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Pluie : l’eau monte dans le sous-sol de résidents du Cap-de-la-Madeleine

mars 28, 2021

D’ici lundi matin, jusqu’à 40 millimètres de pluie seront tombés sur la Mauricie. Bien que les impacts sur les cours d’eau ne se fassent pas encore beaucoup sentir, des résidents du secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, ont vu l’eau monter dans leur sous-sol.

Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol.

© /Radio-Canada Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol.

Ces résidents de la rue Beauchemin vivent cette situation depuis le mois de décembre. Ils estiment que la Ville en est responsable après avoir effectué des travaux. Mais depuis vendredi, la situation s’est aggravée.

Andréanne Deslauriers avait de l’eau dans une seule pièce de son logement, mais maintenant, plusieurs centimètres inondent tout son sous-sol. Elle a passé la fin de semaine à déplacer ses meubles et ses biens.

«On est pas mal inquiété par ça. On va voir ça en allant se coucher, en se levant le matin, la nuit des fois on se réveille on va voir de quoi ça a l’air et on ne peut pas laisser fonctionner la pompe parce que le moteur va brûler. Ce n’est pas une sump pump, c’est une pompe de surface», dit-elle.

Son propriétaire lui fournira un petit entrepôt temporaire pour s’assurer que ses effets personnels puissent rester au sec. Cependant, elle sent que la situation commence à inquiéter les parents des enfants de sa garderie en milieu familial.Dans sa maison où elle tient une garderie familiale, Andréanne Deslauriers accueille plusieurs jeunes enfants.

© Jean-François Fortier/Radio-Canada Dans sa maison où elle tient une garderie familiale, Andréanne Deslauriers accueille plusieurs jeunes enfants.

Pour sa part, le voisin immédiat d’Andréanne Deslauriers, Maxime Bouchard, craint pour la santé de ses enfants, notamment de sa fille de 4 ans qui est asthmatique, puisqu’il dit que des odeurs commencent à émaner dans son sous-sol.

Il précise qu’en quatre ans dans ce logement, il n’avait jamais vu une goutte d’eau, avant les travaux de la Ville. Maxime Bouchard craint que la situation ne soit pas réglée avant la fin de l’été.

Selon des résidents, c'est à la suite de travaux effectués sur le réseau d'égouts de la Ville que de l'eau a commencé à s'infiltrer dans leur sous-sol.

© Jean-François Fortier/Radio-Canada Selon des résidents, c’est à la suite de travaux effectués sur le réseau d’égouts de la Ville que de l’eau a commencé à s’infiltrer dans leur sous-sol.

Ils estiment être huit familles touchées par ce problème. Les locataires et les propriétaires sont toujours en attente d’une réponse de la Ville. Pour le moment, les autorités municipales n’ont pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada.

La sécurité civile aux aguets

Le niveau de plusieurs cours d’eau et du fleuve Saint-Laurent continue de monter, alors que le plus fort des précipitations est toujours à venir. La sécurité civile s’attend à ce que le niveau de l’eau grimpe au cours des 24 à 48 prochaines heures.

«On n’est pas vraiment en alerte, on a connu pire vraiment en 2017 et 2019. Mais quand même, il ne faut pas baisser les bras, il ne faut pas dire qu’il n’y aura rien. Il faut vraiment vérifier et vraiment être vigilants et vérifier à l’heure près, si on peut dire. Mais pour ce soir et cette nuit, on n’est pas vraiment inquiets», indique le conseiller en sécurité civile, Bernard Létourneau.

Le lac Saint-Pierre a dépassé 2,4 mètres en fin de journée dimanche, ce qui représente le seuil de surveillance du ministère de la Sécurité publique. Ce dernier prévoit que le niveau de l’eau franchira le seuil d’inondation mineure entre lundi et mardi.

Il est toujours possible de suivre le niveau des différents cours d’eau de la région sur le site du ministère.

Par Radio-Canada avec les informations de Pascale Langlois

Canada: Des CHSLD acceptent de nouveaux résidents atteints de la COVID-19

mai 20, 2020
3187 Québécois attendent une place en CHSLD
© /iStock 3187 Québécois attendent une place en CHSLD
Après plus d’un mois d’interdiction, les admissions ont repris en CHSLD afin de libérer des lits dans les hôpitaux. Mais dans le Grand Montréal, les nouveaux résidents prennent surtout le chemin des zones chaudes, où des places se sont libérées avec le nombre élevé de décès.

Georgette Major désespère d’obtenir une place en CHSLD depuis plus de six mois. Atteinte de multiples problèmes de santé, la dame de 74 ans n’en peut plus d’attendre dans un lit d’hôpital de l’Hôtel-Dieu de Sorel-Tracy, où elle a été admise le 12 novembre 2019.

Ça fait 11 fois qu’on me change de chambre, déplore-t-elle. En intégrant un CHSLD, Georgette aimerait se sentir un peu plus chez elle. En raison de la pandémie, elle n’a même pas le droit de recevoir de visites à l’hôpital.

En date du 25 avril, 3187 Québécois comme Georgette attendaient une place en CHSLD. Mais aujourd’hui, pour intégrer un centre d’hébergement du Grand Montréal, mieux vaut avoir attrapé le coronavirus.

Les places qui se libèrent sont surtout dans les zones rouges des établissements, là où le virus a fait des ravages. 2509 résidents de CHSLD sont décédés de la COVID-19.

L’orientation actuelle du ministère de la Santé et des Services sociaux est en effet de reprendre les admissions de cas confirmés dans les zones chaudes de nos CHSLD, indique Marie-Hélène Giguère, porte-parole du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

L’objectif de ces nouvelles admissions est de libérer nos lits d’hôpitaux, explique Catherine Dion, porte-parole du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

Comme les nouveaux résidents positifs à la COVID-19 sont admis dans les zones chaudes, il n’y a donc pas d’enjeu de contamination pour ces personnes, ajoute le CIUSSS.

Le Conseil pour la protection des malades demande d’attendre

Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet.

© /Radio-Canada Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet.
On ne doit pas remplir encore les CHSLD avec du monde à risque, dénonce le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet. Selon lui, les aînés atteints de la COVID qui ont besoin de soins cliniques doivent être traités à l’hôpital.

Les CHSLD sont un des pires endroits où ramener les gens, dit Paul Brunet. On a déjà de graves problèmes à gérer la sécurité de ceux qui ne sont pas atteints [de la COVID] et à gérer adéquatement les zones froides et les zones chaudes.

Au mois de mars, des centaines d’aînés avaient été transférés des hôpitaux vers les CHSLD pour libérer des lits, jusqu’à ce que le ministère de la Santé impose la fin des transferts début avril. Ils sont de nouveaux possibles depuis début mai.

Inquiétudes pour les résidents négatifs et rétablis

Thérèse Marineau a guéri de la COVID-19 au CHSLD Berthiaume-Du Tremblay.

© Courtoisie/Réal Migneault Thérèse Marineau a guéri de la COVID-19 au CHSLD Berthiaume-Du Tremblay.
Au CHSLD Laurendeau, à Montréal, où 81 des 300 résidents sont morts, l’établissement a accueilli de nouveaux pensionnaires malades de la COVID ces derniers jours.

Une infirmière qui a requis l’anonymat s’en offusque, car des positifs et des négatifs partagent des étages : Mes résidents qui sont guéris, ils ont besoin de recommencer à se lever et à se promener dans les corridors. La plupart n’ont pas marché depuis deux mois. Ils ont perdu beaucoup de capacités.

Plusieurs travailleurs de la santé et des médecins ont signalé à Radio-Canada que des étages de CHSLD mélangent encore résidents positifs et négatifs.

14 jours en zone tampon tiède avant d’être admis en zone froide

Directive permettant les admissions en CHSLD, même pour les malades de la COVID.

© MSSS Directive permettant les admissions en CHSLD, même pour les malades de la COVID.
Il n’est pas permis d’admettre une personne suspectée ou confirmée atteinte du coronavirus dans un CHSLD qui n’a pas déjà des cas de COVID-19, indique le ministère de la Santé dans sa directive.

Québec permet toutefois les admissions dans les CHSLD froids ou leurs zones froides de nouveaux résidents guéris ou négatifs, mais il est requis de réaliser un test de dépistage préalable.

Par exemple, dans Lanaudière, les admissions en zones froides ont lieu après cette transition en zone tampon, confirme le CISSS.

Qui doit payer les chambres vides dans les CHSLD privés?

Les chambres vides sont un nouveau problème dans les CHSLD privés qui ne parviennent pas à les remplir.

Normalement, les règles de la Régie du logement permettent aux établissements de facturer le loyer aux familles jusqu’à deux mois après le décès d’un résident, sauf si le CHSLD trouve un nouveau résident pour occuper la chambre.

C’est la situation face à laquelle s’est retrouvé Jean-Pierre Chelhot qui a perdu sa mère au CHSLD Valeo de Saint-Lambert. Le 24 avril, alors qu’il est aux côtés de la dépouille, le personnel lui rappelle qu’il devra payer les deux prochains mois de loyer, soit un total de 10 000 $.

À la suite de ses courriels de plainte auprès de l’établissement, ainsi que d’autres proches dans la même situation, le CHSLD a finalement décidé de ne pas leur facturer les loyers restants.

Avec Radio-Canada par Thomas Gerbet

Algérie: un millier de médecins « résidents » manifestent dans un hôpital d’Alger

janvier 30, 2018

Des médecins « résidents » manifestent à l’intérieur du principal hôpital d’Alger, le 30 janvier 2018 / © AFP / RYAD KRAMDI

Un millier de médecins en formation de spécialisation, dit « résidents », ont manifesté mardi à l’intérieur du principal hôpital d’Alger, alors que de nouvelles négociations ont eu lieu avec le gouvernement, a constaté un photographe de l’AFP.

Equivalent des internes en France, les quelque 13.000 médecins « résidents » algériens, diplômés de médecine générale et qui étudient une spécialisation à l’issue d’un concours, mènent depuis plus de deux mois une grève -pourtant déclarée « illégale » le 24 janvier par la justice algérienne- et boycottent des concours de fin de spécialisation.

Ils réclament notamment l’abrogation du service civil qui les oblige à exercer entre un et quatre ans dans des zones parfois reculées au terme de leurs longues études (7 ans de médecine générale + 4 ou 5 ans de spécialisation), en plus des 12 mois de service militaire, obligatoire pour tous les Algériens.

« Médecins résidents en colère! », pouvait-on lire sur des banderoles, derrière lesquelles défilaient, pour la plupart en blouse ou tenue médicale, les manifestants venus de plusieurs établissements hospitaliers d’Alger.

« Bac + 7 + 5 + service civil. Et puis quoi encore? » affichait une pancarte portée par une jeune femme.

Les marcheurs ont défilé dans l’enceinte de l’hôpital Moustapha Bacha, toute manifestation étant strictement interdite dans les rues d’Alger. L’entrée de l’hôpital est restée accessible et la police, présente à distance à l’extérieur de l’établissement, n’est pas intervenue.

Le Collectif autonome des médecins résident algériens (Camra) s’est « retiré au bout d’une heure » de réunion mardi avec les représentants de plusieurs ministères, a affirmé à l’AFP un de ses responsables, le Dr. Mohamed Taileb, sans préciser les raisons de ce retrait.

Le 3 janvier, une tentative de manifestation de médecins résidents dans les rues d’Alger avait été violemment dispersée par la police, faisant 20 blessés parmi les manifestants, selon le Camra.

Le Syndicat algérien des (personnels) paramédicaux (SAP) a également déposé un préavis de grève « illimité » à compter du 5 février afin de protester entre autres contre la « dégradation des conditions de travail » dans les hôpitaux publics algériens, liée notamment au manque d’effectif, de moyens matériels et d’équipements.

Romandie.com avec(©AFP / 30 janvier 2018 14h04)