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Le Congrès américain adopte une résolution soutenant Hongkong face à Pékin

novembre 21, 2019

 

Le texte doit désormais être signé par Donald Trump. Ce vote intervient en pleines négociations entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale.

Le Congrès américain a adopté mercredi 20 novembre à une écrasante majorité une résolution soutenant les «droits humains et la démocratie» à Hongkong face à Pékin et menaçant de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l’ancienne colonie britannique. La Chambre des représentants a approuvé ce texte par 417 voix contre une, après son adoption à l’unanimité au Sénat mardi, qui avait provoqué la colère de Pékin.

Le texte doit désormais être signé par Donald Trump pour être promulgué, mais le président américain pourrait y mettre son veto. Le large soutien des sénateurs implique toutefois que ce veto pourrait être ensuite outrepassé à la chambre haute. Ce vote intervient en pleines négociations ardues entre les deux premières puissances économiques mondiales pour sortir de leur guerre commerciale.

La Chambre des représentants a approuvé mercredi la résolution par 417 voix contre une après son adoption à l’unanimité au Sénat mardi. Ce vote avait provoqué la colère de Pékin, la Chine menaçant de représailles en cas d’adoption définitive.

«L’Amérique est avec vous et l’Amérique vous soutiendra toujours», a lancé dans l’hémicycle aux Hongkongais un élu de la minorité républicaine à la Chambre, Michael McCaul, dénonçant la «brutalité» de la Chine. Le Congrès a également approuvé une mesure qui interdirait la vente à la police hongkongaise de gaz lacrymogène, balles en caoutchouc et autres équipements destinés à réprimer les manifestations: à l’unanimité au Sénat et par 417 voix sur 435 parlementaires, et aucun vote contre.

«J’exhorte le président à signer cette loi décisive aussi vite que possible», a écrit le sénateur républicain Marco Rubio, l’un des plus grands défenseurs du texte. L’objectif des États-Unis n’est autre que «de soutenir les extrémistes et les éléments antichinois violents qui tentent de semer le chaos à Hongkong», avait déclaré mardi dans un communiqué le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang. Pékin a par ailleurs convoqué mercredi le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade des Etats-Unis, William Klein, pour «une protestation solennelle» et «s’élever» contre ce texte.

Hongkong est lié à Washington par un statut économique spécial qui permet au territoire d’être exonéré des restrictions s’appliquant à la Chine continentale. Le texte conditionne notamment le maintien de ce statut spécial à la validation annuelle par le département d’Etat d’une situation jugée convenable en matière de respect des droits de la part des autorités hongkongaises.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Gabon: Libreville dénonce un « acharnement » après la résolution du Parlement européen

septembre 23, 2017
Le président gabonais Ali Bongo Ondimba à Libreville en janvier 2017. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Le Gabon a dénoncé vendredi un « acharnement » en réagissant à la résolution du Parlement européen appelant Libreville à cesser de « harceler, intimider et persécuter » les opposants, tandis qu’un des principaux partis d’opposition se « félicite » du texte voté.

« Le Gouvernement de la République joint sa voix à celle du Sénat gabonais pour dénoncer cet acharnement que rien ne justifie », a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement Alain-Claude Bilie-By-Nze, indiquant que cette résolution « induit de manière insidieuse, qu’il y aurait des souverainetés au-dessus des autres ».

Mercredi, la présidente d’un groupe dédié aux affaires européennes du Sénat avait dénoncé la « prétention des euro-députés à s’ériger en permanence en donneurs de leçons ».

« Ramassis de racistes »

Le billet d’humeur « Makaya » du quotidien gabonais l’Union, proche de la présidence, traitait jeudi les euro-députés de « ramassis » de « racistes », les désignant comme « des députés de seconde zone par rapport aux vrais du palais Bourbon ou (du) Bundestag », respectivement en France et en Allemagne.

Dans une conférence de presse tenue vendredi à Libreville, Zacharie Myboto, président de l’Union nationale (UN), artisan de l’alliance des ténors de l’opposition autour de la candidature de Jean Ping, s’est lui félicité de la résolution « dans laquelle (son parti) se reconnaît globalement ».

« L’idée de lire la page Gabon, avant de la tourner, semble désormais habiter l’ensemble de la communauté internationale », a déclaré Zacharie Myboto.

Les « anomalies » du scrutin d’août 2016

Dans une résolution adoptée à Strasbourg, les élus européens avaient appelé le 14 septembre Libreville à « libérer immédiatement toutes les personnes encore détenues illégalement ».

En décembre dernier, une Mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne avait conclu que le scrutin présidentiel d’août 2016, remporté par le président sortant Ali Bongo Ondimba face à l’opposant Jean Ping, avait été entaché « d’anomalies » qui « mettent en question l’intégrité du processus de consolidation des résultats et du résultat final de l’élection ».

Jeuneafrique.com avec AFP

États-Unis: Première résolution pour le démantèlement de l’Obamacare

janvier 12, 2017

Les républicains estiment que le processus d’abrogation pourrait prendre plusieurs mois. Donald Trump au contraire veut aller vite dans le démantèlement.

« Nous devons agir rapidement pour apporter un soulagement au peuple américain », a déclaré le leader de la majorité au Sénat, Mitch McConnell.

« Nous devons agir rapidement pour apporter un soulagement au peuple américain », a déclaré le leader de la majorité au Sénat, Mitch McConnell. © Mike Segar / Reuters / REUTERS
Le Sénat américain a adopté, jeudi 12 janvier, une première résolution destinée à commencer la procédure de démantèlement de l’Affordable Care Act, loi également connue sous le nom d’Obamacare.

Cette résolution demande aux commissions du Sénat et de la Chambre des représentants de rédiger un projet d’abrogation pour le 27 janvier. Les deux chambres du Congrès devront ensuite approuver le texte de loi avant que le démantèlement commence.

Les républicains, qui disposent de 52 élus sur 100 au Sénat, ont décidé de recourir à une procédure budgétaire particulière qui n’exige que la majorité simple et évite un accord bipartisan avec les démocrates. Cette résolution vise ensuite à empêcher l’utilisation par les démocrates de l’arme du filibuster (obstruction) qui permettrait de bloquer la procédure tant que la majorité ne dispose pas de soixante des cent voix au Sénat.

Lire aussi :   Trump fait pression sur les républicains pour abroger rapidement l’« Obamacare »

Priorité de Donald Trump

Les républicains entendent abroger l’Obamacare qui selon eux constitue une ingérence du pouvoir fédéral et souhaitent le remplacer par un transfert de compétences vers les Etats.

Mais le GOP estime que le processus d’abrogation pourrait prendre plusieurs mois et que la mise en place d’un système de substitution pourrait prendre encore plus de temps.

Le président élu Donald Trump souhaite voir l’Obamacare démantelé rapidement. Mercredi, lors de sa conférence de presse, il a déclaré que l’Obamacare a été un « désastre complet ».

Vingt millions d’Américains, qui ne bénéficiaient auparavant d’aucune couverture médicale, y ont désormais accès grâce à l’Obamacare. Entrée en vigueur le 1er janvier 2014, elle prévoit que tous les Américains doivent disposer d’une assurance maladie, organisant un accès universel aux soins de santé.

 

Le Monde.fr avec AP et Reuters

Israël convoque dix ambassadeurs après la résolution de l’ONU

décembre 25, 2016

Après l’adoption d’une résolution de l’ONU demandant l’arrêt de la colonisation, Israël a convoqué les ambassadeurs de 10 pays qui l’ont soutenue. L’État hébreu, qui bafoue depuis des décennies le droit international, a aussi convoqué l’ambassadeur américain.

Lors du conseil des ministres, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé que les États-Unis avaient agi en concertation avec les Palestiniens pour faire adopter vendredi soir cette résolution par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Le texte a été adopté par 14 des 15 pays siégeant au Conseil de sécurité, tandis que les États-Unis se sont abstenus.

Obama pointé du doigt
« Selon nos informations, nous n’avons aucun doute sur le fait que l’administration Obama est à l’initiative de cette résolution, qu’elle est derrière elle, qu’elle a coordonné sa rédaction et a demandé qu’elle soit adoptée », a soutenu M. Netanyahu.

Les autorités israéliennes ont convoqué pour consultation les ambassadeurs en Israël de 10 des 14 pays qui se sont prononcés en faveur de la résolution et avec lesquels elles entretiennent des relations diplomatiques. Il s’agit de la Grande-Bretagne, la France, la Chine, la Russie, l’Égypte, la Nouvelle-Zélande, le Japon, l’Uruguay, l’Espagne et l’Ukraine.

Le Venezuela, la Malaisie, le Sénégal et la Nouvelle-Zélande – les quatre pays qui ont présenté la résolution au vote – n’ont pas été convoqués, car ils n’ont pas de relations diplomatiques avec Israël ou n’ont pas de représentation dans l’État hébreu.

Parmi les représentants étrangers convoqués, seul l’ambassadeur américain a eu Benjamin Netanyahu, qui gère le portefeuille de ministre des Affaires étrangères en plus de sa fonction de chef de gouvernement, comme interlocuteur, a-t-on appris de source officielle. Aucun détail sur le contenu de cette rencontre n’a été communiqué.

Première
Pour la première fois depuis 1979, les États-Unis n’ont pas mis vendredi leur veto à une résolution du Conseil de sécurité concernant la colonisation israélienne alors qu’ils soutenaient jusque-là Israël sur ce dossier extrêmement sensible.

Leur abstention, conjuguée au vote favorable des 14 autres membres, a permis l’adoption de ce texte.

« Coup anti-israélien »
Benjamin Netanyahu a qualifié la résolution de « biaisée et honteuse ». Bien que considérée comme illégale par la communauté internationale et le droit international, la colonisation des territoires palestiniens occupés s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens.

M. Netanyahu, qui entretient des relations notoirement exécrables avec le président Obama, s’en est pris à son gouvernement, qu’il a accusé d’avoir fait « un coup anti-israélien honteux aux Nations unies ».

La résolution exhorte Israël à « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est », soulignant par ailleurs que les colonies israéliennes « n’ont pas de valeur juridique » et sont « dangereuses pour la viabilité d’une solution à deux Etats ».

Poursuites devant la CPI?
Même si elle ne prévoit pas de sanctions contre Israël, les responsables israéliens craignent que la résolution ne facilite les poursuites à la Cour pénale internationale (CPI) et n’encourage des sanctions contre les produits des colonies.

Nabil Abu Roudeina, un porte-parole du président palestinien, Mahmoud Abbas, a qualifié cette résolution de « grand camouflet » pour Israël, estimant qu’il s’agissait « d’une condamnation internationale unanime de la colonisation ».

Dans ce contexte, la radio militaire a rapporté dimanche que le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman avait ordonné l’arrêt de toute coopération avec les Palestiniens sur des affaires civiles, tout en maintenant la coopération sécuritaire. Aucun commentaire sur cette annonce n’a pu être obtenu de source officielle.

Romandie.com avec(ats / 25.12.2016 22h26)