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Le British Museum va rendre à Irak des antiquités pillées

août 9, 2018

Photo fournie par le British Museum le 9 août 2018 montrant un cône d’argile sumérien datant d’environ 2200 ans avant JC / © The British Museum/AFP / –

Des antiquités, parfois vieilles de 5000 ans, pillées en Irak en 2003 après la chute de Saddam Hussein, vont revenir dans leur pays après avoir été identifiées par des experts du British Museum, a annoncé jeudi l’institution.

Huit petits objets avaient été saisis en mai 2003 chez un vendeur de la capitale anglaise par la police londonienne, qui ne disposait pas d’informations sur leur provenance. Ils ont été confiés aux experts du British Museum.

Coïncidence incroyable: une équipe du musée travaillait sur le site même où les objets ont été volés, à Tello (ancienne ville sumérienne de Girsu), dans le sud de l’Irak.

Parmi ces objets, trois cônes en terre cuite portaient des inscriptions cunéiformes indiquant le nom du roi qui les avait fait faire, et celui du dieu auquel ils étaient dédiés, en l’occurrence le roi Gudea pour la divinité Ningirsu.

« Ce qui est exceptionnel, c’est qu’au moment où la police envoyait ces objets au British Museum pour les identifier, on était en train de fouiller le temple d’où ils avaient été prélevés », a raconté à l’AFP Sébastien Rey, directeur du site de Tello et conservateur.

Sur place, les archéologues avaient récupéré des objets jetés par les pilleurs, qui s’étaient débarrassés des cônes cassés ou abîmés, avec les mêmes inscriptions, et avaient retrouvé dans les murs du temple des cônes identiques à ceux trouvés à Londres.

« Nous aurions pu deviner que ces objets venaient du sud de l’Irak, mais les lier à ce site particulier, et même à des trous particuliers, c’est extrêmement rare », a souligné l’archéologue.

Ces cônes ou clous commémoratifs avaient une « fonction magique », a expliqué M. Rey. Réalisés à la demande d’un roi, ils étaient enfoncés dans les murs d’un temple dédié à une divinité.

Parmi les trésors saisis par les policiers figurent une petite amulette en marbre blanc représentant un taureau et datant du début du troisième millénaire avant notre ère, un sceau cachet en marbre rouge de la même époque qui se portait en amulette et un galet de rivière poli sur lequel figure le début d’une écriture cunéiforme.

Ces objets seront formellement remis vendredi à l’ambassadeur d’Irak au Royaume-Uni, Salih Husain Ali, et seront acheminés ensuite au musée de Bagdad.

L’ambassadeur a remercié le British Museum pour ses « exceptionnels efforts d’identification et de retour des antiquités pillées en Irak ». « Une telle collaboration entre l’Irak et le Royaume-Uni est vitale pour la préservation et la protection du patrimoine irakien », a-t-il dit, cité par le musée.

Pour Hartwig Fischer, directeur du British Museum, qui avait dès 2003 mis en garde contre le pillage du patrimoine culturel du pays, le retour de ces objets est un « symbole des très solides relations de travail avec nos collègues irakiens développées ces dernières années ».

Romandie.com avec(©AFP / (09 août 2018 15h44)

France: le président Macron nomme deux experts pour la restitution du patrimoine africain

mars 6, 2018

L’historienne française Bénédicte Savoy et l’écrivain sénégalais Felwine Sarr examineront les conditions dans lesquelles les œuvres pourront être rapatriées.

Le président français, Emmanuel Macron, a confié à deux experts culturels, lundi 5 mars, la mission d’étudier la restitution à des pays africains d’œuvres d’art actuellement en France, comme il s’y était engagé dans son discours de Ouagadougou fin novembre 2017. Ces deux « personnalités incontestables », l’historienne d’art Bénédicte Savoy, membre du Collège de France, et l’écrivain et universitaire sénégalais Felwine Sarr, devront rendre leur avis d’ici à novembre, a précisé le président à l’issue d’un entretien avec son homologue du Bénin, Patrice Talon, à l’Elysée.

Emmanuel Macron avait créé la surprise lors de sa tournée en Afrique de l’Ouest, en novembre 2017, en déclarant vouloir « un retour du patrimoine africain à l’Afrique ». « Le patrimoine africain […] doit être mis en valeur à Paris, mais aussi à Dakar, Lagos, Cotonou […] Ce sera l’une de mes priorités. D’ici cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour un retour du patrimoine africain à l’Afrique », avait-il dit dans son discours à l’université de Ouagadougou.

Ses propos avaient été particulièrement bien reçus au Bénin, dont le président, Patrice Talon, a fait la demande officielle d’une restitution d’une partie du patrimoine béninois en juillet 2016. « Ce qui nous intéresse, c’est de pouvoir présenter ce patrimoine qui est le nôtre, a expliqué lundi M. Talon. Nous le faisons non pas dans un esprit de conflit, mais de coopération avec la France pour faire du tourisme un pilier majeur de l’économie béninoise. »

Changer la loi

Selon Irénée Zevounou, ambassadeur du Bénin à l’Unesco, « entre 4 500 et 6 000 objets [béninois] sont en France, y compris dans des collections privées ». L’accaparement des trésors du royaume du Dahomey – trônes royaux, récades (sceptres royaux), portes sacrées du palais d’Abomey, statues anthropomorphes… – s’était fait lors des batailles coloniales entre 1892 et 1894, mais aussi par des missionnaires ou des missions culturelles.

Bénédicte Savoy et Felwine Sarr devront notamment examiner les conditions dans lesquelles ces œuvres pourront être rapatriées puis protégées dans leurs pays d’origine. « Nous avons la volonté ferme de bien faire les choses », a assuré M. Macron. Ces restitutions imposeraient de changer la loi française en raison des principes juridiques « d’inaliénabilité et d’imprescriptibilité […] des collections publiques ».

 

Lemonde.fr avec AFP

France: Macron s’engage à restituer le patrimoine africain

décembre 2, 2017

Des statues provenant du Bénin exposées au musée du quai Branly à Paris / © AFP/Archives / OLIVIER LABAN-MATTEI

Le président français Emmanuel Macron a créé la surprise lors de sa tournée en Afrique de l’Ouest en déclarant vouloir « un retour du patrimoine africain à l’Afrique ». Une phrase qui redonne de l’espoir au Bénin, après des mois de tractations.

« Le patrimoine africain (…) doit être mis en valeur à Paris, mais aussi à Dakar, Lagos, Cotonou », a déclaré le président français.

« Ce sera l’une de mes priorités. D’ici cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour un retour du patrimoine africain à l’Afrique », a-t-il lancé.

Dans son discours à l’université de Ouagadougou, cette phrase a surtout résonné au Bénin, dont le président Patrice Talon a fait une demande officielle d’une restitution d’une partie du patrimoine béninois en juillet 2016.

Pour le président Talon, qui a notamment fait campagne contre l’influence de la France dans son ancienne colonie, le rapatriement de ces oeuvres permettra de « mieux faire connaître à nos populations la valeur de nos biens culturels et historiques » et « faire du tourisme un pilier majeur de l’économie béninoise ».

Irénée Zevounou, l’ambassadeur de la délégation du Bénin à l’UNESCO, estime que « 4.500 à 6.000 objets (béninois) sont en France, y compris dans des collections privées ».

L’accaparement des trésors du Royaume du Dahomey s’est fait lors des batailles coloniales entre 1892 et 1894, mais aussi par les missionnaires qui ont « dépossédé les populations de ce qu’ils considéraient comme des fétiches », explique M. Zevounou.

– ‘Historique’ –

« C’est la première fois qu’un président français aborde le sujet frontalement et fait part de sa volonté d’aller dans le sens de la restitution », écrivait aussitôt Marie-Cecile Zinsou, créatrice de la Fondation Zinsou à Cotonou sur sa page Facebook.

« Il se pourrait que le discours de Ouagadougou marque un tournant majeur dans la suite des procédures », se réjouit cette amatrice d’art franco-béninoise.

De nombreux autres partisans d’un retour des oeuvres du royaume du Dahomey – trônes royaux, récades (sceptres royaux), portes sacrées du Palais d’Abomey, statues anthropomorphes… – se sont exprimés depuis, comme Louis-Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).

Dans une tribune publiée dans la presse, le président du CRAN se félicite d’une « rupture historique » dans le débat, et propose que le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies participe aux négociations entre les deux pays: « il s’agit d’une question de culture, mais aussi d’un enjeu de droit ».

Le droit, c’est bien ce qui bloque dans ce dossier épineux et particulièrement sensible.

Les autorités françaises s’étaient jusqu’à présent rangé derrière « les principes juridiques d’inaliénabilité et d’imprescriptibilité (…) des collections publiques », pour argumenter leur refus de restituer des oeuvres, désormais tombées dans le patrimoine français.

Pour Yves-Bernard Debie, avocat spécialisé en droit du commerce de l’art, le discours « tranché » d’Emmanuel Macron rompt avec la tradition juridique française établie en 1566 par « l’édit de Moulins ».

« Depuis cette époque, le domaine royal devenu ensuite le domaine public, est inaliénable et imprescriptible. Il est interdit, sauf exceptions rares, au prince, roi ou Président de la République, de disposer de ce domaine. Les chefs d’Etat passent, le domaine public reste! », explique l’avocat à l’AFP.

Une telle restitution demanderait donc de changer la loi française.

« C’est peut-être un peu naïf de ma part, mais j’espére que les relations s’améliorent entre le France et ses partenaires d’Afrique », ose Ousmane Alédji, directeur du centre culturel béninois ARTISTTIK AFRICA. « Je préfère être aujourd’hui dans l’espérance du mieux ».

Romandie.com avec(©AFP / 02 décembre 2017 13h05)                

France: Robert Bourgi confirme que François Fillon lui a bien rendu ses costumes

mars 24, 2017

Robert Bourgi répond à des journalistes devant les bureaux d'Europe 1, à Paris le 12 septembre 2011

Robert Bourgi répond à des journalistes devant les bureaux d’Europe 1, à Paris le 12 septembre 2011 afp.com/JOHANNA LEGUERRE

Robert Bourgi, le généreux ami de François Fillon qui lui a offert pour 50 000 euros de costumes, a confirmé à RTL les propos tenus par le candidat jeudi soir: il lui a bien rendu les vêtements.

L’affaire des costumes de François Fillon, suite… et fin? Épinglé par le JDD mi-mars, qui a révélé que le candidat de la droite s’était fait offrir de luxueux costumes par son ami « de 20 ans » Robert Bourgi, François Fillon a battu sa coulpe jeudi soir, invité de L’Emission politique, sur France 2. Face caméra, il a reconnu qu’il avait eu tort d’accepter les cadeaux de l’avocat et a assuré qu’il n’y avait pas eu de contrepartie.

Par ailleurs, pour illustrer sa bonne foi et sa bonne volonté, il a assuré qu’il avait rendu les-dits costumes à l’intéressé, d’une valeur de 6500 euros pièce. « Je l’ai ai rendus », a-t-il assuré, précisant que oui, il les avait portés et que ces costumes avaient été offerts dans le cadre d’une relation « strictement privée ».

Bourgi confirme les dires de Fillon

Une affirmation qu’est venu confirmer ce vendredi l’avocat proche des réseaux de la Françafrique. Interrogé par RTL pour savoir si François Fillon lui avait bien restitué les costumes, Robert Bourgi a répondu laconiquement: « Je réponds à votre question par l’affirmative ».

Dire que la soirée de François Fillon a été agitée, jeudi soir, relève de l’euphémisme. Très offensif, le candidat de la droite a mise en cause François Hollande et l’a accusé d’organiser, dans la presse, les fuites liées à ses affaires. Une affirmation démentie dans la foulée par le chef de l’Etat, ainsi que par un des auteurs du livre sur lequel s’appuyait François Fillon, qui a démentit toute implication de François Hollande dans un « cabinet noir ».

Lexpress.fr par

« Rendez au Bénin les trésors pillés pendant la colonisation ! »

mars 23, 2017

Un collectif de députés français et béninois, ralliés par les rois du Bénin, s’insurge contre la fin de non-recevoir opposée par Jean-Marc Ayrault à leur demande de restitution.

Statue royale représentant le roi Béhanzin, dernier roi du Dahomey (1890-1894). Crédits : Musée du quai Branly-Jacques Chirac
Le 26 août 2016, le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a pris une décision importante en demandant à la France de bien vouloir restituer les biens culturels qui ont été enlevés pendant la colonisation du Dahomey, l’actuel Bénin. Ces trésors se trouvent dans plusieurs musées, et notamment au Quai Branly, où figurent plusieurs trônes royaux, des récades (sceptres royaux), les portes sacrées du palais d’Abomey, des statues anthropomorphes, etc. Ces objets ont pour le peuple béninois une valeur patrimoniale et spirituelle exceptionnelle.

A notre grande stupéfaction, le ministre des affaires étrangères a répondu par la négative. Dans une lettre datée du 12 décembre 2016, Jean-Marc Ayrault a adressé à son homologue béninois le courrier suivant à propos de ces biens culturels : « Conformément à la législation en vigueur, ils sont soumis aux principes d’inaliénabilité, d’imprescriptibilité et d’insaisissabilité. En conséquence, leur restitution n’est pas possible. » Dans cette missive, le ministre des affaires étrangères propose au Bénin une coopération culturelle plus ou moins renforcée, mais refuse catégoriquement toute restitution.

Ces biens peuvent être déclassés

Certes, ces objets sont classés au patrimoine de la France. Mais il existe en France une Commission scientifique nationale des collections, dont la mission est justement de déclasser les objets soumis à son examen, en vue d’une éventuelle restitution. Le principal critère est le mode d’acquisition. Quand des objets du patrimoine ont été volés, la Commission statue en conséquence, et peut alors les déclasser en vue d’une restitution intégrale. Par conséquent, ces biens qui ont été emportés par les armées coloniales – il n’y a évidemment aucun débat sur leur origine – peuvent être déclassés et restitués.

Le ministère des affaires étrangères ne pouvait guère ignorer l’existence de cette Commission, qui est sous l’autorité du ministère de la culture, avec lequel il a travaillé avant de formuler cette réponse. Par ailleurs, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN), qui est à l’origine de la campagne pour la restitution, a longuement discuté avec le cabinet de M. Ayrault et a évoqué avec ses conseillers le principe et le fonctionnement de cette Commission, qui rend la restitution tout à fait possible, sans aucune difficulté.

Dans ces conditions, Français, Béninois, Européens ou Africains, citoyens du monde, tout simplement, nous interpellons le président de la République française. Ce que la France a fait au Dahomey, à l’époque, c’est le passé. La France d’aujourd’hui n’en est pas responsable. Mais si elle refuse aujourd’hui toute restitution de ces biens très mal acquis, elle se rend de fait solidaire et même complice des spoliations du passé. Le dialogue interculturel ne saurait se fonder sur le pillage interculturel.

L’héritage des générations futures

Le Bénin, pays ami de la France, a le droit de jouir de son propre patrimoine. Les enfants du Bénin ont le droit de voir et de connaître l’héritage laissé par leurs ancêtres. Le gouvernement béninois a même entrepris de créer un musée pour accueillir ces biens, et le président du Bénin a décidé de développer le tourisme mémoriel dans son pays. Mais comment faire si les pièces principales du patrimoine sont à l’étranger ? Conscients de tous ces enjeux, nous nous associons à la démarche du président Patrice Talon pour demander à la France de procéder à la restitution de ce patrimoine, symbole de l’histoire d’un peuple soucieux de l’héritage qu’il pourra (ou non) laisser aux générations futures.

Il reste au président Hollande encore quelques semaines. C’est assez pour saisir la Commission, et pour acter la restitution de manière officielle et irréversible, au moins pour les objets royaux, qui ont été clairement acquis à la fin du XIXe siècle. Le Bénin ne demande pas de repentance, le Bénin demande restitution. Si le président Hollande refuse, c’est l’image de la France dans le monde entier qui sera ternie, et ce sera un signe de mépris terrible pour les Français d’origine africaine vivant en France.

En revanche, si le président de la République française accepte cette requête, à l’heure où il quitte le pouvoir, il accomplira ainsi un geste pour l’Histoire, un geste pour l’avenir, un geste pour l’amitié entre les peuples. C’est ce à quoi nous l’exhortons maintenant, par cette pétion en ligne.

LISTE DES PREMIERS SIGNATAIRES (PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE) Benjamin Abtan, président d’EGAM (European Grassroots Antiracist Movement) ; Sa Majesté Adjagnon Honfin II, roi d’Adjahonmè ; Justin Adjovi, député béninois ; Blaise Ahan Hanzo Glèlè, maire d’Abomey ; Norbert Ahivohozin, député béninois ; Marcellin Ahonoukoun, député béninois ; Jean-Roger Ahoyo, ancien ministre du Bénin ; Noël Akissoe, député béninois ; Sa Majesté Akpaki Gobi Yesse Some, roi de Parakou ; Jean-Marie Alagbé, député béninois ; Orden Alladatin, député béninois ; Pouria Amirshahi, député français ; Sa Majesté Athanase, roi de Lokossa ; Maurice Chabi, député béninois ; Sa Majesté Chabi Yataou Tamou, roi de Bouè ; Sergio Coronado, député français ; Sa Majesté Daagbo Hounon To Madje Houna II, pontife du Vaudou ; Sa Majesté Dedjalagni Agoli-Agbo, roi d’Abomey ; Sa Majesté Djagou Agba Kotan II, roi de Dassa-Zoume ; Janvier Donhouahoue, député béninois ; Sa Majesté Gandjegni Awoyo Gbaguidi, roi de Savalou ; Serge Guézo, prince d’Abomey et de Savé ; Razzy Hammadi, député français ; Parfait Houangni, député béninois ; Octave Houdégbé, député béninois ; Amadou Issifou, député béninois ; Sa Majesté Kpodegbe Toyi Djigla, roi d’Allada ; Noël Mamère, député français ; Sa Majesté Oba Adetutu, roi de Savé ; Son Altesse impériale Sabi Naïna III, empereur de Nikki ; Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Louis-Georges Tin, président du CRAN-France ; Cyprien Togni, député béninois ; Laurent Tonegnikes, président du CRAN-Bénin ; Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme ; Amel Yacef, présidente d’ENAR (European Network Against Racism) ; Sa Majesté Yeto Kandji, roi d’Agonlin ; Edmond Zinsou, député béninois.

RD Congo : un véhicule de Moïse Katumbi lui est restitué à Lubumbashi… un signe d’apaisement ?

mars 1, 2017

Moïse Katumbi, alors gouverneur du Katanga, lors d’une visite de la minoterie Africa Milling Congo Company, à Kinsevere, près de Lubumbashi, le 21 février 2015. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique

La société Virginika, appartenant à la famille de Moïse Katumbi, a reçu mardi une décision des autorités du Haut-Katanga annonçant la restitution de son véhicule saisi au mois de juillet. Est-ce le début de la fin des ennuis pour l’opposant en exil ?

« Il était dit partout que Moïse Katumbi avait volé un véhicule de l’État et l’avait donné à l’un de ses proches. Huit mois plus tard, la vérité éclate : c’était en fait un gros mensonge », explique à Jeune Afrique un membre de l’entourage de l’opposant, candidat déclaré à la prochaine présidentielle  en RD Congo.

L’affaire remonte au mois de juillet lorsque les nouvelles autorités du Haut-Katanga, dans le sud du pays, décident de saisir le véhicule que l’ancien gouverneur avait cédé à son « chargé d’affaires sociales ». Mais, très vite, « après vérification sur le terrain », la police locale se rend compte que l’engin, immatriculé 15382AK/05, n’appartient pas à l’État mais bien à la société Virginika, propriété de la famille Katumbi.

Un rapport du commissaire provincial est alors envoyé dès le 24 octobre au gouverneur Jean-Claude Kazembe pour l’informer de la situation. Mais ce dernier attendra près deux mois pour accuser réception dans un courrier expédié, mardi 28 février, au numéro un de la police du Haut-Katanga. Dans cette lettre, datant du 13 janvier et dont Jeune Afrique a pu consulter une copie, Jean-Claude Kazembe, se fondant sur le rapport de la police, confirme que le véhicule « est réellement enregistré au nom de la société Virginika ». « En conséquence, je vous autorise à le restituer sans frais à son propriétaire », écrit-il.

Vers un dénouement du cas Katumbi ?

Cette décision présage-t-il un dénouement imminent des autres ennuis de Moïse Katumbi ? Rien n’est moins sûr. Toujours est-il qu’une commission ad hoc mise en place par des évêques catholiques, médiateurs des pourparlers politiques en cours en RD Congo, s’était rendue fin janvier à Lubumbashi pour « recueillir des éléments » sur le cas Katumbi. Son rapport est attendu dans « les prochaines heures », selon une source proche du dossier.

Moïse Katumbi s’était déjà mis Joseph Kabila à dos lorsqu’il s’était prononcé, en décembre 2014, contre un « troisième faux penalty », entendez un troisième mandat du chef de l’État congolais. Depuis, l’ex-gouverneur, devenu l’opposant le plus sérieux face au camp Kabila, s’est attiré les foudres du pouvoir.

Dès le mois de juin 2015, il est ciblé par une plainte pour corruption, fraude et détournement déposée, au nom du président de la République, par Luzolo Bambi, conseiller spécial du chef de l’État en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme. L’affaire fait pschitt, mais le feuilleton judiciaire ne fait que commencer.

Il ne reste plus au régime en place qu’à aller saisir mes chiens, s’offusque Moïse Katumbi

En mai 2016, l’épisode du recrutement présumé des mercenaires étrangers se conclut par une inculpation de Katumbi pour atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État. Dans la foulée, l’ex-gouverneur du Katanga (aujourd’hui démembré), parvient à quitter le pays pour des raisons de santé.

Derrière lui, une autre affaire aussi rocambolesque est portée devant les instances judiciaires de Lubumbashi. Un Grec l’accuse d’avoir spolié son immeuble. La sentence ne tarde pas à tomber : trois ans de prison ferme à l’encontre de Katumbi qui vit désormais en exil forcé entre Bruxelles, Paris et Londres. « Il ne reste plus au régime en place qu’à aller saisir mes chiens et à dire qu’ils appartiennent à l’État », s’offusque Moïse Katumbi qui ne cesse de dénoncer un « véritable acharnement du pouvoir » à son encontre.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

Cameroun : une ancienne ministre libérée après avoir remboursé de l’argent détourné

septembre 19, 2013

Le procureur général auprès du Tribunal criminel spécial (TCS) a décidé, jeudi à Yaoundé, la capitale camerounaise, de l’arrêt des poursuites contre l’ex-ministre de l’Education de base, Haman Adama, qui était accusée de détournement de deniers publics.

Ses dix coaccusés sont également libérés, après avoir solidairement remboursé une somme de quelque 369 millions FCFA.

Derrière les barreaux depuis fin juin 2010, ils sont toutefois frappés de la déchéance de leurs droits civiques pendant 5 ans et ne pourront, de ce fait, pas assumer des fonctions de gestion de la chose publique ou se présenter à une élection.

Haman Adama, est la première personnalité poursuivie pour détournement de deniers publics, et qui bénéficie de l’article 18 de la loi portant la création du TCS, qui permet l’arrêt des poursuites en cas de restitution des fonds distraits.

APA-Yaoundé (Cameroun)

Bientôt des écoles doctorales au Mali (universitaire)

avril 25, 2013

 

Le Mali va créer prochainement des écoles doctorales, sous l’inspiration de celles de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a annoncé jeudi à Dakar, le professeur Ouaténi Diallo, rapporteur général de la délégation d’universitaires maliens en séjour à Dakar depuis le 22 avril.
 »La réflexion est déjà menée au Mali pour la création d’écoles doctorales. Les textes déjà rédigés seront améliorés après la restitution des fruits de notre séjour au Sénégal », a dit le professeur Diallo.

Il s’exprimait dans un entretien avec APA, en marge d’un point de presse au terme de la visite des universitaires maliens au Sénégal où ils ont rencontré les dirigeants de l’académie nationale des sciences et techniques, le conseil restreint des écoles doctorales et le recteur de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

‘’Actuellement, on ne peut pas connaître le nombre d’écoles doctorales à créer au Mali ni la date de démarrage de leurs activités. Il faut qu’on détermine d’abord les capacités des enseignants en terme d’encadrement et la capacité d’accueil de nos laboratoires », a précisé Ouaténi Diallo.

Pour appuyer le Mali dans la conception et la mise en œuvre d’écoles doctorales et d’autorités nationales d’assurance qualité, le bureau de l’UNESCO à Bamako a initié ces voyages d’études au Sénégal pour une quinzaine d’universitaires maliens et de responsables académiques.

APA-Dakar (Sénégal)