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Présidentielle au Costa Rica: un pasteur évangélique en tête du 1er tour

février 5, 2018

Le pasteur évangélique Fabricio Alvarado, le 4 février 2018 à San José, au Costa Rica / © AFP / Jorge RENDON

Le pasteur évangélique Fabricio Alvarado est arrivé en tête dimanche du premier tour de l’élection présidentielle au Costa Rica, selon des résultats partiels, et poursuivra sa croisade anti-mariage gay lors du second tour le 1er avril.

Selon ces résultats portant sur 86,6% des bureaux de vote, Fabricio Alvarado, du parti Restauration nationale (évangélique), a remporté 24,78% des voix, suivi de l’ancien ministre Carlos Alvarado (sans lien de parenté avec Fabricio), du parti au pouvoir Action citoyenne (centre), avec 21,74%, au terme d’une campagne marquée par le débat sur le mariage homosexuel.

Comme aucun candidat n’a dépassé les 40% au terme de ce premier tour à la forte participation (65,7%), un second tour sera organisé le 1er avril.

Arrivé troisième avec 18,6% des suffrages, l’ex-député Antonio Alvarez, 59 ans, du parti Libération nationale (PLN, social démocrate), a admis sa défaite en fin de soirée.

La campagne avait été dominée par la question du mariage entre personnes du même sexe, à laquelle Fabricio Alvarado, député et pasteur évangélique de 43 ans, s’est dit farouchement opposé.

Le thème est devenu central à partir du 9 janvier, quand la Cour interaméricaine des droits de l’homme (CourIDH), institution émanant de l’Organisation des Etats américains (OEA), a exhorté les pays de la région à reconnaître le mariage gay: une évolution majeure en Amérique latine, où les homosexuels souffrent souvent de discrimination ou de violence.

Bien que non contraignant, cet appel exerce une pression sur les législations locales.

– ‘Choc religieux’ –

Au Costa Rica, petit pays d’Amérique centrale connu comme un havre de démocratie et de stabilité politique, il « a provoqué un choc religieux, ce qui s’est répercuté dans les intentions de vote », selon le Centre de recherche et études politiques (CIEP).

« La religion a joué un rôle très fort dans cette élection », renchérit l’analyste politique Carlos Chinchilla.

Pour le politologue Felipe Alpizar, directeur du CIEP, cela a réveillé la fibre conservatrice des habitants, dont les deux tiers (autour de 65%) rejettent tout à la fois le mariage homosexuel, l’usage récréatif de la marijuana, un Etat laïc, et l’avortement, même en cas de viol.

« C’est peut-être conjoncturel (…) mais cela explique en grande partie la percée d’Alvarado », commente-t-il à l’AFP.

L’incertitude avait toutefois régné jusqu’à l’issue du scrutin, avec encore 36,5% d’indécis à quelques jours du vote, auquel se présentaient 13 candidats pour succéder au centriste Luis Guillermo Solis. Les 57 députés du Parlement monocaméral devaient aussi être choisis dimanche par les 3,3 millions d’électeurs.

Etudiante de 20 ans exerçant son devoir pour la première fois, Nelia Araya a confié à l’AFP se sentir « un peu nerveuse » au moment d’entrer dans son bureau de vote à San José.

Inquiète face au « discours homophobe », elle a raconté avoir convaincu « tout le monde chez (elle) de voter pour que ne gagne pas un candidat qui voudrait enlever des droits aux gens », une claire référence à Fabricio Alvarado, qui a grimpé dans les sondages ces dernières semaines.

« Enfin nous avons un candidat qui partage nos valeurs », a témoigné Delfina Reyes, enseignante à la retraite venue l’applaudir à son bureau de vote, saluant sa campagne axée sur la défense de « la famille » et des « valeurs et principes » chrétiens.

A l’étranger, près de 32.000 Costariciens étaient appelés à s’exprimer, parmi eux le gardien de but du Real Madrid, Keylor Navas, dont l’arrivée au consulat de la capitale espagnole a provoqué une grande effervescence.

Jusqu’ici, dans ce petit pays vivant de l’écotourisme et réputé un des champions mondiaux des énergies renouvelables, les préoccupations des électeurs tournaient autour de la corruption et la hausse de la criminalité, dans un climat d’essor du trafic de drogue.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2018 14h54)                

Niger: l’opposition ne reconnaît pas les résultats de la présidentielle

février 23, 2016

Niamey – L’opposition nigérienne ne reconnaît pas les résultats partiels de l’élection présidentielle annoncés depuis la veille par la commission électorale (Céni), a affirmé mardi le porte-parole de la coalition d’opposition en dénonçant des fraudes dans le scrutin.

Tel que cela a été proclamé jusqu’à maintenant, on ne peut pas les reconnaître, a déclaré à Niamey Amadou Boubacar Cissé, dit ABC le porte-parole de la Coalition pour l’alternance 2016 (COPA 2016) en commentant l’annonce par la Céni des premiers résultats du scrutin de dimanche et lundi.

On demande aux militants de résister, de ne pas accepter ce qui se passe parce que c’est totalement contraire à ce qui été exprimé par les urnes, a-t-il ajouté refusant de commenter les modalités d’action: Comment’ Enfin, vous verrez bien comment. Je n’ai pas besoin de vous dire la stratégie que nous adoptons.

ABC, lui même candidat, qui s’exprimait aux côtés d’un des principaux favoris du scrutin, Seini Oumarou, au siège du parti de ce dernier, a déclaré que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) diffuse des résultats pour le moins fantaisistes. Des résultats sont en désaccord total avec les données réelles récoltées par les représentants des partis membres de la COPA 2016.

A Zinder (sud, 2e ville du pays) et dans d’autres régions, les résultats proviennent de bureaux de vote fictifs, a-t-il poursuivi.

Près de 7,5 millions d’électeurs devaient choisir entre 15 candidats lors du scrutin présidentiel couplé à des législatives.

Le président Mahamadou Issoufou qui brigue un deuxième quinquennat, a promis une victoire au premier tour, face une opposition qui n’a cessé d’agiter le spectre de la fraude électorale. La campagne s’est déroulée dans une ambiance tendue.

Selon les autorités, les résultats globaux devraient être annoncés dans les cinq jours après la clôture du scrutin.

Nous confronterons en temps opportun nos données et celles dont ils disposent. Face à cette situation très grave, la COPA invite tous ses militants à se mobiliser comme un seul homme contre le coup de force en préparation et défendre la légitimité populaire qui s’est exprimée dans les urnes, a souligné M. Cissé.

Dans nombre de zones où le PNDS (Parti du président Issoufou) a été largement battu, la Céni présente des résultats surprenants qui nous montrent clairement que le président Issoufou persiste dans son illusion d’+un coup KO+ qu’il veut imposer par une trituration irresponsable des résultats du vote sanction des populations nigériennes, a-t-il accusé.

En fait les représentants du PNDS à la Céni disposent déjà de la totalité des résultats fabriqués sur toute l’étendue du territoire qu’ils font valider par et publier par la Céni qui agit par grave complicité, a ajouté ABC.

Romandie.com avec(©AFP / 23 février 2016 14h16)

Présidentielle africaine: l’outsider Touadéra confirme son avance, selon des résultats partiels

janvier 3, 2016

Bangui – Les premiers résultats partiels de l’élection présidentielle qui s’est tenue mercredi en Centrafrique confirmaient dimanche l’avance d’un outsider, Faustin Archange Touadéra (candidat indépendant) sur ses rivaux, d’après des résultats partiels portant sur un quart des électeurs inscrits.

Ces suffrages décomptés pour l’ensemble du pays et l’étranger représentent 522.514 voix, a détaillé le rapporteur général de l’Autorité nationale des élections (ANE), Julius Ngouadé Baba.

Ancien Premier ministre (2008-2013) de l’ex-président François Bozizé renversé en 2013, Faustin Archange Touadéra, avec 120.838 voix, devance pour l’instant largement l’un des favoris Anicet Georges Dologuélé (68.547 voix), ancien Premier ministre d’Ange-Félix Patassé qui a reçu le soutien officiel du parti de Bozizé, ainsi que Désiré Kolingba, fils d’un ancien président, qui a reçu 39.952 voix.

Martin Ziguélé, autre poids lourds de cette présidentielle souvent présenté comme le candidat de la France, et qui fut l’un des principaux opposants à l’ex-président Bozizé, totalise quant à lui 27.381 voix, et arrive cinquième derrière Jean-Serge Bokassa, un autre fils d’ancien président, avec 33.956 voix.

Ces chiffres proviennent à la fois de Bangui (où 76% des votes ont été comptés), de huit provinces sur 16 ainsi que de l’étranger (16% des résultats traités), où de nombreux Centrafricains réfugiés et expatriés ont voté.

Bien que partiels, ces résultats confirment les premières tendances annoncées samedi pour la seule la capitale centrafricaine, qui faisaient état d’une courte avance pour l’outsider Touadéra, créant la surprise à Bangui.

Près de deux millions d’électeurs centrafricains étaient appelés aux urnes mercredi pour élire un nouveau président et leurs représentants à l’Assemblée nationale. Ces scrutins sont censés sortir le pays de trois années de violences intercommunautaires qui ont ravagé le pays.

Le vote, qui s’est déroulé sans incident majeur, s’est prolongé parfois tard dans la nuit dans les bureaux qui avaient ouvert en retard en raison de lenteurs dans l’arrivée et la mise en place du matériel électoral, à Bangui comme en province.

Une trentaine de candidats étaient en lice pour ce premier tour de la présidentielle, dont les résultats définitifs seront rendus publics dans les prochains jours. Un probable second tour est prévu le 31 janvier.

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par l’ex-rébellion Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée par la France dans son ancienne colonie début 2014.

Romandie.com avec(©AFP / 03 janvier 2016 19h02)