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Après l’exil au Gabon, des réfugiés congolais sur la route du retour

août 12, 2011

« Je suis contente de rentrer chez moi », lance Colette Bonanga, au moment où une soixantaine de réfugiés congolais chargent les camions affrétés par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la route du retour, après des années d’exil au Gabon.

« Je préfère encore rentrer souffrir chez moi, même s’il n’y a pas de travail. Là-bas (au Congo), il y a la famille », explique cette mère de famille de 38 ans, qui avait quitté son pays à pied avec mari et enfants en 1999.

Entre 1997 et 2003, près de 20. 000 Congolais avaient fui la guerre civile pour le Gabon voisin. Dans un contexte désormais apaisé, le statut de réfugié des quelque 9. 300 Congolais demeurant encore au Gabon a pris fin le 31 juillet.

Le gouvernement gabonais leur demande désormais de choisir entre le rapatriement volontaire au Congo ou la délivrance d’une carte de séjour associée à un statut de migrant.

« Plus de 450 réfugiés ont demandé le rapatriement ces dix derniers jours », explique Céline Schmitt, porte-parole du HCR, qui offre une prime au retour de 100. 000 FCFA (150 euros) par adulte et de 50. 000 FCFA par enfant.

« Il y a plus d’engouement pour la carte de séjour que pour le retour », souligne Mme Schmitt. Au moins 1. 700 adultes ont opté pour la carte de séjour, sur laquelle seront aussi inscrits leurs enfants.

Cependant, bien que les accords entre le gouvernement gabonais et le HCR permettent un accès simplifié au précieux sésame, et que le HCR prenne en charge les frais administratifs à hauteur de 150. 000 FCFA (228 euros), 168. 000 FCFA (256 euros) demeurent à la charge des demandeurs.

Certains réfugiés affirment être contraints de rentrer au pays, faute de pouvoir payer cette somme.

De Tchibanga (sud du Gabon) à Dolisie (centre du Congo), il y a 300 km environ à vol d’oiseau mais plus de dix heures de pistes défoncées.

Beaucoup des réfugiés semblent peu confiants sur ce qui les attend de l’autre côté de la frontière. « Des soudeurs comme moi, là-bas, il y en a plein. . . Qui dit que j’aurai du travail? », s’interroge Christ Makanga, 21 ans.

La longue route commence. Après les premières heures de bus et beaucoup de poussière avalée, le convoi passe la frontière dans les cris de joie.

Une fois la barrière franchie, de nombreux ex-réfugiés se précipitent au maki (café africain) du coin pour arroser leur retour avec une bière « 100 % congolaise », payée avec l’argent de l’aide au retour.

Et déjà les bus repartent sur les pistes accidentées. Lors d’un arrêt, des curieux s’approchent des véhicules et apostrophent les voyageurs sur le « retour à cette vie de misère », persuadés que de l’autre côté de la frontière la vie est forcément plus aisée.

Pour Achille Paka, l’espoir de mieux vivre au Congo semble fondée: militaire avant l’exil, il espère que l’Etat congolais tiendra sa promesse de réintégrer les anciens fonctionnaires: « J’espère pouvoir retrouver mon poste et mon grade comme d’autres avant moi », raconte-t-il.

Encore quelques heures éprouvantes de route, et le convoi arrive à Dolisie, dans un hôtel dans lequel les nouveaux arrivants se mêlent à ceux du convoi précédent, encore épuisés par la route effectuée en camion.

Le lendemain, certains ignorent encore où ils vont aller, alors que çà et là entre les monts de bagages, les premiers à retrouver leurs familles se jettent dans les bras les uns des autres.

« Le plus important, c’est d’être ensemble, et c’est tellement mieux d’être en plus chez nous », lance Cyril, le mari de Colette en s’installant avec leurs six enfants dans une petite pièce louée à la hâte. Rien encore n’a été déballé. Pour les anciens réfugiés, tout reste à construire. Une nouvelle fois.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: Le lycée professionnel de retour à Man

août 11, 2011

La phase active du programme de reconstruction, de réhabilitation et de rééquipement des structures de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle a débuté le vendredi 05 aout, par l’ouverture des chantiers de remise en état du lycée professionnel de Man.

M.BLEU Albert, Directeur de cabinet représentant le Ministre FLINDE Albert a saisi l’opportunité de la cérémonie officielle de lancement des travaux pour rappeler l’importance de cet établissement de formation professionnelle pour la région de l’ouest montagneux en particulier et pour toute la Côte d’Ivoire en géneral, avant de rassurer l’ensemble des acteurs du système de l’Enseignement Technique et de la formation Professionnelle sur l’engagement du Ministre FLINDE Albert à tout mettre en œuvre afin que très rapidement, toutes les écoles et centres de formation sous sa tutelle, retourne sur leurs sites d’origine. Allusion faite aux lycées professionnels de Bouaké, d’Odienné et celui de Man.

D’un montant global de 3 milliards de francs CFA, entièrement mis à disposition de l’Etat de l’Etat de Côte d’Ivoire par la Banque Arabe de Développement en Afrique) les travaux de réhabilitation et de rééquipement du lycée professionnel de Man dureront 8 mois à compter du 15 juillet 2011.

Rappelons que le Lycée professionnel de Man forme aux métiers de la mécanique et de l’électro mécanique. Délocalisé à Abidjan depuis 2002, le retour du lycée professionnel de Man sur son site d’origine est accueilli avec beaucoup d’enthousiasme par les populations.

Le service de communication

Retour des réfugiés ivoiriens au Liberia : Le gouvernement prend les choses en main

juin 20, 2011

Lancé le mardi 15 juin dernier ,le test du retour des Ivoiriens réfugiés au Libéria, initié par le ministre Banzio, au nom du Président de la République, a été encourageant, malgré les agressions de la part des miliciens FPI dans les camps au Libéria. Pour continuer de façon beaucoup plus opérante et garantir la totale sécurité, le gouvernement Ivoirien décide de prendre les choses en main et d’y impliquer plus le gouvernement libérien.

Du 15 au 17 juin, ce sont au total 667 adultes chefs de familles, jusque-là réfugiés au Libéria, qui ont rejoint leurs villages et communes dans les départements de Bloléquin, Guiglo et même de Guessabo. Des difficultés n’ont pas manqué. Elles étaient de plusieurs ordres. Sur place au Libéria, il y avait un véritable problème de véhicules pour le transport jusqu’à la frontière et surtout de route (les pistes libériennes sont impraticables en ces temps de pluies). Il y a aussi la difficulté liée aux miliciens et mercenaires FPI dans les camps qui empêchent les gens de se regrouper pour le voyage ou les véhicules d’accéder aux camps.

Certaines sources expliquent que pour les miliciens et mercenaires, agissant sur instruction, le retour des réfugiés voudrait dire la fin de l’assistance que les organisations humanitaires leur apportent, la perte de leur couverture sociale et donc ils seraient exposés à la loi. Ce qui fait que ceux qui sont revenus sont pour la plupart des partisans du RHDP et des modérés.

Les problèmes en Côte d’Ivoire se posent en termes d’habitation (leurs maisons ayant été détruites), de nourriture (n’ayant plus de champs), d’ustensiles et de nécessaires de vie (tous les biens ayant été pillés).

Sur la base des constats faits à partir de ce test, désormais, le retour se fera par vagues de 1000 personnes par semaine et il sera pris en main par le Président de la République et piloté par le gouvernement ivoirien. L’opération s’étendra à Toulépleu, à Guiglo, à Taï, à Bin-Houyé et Zouan-Hounien. Les organisations humanitaires avaient annoncé leur appui en fournissant des kits de réinstallation qui devaient comprendre de quoi s’alimenter, des tentes d’abri, des ustensiles, des couchettes, des habits. Il avait été prévu même d’aider les populations de retour à faire des champs de riz irrigué (ce qui était une opportunité de promotion de cette denrée).

Mais ces organisations humanitaires ne sont pas encore intervenues comme il se doit. On espère qu’avec les premiers retours, elles prendront les problèmes à bras le corps en vue de garantir un retour sans souci des près de 188.000 réfugiés. Sans attendre des convois, des jeunes reviennent d’eux-mêmes et certains dans les camps se mobilisent pour que les conditions de sécurité soient réunies. Il y a donc urgence que l’assistance soit déployée dans les villages de Toulépleu, Bloléquin, de Guiglo, de Taï, de Bin-Houyé et de Zouan-Hounien en faveur des ex-réfugiés. Car, plus ils dureront au Libéria, plus les conditions de leur retour seront difficiles à réunir.

Le Nouveau Réveil Eddy PEHE

En exil à Malabo (Guinée Equatoriale) : Nady Bamba rentre à Abidjan en juillet

juin 20, 2011

Son plan dans le processus de réconciliation nationale

Après la levée des sanctions sur le gel de ses avoirs et l’interdiction de visa, la seconde épouse de Laurent Gbagbo s’apprête à regagner Abidjan dans le mois prochain.

La seconde épouse de l’ancien Président déchu, Laurent Gbagbo a décidé de venir jouer sa partition dans le processus de réconciliation, lancé par le Chef de l’Etat. Selon une source, la seconde épouse du ‘’Woody de Mama’’ a décidé de mettre fin à son exil de plusieurs mois dans la capitale de la Guinée Equatoriale, Malabo, pour regagner définitivement son pays natale.

Dans les préparatifs de son retour, Nady Bamba était la semaine dernière, au Ghana, où elle a rencontré l’un de ses proches, avec qui, elle a eu des échanges sur les conditions de son retour définitif. Nos sources révèlent que ses appartements et locaux sont en train d’être réhabilités pour l’accueillir dans les prochains jours. C’est une jeune femme meurtrie qui a quitté la Côte d’Ivoire le 2 décembre 2010, quelques heures avant la proclamation des résultats par le Président de la Cei Youssouf Bakayoko.

Voyant leur débâcle venir, Simone Gbagbo avait pris la campagne du second tour en main. La rupture entre le clan Nady composé majoritairement de «Nordistes» et le clan Gbagbo devient réalité.

Durant ce 2e tour, Gbagbo ne se rendra pas au Nord pour battre campagne. Simone Gbagbo, Affi N’Guessan (président du FPI), Assoua Adou (secrétaire aux Relations extérieures du FPI), Gossio Marcel, Blé Goudé, Marie-Odette Lorougnon (présidente des femmes du FPI), Geneviève Bro Grébé (Directrice nationale de campagne des femmes de LMP), Guy Labertit, etc. feront ressortir les slogans anti-nordistes du type «Ouattara fils d’immigré». Face à ce recentrage de la campagne autour des thèmes de l’Ivoirité, Nady et son clan composé de son oncle Kassoum Fadida (DG de petroci), Dossongui Koné (Patron du Groupe Atlantique, Air Ivoire, Banque Atlantique) et dans une moindre mesure de Laurent Dona Fologo, sont totalement éclipsés. En fait, sans vraiment en avoir conscience, Gbagbo venait d’être victime des profondes divisions qui, depuis de longues années, couvaient au sein de sa mouvance.

Son plan pour réunir Gbagbo et Ouattara

Nos informations révèlent que Nady a des liens familiaux et amicaux étroits avec certaines autorités actuelles. Elle compte mettre cela à profit pour jouer sa partition dans le processus de réconciliation. Pour le moment, seule Nady a le secret de sa feuille de route en main. Les sanctions de l’Union européenne (Ue) portant sur le gel de ses avoirs et l’interdiction de visa ont été levées. Le tribunal de la Cour de justice européenne à Luxembourg a estimé que l’Ue «n’a pas motivé de manière suffisante en quoi Nady Bamba a fait obstruction au processus de paix et de réconciliation en Côte d’Ivoire».

Nady Bamba, par ailleurs,Directrice du groupe de presse Cyclone, éditeur du quotidien pro-Gbagbo, le Temps et du magazine prestige Mag sera donc réhabilitée dans ses droits. La levée des sanctions contre elle étonne bien beaucoup d’Ivoiriens. D’autres se demandent ce qui pourrait bien motiver une telle décision de la part de la communauté internationale et des autorités. Ainsi donc, il ne sera pas impossible qu’avec elle, le Président de la République et son mari Laurent Gbagbo puissent se parler à nouveau après plusieurs mois de tension.

Depuis le refus de Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir, malgré sa défaite, ses relations avec le Président Ouattara se sont complément détériorées pour aboutir à une situation de belligérance. Nady Bamba peut être la personne ressource pour rapprocher les deux personnes qui, dans le passé, ont partagé des idées communes. Après son audition, Laurent Gbagbo va certainement passer devant les tribunaux. Et s’il est coupable pour les faits qui lui sont reprochés, il paiera cash comme tous les citoyens dans une société régie par des lois.

Car, même si le Président de la République a décidé de faire de la réconciliation nationale, l’une de ses priorités, il n’est pas exclu qu’il rencontre Laurent Gbagbo et même de discuter avec lui. Cela permettrait,selon des observateurs, de motiver le retour des Ivoiriens qui sont encore terrés dans leurs tanières dans certains pays de la sous-région.

Le Mandat BENJAMIN SORO

Le retour de la BAD en Côte d’Ivoire est « imminent », selon son président

juin 7, 2011

Le retour du siège de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan « est imminent », a déclaré mardi son président Donald Kaberuka, qui se trouve à Lisbonne afin de participer à partir de jeudi aux assemblées annuelles de la BAD.

Le siège de la BAD avait été transféré, provisoirement, d’Abidjan à Tunis en 2003 en raison de l’instabilité politico-militaire en Côte d’Ivoire.

« Je peux vous assurer que le retour de la BAD à Abidjan est imminent », a affirmé M. Kaberuka, lors d’un point de presse, précisant que les gouverneurs régionaux de la BAD doivent évoquer cette question jeudi.

Les gouverneurs « vont prendre en considération le fait que la Côte d’Ivoire se stabilise avec Alassane Ouattara et que le pays se normalise », a-t-il indiqué.

« Nous devons réhabiliter avant nos bâtiments, a expliqué par ailleurs l’ancien ministre des Finances du Rwanda. Ce sont des travaux assez complexes. Mais aussitôt les bâtiments prêts et la sécurité assurée sur place, on va retourner à Abidjan ».

M. Kaberuka s’exprimait avant la 46e réunion du conseil des gouverneurs de la BAD qui se tiendra jeudi et vendredi sous le thème d' »une croissance inclusive en Afrique ».

La ministre française des Finances Christine Lagarde y est attendue vendredi, jour de la clôture des candidatures pour la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de sa campagne pour prendre la tête du FMI.

Interrogé sur la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, M. Kaberuka a estimé qu’il n’était « pas important de savoir si c’est un Africain ou pas ».

« L’important est que ce choix soit fait avec rigueur et transparence », a-t-il souligné regrettant en outre que la voix de l’Afrique « se fasse si peu entendre au sein des organisations économiques et financières internationales ».

Jeuneafrique.com