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Québec-Parents appelés à prêter main-forte dans les classes : les réactions fusent

janvier 14, 2022

Le plan de contingence pour le retour en classe au Québec, dont Radio-Canada a obtenu copie, indique que les directions d’école devront identifier des personnes-ressources, comme des « parents volontaires », pour pouvoir prendre le relais en cas de manque de personnel enseignant ou de remplaçants. Les réactions à plusieurs mesures de ce plan sont nombreuses et critiques dans le milieu scolaire.

Une classe d'école primaire.

Le retour en classe primaire et secondaire prévu pour le 17 janvier au Québec. Photo: AP/Laurent Gillieron

« C’est du jamais-vu! » Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE), a été assez surpris, lors de la rencontre préparatoire de différents acteurs du milieu de l’éducation avec des représentants du ministère, hier, d’apprendre que le gouvernement était prêt à aller aussi loin que de permettre à des parents de faire de la surveillance en classe.

Toutefois, l’ampleur de la pénurie de personnel que le milieu éducatif connaît présentement le justifie peut-être, selon lui.

Le document de neuf pages n’a pas encore été diffusé largement au sein du réseau scolaire. On peut y lire que le contexte pandémique actuel fait en sorte qu’un très grand nombre de salariés [du réseau scolaire] devront s’isoler quelques jours dans les prochaines semaines.

Nicolas Prévost confirme d’ailleurs que les taux d’absentéisme et la pénurie de personnel dans les écoles grimpent à des niveaux jamais atteints auparavant.

Puisque la nouvelle recommandation de la santé publique sur la gestion des cas et des contacts vise à éviter les fermetures de classes et d’écoles afin de garder les élèves présents à l’école, le ministère de l’Éducation prévoit donc un plan de contingence qui permettra d’éviter le pire et de poursuivre l’obligation de service aux élèves du Québec.

Ce plan sera déployé lorsque les mécanismes de remplacement prévus aux conventions collectives seront épuisés, précise-t-on.Jean-François Roberge assis à la table de presse.

Le ministre québécois de l’Éducation, Jean-François Roberge Photo: La Presse Canadienne/Ryan Remiorz

Les directions d’école sont invitées à identifier des personnes-ressources à l’intérieur de l’école qui sont disponibles pour prêter main-forte au personnel d’enseignement, au cas où un enseignant doit quitter sa classe pour s’isoler. Il pourrait s’agir de personnel de soutien ou d’étudiants dans un programme d’enseignement (ou connexe à ce domaine).

Les établissements scolaires doivent également, en vertu de ces directives ministérielles, identifier des personnes-ressources à l’extérieur de l’école.

Apparaît ici la possibilité d’avoir recours à des organismes externes comme Alloprof ou encore à des parents volontaires aptes à soutenir les élèves en classe dans leurs apprentissages durant l’absence physique de l’enseignant.

Les qualifications de la personne seront analysées avant de lui confier des responsabilités qui soient davantage du ressort de la surveillance d’un groupe ou encore de l’enseignement.

Appelées à remplacer des enseignants, les personnes-ressources externes ne seront pas soumises à la Loi sur la laïcité de l’État, qui interdit aux employés de l’État en situation d’autorité de porter des signes religieux en milieu de travail.

Une solution moins qu’idéale qui fait réagir

Nicolas Prévost se dit prêt à ce que ses membres aient recours à des parents volontaires pour surveiller des classes s’il le faut. Il évoque comme scénario possible qu’un parent assure la surveillance d’un groupe pendant qu’un enseignant, faiblement malade mais isolé chez lui, assure à distance un enseignement aux élèves en classe.Nicolas Prévost

Nicolas Prévost est président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement. Photo: Radio-Canada

« On va le faire si ça nous permet la poursuite des services éducatifs. Mais est-ce que c’est idéal? Clairement, non. On commence à étirer l’élastique loin, très loin! »— Une citation de  Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE)

Même si, en point de presse jeudi après-midi, le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a bien précisé que le recours à des parents se ferait en dernier recours et de manière temporaire, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), elle, estime qu’ouvrir cette porte trahit l’échec de la stratégie gouvernementale pour limiter la propagation du virus dans les écoles primaires et secondaires, qui rouvriront lundi.

Être parent, c’est pas être enseignant, et être enseignant, c’est pas être parent, lance son président, Sylvain Mallette. Ça pose un problème sérieux sur la qualification des gens à qui on va confier des responsabilités qui, normalement, relèvent des enseignants.

Sylvain Martel, du Regroupement des comités de parents autonomes du Québec, réitère de son côté que les parents sont soulagés du retour en classe et ajoute qu’il est content de connaître enfin les intentions de Québec. C’est un plan qui met les choses au clair, dit-il. C’est agréable qu’on nous dise les vraies choses. Qu’on soit rendus là, c’est triste, mais c’est la réalité, et on est capables de vivre avec ça.

«  Si on a besoin de parents pour prêter main-forte, ils vont comme d’habitude répondre à l’appel. »— Une citation de  Sylvain Martel, du Regroupement des comité de parents autonomes du Québec

Si les enfants se retrouvent à répétition dans une situation où les services éducatifs ne peuvent pas être rendus par du personnel qualifié, il faudra toutefois que leur niveau de progression et d’apprentissage soit évalué pour s’assurer de les amener là où ils devraient être à la fin de l’année, réclame le représentant des parents.Sylvain Martel fait face à la caméra.

Sylvain Martel, porte-parole du Regroupement des comités de parents autonomes du Québec Photo: Radio-Canada

Priorisation des services et réorganisation scolaire permise

Le plan de contingence du gouvernement demande également que les directions d’école et les centres de services scolaires identifient des clientèles à soutenir en priorité, par exemple les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, ou encore les élèves de certains cycles.

On leur exige aussi de réaliser une analyse de faisabilité pour une organisation scolaire différente. On envisage ainsi, par exemple, qu’un enseignant puisse s’occuper de plus d’un groupe d’élèves, avec l’aide d’une autre ressource. Du côté des services de garde, on évoque la possibilité de restreindre l’offre de services en réduisant leurs heures d’ouverture et le soutien de clientèles prioritaires.

Le document enjoint également aux directions d’école d’identifier des services dits complémentaires, par exemple ceux d’orthophonistes ou de soutien pédagogique, qui pourraient être suspendus temporairement dans le but de procéder à un éventuel délestage.

Nicolas Prévost, de la FQDE, y voit certains avantages, dont celui d’avoir des coudées plus franches. D’avoir une certaine marge de manœuvre pour l’organisation scolaire, c’est une bonne chose pour les direction d’école, dit-il. Parce qu’on prévoit déjà devoir le faire à la lumière de la situation actuelle.

Un plan de délestage  comme en santé, selon plusieurs

Voilà un plan de contingence qui fait beaucoup penser à un plan de délestage comme ceux qu’on voit actuellement se déployer dans le réseau de la santé, selon Nicolas Prévost.

Pourtant, questionné en conférence de presse à ce sujet, le ministre Roberge a refusé de parler de délestage, ce qui fâche Sylvain Mallette, de la FAE.Sylvain Mallette, président de la FAE

Sylvain Mallette, président de la FAE Photo: Radio-Canada/Coralie Mensa

« C’est bel et bien un plan de délestage, et quiconque essaie de faire la démonstration du contraire cherche à camoufler la réalité. »— Une citation de  Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement

Ce dernier déplore que ce plan vise à délester certains services auxquels ont accès des enfants parfois vulnérables parce que, selon lui, le gouvernement a fait le choix de laisser les classes ouvertes coûte que coûte.

Les grandes centrales syndicales très critiques

Par voie de communiqué, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’est dite inquiète et sceptique relativement à ce plan de contingence. La FTQ dit craindre que ce dernier provoque une gestion improvisée qui placerait des élèves et le personnel dans des situations inacceptables.

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de son côté, déplore l’improvisation d’un plan de dernière minute qui viendra changer du tout au tout l’approche du gouvernement dans la gestion des cas dans les écoles. Des changements qui, selon la CSQ, se feront sur le dos du personnel de l’éducation

Quand on voit les mesures mises de l’avant par le gouvernement, on se demande si l’école ne serait pas devenue une garderie plutôt qu’un milieu de vie au service des apprentissages, déclare Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ.

Avec Radio-Canada par Fannie Bussières McNicoll

Fannie Bussières McNicoll

Guinée : bible et coran à la main, Moussa Dadis Camara est de retour à Conakry

décembre 23, 2021
Moussa Dadis Camara, le 2 octobre 2009. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

Après douze années d’exil, l’ancien pustchiste est rentré ce mercredi 22 décembre à Conakry. Il s’est dit prêt à répondre à la justice.

Il était environ 13h30 lorsque l’avion de Mauritania Airlines s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Conakry, tout juste rebaptisé Ahmed Sékou Touré. À son bord, un homme qui n’avait plus reposé les pieds en Guinée depuis décembre 2009 : Moussa Dadis Camara. Habillé d’un costume bleu, la cravate rouge ajustée autour du cou, l’ancien président de la transition a été été accueilli par le nouveau directeur général de la police nationale, Abdoul Malick Koné, l’un des rares officiels présents.

Vêtus de T-shirts à l’effigie de leur champion, esquissant des pas de danse, les partisans de Moussa Dadis Camara s’étaient en revanche mobilisés en nombre pour l’accueillir. « Le second nom de Dieu, c’est le temps », pouvait-on lire sur certaines pancartes, comme pour rappeler qu’avec du temps et de la patience, tout finit par arriver, ou encore « Bon retour Moïse Camara ». Moïse ? C’est en tout cas en se mettant à genou, une bible dans une main, le coran dans l’autre, que Moussa Dadis Camara est rentré en Guinée.

Moussa Dadis Camara à genou, une bible dans une main, le coran dans l’autre

« Douze ans d’absence ce n’est pas facile, a réagi sa fille aînée, Evelyne Camara. Nous sommes très contents et rendons gloire à Dieu et au président, le colonel Mamadi Doumbouya. Nous sommes très reconnaissants, grand merci au peuple de Guinée qui s’est mobilisé. »

La main tendue de Mamadi Doumbouya

Après avoir serré quelques poignées de main, Moussa Dadis Camara, visiblement en forme, a été conduit dans le salon d’honneur de l’aéroport. Il s’est adressé à la presse durant sept minutes après avoir fait observer une minute de silence à la mémoire de tous les martyrs, « mais plus particulièrement [à] ceux des événements du 28 septembre 2009 ».

Exilé à Ouagadougou après avoir été soigné au Maroc à la suite de la tentative d’assassinat perpétrée par celui qui était son aide de camp, Toumba Diakité, le 3 décembre 2009, Dadis avait plusieurs fois tenté de rentrer en Guinée. En vain. Finalement, c’est un autre putschiste, le tombeur d’Alpha Condé, qui a autorisé son retour, tout comme celui d’un autre président de la transition, Sékouba Konaté (janvier-décembre 2010), rentré lui le 18 décembre.

Dadis n’a pas manqué de remercier Mamadi Doumbouya d’avoir permis « [son] retour sur la terre de [ses] ancêtres ». « Merci pour tout et je vous souhaite plein succès dans votre noble et exaltante mission qui consiste à unir les Guinéens, les réconcilier et jeter les bases d’une démocratie », a-t-il poursuivi avant de revenir à ses ennuis judiciaires.

« Plus jamais ça »

Directement mis en cause dans le massacre du 28 septembre 2009, il s’est dit à la disposition de la justice. « Je m’en voudrais de ne pas admirer les avancées considérables des nouvelles autorités du pays dans le dossier du 28 septembre 2009. Je voudrais encourager la tenue de ce procès. Ce serait non seulement un « ouf » de soulagement pour les familles des victimes, mais aussi pour le peuple de Guinée qui attend depuis plus de dix que la responsabilité des uns et des autres soit définitivement située », a-t-il lancé.

JE SUIS PRÊT À ME METTRE À LA DISPOSITION DE LA JUSTICE, CAR NUL N’EST AU-DESSUS DE LA LOI

Dadis est inculpé pour sa responsabilité présumée dans les crimes qui ont eu lieu lors d’un meeting d’opposants à sa candidature à la présidentielle dans un stade de Conakry : 150 personnes ont été tuées, des milliers d’autres blessées et une centaine de femmes ont été violées. « Je suis prêt à me mettre à la disposition de la justice, car nul n’est au-dessus de la loi », a-t-il ajouté, en proclamant sa confiance en la justice guinéenne. « Plus jamais ça ! », a-t-il ajouté.

Séjour à Nzérékoré

Moussa Dadis Camara a ensuite pris la direction de l’Hôtel Kaloum, situé dans le quartier administratif et des affaires de la capitale. Il devait plus tard rejoindre son domicile de Lambanyi, en banlieue de Conakry (dans la commune de Ratoma), qui a subi de petits travaux pour la circonstance. Nul ne sait pour l’instant s’il rencontrera Mamadi Doumbouya.

Sékouba Konaté est quant à lui rentré depuis samedi via Bamako. Il a été accueilli dans la ville de Kankan, dans l’est du pays, et a ensuite gagné son village, Sana. Il devrait passer par Conakry avant de retourner à Paris, où il vit avec sa famille.

Moussa Dadis Camara devrait également retourner à Ouagadougou après un bref séjour dans sa ville d’origine, Nzérékoré. « Nous souhaitons son retour définitif bien sûr, mais cela dépendra du gouvernement qui a déjà beaucoup fait en le laissant venir nous voir », souffle Evelyne Camara, la fille aînée de Moussa Dadis Camara.

Avec Jeune Afrique par Diawo Barry à Conakry

Canada-Retour du télétravail: quel impact pour le centre-ville de Montréal?

décembre 16, 2021

Sitôt revenus, sitôt repartis. Avec la montée du variant Omicron, la santé publique recommande le télétravail aux entreprises de la province, y compris le centre-ville de Montréal. Bien que compréhensif, le milieu des affaires de la métropole s’avoue déçu de ce retour à la case départ.Le centre-ville de Montréal

© Fournis par Journal Métro Le centre-ville de Montréal

Le gouvernement a levé de la recommandation de prioriser le télétravail il y a à peine plus d’un mois. Un plan d’action avait même été monté afin que les employés de la fonction publique effectuent graduellement un retour au bureau, au moyen de quelques jours par semaine.

Mais voilà, les infections et les hospitalisations sont en hausse dans la province. Pour l’instant, rien n’indique que le variant Omicron se cache derrière ces augmentations, mais le gouvernement préfère faire preuve de prudence. Deux à trois fois plus transmissible que Delta, Omicron pourrait causer une forte augmentation des cas au Québec.

Un retour à peine entamé

La déception est particulièrement grande pour la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). Depuis des mois, l’organisme tente de favoriser le retour du travail en présentiel. Ils ont notamment lancé la campagne publicitaire «S’entrevivre» et déployé une grande murale à l’effigie du Canadien.

Plus les semaines avancent, plus le président de la CCMM constatait un retour à la normalité au centre-ville. La recommandation de la santé publique viendra freiner cet élan. «C’est certain que c’est très décevant, avoue-t-il. Les entreprises constatent une perte de productivité avec le télétravail, notamment pour intégrer les nouveaux employés.»

Le directeur général de Montréal Centre-Ville, Glenn Castanheira, partage sa déception. Mais les ravages économiques prévus d’une telle annonce demeurent limités puisqu’une grande partie des entreprises, dont certaines du centre-ville allaient opter pour le télétravail d’ici l’arrivée des Fêtes. «Ma réaction serait différente si nous étions en octobre ou en novembre, admet-il. Disons qu’on serait beaucoup plus déçus si on nous avait annoncé d’autres mesures, comme le retour du couvre-feu.»

La question demeure: à force de voir les recommandations relatives au télétravail changer, les entreprises écouteront-elles la santé publique? «Rarement le milieu des affaires n’aura été aussi partagé» devant un enjeu commun, admet le président de la CCMM.

«Certaines entreprises ont établi un plan de retour au travail clair dès septembre dernier, alors que d’autres sont plus frileuses, et ne veulent pas d’un retour au bureau avant mars. Certaines sont très fermes sur leur engagement de poursuivre le télétravail, même si cela amène des difficultés pour la productivité», analyse M. Leblanc.

Il est attendu que le Conseil du trésor annonce le retour en télétravail des fonctionnaires prochainement.

Actions demandées

Désormais, la «pression se retrouve sur le gouvernement», considère M. Leblanc. Il faut accélérer la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, de même que celle de la dose de rappel pour permettre de limiter la propagation du virus, et du même coup, permettre le retour au bureau. «Le gouvernement nous demande des sacrifices, et c’est correct. Mais en retour, c’est leur travail d’augmenter la cadence», demande-t-il.

Mardi, le gouvernement provincial a annoncé que des tests de dépistage rapides seraient disponibles gratuitement dans les pharmacies.

Malgré la persistance du télétravail, l’achalandage du centre-ville se maintient comparativement à d’autre grandes métropole. Selon les données de la CCMM, la zone se situe à 55% de sa circulation piétonnière pré-pandémique. Ce qui la situe au deuxième rang en Amérique du Nord, derrière New York.

Même si les chiffres de ventes des détaillants ne seront connus qu’après les Fêtes, l’optimisme règne au centre-ville, assure M. Castanheira. «Les grands détaillants nous parlent d’une année record, s’emballe-t-il. Un fort pourcentage de gens qui entrent dans les magasins achètent. Le marché de Noël est populaire, on voit qu’il y a du tourisme à Montréal.»

La situation pourrait toutefois se gâter une fois l’effervescence passée. Certains détaillants n’attendent que la fin du temps des Fêtes pour fermer leurs portes, prévient M. Leblanc. «Ils se trouvent avec deux années consécutives difficiles, rappelle-t-il. Il va falloir être très attentifs à leur situation.»

Pour soutenir les centre-villes, Ottawa devra fournir une «grande réponse», soutient la CCMM. Une stratégie de financement est demandée pour permettre aux centre urbains d’être plus attractifs à long terme.

Avec Le Journal Métro par Éric Martel 

Interculturalité : des Afro descendants attendus au Congo

décembre 12, 2021

Cinquante-huit Afro descendants arrivent à Brazzaville la soirée du 11 décembre, en précédant plus de huit cents attendus. L’annonce a été faite à la presse par la chargée de mission spéciale auprès des religions, messagère du créateur suprême auprès de la race noire, Howshea-Havah Myriam Bokoseko Elikyamoyi, à l’issue d’une séance de travail avec le président délégué du collège exécutif de l’église kimbanguiste en République du Congo, le révérend Benjamin Abialo.

Plus de huit cents personnes se sont enregistrées pour s’installer définitivement au Congo. Dans un premier temps, cinquante-huit d’entre elles sont en train de venir pour les négociations afin de s’imprégner de leur spiritualité d’abord. Comme ce sont des croyants, ils ont besoin de se connecter d’abord à l’envoyé spécial du créateur suprême du Yahvé Elohim, Simon Kimbangu, puis aux chefs coutumiers, et enfin, l’église et les chefs coutumiers manageront pour que ces Afro descendants entrent en contact avec le gouvernement afin de préparer leur retour définitif.

« Je me retrouve ici pour ramener les Afro descendants à leur source parce que la prophétie qui m’a été mandatée de préparer le peuple africain au retour des Afro descendants est accomplie. Il faut donc retourner la prophétie à sa source, et la source de cette prophétie dans le Bassin du Congo c’est Simon Kimbangu. Ils seront dans un premier temps pris en charge par leur famille, les Kimbanguistes », a déclaré Howshea-Havah Myriam Bokoseko Elikyamoyi.

Elle a annoncé qu’un congrès prophétique se prépare et aura lieu au Centre d’accueil kimbanguiste de Kasavubu, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Après, se tiendra une convention panafricaine qui regroupera les rois d’Afrique et le corps prophétique. Par la suite, ils iront à Nkamba, en RDC, avant de revenir à Brazzaville, et enfin se rendre à la Baie de Loango, dans le département du Kouilou, où ils avaient été déportés pour d’autres cieux.

Les chefferies étant impliquées dans cette démarche, le royaume Loango a envoyé son émissaire, Batota Kissala, qui a participé à la séance de travail. « J’ai été commis par le royaume Loango, précisément par le régent Tchicaya (intérimaire du roi), qui assure les affaires courantes après le décès du roi et du Premier ministre. C’est lui qui est à la tête de ce projet pour accueillir les Afro descendants. Le royaume a déjà réservé cent terrains qu’il va offrir aux Afro descendants qui voudraient bien s’installer définitivement à Loango », a-t-il fait savoir.

Pour Batota Kissala, la particularité de cette démarche, c’est que cette fois-ci le régent qui est le représentant du royaume Loango a donné sa parole pour procéder à l’approche du pardon. Car dans ce drame, beaucoup de gens veulent demander seulement les comptes aux Blancs. « Avant de demander les comptes aux Blancs, nous-mêmes Africains devons faire l’autoréparation en procédant par un pardon mutuel, parce que nous devons le reconnaître, des rois s’étaient opposés à l’esclavage, mais il y en a qui ont eu cette faiblesse de céder et des royaumes ont prospéré dans ce commerce hideux, parce que les courtiers qui allaient prendre les esclaves à l’intérieur c’étaient bel et bien des noirs. Et pour cela, le roi s’est engagé à demander pardon au nom du royaume et a aussi sollicité le pardon des Afro descendants pour tout le mal que nous avions fait… », a-t-il expliqué.

Il a souligné que la particularité de cette cérémonie sera le côté pardon qui rejoint la philosophie et même la doctrine des Kimbanguistes.

Avec Sacer-Infos par Stany Frank

Retour sur Terre réussi pour Thomas Pesquet

novembre 9, 2021

L’astronaute français a terminé sa deuxième mission à bord de l’ISS. La capsule Dragon, à bord de laquelle il a voyagé, a amerri dans la nuit de lundi à mardi au large de la Floride.

La deuxième tentative aura été la bonne. Après un premier report du voyage de retour vers la Terre à cause de mauvaises conditions météorologiques, l’astronaute français Thomas Pesquet et trois de ses coéquipiers ont quitté, lundi, la Station spatiale internationale (ISS) à bord d’un vaisseau qui a, comme prévu, amerri au large de la Floride dans la nuit, mardi 9 novembre à 4 h 33, heure de Paris.

La capsule Dragon de la firme spatiale SpaceX a été freinée dans sa vertigineuse descente par l’atmosphère terrestre puis par d’immenses parachutes. Elle a amerri dans le Golfe du Mexique. Roussie par les températures extrêmes expérimentées durant sa chute, elle a été hissée à l’aide d’une grue sur un navire qui avait été posté en mer à proximité.

L’écoutille de Dragon a été ouverte, et les premières images de Thomas Pesquet l’ont montré, encore assis à bord dans sa combinaison spatiale, brandir un pouce en l’air. Les astronautes en ont ensuite été extraits un par un, Thomas Pesquet en dernier. Comme les autres, il a d’abord été placé sur un brancard par mesure de précaution.

Deux cent jours en orbite

« Une fierté d’avoir représenté la France une nouvelle fois dans l’espace ! », a tweeté quelques heures avant le départ celui qui, par ses abondantes publications sur les réseaux sociaux, a offert à des millions de personnes un goût de la vie en orbite. « La prochaine fois, la Lune ? », avait-il lancé.

L’astronaute de 43 ans, arrivé à la fin d’avril à bord de l’ISS, a passé quelque deux cents jours – soit plus de six mois – en orbite pour sa deuxième mission dans l’espace. « Sentiment doux-amer à l’idée de quitter l’ISS. Quand on y pense, c’est vraiment un lieu magique, presque impossible à atteindre et qui vous donne des superpouvoirs comme voler, ou faire le tour du monde en 1 h 30… Ça ressemble quand même un peu à un rêve éveillé… »avait-il confié sur Twitter.

Trois semaines de tests médicaux

Le Français et les autres membres de la mission Crew-2, – le Japonais Akihiko Hoshide et les Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur –, rapportent avec eux 240 kg de matériel et d’expériences scientifiques.

Leur voyage de retour vers la Terre s’est fait en plusieurs étapes. Le désamarrage de la capsule a d’abord eu lieu à 20 h 05. Puis Dragon a fait le tour de la Station spatiale durant environ une heure et demie afin d’en photographier l’extérieur. Sur la retransmission vidéo en direct de la NASA, on pouvait alors apercevoir Thomas Pesquet ayant retiré sa combinaison, en train de prendre ces photos à travers un hublot.

La descente vers la Terre à proprement parler a ensuite commencé, le voyage ayant duré environ huit heures et demie au total. L’amerrissage est une première pour l’astronaute français. Lors de sa précédente mission, en 2016-2017, il avait atterri dans les steppes kazakhes à bord d’un Soyouz russe.

Une fois la capsule récupérée et les astronautes sortis, un hélicoptère les a ramenés sur la terre ferme d’où ils ont pris un avion pour le centre spatial de la NASA situé à Houston, au Texas. Après de rapides tests médicaux, Thomas Pesquet s’est envolé pour Cologne, en Allemagne, où se trouve le Centre européen des astronautes.

Durant trois semaines, il y suivra « un programme intense de remise en forme », et sera soumis aux mêmes tests qu’avant et durant son séjour en apesanteur, afin de contribuer à la collecte de données scientifiques sur les effets sur le corps humain d’un séjour prolongé en orbite. Ses proches pourront cependant le voir. « Et ensuite j’espère, première semaine de vacances depuis de nombreux mois », a-t-il dit vendredi. « J’ai même l’impression que ça fait des années. » Retraçant les six derniers mois, il a qualifié la mission de « très, très intense ».

SpaceX choisie par la NASA

Crew-2 est la deuxième mission régulière assurée par SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, pour le compte de la NASA – un partenariat récurrent, puisque l’agence spatiale américaine a également choisi SpaceX pour le prochain voyage sur la Lune. L’entreprise a permis à la NASA de reprendre les vols depuis le sol américain, après l’arrêt des navettes spatiales en 2011.h

Les remplaçants de Thomas Pesquet et de ses collègues – les Américains Raja Chari, Kayla Barron et Tom Marshburn, ainsi que l’Allemand Matthias Maurer, appelés Crew-3 – devraient partir de la Terre mercredi, à 21 h 03 heure de Floride (03 h 03 heure de Paris, jeudi) depuis le centre spatial Kennedy. Leur départ a déjà été plusieurs fois retardé, notamment à cause de la météo.

Dans l’intervalle, la Station spatiale ne sera pas inhabitée : deux Russes et un Américain restent en effet à bord.

Par Le Monde avec AFP

Espace : le retour de Thomas Pesquet reporté à mardi

novembre 7, 2021

En raison de « vents violents à proximité de la zone d’amerrissage », l’astronaute français et ses trois coéquipiers ne quitteront l’ISS que lundi.

La mission Crew-2 quittera la Station spatiale internationale lundi 8 novembre pour amerrir au large de la Floride mardi.
La mission Crew-2 quittera la Station spatiale internationale lundi 8 novembre pour amerrir au large de la Floride mardi.© NASA / MAXPPP / ZUMA PRESS/MAXPPP/MAXPPP

Il faudra faire preuve de patiente. L’astronaute français Thomas Pesquet et ses trois coéquipiers ne pourront pas rentrer lundi, comme prévu initialement. Le retour sur Terre a en effet été retardé de plusieurs heures et aura finalement lieu mardi 9 novembre à l’aube, a annoncé dimanche 7 novembre la Nasa. En cause : des « vents violents à proximité de la zone d’amerrissage ».

La mission Crew-2 quittera la Station spatiale internationale lundi 8 novembre pour amerrir au large de la Floride mardi. L’amerrissage est prévu à 3 h 33 GMT le 9 novembre, a précisé la Nasa sur son compte Twitter. L’équipage de Crew-2, composé de Thomas Pesquet, du Japonais Akihiko Hoshide et des Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur, rentrera sur Terre avant l’arrivée à bord de l’ISS des quatre astronautes de Crew-3, dont le décollage a été plusieurs fois retardé, notamment à cause de la météo.

Thomas Pesquet termine sa deuxième mission en orbite

L’astronaute français de 43 ans termine la deuxième mission de sa carrière en orbite, « Alpha ». Il était arrivé à bord de l’ISS avec ses coéquipiers le 24 avril. Lors de sa précédente mission « Proxima », en 2016-2017, il avait atterri dans les steppes kazakhes. L’amerrissage sera donc une première pour lui.

Par Le Point avec AFP

ABBA : un nouvel album après quarante ans d’attente

novembre 5, 2021

Le mythique groupe suédois fait son grand retour vendredi avec l’album « Voyage ». Les légendes suédoises préparent aussi un concert numérique à Londres en 2022.

Un evenement autour du groupe ABBA a Berlin, Allemagne, le 2 septembre 2021.
Un événement autour du groupe ABBA à Berlin, Allemagne, le 2 septembre 2021.© JENS KALAENE / dpa-Zentralbild / dpa Picture-Alliance via AFP

Qui n’a pas fredonné une chanson du groupe ABBA ? Qui a eu la chance de voir le quatuor suédois en chair et en os sur scène ? Que vous ayez les tempes grises ou que vous soyez membres de la génération TikTok, le succès est intergénérationnel pour le groupe phare de la disco-pop des années 1970.

Avec sa flopée de tubes ayant traversé toutes les modes, le quatuor va-t-il retrouver les sommets de sa jeunesse ? Depuis leur séparation de fait fin 1982, Agnetha, Björn, Benny et Anni-Frid (l’acronyme ABBA) n’avaient plus sorti de nouveaux morceaux et avaient rangé aux vestiaires leurs célèbres costumes kitsch. L’annonce, début septembre, de leur reformation, lors d’une cérémonie XXL tournée dans plusieurs capitales, avait fait le tour du monde, après des années de spéculations.

Un concert d’avatars numériques pour 2022

Composé de dix titres, Voyage est le fruit imprévu d’un projet sur lequel ABBA travaille depuis des années : un concert d’avatars numériques « révolutionnaires », censés reléguer au rayon de vieilleries les hologrammes qui ont fleuri ces dernières années dans le monde de la musique. Certains points restent mystérieux, mais une chose est claire : on entendra chanter les ABBA d’aujourd’hui et ce sont eux qui auront commandé les mouvements des « ABBAtars », mais ces derniers les représenteront avec leur physique de… 1979.

C’est en préparant ce projet en partenariat avec une société d’effets spéciaux du père de Star Wars George Lucas – maintes fois retardé par des difficultés techniques, puis par le Covid – que naît l’idée de refaire de la musique ensemble. Dès 2018, ABBA avait confirmé les rumeurs d’un retour en studio et on savait que l’enregistrement d’au moins deux nouvelles chansons était conservé à l’abri des oreilles indiscrètes.

« Au début, c’était seulement deux chansons, et puis on s’est dit. “Peut-être qu’on pourrait en faire quelques autres […]” et puis j’ai demandé : et si on faisait un album complet ? » a expliqué Benny Andersson, 74 ans, lors de l’annonce de l’album. Lui et Björn Ulvaeus, 76 ans, en assurent la promotion ces dernières semaines, Agnetha Fältskog et Anni-Frid Lyngstad ayant choisi de s’épargner cette épreuve à respectivement 71 et 75 printemps.

ABBA, un son unique

Trois des dix chansons de l’album, disponible partout dans le monde, avaient déjà été dévoilées : d’abord « I Still Have Faith In You » et « Don’t Shut Me Down ». Puis une version modernisée de « Just A Notion », enregistré en 1978 mais jamais publié jusqu’ici. « Waterloo », « Dancing Queen », « Mamma Mia », « The Winner Takes It All », « Money Money Money » : la nouvelle livraison ne souffrira-t-elle pas de la comparaison avec l’âge d’or ? « Nous n’avons rien à prouver – qu’est-ce que ça peut faire si les gens pensent que nous étions meilleurs avant ? » a botté en touche Benny Andersson dans une interview au quotidien suédois Dagens Nyheter. « Si cela n’avait pas été assez bien, nous n’en aurions rien fait. »

Pour Jean-Marie Potiez, un des meilleurs experts internationaux du groupe, « les voix d’Agnetha et d’Anni-Frid, ont perdu dans les aigus, ce qui est normal vu leur âge, mais ont gagné en profondeur, en sensibilité ». Malgré les années et deux divorces – Björn avec Agnetha et Benny avec Anni-Frid ont été mariés plusieurs années –, les quatre étaient restés bons amis. Mais Voyage, neuvième album studio du groupe, sera bel et bien le dernier, ont confirmé les deux « B » dans une interview au Guardian fin octobre.

Par Le Point avec AFP

L’ex-président Saakachvili dit être rentré en Géorgie, le pouvoir dément

octobre 1, 2021
L'ex-president Saakachvili dit etre rentre en Georgie, le pouvoir dement
L’ex-président Saakachvili dit être rentré en Géorgie, le pouvoir dément© AFP/Archives/Sergei SUPINSKY

L’ex-président Mikheïl Saakachvili a déclaré vendredi être rentré en Géorgie après un exil de huit ans, une annonce démentie par les autorités qui menacent de l’arrêter s’il retournait dans ce pays du Caucase plongé dans une longue crise politique.

« J’ai risqué ma vie et ma liberté pour rentrer », a lancé M. Saakachvili, 53 ans, dans une vidéo diffusée sur son compte Facebook dans laquelle il dit se trouver dans la ville côtière géorgienne de Batoumi.

Toutefois, le ministère géorgien de l’Intérieur a assuré que M. Saakachvili, qui est accusé par la justice de son pays d’abus de pouvoir, une affaire qu’il juge politique, n’avait pas regagné Géorgie.

« Nous avons été en communication active avec la partie ukrainienne et je peux dire catégoriquement que Mikheïl Saakachvili n’a pas franchi la frontière ukrainienne », a martelé devant les médias un vice-ministre géorgien de l’Intérieur, Alexandre Darakhvelidzé.

Le dirigeant du parti au pouvoir Rêve géorgien, Irakli Kobakhidze, a lui aussi affirmé que « Saakachvili n’est pas en Géorgie », dénonçant une supercherie.

Mikheïl Saakachvili est un habitué des coups d’éclat. En 2017, il était illégalement entré, à pied, en Ukraine – où il avait également des problèmes judiciaires – entouré d’une foule de partisans, une scène rocambolesque.

Président de 2004 à 2013, il avait annoncé, cette fois-ci, son retour sur sa terre natale pour ce week-end, à l’occasion du déroulement samedi d’élections locales considérées comme un test pour le parti au pouvoir.

« J’appelle tout le monde à aller voter pour le Mouvement national uni (MNU) », le principal parti d’opposition dont il est le fondateur, a lancé M. Saakachvili dans la vidéo diffusée vendredi.

Plusieurs membres de son parti ont insisté sur le fait qu’il était bien à Batoumi, affirmant l’y avoir contacté via des appels vidéo.

Des tensions accrues

Il a également appelé ses partisans à se réunir dimanche et à marcher vers la capitale Tbilissi « pour protéger les résultats du vote », tout en promettant de se joindre au cortège.

« Si ce gouvernement usurpateur arrive à m’arrêter avant, cela ne peut que nous rendre plus forts. Je ne reculerai pas en tout cas et j’espère que vous non plus », a-t-il ajouté.

Son retour en Géorgie, « qu’il soit vrai ou pas, accroît les tensions avant les élections de samedi », a jugé vendredi la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili, dans une allocution télévisée.

L’ex-président, en exil depuis 2013, avait montré lundi la photographie d’un billet d’avion à destination de Tbilissi pour la soirée de samedi, le jour des élections locales.

Les autorités géorgiennes ont aussitôt prévenu qu’il serait immédiatement arrêté en cas de retour.

Personnage flamboyant

Personnage flamboyant, Mikheïl Saakachvili est pour ses partisans le héros de la « Révolution de la rose » de 2003 qui avait évincé en Géorgie les élites post-communistes et donné naissance à d’importante réformes.

Mais il est aussi l’homme de la défaite dans la guerre de 2008 contre la Russie et ses détracteurs dénoncent son penchant pour l’autoritarisme.

Après son départ de Géorgie en 2013, il a vécu un temps aux Etats-Unis avant d’entamer en Ukraine une nouvelle carrière politique, soutenu un temps par l’ex-président Petro Porochenko, avec lequel il s’est ensuite brouillé.

Dernièrement, Mikheïl Saakachvili dirigeait une instance gouvernementale ukrainienne chargée des réformes.

La Géorgie est plongée dans une crise politique depuis l’année dernière, lorsque les partis d’opposition ont dénoncé des fraudes massives aux élections législatives remportées de justesse par le parti au pouvoir, le Rêve géorgien.

En mai, le président du Conseil européen Charles Michel a négocié un accord de sortie de crise mais, en juillet, le Rêve géorgien s’en est unilatéralement retiré, suscitant les critiques de l’UE et des Etats-Unis.

Lundi, M. Saakachvili a insisté sur le fait que l’accord devait être respecté, qualifiant les élections locales de samedi de « référendum » contre Bidzina Ivanichvili, le fondateur du Rêve géorgien et homme le plus riche de Géorgie.

M. Ivanichvili assure s’être mis à l’écart de la vie politique quand ses détracteurs l’accusent d’être le vrai maître du gouvernement.

Par Le Point avec AFP

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