sein de ses équipes.

Depuis des semaines, les tentatives de putsch achoppaient sur l’émergence d’un plan B en raison des divisions des ténors du parti sur le nom qui doit sortir du chapeau. Mais la donne pourrait bien changer avec les derniers événements. Des élus multiplient les initiatives ce jeudi. Ils en appellent au « sursaut républicain des élus de droite » qui, selon eux, doit aboutir à la candidature d’Alain Juppé. Lequel, pour l’instant, reste silencieux sur ses intentions.

Ménager un recours en cas de renoncement

En pointe dans la fronde depuis le début des ennuis judiciaires de François Fillon, le député du Rhône Georges Fenech, proche de Nicolas Sarkozy, a appelé sur FranceInfo tous les élus responsables dans ce pays, c’est-à-dire les maires, les conseillers régionaux, les conseillers départementaux, les conseillers métropolitains, à adresser au Conseil constitutionnel leur parrainage pour Alain Juppé« .

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« J’ai déjà tiré toutes les sonnettes d’alarme mais c’est la première fois que j’appelle à soutenir un candidat en particulier. Ces parrainages, à titre conservatoire, nous permettrons d’avoir un recours possible avec Alain », ajoute-t-il, auprès de L’Express. En effet, le timing s’annonce serré, le date butoir pour le dépôt des précieux sésame étant fixée au 17 mars,

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« Il faut qu’Alain Juppé soit appelé », plaide également Fabienne Keller, l’ancienne maire de Strasbourg, dans une interview à 20 Minutes. Au Sénat, cette proche du maire de Bordeaux, fait également circuler un texte appelant au « sursaut collectif » parmi ses collègues parlementaires.

Autre visage de la « fronde », Philippe Gosselin confirme auprès de L’Express, des « échanges nombreux entre les élus prudents, pour ne pas envenimer les choses ». Fin janvier, le député de la Manche avait déjà lancé un appel au maire de Bordeaux « pour qu’il réfléchisse à la possibilité de prendre le relais » dans la course à la présidentielle. Mais l’aventure avait long feu et Alain Juppé avait opposé son veto à cette option, coupant l’herbe sous le pied de ses soutiens. « Tout était prêt. Plusieurs dizaines de députés avaient signé cet appel », avait alors expliqué le parlementaire à L’Express, persuadé d’avoir servi de « fusible ».

Les lemairistes dans la boucle

Et l’ancien Premier ministre pourrait bien compter sur l’un de ses concurrents lors de la primaire à droite, Bruno Le Maire. Le député de l’Eure et ses soutiens, parmi lesquels les députés Laure de La Raudière, Franck Riester ou le maire de Reims Arnaud Robinet, ont fait partie des premiers à quitter le navire après la conférence de presse de François Fillon mercredi midi.

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Contacté par L’Express, Franck Riester assure suivre l’initiative de George Fenech « avec bienveillance » et a publié sur Twitter son parrainage d’élu en faveur du maire de Bordeaux. Même démarchez chez « Les jeunes avec Bruno Le Maire » qui ont annoncé la « décision collective » de se retirer de la campagne de François Fillon. En attendant le ralliement officiel de Bruno Le Maire? « La journée n’est pas terminée.. », promet-on dans son entourage.

Le maire de Bordeaux est « disponible »

Seulement voilà, Alain Juppé refuse de bouger publiquement et attends encore et toujours le feu vert de François Fillon. En coulisse, toutefois, le maire de Bordeaux n’exclut plus désormais « clairement et définitivement » d’être un recours dans l’éventualité d’un retrait du candidat de la droite. Et son soutien à la campagne se limite au strict minimum. Selon nos informations, lors de son échange téléphonique avec François Fillon mercredi, le maire de Bordeaux a rappelé au candidat qu’il était « disponible »: « Je n’envisage pas de bouger avant que tu me le demandes officiellement », a-t-il assuré. « Il attendait de savoir quelle était la position de Fillon et pensait, avant de l’avoir au téléphone, qu’il était sur le point d’abandonner », a également indiqué un de ses intimes à L’Express.

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Les partisans du « plan A comme Alain » y croient: le maire de Bordeaux pourrait s’appuyer sur un « tronc commun » programmatique, capable de ménager la ligne centre-droit d’Alain Juppé et celle plus radicale de François Fillon. « Les différences sont à la marge, sur l’essentiel ils sont d’accord et c’est d’ailleurs pour cela que toute notre famille politique avait pu se rassembler autour du vainqueur à l’issue de la primaire. Nous n’aurons pas la moindre difficulté à nous entendre sur un ‘tronc commun' », assure un juppéiste, auprès de L’Express. Selon ses proches, la mairie de Bordeaux a reçu ce jeudi « depuis 7h30 du matin des centaines d’appels d’élus et de militants » le pressant de se présenter.

« Il y a un mois, on cherchait à s’accorder sur un plan B. Là, c’est plutôt: on le vire et on verra bien qui on met à la place, l’important, pour tous les courants de LR, c’est d’éviter la honte à la présidentielle », a explique une autre source LR à l’AFP, qui voit une issue se « dessiner autour de Juppé », qui ne serait plus visé par un veto de Nicolas Sarkozy. Reste à trouver quelqu’un pour annoncer la mauvaise nouvelle à François Fillon: « Seul quelqu’un de son premier cercle pourra prendre cette responsabilité. Peut-être Gérard Larcher ou Bernard Accoyer, mais là encore ça s’annonce très délicat… », déplore, auprès de L’Express une parlementaire LR.

Lexpress.fr par Lucas Burel

Trump critique les républicains du Congrès après une réforme éthique décriée

janvier 3, 2017

Washington – Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a critiqué mardi les parlementaires de son parti qui ont discrètement réduit les pouvoirs de l’organisme indépendant chargé d’enquêter sur les violations éthiques des élus.

Le groupe majoritaire a adopté lundi soir, jour férié aux Etats-Unis, un changement du règlement intérieur, que toute la Chambre est appelée à adopter mardi lors de sa rentrée parlementaire.

Le Bureau d’éthique parlementaire, créé en 2008 après des scandales de corruption, n’est pas supprimé mais sera renommé et il passera avec cette réforme dans le giron des parlementaires, qui auront le pouvoir de mettre fin à des enquêtes. Il n’aura plus le droit de communiquer. Des élus se plaignaient que le bureau, en enquêtant sur eux, n’aient pas respecté la présomption d’innocence.

Avec tout ce que le Congrès a à faire, doivent-ils vraiment faire de l’affaiblissement de l’organisme d’éthique indépendant, aussi injuste soit-il, leur premier acte et première priorité, a-t-il écrit sur Twitter mardi. Concentrez-vous sur la réforme fiscale, la santé et toutes les autres choses bien plus importantes!

Le vote en catimini a mis mal à l’aise les dirigeants républicains, qui avaient pris position contre, et a provoqué un tollé chez les associations de lutte pour la transparence en politique et chez la minorité démocrate.

Les républicains disent qu’ils veulent curer le marigot, mais le soir précédant la rentrée du nouveau Congrès, les républicains ont éliminé le seul organisme de supervision éthique indépendant de leurs actes, a tonné Nancy Pelosi, chef des démocrates de la Chambre. L’éthique est la première victime du nouveau Congrès républicain, a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La conseillère de Donald Trump Kellyanne Conway a reconnu mardi sur MSNBC que le vote avait été une surprise. Le président élu républicain a fait campagne pour curer le marigot de Washington en luttant contre l’influence des lobbyistes.

Romandie.com avec(©AFP / 03 janvier 2017 16h19)