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Rwanda/Congo: Le président Paul Kagame en visite officielle à Oyo

février 17, 2013

Le chef de l’Etat rwandais est arrivé ce 16 février 2013 à Oyo, localité située à 400km au nord de Brazzaville pour une visite de 48heures. Il a été accueilli à l’aéroport d’Ollombo aux environs de 12heures (heure locale) par son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso.


Le président Paul Kagame en visite officielle à Oyo
Le programme de la visite du président Kagame en terre congolaise prévoit un tête-tête avec le chef de l’Etat congolais, le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe de Mme Edith Bongo Ondimba, la visite des palmeraies et des ranchs du président Sassou N’Guesso.

Au cours de leurs échanges, les deux chefs d’Etat dont les pays appartiennent à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) évoqueront certainement les questions de coopération bilatérale et de sécurité à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi que dans d’autres pays d’Afrique.

La République du Congo et le Rwanda entretiennent de bonnes relations d’amitié et de coopération. Depuis l’année dernière, la compagnie aérienne rwandaise assure la liaison entre Kigali et Brazzaville en vol passagers. Les gouvernements des deux pays entendent établir une ligne cargo entre Pointe-Noire et la capitale rwandaise.

La dernière visite du président Kagame au Congo remonte en 2011, alors qu’en novembre 2012, le chef de l’Etat congolais a effectué une visite officielle à Kigali.

 
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Congo: Port d’insignes de grade aux nouveaux généraux par le Chef de l’État

février 5, 2013

Le président de la République, chef suprême des armées, Denis Sassou N’Guesso, qui avait signé une dizaine de décrets portant promotions de deux généraux et nominations au grade de général de 8 colonels des Forces armées congolaises (FAC) et de la police nationalea, a procédé ce 5 février 2013 au port d’insignes de grade aux officiers de la force publique récemment promus généraux.


Port d’insignes de grade aux nouveaux généraux
Marquée par une parade militaire, la cérémonie s’est déroulée à l’esplanade du Palais des congrès à Brazzaville, en présence des membres du haut commandement de la force publique, des attachés de défense près des ambassades accréditées en République du Congo, des parents et amis des nouveaux promus, ainsi que d’autres personnalités.Au total, huit officiers colonels des Forces armées congolaises (FAC) et de la police nationale ont été élevés au grade de général de brigade. Il s’agit, pour le compte de la police nationale, de Ombeli Michel, Bouiti Jacques Antoine, Philippe Obara et Albert Ngoto promus au grade de général de police de première classe.

Pour ce qui concerne les FAC, les nouveaux promus sont Ebadep Myllah Grégoire (armée de terre), Mopendza Ambroise (armée de l’air), Nianga Ngatse Mbouala (armée de terre), Bangui Mathias (marine nationale).

Par ailleurs, le chef de l’Etat congolais a fait porter les galons à deux généraux promus en grade supérieur, notamment le vice-amiral Jean Dominique Okemba et le général de police de 2ème classe Jean François Ndenguet.

Au titre des généraux promus :

1- Contre-amiral Jean Dominique Okemba promu au grade de vice-amiral (marine nationale)
2- Général de police de 1ère classe Jean François Ndenguet promu au grade de général de police de 2ème classe.

Pour les colonels promus :

1- Colonel Ebadep Myllah Grégoire promu au grade de général de brigade (armée de terre)
2- Colonel de police Bouiti Jacques Antoine promu au grade de général de police de 1ère classe
3- Commissaire-colonel Mopendza Ambroise promu au grade de général de brigade aérienne (armée de l’air)
4- Colonel de police Ombeli Michel promu au grade de général de police de 1ère classe
5- Colonel Nianga Ngatse Mbouala promu au grade de général de brigade (armée de terre)
6- Capitaine de vaisseau Bangui Mathias promu au grade de contre-amiral (marine nationale)
7- Colonel de police Obara Philippe promu au grade de général de police de 1ère classe
8- Colonel de police Ngoto Albert promu au grade de général de police de 1ère classe.

 
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Hommage officiel à l’ancien syndicaliste Louis Gondou

janvier 25, 2013

Décédé le 12 janvier dernier à la suite d’une longue maladie, l’ancien numéro un de la Confédération syndicale des travailleurs du Congo (CSTC), Louis Gondou a été inhumé le 25 janvier à Brazzaville, après une cérémonie d’hommage officiel organisée au Palais des congrès, en présence des membres du gouvernement, des responsables syndicaux, des parents, amis et connaissances.


Hommage officiel à l’ancien syndicaliste Louis Gondou
Né dans le district de Bétou dans le département de la Likouala, Louis Gondou fait partie des personnages ayant marqué l’histoire du syndicalisme en République du Congo. Cet ingénieur géomètre formé en France a réalisé sa carrière administrative au sein de la mairie de Brazzaville.

Il y a notamment assumé les fonctions de directeur des relations extérieures et des pompes funèbres, conseiller technique et aux transports du maire de la capitale congolaise. Louis Gondou a été l’un des dirigeants de la Confédération syndicale congolaise (CSC), ancienne centrale syndicale unique.

En 1993, il a créé la CSTC et assumé les fonctions de président de cette centrale syndicale jusqu’en 2003. A la tête de la CSTC, actuellement centrale syndicale la plus représentative du pays, Louis Gondou a su plaider les intérêts des travailleurs congolais auprès du gouvernement.

Dans l’oraison funèbre, le secrétaire général de la CSTC, Elo Belo Belard, a indiqué que l’illustre disparu était un syndicaliste émérite et l’un des artisans du renouveau syndical au Congo.

«Il sera alors l’un des artisans du renouveau syndical avec la restauration du multi syndicalisme, corollaire du pluralisme démocratique. C’est ainsi qu’il sera l’un des cofondateurs de la CSTC et premier président de cette centrale», a-t-il ajouté.

Congo: Dernier hommage au général Emmanuel Avoukou

janvier 23, 2013

La nation congolaise a rendu ce 23 janvier à Brazzaville, un hommage solennel au commandant de la garde républicaine, le général de brigade Emmanuel Avoukou, décédé le 16 janvier dernier à la suite d’un arrêt cardiaque.


Dernier hommage au général Emmanuel Avoukou
La cérémonie de recueillement s’est tenue à l’esplanade du Palais des congrès en présence du couple présidentiel, des membres du gouvernement, du cabinet du chef de l’Etat et du haut commandement militaire ; des présidents des institutions constitutionnelles, des attachés de défense des ambassades accréditées en République du Congo ; des parents et connaissances du disparu ; ainsi que de plusieurs autres personnalités.

Après le recueillement et le dépôt des gerbes de fleurs devant la dépouille de l’illustre disparu, le cortège funèbre s’est ébranlé vers l’aéroport international Maya-Maya où le corps devrait être transporté à Makoua, dans le département de la Cuvette, pour inhumation.

Mais, peu avant le départ du cortège, le commandant de la gendarmerie nationale, le général de brigade Paul Victor Moigny a, dans l’oraison funèbre, évoqué la mémoire du général Avoukou. Selon lui, le commandant de la garde républicaine fut un grand homme, un humaniste.

«Homme affable et d’une très grande humilité, cet officier a toujours su se sacrifier et donner aux autres ce qu’il obtenait. Nombreux pères de familles ; nombreuses mères, nombreux jeunes ou autres retiendront qu’ils ont pu tirer leur enfant de la mort, payer les études pour leurs progénitures, assurer leur quotidien grâce à ce cœur constamment ouvert qui ne puisait tout son bonheur que dans le bonheur qu’il apportait à autrui», a-t-il renchéri.

Né le 17 juin 1955 à Loboko dans le district de Mossaka (Cuvette), Emmanuel Avoukou a étudié au lycée Champagnat de Makoua. Après son baccalauréat série D, il s’inscrit à la faculté des sciences de l’université Marien Ngouabi de Brazzaville où il obtient une licence en sciences naturelles.

Sur le plan militaire, il a été à l’école militaire interarmes unifiée d’Odessa en ex-URSS et à l’académie du génie militaire à Moscou (Russie). Emmanuel Avoukou est détenteur d’une maîtrise en sciences militaires et d’un diplôme d’ingénieur en construction des ouvrages militaires. Il a évolué au bataillon du génie des Forces armées congolaises (FAC) avant d’arriver à la garde républicaine. C’est le 17 juin 2011 qu’Emmanuel Avoukou a été promu au grade de général de brigade.

«La mort ne frappe pas les morts, elle ne frappe que les vivants. Pour nous, soldats, nous sommes réputés prêts à l’affronter au quotidien, à flirter en tout temps avec elle, et même ne plus la redouter. Le général Emmanuel Avoukou n’est pas mort parce que le soldat ne meurt pas. Simplement, il ne boit plus à la gourde et ne mange plus à la gamelle de son frère d’arme. Il n’est plus présent au rassemblement mais son arme est au râtelier, sa pelle et son sac à dos sont au magasin», a dit Paul Victor Moigny.

 
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Côte d’Ivoire: Messe de requiem du Nonce apostolique Mgr Ambrose Madtha

décembre 14, 2012

Avant son inhumation aujourd’hui en Inde son pays d’origine : l’Église catholique et la nation ont rendu hier un vibrant hommage au Nonce apostolique Mgr Ambrose Madtha.

Le chef de l`Etat, SEM Alassane Ouattara a assisté à la messe de requiem du Nonce apostolique, Mgr Ambrose Madtha.

Jeudi 13 décembre 2012. Abidjan. Cathédrale Saint-Paul, Plateau. Levée de corps du Nonce apostolique, Mgr Ambrose Matha, en présence du chef de l`Etat, SEM Alassane Ouattara.

L’hommage de l’église et de la nation à Mgr Madtha

Le Nonce apostolique, Mgr Ambrose Madtha, est désormais commandeur dans l’ordre du mérite national à titre posthume. Celui que le peuple abbey a baptisé ‘’Viagnon’’ qui signifie ‘’l’Agneau’’, a reçu hier l’hommage de l’église et de la nation à la cathédrale Saint-Paul du Plateau.

Avant que la Grande chancelière, Henriette Dagri-Diabaté, ne l’élève à ce rang, le chef de l’Etat Alassane Ouattara et la première Dame, Dominique Ouattara, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, les membres du gouvernement, les présidents d’institutions, les représentants du corps diplomatique, l’archevêque d’Accra, les évêques, les prêtres et les responsables des autres confessions religieuses, se sont tous inclinés devant la dépouille du disparu.

Les fidèles ont accouru de toutes les paroisses pour pleurer leur guide de proximité. La chancelière retient de lui, un homme de paix : «c’était un privilège d’avoir un doyen du corps diplomatique jeune et dynamique. Que son martyre mette fin aux souffrances des peuples de l’Ouest». Pour la vice-doyenne du corps diplomatique, Isabelle Iboula N’Gangueli, ambassadeur de la République du Congo, le représentant du Saint Siège était «un homme d’une grande simplicité et d’humilité. C’était un homme gai plein d’humour aussi. Il a contribué à la réconciliation et il a posé de nombreuses actions sociales.»

L’inhumation du regretté a lieu aujourd’hui en Inde, son pays d’origine, toujours en présence de membres du gouvernement et des représentants de l’Église catholique de Côte d’Ivoire.

Dans son homélie au cours de la messe de requiem, Mgr Jean-Pierre Kutwa, archevêque d’Abidjan, a invité à la réconciliation pour laquelle le défunt a toujours œuvré. « Décidons, en mémoire de celui que nous pleurons, de nous mettre ensemble, d’accepter nos différences, de regarder plutôt ce qui peut nous unir et d’ignorer ce qui pourrait mettre à mal notre cohésion», a exhorté le responsable du diocèse d’Abidjan. Aux fidèles, il a recommandé de ne pas se laisser abattre car, a-t-il argumenté, Jésus est la résurrection et la vie ; celui qui croit en lui vivra, même s’il meurt. «Nous croyons que notre frère Ambrose Madtha ressuscitera. Qu’il repose auprès de Dieu, là où il n’y a ni pleurs, ni douleurs, ni souffrance », est convaincu Mgr Jean-Pierre Kutwa.

Les pères Norbert Abékan, curé de la paroisse Notre Dame de la Tendresse de la Riviera et Jérémie Alofa, secrétaire général de la conférence épiscopale, de même que Martial Eba, un laïc engagé, ont rendu, la veille, un témoignage rempli d’émotions sur la disponibilité du prélat. Les obsèques du chauffeur, Oussény Compaoré, qui a aussi péri au cours de l’accident ayant emporté le Nonce samedi dernier, ont lieu ce matin à Treichville.

Nord-Sud

LE MCDDI : HIER, AUJOURD’HUI ET DEMAIN

novembre 29, 2012

 

jalessaillantDans l’histoire des partis politiques créés dans notre pays, avant l’accession du Congo à l’indépendance, les tous premiers sont le Parti Progressiste Congolais (PPC) du président Félix Tchicaya, le Mouvement Socialiste Africain (MSA) du président Jacques Opangault, l’Union pour la Défense Des Intérêts Africains (UDDIA) du président Fulbert Youlou, premier président de la République du Congo indépendant. Le Mouvement National de la Révolution (MNR) et le Parti Congolais du Travail (PCT) sont des partis politiques jeunes créés après l’indépendance et dont on connait les origines et qui, malheureusement, sont caractérisés par la violence qui les habite, notamment et particulièrement le PCT.

Durant toute la période du monopartisme incarnée par le MNR, de 1963 à 1968, et par le PCT, de 1969 jusqu’à 1989, aucun autre parti ne pouvait être créé sur le territoire national. Le monopartisme dictant sa loi et monopolisant la scène politique, sans concession et sans partage.

Il faudra, après bien des péripéties et des vicissitudes parfois douloureuses et macabres, attendre 1989 et le courage d’un homme, Bernard BAKANA-KOLELAS, pour braver le diktat du monopartisme sous la férule du PCT et voir la naissance d’un parti politique libre et indépendant. Ce parti, c’est le Mouvement Congolais pour la Démocratie et le Développement Intégral (MCDDI), créé le 3 août 1989, deux ans avant la tenue, à Brazzaville, de la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Autant dire, qu’après l’instauration du système monolithique en 1963, le MCDDI est, de tous les partis politiques agissant au Congo, le premier et le seul parti congolais qui ne doit pas son existence et sa vie à la Conférence nationale souveraine.

Aujourd’hui, après les événements tragiques, dramatiques qui ont endeuillé le pays avec les coups d’Etat et les guerres successives de 1993 à ce jour, le MCDDI est, non seulement orphelin de son président-fondateur, mais voué à une mort certaine si, telle que la situation se présente, ses militants ne se réveillent pas et ne prennent pas en main, le destin et la destinée de leur parti.

Après le décès et les obsèques de son président-fondateur, Bernard BAKANA-KOLELAS, il était convenu que le parti tiendrait son premier Congrès de son histoire après les élections législatives en perspective à l’époque. Depuis, beaucoup d’années se sont écoulées, beaucoup d’élections présidentielles que législatives aussi. Et le MCDDI n’a toujours pas tenu son Congrès. Il convient, en effet, de rappeler au passage que depuis sa création, les membres de toutes les instances du parti mises en place n’ont jamais été élus par un Congrès statutaire. Ils ont toujours été nommés. Mais, dans l’intervalle, en lieu et place d’un Congrès, il est intervenu une instance non statutaire, c’est-à-dire non prévue dans les Statuts du MCDDI. Cette instance a pris le nom de CONVENTION au cours de laquelle il a été désigné voire coopté des membres du Comité National et du Bureau Exécutif National (BEN) que je considérerais comme illégaux du fait qu’ils ont été élus par une instance fabriquée de toutes pièces et non statutaire.

J’ai beau parcourir les Statuts du MCDDI, nulle part je ne trouve un quelconque article faisant état ou évoquant la tenue ou l’organisation d’une CONVENTION en lieu et place d’un CONGRES STATUTAIRE. A moins que, depuis cette Convention, les nouveaux dirigeants issus de cette Convention, aient pris la liberté de modifier les Statuts du parti, à l’insu de tous les militants du MCDDI. Il est vrai aussi que nombreux sont les militants qui ont été écœurés, et le sont encore aujourd’hui, par la façon on ne peut plus cavalière avec laquelle le parti est dirigé et avec laquelle certains militants de la première heure ont été éconduits, voire éjectés, préférant les remplacer par des « militants plus dociles ».

Dans une de ses nombreuses déclarations, voici ce qu’avait dit le président-fondateur du MCDDI, M. Bernard BAKANA-KOLELAS :

« Militants et sympathisants du MCDDI,

Générations congolaises présentes et futures,

Je vous salue et vous adresse ce message :

Patriotes Congolais, voici que souffle l’ère du renouveau démocratique tant attendu, l’ère de la liberté, de la justice, de la fraternité, l’ère des droits de l’homme pour la défense desquels Matsoua André Grenard, Kiélé Tenard, Constant Balou, Abbé Fulbert Youlou et tant d’autres illustres fils de notre beau pays, se sont sacrifiés. Moi, Bernard KOLELAS, j’ai lutté toute ma vie politique pour ces valeurs là, pour ces valeurs qui fondent le respect et la dignité de la personne humaine. C’est pour cela qu’inlassablement j’ai combattu le communisme, jusque dans sa substance dès son installation dans le pays car j’étais convaincu que ce régime déshumanisant conduirait notre société vers un abîme sans fond.

Vingt sept ans de lutte, envoyé en prison neuf fois, deux fois condamné à mort, j’ai connu les traitements les plus inhumains, les plus cruels et les plus dégradants, comme les tortures au courant électrique. Tout cela pour avoir pris le ferme engagement de défendre les hautes valeurs sociales, morales et spirituelles menacées, pour avoir voulu libérer le peuple qui se trouvait dans les fers du monopartisme totalitaire et fasciste, mais aussi pour tous ceux qui ont mené le même combat jusqu’au sacrifice suprême, à tous ces héros inconnus, tous ces martyrs de notre peuple, victimes de la haine, de la barbarie et de l’intolérance.

Peuple souverain, en avant pour une société de paix, d’amour, d’équité et d’entente nationale. En avant car la pendule de l’histoire ne revient jamais en arrière ».

Ceci dit, au regard de ce qui précède, je n’ai pas conscience que ce pour quoi s’est battu Bernard KOLELAS, toute sa vie, c’est-à-dire le but et les objectifs, ait été atteint. Au contraire, la liberté, la justice, la fraternité, les droits de l’homme ont été hypothéqués, dévoyés, voire supprimés. Aujourd’hui, la paix est synonyme d’affrontement et fait même l’objet de chantage, l’amour du prochain a pris la place de la haine, de l’exclusion, l’équité en iniquité, en ségrégation et discrimination ethno-tribales voire clanique, et l’entente nationale en désordre national sous la menace de guerres d’extermination ethnique.

Ce bref constat n’est certainement pas de nature à rassurer le peuple congolais qui n’a pas les mêmes souches claniques que le clan qui gouverne le Congo tout entier.

Le MCDDI est le frère aîné de tous les partis nés ou créés après la Conférence nationale souveraine. Il est et devrait demeurer le fer de lance, la courroie d’entraînement et de transmission de tous les autres, tel que le souhaitait et le voulait son président-fondateur.

Certes, le président KOLELAS n’a pas eu le temps de former ses propres cadres pour son parti. La majorité des cadres qui ont enjolivé le MCDDI sont tous venus du PCT. Ils sont connus. Est-ce pour cette raison que le MCDDI va-t-il à la dérive et est-il en train de se noyer, de sombrer, en dehors d’autres nouveaux paramètres récents à la mode dans le pays ?

Enfin, comme dirait l’autre, pour éviter la débâcle et la déconfiture de notre parti au regard de ce qui se passe depuis la disparition de son Fondateur, le temps est très certainement venu de rassembler tous les militants et sympathisants pour nous tourner vers la convocation d’un Congrès, seule instance statutaire pour adapter le parti à la nouvelle donne, tout en affirmant notre idéologie à partir de laquelle devraient se forger notre vision de la société congolaise et de la gestion tant de notre parti que de la vis nationale.

–        Un congrès où il n’y aura aucune guerre de leadership ;

–        Un congrès au cours duquel nous devrons faire l’inventaire de ce qui a été fait et qui n’a pas été fait en raison de diverses situations ou contraintes, mais qui nous permettra de réparer les erreurs, de résoudre certains problèmes ;

–        Un congrès qui permettra d’élaborer un programme d’action qui fixerait les priorités du parti ;

–        Un congrès qui permettrait au MCDDI de rassembler et faire la paix avec tous ses fils et filles, membres nouveaux et anciens du parti, etc.

Certes, le MCDDI est l’un de ces partis que plus d’un voudrait voir mourir et disparaître du paysage congolais, d’autant que son Fondateur a été l’une des chevilles ouvrières qui a été à l’origine de la tenue de la Conférence nationale souveraine et sans qui rien n’aurait été fait. Ce ne sont donc pas, pour ce faire, les tentatives et les acteurs commandités pour cette basse besogne qui font ou feront défaut. C’est donc à tous les militants et sympathisants qu’il revient d’être vigilants à ce sujet pour faire échec à cette manœuvre.

En conclusion et en prévision de certaines manipulations qui ne manqueront certainement pas, au regard du Congrès du MCDDI en perspective demandé et exigé à cor et à cris par l’ensemble de ses militants et sympathisants, j’invite donc tous les militants et sympathisants de notre parti de méditer sur les pensées ci-après pour les aider à mieux réfléchir sur la responsabilité qui nous incombe à tous :

–        « Le pouvoir est de commandement et non de jouissance.

–        « Plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable.

–        « Si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang ; et ce droit de vie et de mort sur tous que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang.

–        « La tyrannie n’est pas simplement le fait d’un homme qui usurpe (et quand il règne, c’est un fait passé), mais bien l’établissement d’un régime qui par soi-même est usurpation. C’est le remplacement d’un régime de la Loi par un régime de la Force et de la Fortune.

–        « L’homme qui tombe au pouvoir du Mage perd la conduite de sa vie parce que la volonté d’un autre s’est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu’elle capte, et l’autre joue de lui comme d’un instrument.

–        « Changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c’est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre : la poussière soulevée (celle du moins qu’on n’aura pas avalée) retombera d’où elle vient.

–        « Pour supprimer les abus, il ne suffit pas de supprimer ceux qui abusent. Il faut bien prendre garde à ceux qui les remplaceront et se demander quelle discipline, quelle purification les aura rendus meilleurs, et quelle doctrine, plus sages.

–        « Là où les bras d’un seul ne peuvent suffire s’impose l’heureuse et douce nécessité de se grouper et de partager la tâche selon les forces et les talents de chacun et le fruit selon ses besoins ».

« Nzila ka zimbakana, kaala hana ma mahambu » (Quand on perd son chemin, on revient au carrefour)

 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine

Membre du MCDDI

Ancien membre du Comité National (exclu en 2008 par la Convention de P. Kolelas)

Ancien membre du Bureau Exécutif National (BEN) (exclu en 2008 par la Convention de P. Kolelas)

Ancien Conseiller auprès du Premier ministre, Bernard Kolélas, chargé de la Communication

Ancien Représentant Permanent de l’Alliance URD-FDU auprès de l’Union Européenne

Ancien Représentant Permanent de l’ERDDUN auprès de l’Union Européenne

Tête-à-tête Sassou et Hollande : «la France entend relever tous les défis économiques possible au Congo»

octobre 14, 2012

 

Au cours d’un entretien qui a duré près d’une heure avec le Président Denis Sassou N’Guesso, le 13 octobre à Kinshasa en marge du 14ème Sommet de la Francophonie, le Président français, François Hollande, a annoncé que les entreprises françaises étaient prêtes à investir davantage en République du Congo pour relever les défis économiques qui se présentent dans ce pays.


Tête-à-tête Sassou et Hollande : «la France entend relever tous les défis économiques possible au Congo»
Le tête-à-tête entre les deux Chefs d’Etat leur a permis de faire le tour d’horizon des relations de coopération et d’amitié qui existent entre leurs deux pays. Le Président français a précisé que leurs discussions ont mis un accent particulier sur les domaine économique et sécuritaire.

«Nos discussions ont porté sur les activités économiques du Congo, parce qu’il y a une forte croissance. Il y a des ressources qui sont liées au pétrole, il y a aussi une volonté d’affecter ces ressources aux infrastructures. Je dis que les entreprises françaises, dans le cadre d’une concurrence loyale, sont prêtes à relever tous les défis qui leur seront proposés. Déjà, nous sommes sur beaucoup de chantiers», a déclaré François Hollande.

L’annonce du Président français fait suite à l’appel lancé le 25 septembre dernier par le Président Denis Sassou N’Guesso au Mouvement des entreprises de France (MEDEF) à venir investir en République du Congo. «Nous évoluons dans un cadre globalement favorable. Les importantes mesures fiscalo-douanières sont prises en faveur des entreprises. D’autres le seront toujours. Peut-être que cette année, nous en étudierons d’autres dans le cadre de la loi des finances. Le code des investissements est quand même attrayant pour le pays et un travail se fait pour assainir le climat des affaires», expliquait le Chef de l’Etat congolais.

Déjà, lors des échanges en février dernier à Paris entre le Président Denis Sassou N’Guesso et le syndicat patronal français, l’ancien ministre français de la coopération et vice-président du MEDEF, Michel Roussin, avait révélé l’ambition des entreprises françaises : «C’est d’être en partenariat avec leurs collègues congolaises et participer à cet effort colossal qui fait de ce pays un carrefour au centre de l’Afrique, un lieu de passage obligé, un lieu de transit. Alors, nous avons un certain savoir-faire dans des domaines intéressant l’économie congolaise et dans le cadre d’un marché très ouvert et d’une concurrence assez sportive, et bien les Français peuvent participer à cette compétition. Les Français peuvent être les partenaires utiles et compétents pour leurs collègues congolais».

La France et le Congo entretiennent des relations bilatérales denses, ponctuées par de nombreux accords économiques et de nombreuses visites. Premier partenaire économique du Congo à la fois en tant que premier fournisseur (20% du marché), la France est également premier investisseur. Les exportations françaises à destination du Congo ont fortement repris à partir de 2005 et sont stables depuis trois ans. Diversifiées, elles se partagent entre biens d’équipement, biens de consommation (surtout des produits pharmaceutiques), biens intermédiaires et produits agro-alimentaires. Premier créancier, la France supporte l’essentiel de l’effort d’annulation de dettes du Congo consenti dans le cadre du Club de Paris. Les accords conclus avec le Club de Paris en décembre 2008 et mars 2010 ont permis au Congo de bénéficier de nouvelles annulations de dettes et d’un rééchelonnement tant à titre bilatéral que multilatéral, donnant la possibilité au Congo d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative pays pauvre très endettés (PPTE). Ainsi, en juillet 2010, 646 millions d’euros de dettes ont été annulés.


Tête-à-tête Sassou et Hollande : «la France entend relever tous les défis économiques possible au Congo»
A Kinshasa, les Chefs d’Etat français et congolais ont également évoqué des questions sécuritaires. François Hollande a exprimé le souhait de voir le Congo être de plus en plus sécurisé. «Je veux aussi que le Congo soit sécurisé, parce qu’il est entouré d’un certain nombre de menaces ; nous les avons évoquées avec le Président. C’est par rapport à ce qui se passe dans le Golfe de Guinée, de menaces des groupes qui existent parmi les voisins. Nous devons donc avoir aussi une coopération en matière de sécurité. Voila le sens de nos discussions», a conclu le Président français.

La coopération militaire entre la France et le Congo est fondée sur le partenariat. Les deux parties la jugent toujours satisfaisante aussi bien sur le plan de l’exécution des projets (en dépit de quelques difficultés), que sur le plan humain. Dans le cadre de l’exécution des projets, relevant tant de la coopération opérationnelle que de la coopération militaire traditionnelle, les deux parties respectent leurs engagements permettant la réalisation des objectifs fixés. Sur le plan humain, les relations entre les coopérants français et les autorités militaires congolaises sont cordiales et conviviales. La qualité de ces relations facilite l’intégration des coopérants français au sein de la communauté militaire congolaise. Le nombre important de coopérants militaires français au Congo et de projets en cours d’exécution est l’expression de la vitalité d’une coopération militaire active et fructueuse.

Les tensions politiques et sociales à l’intérieur des Etats conduisent le plus souvent aux crises entre Etats. De ce point de vue, le soutien de la France au Congo dans le renforcement de la sécurité au niveau de ses frontières s’inscrit dans la volonté du Président Denis Sassou N’Guesso qui tient à la consolidation de la paix et de la sécurité dans son pays.

En définitive, la rencontre entre François Hollande et Denis Sassou N’Guesso a été une occasion pour les deux personnalités de renforcer les relations qui existent depuis plusieurs décennies entre leurs deux pays, en les plaçant sur de nouvelles bases.

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Brazzaville et Kinshasa désormais reliées par un câble à fibre optique

septembre 9, 2012

 

Le lancement de la liaison entre la République du Congo et République démocratique du Congo (RDC) par câble sous-fluvial à fibre optique a eu lieu le 4 septembre dernier à Kinshasa (RDC). C’était en présence du ministre de la RDC de postes, téléphone et nouvelles technologies de l’information et de la communication, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, et de son homologue du Congo-Brazzaville, Thierry Lezin Moungalla.

Brazzaville et Kinshasa désormais reliées par un câble à fibre optique
Les travaux du nouveau câble sous-fluvial à fibre optique sont réalisés par les techniciens chinois. Grâce à cette liaison, les deux pays se doteront des infrastructures modernes de télécommunications. Ainsi, les populations des deux pays bénéficieront des applications des technologies de l’information et de la communication (TIC), telles que comme la TNT, le e-learning, la e-banking, la télémédecine, le e-commerce, etc.

Le Congo-Brazzaville et la RDC sortent donc de l’ancien système pour entrer dans la technologie de pointe. En effet, ces deux pays étaient au départ connectés par câble coaxial, ensuite par satellite en passant par Paris (France) et Bruxelles (Belgique) pour revenir en Afrique, puis par le faisceau hertzien.

Selon le ministre des PT-NTIC de la RDC, des professeurs dispensant des cours à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville pourront désormais être suivis à distance en temps réel par les étudiants de l’université de Kinshasa et vice-versa. De même, les médecins de Kinshasa pourront consulter des malades au Centre hospitalier universitaires (CHU) de Brazzaville.

Tryphon Kin-Kiey Mulumba a salué l’implication personnelle des Présidents Denis Sassou N’Guesso du Congo et Joseph Kabila de la RDC, dans la réalisation du projet des liaisons directes de télécommunications entre les deux pays. «Il s’agit d’un tournant décisif et d’une révolution technologique», a-t-il ajouté.

Son homologue Thierry Lezin Moungalla a appuyé en disant qu’un pont technologique vient d’être jeté entre Kinshasa et Brazzaville, souhaitant que ce pont devienne physique.

Le Congo-Brazzaville a été connecté aux autoroutes de l’information à travers la station terminale implantée à Matombi (département du Kouilou), dans le cadre du projet du câble sous-marin de la côte ouest d’Afrique, en anglais West africa cable system (WACS). Il figure parmi les premiers pays membres du consortium WACS dont les stations terminales sont opérationnelles.

Le projet fibre optique est l’appendice du projet de couverture nationale en télécommunications (PCN), qui est réalisé par la société chinoise Huawei, notamment dans la partie CDMA. D’un coût d’environ 100 millions de dollars américains, la première phase du projet concerne les villes de Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo. La 2ème phase qui consiste à connecter les chefs-lieux de régions au backbone, est chiffrée à 73 millions USD. La 3ème phase, estimée à 36 millions USD, vise à connecter les chefs-lieux de districts et les grands villages. C’est la société sud-africaine Alcatel Lucent qui s’occupe de la partie backbone.

Le câble sous-marin à fibre optique est un système établi pour une durée maximum de 25 ans, garantissant une grande fiabilité de la connexion Internet et des communications. Ce système épargne les usagers des tracasseries de la connexion satellitaire, souvent perturbée par les effets climatiques.

Le consortium WACS regroupe les pays qui ont raté la connexion au câble sous-marin SAT3, notamment le Congo, la Guinée-Euatoriale, la RDC, le Togo, le Cameroun, l’Angola, le Botswana et le Gabon. Piloté par l’Afrique du Sud, le projet devrait permettre aux pays concernés de rattraper la connexion au câble.

 
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Congo/Élections législatives: La tension monte de Gamboma à Pointe-Noire

juillet 18, 2012

Pendant que se poursuivent les opérations de dépouillement relatives aux élections législatives de dimanche dernier, la tension monte dans plusieurs régions du pays et des violences se vérifient dans les villes où l’enjeu politique est le plus haut.

À Gamboma, fief du candidat de l’Alliance pour la république et la démocratie (Ard, opposition), Mathias Dzon, les troubles ont causé trois blessés. L’opposant s’est présenté au scrutin contre Hugues Ngouélondélé, maire de Brazzaville et gendre du président Denis Sassou Nguesso.

“Les gens sont allés massivement voter pour Dzon, et comme par hasard, de nombreuses urnes ont disparu. Quand on dit qu’en République du Congo, l’organisation des élections n’est pas à la hauteur. Ce qui s’est produit à Gamboma prouve l’improvisation de la commission électorale”, dit à la MISNA une source religieuse anonyme. Après plusieurs heures de tensions dérivées de la disparition des urnes et de dénonciations de fraudes électorales, la situation est revenue à la normale dans l’attente de la diffusion des résultats.

À Pointe-Noire, de grands risques de fraudes sont signalés, notamment dans la circonscription de Mvou-Mvou 1. “Nous sommes assis sur une bombe à retardement : les jeunes fermentent et l’on redoute que la situation ne dégénère si les résultats ne s’avèrent pas conformes aux attentes”, indique à la MISNA père Benjamin Samanou, professeur de philosophie au Grand Séminaire de Brazzaville. Les manipulations des listes électorales et les problèmes logistiques relevés sont toutefois de nature à altérer l’issue du scrutin. “Il existe des preuves qui discréditent complètement la commission électorale. D’une manière générale, les gens n’ont plus confiance dans le Parti congolais du travail (Pct, au pouvoir), c’est pourquoi les candidats du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (Rdps) devraient l’emporter dès le premier tour”, poursuit l’interlocuteur de la MISNA. À l’instar de la plupart du reste du pays, l’affluence à Pointe-Noire s’est avérée très réduite, hormis dans certaines circonscriptions plus politiquement “engagées”. “Bizarrement, il y a des personnes qui ont même voté aujourd’hui dans certains bureaux de vote. Les gens s’interrogent car tout le monde était convaincu que les urnes étaient dûment fermées partout depuis dimanche soir”, ajoute père Samanou.

Les élections législatives de dimanche dernier n’ont pas pu avoir lieu dans quatre circonscriptions : trois à Brazzaville, en raison de l’explosion du dépôt de munitions de Mpila en mars dernier, et celle de Vindza, dans le département de Pool (centre). Le scrutin a également été annulé dans trois sièges de Pointe-Noire ainsi que dans trois autres de la circonscription de Cuvette Ouest, officiellement pour assurer la transparence des opérations de vote.

Tout en soulignant le désintérêt total pour les élections de la plupart de la population, les observateurs électoraux détachés sur place ont jugé le scrutin de dimanche globalement serein. Pour l’Observatoire congolais des Droits de l’homme (Ocdh), l’affluence des électeurs n’aurait pas dépassé 15% des inscrits.

La commission électorale a annoncé mardi matin que les résultats ne seraient pas divulgués avant le 18 juillet.

Le Pct gouverne le pays et contrôle la plupart des institutions depuis 1979.

(VV/CN)

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Congo : 180 morts dans les explosions à Brazzaville, selon un dernier bilan

mars 6, 2012

Les explosions du dépôt de munitions de Mpila ont fait 180  morts et 1  340 blessés, selon le ministre congolais de la Santé Georges Moyen,  en visite mardi  dans un hôpital de Brazzaville. Le bilan pourrait encore   s’alourdir, mais, selon les autorités, l’incendie a été totalement circonscrit  et l’explosion d’un second magasin d’armement ne serait plus à redouter.

Le ministre de la Santé congolais a annoncé mardi que les explosions du dépôt de munitions de Mpila avaient fait  180 victimes. « C’est difficile à dire, mais il y a 180 morts dans les morgues ». Il a également donné le nombre de 1 340 blessés, précisant que « les plus  grands besoins sont dans l’orthopédie ».

Aide internationale

Plusieurs dizaines de blessés sont toujours soignés au Centre Hospitalier  Universitaire de la capitale de la République du Congo, certains installés dans  les couloirs ou sous des tentes à l’extérieur du bâtiment. Mardi 6 mars, l’aide  internationale est arrivée progressivement, notamment de France. Une équipe  médicale de 25 personnes et 5 tonnes de matériel sont arrivés de Paris dans la  nuit de lundi à mardi. Une équipe marocaine est également à pied d’œuvre depuis  lundi 5 mars soir, constituée de 173 personnes, dont 20 médecins et 16  infirmiers.

Propagation maîtrisée

Enfin, le risque d’explosion d’un deuxième dépôt d’armes situés à une  centaine de mètres du premier paraissait s’éloigner mardi. Selon les autorités,  la propagation de l’incendie a été stoppée. « Les deux foyers ont été maîtrisés  depuis hier lundi », a déclaré mardi à l’AFP le colonel Jean-Robert Obargui,  porte-parole du ministère de la Défense congolais.

Les explosions ont fait d’énormes dégâts matériels et ont détruit des  centaines de maisons autour du dépôt de munitions, situé à l’est de la ville.  Quelques 3 000 personnes seraient désormais sans-abri.

Jeuneafrique.com  avec AFP